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Différences entre les versions de « Anarcho-communisme »

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{{citation bloc|L'une des parties, le Capital, prendra la charge de tous les risques et la compensation de tous les profits extraordinaires, tandis que l'autre partie, le Travail, s'assurera les avantages de la fixité. Telle est l'origine du salaire. (...) Plus tard, les deux associés, sans rompre l'association, traitèrent à forfait du risque commun. Il fut convenu que l'une des parties donnerait à l'autre une rémunération fixe, et qu'elle assumerait sur elle-même tous les risques comme la direction de l'entreprise. Quand cette fixité échoit au travail antérieur, au capital, elle s'appelle Intérêt ; quand elle échoit au travail actuel, elle se nomme Salaire.|[[Frédéric Bastiat]]|Harmonies économiques}}
{{citation bloc|L'une des parties, le Capital, prendra la charge de tous les risques et la compensation de tous les profits extraordinaires, tandis que l'autre partie, le Travail, s'assurera les avantages de la fixité. Telle est l'origine du salaire. (...) Plus tard, les deux associés, sans rompre l'association, traitèrent à forfait du risque commun. Il fut convenu que l'une des parties donnerait à l'autre une rémunération fixe, et qu'elle assumerait sur elle-même tous les risques comme la direction de l'entreprise. Quand cette fixité échoit au travail antérieur, au capital, elle s'appelle Intérêt ; quand elle échoit au travail actuel, elle se nomme Salaire.|[[Frédéric Bastiat]]|Harmonies économiques}}


En outre, il faut noter que le salariat apporte la protection d'un salaire fixe au travailleur et qu'un système dans lequel le salariat serait éradiqué mettrait dans la précarité les travailleurs.
En outre, il faut noter que le salariat apporte la protection d'un salaire fixe au travailleur et qu'un système dans lequel le salariat serait éradiqué mettrait dans la précarité les travailleurs. On peut également consulter l'article [[salaire#Le salarié est-il dans une situation de dépendance vis à vis de l'employeur ?|salaire]].


* Éradication du capitalisme
* Éradication du capitalisme

Version du 28 août 2009 à 12:25

L'anarcho-communisme est une utopie dont les partisans se revendiquent anarchistes tout en défendant des idéaux collectivistes. Les anarcho-communistes se retrouvent dans des fédérations comme la fédération anarchiste ou des syndicats comme la confédération nationale des travailleurs. L'anarcho-communisme s'oppose à l'anarcho-capitalisme par son refus de la propriété privée et donc du capitalisme.

Principes

Les anarcho-communistes mettent l'égalité sociale et la liberté au fondement de leur théorie, sans se rendre compte cependant qu'ils aboutissent à nier les deux. Pour un anarcho-communiste, être libre signifie avoir le même niveau de pouvoir que son voisin. Cette vision de la liberté nie totalement la volonté de chaque individu et prône l'égalité collective de tous les individus.

Propositions anarcho-communistes

  • Abolition de la propriété privée.

Les anarcho-communistes assimilent la propriété privée à l'État, et prétendent que supprimer l'État serait supprimer la propriété privée. Pourtant la propriété privée existait déjà avant l'État. Les libéraux et les anarcho-capitalistes réfutent l'idée que l'État serait la propriété privée, même si les libéraux classiques accordent justement un rôle à l'État pour garantir la propriété.

Dans une certaine mesure, l'État étant celui qui fait la loi sur un territoire, sa volonté est prioritaire sur le territoire. Certains estiment que l'État possède le territoire et que le "propriétaire privé" n'est en fait qu'un objet appartenant lui aussi à l'état puisqu'il habite sur le territoire de l'état et qu'il en est citoyen par obligation. Or comme l'état est une entité collective, on peut dire que l'état est l'anti-thèse de la propriété privée.

La suppression de la propriété privée est ce qui donne le droit à quelqu'un de faire ce qu'il veux de ce qu'il possède. Sans ce droit, il faut un autre critère de décision pour savoir qui a le droit d'utiliser un objet ou un bien. Comme critères qui se dégagent figurent la démocratie, directe ou indirecte mais cela ne peut déboucher que sur une bureaucratie ou le contrôle tatillon et liberticide de la communauté sur les décisions de chaque individu. L'anomie ou absence de règles débouche pour sa part sur la loi du plus fort. Au final, la suppression illusoire de la propriété privée nierait les droits fondamentaux de l'homme.

  • Abolition du salariat

Les anarcho-communistes visent également l'abolition du salariat, considérant que la division des fruits du travail entre travail et capital est injuste et que c'est le salarié qui doit bénéficier des fruits de son travail. C'est une position fausse à deux points de vue : le salarié touche une rémunération fixe, une avance sur le prix de la vente des biens qu'il a produit. L'investisseur pour sa part supporte le risque de ne pas bien vendre ou de ne pas vendre du tout. Comme le résume l'économiste Frédéric Bastiat :

« L'une des parties, le Capital, prendra la charge de tous les risques et la compensation de tous les profits extraordinaires, tandis que l'autre partie, le Travail, s'assurera les avantages de la fixité. Telle est l'origine du salaire. (...) Plus tard, les deux associés, sans rompre l'association, traitèrent à forfait du risque commun. Il fut convenu que l'une des parties donnerait à l'autre une rémunération fixe, et qu'elle assumerait sur elle-même tous les risques comme la direction de l'entreprise. Quand cette fixité échoit au travail antérieur, au capital, elle s'appelle Intérêt ; quand elle échoit au travail actuel, elle se nomme Salaire. »
    — Frédéric Bastiat, Harmonies économiques

En outre, il faut noter que le salariat apporte la protection d'un salaire fixe au travailleur et qu'un système dans lequel le salariat serait éradiqué mettrait dans la précarité les travailleurs. On peut également consulter l'article salaire.

  • Éradication du capitalisme

Les anarcho-communistes visent également la fin du capitalisme. Ceci serait contradictoire avec l'anarchie pour deux raisons.

La première est qu'il est impossible d'éradiquer le capitalisme sans l'intervention de la coercition étatiste. Or l'anarchie comprend dans ses principes la suppression de toute coercition à grand échelle et donc la suppression de l'État. Il est donc logiquement impossible d'être a la fois anarchiste et anticapitaliste.

La deuxième raison est que l'anarchie ne doit rien imposer à l'individu, aucun choix politique, aucun choix moral, aucun choix économique. Or en éradiquant le capitalisme on imposerait un choix aux individus ce qui serait profondément anti-anarchiste.

La seule proposition des anarcho-communistes qui semble compatible avec l'anarchie est le fédéralisme, proposition soutenue également par les anarcho-capitalistes.

Applications

L'anarcho-communisme est foncièrement inapplicable au delà de communautés de tailles très réduites et basées sur le volontariat. Une tentative à été faite dans l'Espagne des années 30. Mais le "régime" est très vite devenu une forme de communisme qui n'avait rien a voir avec l'anarchie. Les carnets de consommation comme dans la dictature cubaine de Fidel Castro, empêchaient les habitants de choisir les produits qu'ils pouvaient consommer. L'absence d'argent aboutissait à des situations absurdes comme la nécessité de demander la permission à la collectivité pour prendre le bus affin d'aller dans le village voisin.

Les anarcho-communistes revendiquent aussi d'autres "exemples" comme des campement de quelques jours organisés lors des contre sommets du G8. Et des réseaux alternatifs comme les systèmes d'échanges locaux et les Associations de maintient de l'agriculture paysanne. Mais selon les libéraux ces alternatives sont également revendiquées par les libéraux qui disent que les SELs et les AMAPs ne sont que des réinventions du libéralisme à petite échelle.

Positions

Les anarcho-communistes sont farouchement opposées aux religions mais pas à la morale, puisqu'ils défendent une morale égalitaire. Ils s'opposent également à la politique en refusant de créer des partis et de participer aux élections. Ce sont des abstentionnistes.

Il y a de nombreux sujets tels que la liberté d'expression, ou la liberté des mœurs sur lesquels il est difficile de connaitre l'opinion des anarcho-communistes car la majorités de leurs positions concernent le capitalisme qu'ils accusent d'être inégalitaire et contre la liberté. Il apparait souvent que les anarcho-communistes confondent la liberté et l'égalité et que pour eux être libre signifie avoir le même niveau de pouvoir que son voisin. On peut toute fois deviner que la tolérance des anarcho-communistes en matière de mœurs à des limites puisque leur idéologie étant basée sur l'égalité des individus il est assez difficile de concevoir la liberté des mœurs sans les inégalités dans les niveaux de vie entre individus. Raymond Aron notait également dans L'Opium des intellectuels que bien souvent ceux qui aspirent à la révolution pure attendent des autres la même pureté, y compris dans le champ des mœurs.

Avis libéral

Les libéraux ont l'avis que les anarcho-communistes se trompent dans leur concepts fondamentaux. Pour les libéraux il est primordial de faire la différence entre la liberté et la richesse. Être riche ne signifie pas être libre et être pauvre ne signifie pas être prisonniers des riches. Les libéraux pensent également qu'en accusant le libéralisme de tous les maux: guerres, génocides, pollution, dictature, catastrophes naturelles, inégalités, injustices, pauvreté.. Les anarcho-communistes se trompent de coupables et développent une haine qui peut devenir dangereuse car elle reprend beaucoup de thèmes en commun avec les haines racistes et xénophobes.

Voir aussi

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