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Apostasie : Différence entre versions

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(Apostasie dans les différentes religions)
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Dans le [[judaïsme]], la Torah prescrit en théorie la [[peine de mort]] pour l'apostat (Deutéronome 13:6–10), mais cette prescription n'est plus suivie de nos jours, la punition se limitant à l'interdiction d'accès au culte et l'interdiction d'être enterré dans un cimetière juif.
 
Dans le [[judaïsme]], la Torah prescrit en théorie la [[peine de mort]] pour l'apostat (Deutéronome 13:6–10), mais cette prescription n'est plus suivie de nos jours, la punition se limitant à l'interdiction d'accès au culte et l'interdiction d'être enterré dans un cimetière juif.
  
L'apostasie est libre dans l'[[hindouisme]] et le [[bouddhisme]] et n'entraîne pas de sanction (le concept n'existe pas à l'origine, pas plus d'ailleurs que celui proche d'hérésie — la raison de cet état de faits étant à la fois la tolérance et l'aspect multiforme que revêtent ces religions).
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L'apostasie est libre dans l'[[hindouisme]] et le [[bouddhisme]] et n'entraîne pas de sanction (le concept n'existe pas à l'origine, pas plus d'ailleurs que celui proche d'hérésie — la raison de cet état de faits étant à la fois la tolérance et l'aspect multiforme et protéiforme que revêtent ces religions, l'[[athéisme]] y étant possible).
  
 
==Cas de l'islam==
 
==Cas de l'islam==

Version du 1 janvier 2016 à 23:32

L'apostasie (du grec ancien ἀπόστασις, « se tenir loin de ») est l'attitude d'une personne, appelée apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion.

Point de vue libéral

L'apostasie est du ressort de la liberté de conscience, la liberté religieuse et la liberté d'expression. L'interdire ou la punir est une atteinte inadmissible à la liberté individuelle, au même titre que le serait une conversion forcée.

Apostasie dans les différentes religions

Dans le catholicisme, l'apostasie a longtemps été justiciable des tribunaux d'Église et, en particulier, de l'Inquisition dans les pays où elle était établie, le châtiment des apostats étant pris en charge par les États (le « bras séculier »). Par la suite, la sécularisation des États et la reconnaissance de la liberté de conscience ont ramené l'apostasie à une affaire d'ordre purement spirituel entre l'individu et l'Église.

Dans le judaïsme, la Torah prescrit en théorie la peine de mort pour l'apostat (Deutéronome 13:6–10), mais cette prescription n'est plus suivie de nos jours, la punition se limitant à l'interdiction d'accès au culte et l'interdiction d'être enterré dans un cimetière juif.

L'apostasie est libre dans l'hindouisme et le bouddhisme et n'entraîne pas de sanction (le concept n'existe pas à l'origine, pas plus d'ailleurs que celui proche d'hérésie — la raison de cet état de faits étant à la fois la tolérance et l'aspect multiforme et protéiforme que revêtent ces religions, l'athéisme y étant possible).

Cas de l'islam

L'islam est la religion qui pose le plus de problèmes pour ce qui est de l'apostasie. Le droit de changer de religion ou d'abandonner sa religion ne sont pas officiellement reconnus pour les musulmans dans de nombreux pays musulmans, voire dans des pays non musulmans comme la France, par influence des "autorités" musulmanes dans ces pays. Dans l'islam, on naît automatiquement musulman dès que l'on a des parents musulmans, et le droit d'apostasier n'est pas admis.

Ces contraintes religieuses touchent même les non-musulmans : ainsi un non-musulman, quelles que soient ses convictions, est censé se convertir à l'islam avant d'épouser une musulmane, y compris en France où un « certificat de coutume » est demandé par les mairies quand l'un des futurs mariés est de nationalité étrangère ; ce « certificat de coutume » ne peut être délivré que si le futur marié signe un « acte de conversion à l'islam » (faute de quoi son mariage ne sera pas reconnu dans les pays musulmans).

Dans les pays musulmans, l'apostasie (qui commence avec la simple critique de certains éléments de l'islam, et non une négation complète) entraîne au minimum une "mort civile" (invalidité du mariage, de la paternité, etc.). Dans certains pays, la loi prévoit en outre la peine de mort pour les apostats (par exemple la Mauritanie, avec l'article 306 de son Code pénal). Cependant le Coran n'indique nulle part que l'apostat doit être mis à mort, ce sont certains hadiths (propos attribués à Mahomet, citations souvent suspectes) qui l'exigent : « celui qui change de religion, tuez-le. »

Liens externes

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