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Richard Lindzen

De Wikiberal
Richard Lindzen
Scientifique

Dates Né le 8 février 1940
Richard Lindzen.jpg
Tendance Sceptique du réchauffement climatique
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation « Les générations futures se demanderont avec une stupéfaction amusée pourquoi, au début du 21ème siècle, le monde développé s'est plongé dans une panique hystérique à propos d'une augmentation globale moyenne des températures de quelques dixièmes de degré, et, sur la base d'exagérations grossières, de projections informatiques hautement incertaines, combinées en déductions improbables, il s'est trouvé en face d'un recul de l'âge industriel »
inter lib.org sur Richard Lindzen

Richard Siegmund Lindzen, né le 8 février 1940, est un aéronome et climatologue américain. Il occupe la chaire Alfred P. Sloan en météorologie du Massachusetts Institute of Technology et est célèbre pour ses travaux dans le champ de la météorologie dynamique, en particulier sur les ondes de Rossby. Il a publié plus de 200 livres et articles dans des revues à comité de lecture. Il est très critique de la théorie de l'origine humaine du réchauffement climatique et des pressions politiques sur le monde scientifique en la matière.

Sommaire

Présentation

Il est diplômé de l'université Harvard où il a obtenu son Ph.D en 1964. Il a enseigné à l'université de Chicago et à Harvard avant de rejoindre le corps professoral du MIT.

Il a travaillé sur les cellules de Hadley, la météorologie de la mousson, l'atmosphère terrestre ou bien encore l'instabilité hydrodynamique, le cycle de l'eau ou les changements climatiques[1].

Il a participé à la rédaction du second rapport du GIEC, Climate Change 1995, avant de s'en éloigner en constatant les dérives de l'organisation, aux fins politiques et non scientifiques.

Il est membre de la National Academy of Sciences américaine et du Science and Economic Advisory Council et lauréat des Meisinger and Charney Awards de l'American Meteorological Society ou de la médaille Macelwane de l'American Geophysical Union. Il a siégé dans de nombreux organismes et a conseillé la NASA.

Analyse du réchauffement climatique

Il s'exprime régulièrement contre la position officielle du GIEC selon laquelle le réchauffement climatique est d'origine humaine. Il rappelle que, sur le siècle dernier, le changement n'a été de que 0,6° celsius, et que le lien entre réchauffement climatique et évolution de la concentration en CO2 n'est pas établi.

Il a par exemple soutenu ces thèses dans le documentaire de Channel 4, The Great Global Warming Swindle, diffusé au Royaume-Uni en mars 2007.

Dans une tribune publiée en avril 2006 dans le Wall Street Journal, il s'oppose aux pressions politiques exercées sur les scientifiques qui osent questionner la thèse officielle du réchauffement climatique et s'inquiète de la possibilité d'une véritable liberté académique. Ainsi, Lindzen de citer Hendrik Tennekes, remercié de son poste de directeur de la recherche de l'institut météorologique hollandais pour avoir mis en doute les fondements alarmistes des tenants du réchauffement climatique. De même, Aksel Winn-Nielsen, ancien directeur de l'organisation météorologique mondiale, diffamé par le responsable du GIEC pour avoir demandé que le GIEC cesse de propager un alarmisme hors de propos. Les chercheurs italiens Alfonso Sutera et Antonio Speranza se virent retirer quant à eux tout crédit de recherche pour avoir soulevé la question de l'absence de fondements des thèses du réchauffement climatique[2].

National Academy of Sciences Climate Change Science report

Il participa au panel de onze scientifiques réuni en 2001 par la National Academy of Sciences américaine, intitulé Climate Change Science: An Analysis of Some Key Questions. Devant les conclusions malhonnêtes qui furent tirées de ces travaux, il s'en distingua et en fut extrêmement critique.

Il souligna en particulier dans un article du Wall Street Journal le 11 juin 2001 que « il n'y a pas de consensus, unanime ou non, sur les tendances de long terme du climat et sur leurs causes ». Il ajoute : « nous ne sommes pas en position d'attribuer avec suffisamment de confiance les changements climatiques passés au dioxyde de carbone ou de prédire ce que le climat sera dans le futur »[3].

Embrigadement de la science par le GIEC

Lindzen a montré dans une intervention au Sénat américain en mai 2001 que le GIEC avait altéré les travaux des scientifiques qui avaient participé à ses travaux pour faire croire à un "consensus scientifique" non existant[4]. Il déclara ainsi :

« The draft of the Policymakers Summary was significantly modified at Shanghai. The IPCC, in response to the fact that the Policymakers Summary was not prepared by participating scientists, claimed that the draft of the Summary was prepared by a (selected) subset of the 14 coordinating lead authors. However, the final version of the summary differed significantly from the draft. For example the draft concluded the following concerning attribution:
« From the body of evidence since IPCC (1996), we conclude that there has been a discernible human influence on global climate. Studies are beginning to separate the contributions to observed climate change attributable to individual external influences, both anthropogenic and natural. This work suggests that anthropogenic greenhouse gases are a substantial contributor to the observed warming, especially over the past 30 years. However, the accuracy of these estimates continues to be limited by uncertainties in estimates of internal variability, natural and anthropogenic forcing, and the climate response to external forcing.
« The version that emerged from Shanghai concludes instead:
« In the light of new evidence and taking into account the remaining uncertainties, most of the observed warming over the last 50 years is likely to have been due to the increase in greenhouse gas concentrations.

Citation

Les générations futures se demanderont avec une stupéfaction amusée pourquoi, au début du XXIe siècle, le monde développé s'est plongé dans une panique hystérique à propos d'une augmentation globale moyenne de température de quelques dixièmes de degré et, sur la base d'exagérations grossières, de projections informatiques hautement incertaines, combinées en déductions improbables, il s'est trouvé en face d'un recul de l'âge industriel[5]
Que des corrections aient besoin d’être appliquées n’est pas du tout surprenant, mais que ces corrections aillent toujours dans le sens « souhaité » est hautement improbable. Cette situation peut faire penser à une malhonnêteté évidente, mais il est tout à fait possible que beaucoup de scientifiques imaginent, dans le contexte scientifique actuel, que le rôle de la science est de confirmer le paradigme de l’effet de serre pour le changement climatique autant que la crédibilité des modèles

Voir aussi

Notes et références

  1. Présentation sur le site du MIT
  2. Richard Lindzen, "Climate of Fear", [lire en ligne]
  3. "Scientists' Report Doesn't Support the Kyoto Treaty", The Wall Street Journal; 11 juin 2001, [lire en ligne]
  4. Testimony of Richard S. Lindzen before the U.S. Senate Commerce Committee, 1er mai 2001, [lire en ligne]
  5. Cité par Václav Klaus dans "Freedom, not climate, is at risk", Financial Times, 13 juin 2007, [lire en ligne]

Liens externes

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