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Banque libre : Différence entre versions

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Une '''banque libre''' est une [[banque]] qui émet de la [[monnaie]] sans que cette création monétaire soit contrôlée par l'[[Etat]]. Une banque libre est une société commerciale ordinaire. Elle est régie par le droit commercial ordinaire, comme toute autre [[entreprise]] commerciale. Une telle banque ne bénéficie d'aucun privilège étatique. La monnaie émise par une banque libre est une [[monnaie privée]].
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Une '''banque libre''' est une [[banque]] qui émet de la [[monnaie]] sans que cette création monétaire soit contrôlée par l'[[État]]. Une banque libre est une société commerciale ordinaire. Elle est régie par le droit commercial ordinaire, comme toute autre [[entreprise]] commerciale. Une telle banque ne bénéficie d'aucun privilège étatique. La monnaie émise par une banque libre est une [[monnaie privée]].
  
 
==Fonctionnement==
 
==Fonctionnement==

Version du 10 mars 2013 à 21:04

Une banque libre est une banque qui émet de la monnaie sans que cette création monétaire soit contrôlée par l'État. Une banque libre est une société commerciale ordinaire. Elle est régie par le droit commercial ordinaire, comme toute autre entreprise commerciale. Une telle banque ne bénéficie d'aucun privilège étatique. La monnaie émise par une banque libre est une monnaie privée.

Fonctionnement

Un banque libre publie un contrat de monnaie. Ce contrat de monnaie définit la monnaie privée émise par la banque libre. En particulier, le contrat de monnaie définit le valorimètre de la monnaie, c'est à dire la valeur de cette monnaie. La monnaie émise circule sur des supports monétaires.

Choix du valorimètre

Une banque doit choisir un valorimètre. Soit un métal précieux, soit une commodity, c'est-à-dire une matière première. Un valorimètre peut aussi être fondé sur un indice provenant d'un bureau d'experts. Un indice des prix peut fonder un valorimètre.

Banque de dépôt

Une banque de dépôt d'or remet au déposant un certificat garantissant que la banque conserve un dépôt d'or dans ses coffres. Un tel certificat peut servir de billet de banque, ou plus généralement de support monétaire. Une telle banque s'interdit d'émettre un certificat qui ne proviendrait d'un dépôt d'or.

La banque de dépôt a des coûts de garde du stock de l'or de la banque.

Banque sans réserves fractionnaires

Une banque sans réserves fractionnaires est une société commerciale ayant des actions et des actionnaires. Cette banque émet autant de supports monétaires qu'elle possède d'or. Par son contrat de monnaie, cette banque renonce à émettre plus de monnaie qu'elle ne possède d'or. La monnaie émise est sur un support monétaire. Ce support monétaire est alors un substitut à l'or. Les actionnaires apportent de l'or et reçoivent des actions de la société. La société prête des substituts monétaires aux emprunteurs. Elle reçoit les intérêts des prêts bancaires.

Banque avec réserves fractionnaires

Une telle banque émet plus de supports monétaires qu'elle ne possède d'or. Mais elle garantit qu'elle versera l'or à tout utilisateur d'un des supports monétaires émis. Une telle banque fait en sorte de posséder suffisamment d'actifs liquides, ou vendables rapidement, pour honorer son obligation de verser de l'or. Ces actifs de la banque peuvent être constitués d'or, ou de titres boursiers ou de reconnaissances de dettes.

Ainsi, une banque possède dix fois plus d'actifs boursiers que la monnaie émise. Elle ne possède pas d'or en échange des billets, ou autre support monétaire. Elle promet qu'elle versera de l'or a tout utilisateur d'un support monétaire émis par elle. En vendant un de ses actifs, cette banque pourra facilement honorer son engagement. S'il existe un délai de remise de l'or, le contrat de monnaie stipule que la banque versera telle indemnité de retard au demandeur.

Paradoxe des intérêts manquants

Le paradoxe des intérêts manquants est le suivant : si une banque émet 100 au taux d'intérêt de 10%, l'emprunteur doit rembourser 110. Le montant des intérêts à verser est de 10. La question est de savoir comment l'emprunteur remboursera les 110 alors que la masse monétaire en circulation est de 100. Le paradoxe se résout comme tous les paradoxes, c'est-à-dire en remarquant une erreur dans l'énoncé. En effet, la banque peut valablement émettre 10 pour les dépenses de la banque. Ainsi, il existe 110 en circulation et non pas 100.

La banque peut valablement émettre ces 10, les dépenser, avant d'avoir reçu le remboursement de l'emprunteur. Ainsi, les 10 manquants circulent dans l'économie. L'emprunteur peut donc rembourser entièrement son prêt bancaire, y compris les intérêts.

Si l'emprunteur ne remboursait pas sa dette, la banque perdrait 110. Dans l'hypothèse d'une telle perte, les actifs de la banque diminueraient alors d'une valeur de 110.

Voir aussi Réfutation de l’argument des intérêts manquants.

Cette réfutation est toutefois discutable, car de l'argent peut aussi sortir du système monétaire, sous plusieurs formes (accumulation dans des paradis fiscaux, accumulation dans des pays exportateurs massivement comme la Chine ou les pays pétroliers…) ce qui fait que la monnaie créée par les banques disparait petit-à-petit de la circulation. Un système monétaire avec création monétaire par réserve fractionnaire et intérêts ne peut donc fonctionner qu'en vase clos, où l'intégralité des intérêts est remis en circulation (sans accumulation statique de richesse !)

Voir aussi

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