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Alternatives économiques : Différence entre versions

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Alternatives économiques a été fondée par l'économiste Denis Clerc en novembre [[1980]]. Le journal tire aujourd'hui à environ 100 000 exemplaires. Initialement bimestriel, le journal est devenu mensuel.  
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Il publie également la ''Lettre de l'insertion par l'activité économique'', qui traite des questions liées au [[chômage]] avec le même angle idéologique. En collaboration avec Télérama puis Libération, il publie également ''Alternatives internationales'', davantage centré sur des questions de [[politique]] et de commerce internationaux.
 
Il publie également la ''Lettre de l'insertion par l'activité économique'', qui traite des questions liées au [[chômage]] avec le même angle idéologique. En collaboration avec Télérama puis Libération, il publie également ''Alternatives internationales'', davantage centré sur des questions de [[politique]] et de commerce internationaux.

Version actuelle datée du 26 octobre 2019 à 12:08

La consommation « citoyenne », Hors-série d'Alternatives économiques

Alternatives économiques est un magazine mensuel, traitant de l'économie « autrement » en défendant une ligne idéologique antilibérale, proche des idées altermondialistes et régulationnistes (Michel Aglietta, Robert Boyer, etc).

Histoire

Alternatives économiques a été fondé par l'économiste Denis Clerc en novembre 1980. Le journal tire aujourd'hui à environ 100 000 exemplaires. Initialement bimestriel, il est devenu mensuel.

Il publie également la Lettre de l'insertion par l'activité économique, qui traite des questions liées au chômage avec le même angle idéologique. En collaboration avec Télérama puis Libération, il publie également Alternatives internationales, davantage centré sur des questions de politique et de commerce internationaux.

Le journal est membre fondateur d'ATTAC, en tant que personne morale.

Critiques et dérives

B0.jpg Discussions sur le forum
Alternatives Economiques ou l'économie dans les lycées (for)
Alternatives économiques (for)
Alternatives économiques, voilà ce que les gamins sont obligés de lire... (for)
L'enseignement de l'économie en France est-il marxiste ? (for)
Eleves sous influence (for)

Le journal est l'un des vecteurs importants de la pensée altermondialiste en France et est critiqué pour l'embrigadement des étudiants. En effet, grâce à de forts liens avec les milieux enseignants, le journal est présenté par ces derniers comme le journal économique « de référence » (sic). Il transforme les enseignants de sciences économiques et sociales en VRP, récompensés en fonction du nombre d'abonnements d'élèves qu'ils apportent. Comme le reconnaît le directeur de la rédaction Philippe Frémeaux, « si un professeur procure au moins dix abonnés [au journal], il a droit lui-même à un abonnement gratuit. Au-delà, il reçoit [d'autres] cadeaux »[1].

Grâce à cette politique, le journal règne en maître parmi les publications économiques utilisées dans l'éducation nationale : il représente jusqu'à 75 % des sources de presse présentées dans certains manuels (La Découverte par exemple). Les lycéens et enseignants représentent plus de 40 % du lectorat de la revue[1].

Ce noyautage de l'enseignement des sciences économiques et sociales est l'une des origines de la méconnaissance par les Français des phénomènes économiques élémentaires ; comme le note le journal Les Échos, loin d'être neutre, la ligne du journal est très régulièrement critiquée pour être « militante » et « un puissant relais de thèses peu favorables au libéralisme »[1]. Le journal diffuse en effet régulièrement les thèses altermondialistes et anticapitalistes.

L'Ifrap, un think tank qui étudie l'action de l'État, juge par exemple le journal en bonne partie responsable du « mépris » des professeurs envers l'entreprise et les entrepreneurs, de la présentation de la mondialisation comme une menace et d'un éloge de l'« étatisme »[2].

Le sérieux même du journal est mis en doute par des économistes pour lesquels Alternatives Economiques est « toujours plus d'Alternatives, toujours moins d'économie » : « Pour quiconque a envie de constituer un bêtisier en matière économique, la lecture du mensuel Alternatives Economiques est un trésor sans cesse renouvelé »[3].

D'autres articles ont dénoncé la désinformation et le parti pris antilibéral du journal, n'hésitant pas à désinformer pour imposer sa ligne idéologique antilibérale[4].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 « Alternatives économiques, un instrument de travail et d'influence », Les Échos, 5 mai 2008, [lire en ligne]
  2. Analyse de l'Ifrap
  3. Alternative économiques, « toujours plus d'Alternatives, toujours moins d'économie », Alexandre Delaigue, éconoclaste, 5 novembre 2004.
  4. Réduire les dépenses publiques est-il si dangereux ?

Citations

  • Pour quiconque a envie de constituer un bêtisier en matière économique, la lecture du mensuel Alternatives Economiques est un trésor sans cesse renouvelé. Il fut un temps où ce magazine était une source certes marquée politiquement (mais les auteurs ne s'en cachaient pas, et libre au lecteur de faire la part des choses) dans laquelle on trouvait des dossiers bien faits, des faits bien présentés, en bref, une bonne revue de vulgarisation en matière économique, dans un paysage intellectuel français largement sinistré sur ce segment. Hélas, depuis quelques années il semble avoir adopté la devise "toujours plus d'Alternatives, toujours moins d'économie". Résultat, il se transforme en un lourdaud pensum de gauche vaguement chrétien, une sorte de Télérama version économique, mais sans les programmes de télévision et de radio ni les informations culturelles (ce qui, on en conviendra, ne laisse plus grand-chose à se mettre sous la dent). (Alexandre Delaigue, Le blog d'Econoclaste, vendredi 5 novembre 2004)

Pour aller plus loin

Articles connexes

Liens externes

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