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Charles Coquelin : Différence entre versions

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'''Charles Coquelin''' est un économiste français né à Dunkerque le 25 novembre  [[1802]], et mort à Paris le 12 août [[1852]].   
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'''Charles Coquelin''' est un économiste français né à Dunkerque le 25 novembre  [[1802]], et [[mort]] à Paris le 12 août [[1852]].   
  
  
 
== Biographie ==
 
== Biographie ==
  
Avocat inscrit au barreau, il décide de se consacrer à l’[[Économie politique]].  Il écrit deux livres sur l’industrie du lin dans laquelle, à l’instar de J. B. Say, il a travaillé quelques années, ''Essai sur la filature mécanique du lin et du chanvre'' (1840) et ''Un nouveau traité complet de la filature du lin et du chanvre'' (1846).  
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Avocat inscrit au barreau, il décide de se consacrer à l’[[Économie politique]].  Il écrit deux livres sur l’industrie du lin dans laquelle, à l’instar de J. B. Say, il a travaillé quelques années, ''Essai sur la filature mécanique du lin et du chanvre'' ([[1840]]) et ''Un nouveau traité complet de la filature du lin et du chanvre'' ([[1846]]).  
  
  
Collaborateur assidu du [[Journal des Économistes]], il donne aussi d’excellents articles économiques à une série de revues telles que  ''Les Annales du Commerce'', ''Le Temps'', ''Le Monde'', ''Le Droit'', ''Le Libre Echange'', ''Jacques Bonhomme'', ''La Revue des Deux Mondes'', et publie deux autres ouvrages consacrés aux banques, ''Des banques en France'' (1840) et ''Du crédit et des banques'' (1848). Puis [[Gilbert Guillaumin]] lui confie la tâche difficile de diriger l’édition du ''Dictionnaire de l’Economie Politique'' ([[1854]]) qui comporte 1800 pages.
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Collaborateur assidu du [[Journal des Économistes]], il donne aussi d’excellents articles économiques à une série de revues telles que  ''Les Annales du Commerce'', ''Le Temps'', ''Le Monde'', ''Le Droit'', ''Le Libre Echange'', ''Jacques Bonhomme'', ''La Revue des Deux Mondes'', et publie deux autres ouvrages consacrés aux banques, ''Des banques en France'' ([[1840]]) et ''Du crédit et des banques'' ([[1848]]). Puis [[Gilbert Guillaumin]] lui confie la tâche difficile de diriger l’édition du ''Dictionnaire de l’Economie Politique'' ([[1854]]) qui comporte 1800 pages.
  
  
 
== Apports théoriques ==
 
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Il a notamment milité, à l'instar de [[Frédéric Bastiat]], pour un système d'[[éducation]] totalement libre. Il s'est opposé à son ami [[Gustave de Molinari]] sur sa conception de l'[[Etat]].   
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Il a notamment milité, à l'instar de [[Frédéric Bastiat]], pour un système d'[[éducation]] totalement libre. Il s'est opposé à son ami [[Gustave de Molinari]] sur sa conception de l'[[État]].   
  
Il analyse également les problèmes liés à la liberté ou au monopole de l'émission de monnaie et conclut très nettement que le système engendrant le plus haut niveau de prospérité et de stabilité, est incontestablement la libre [[concurrence]] de plusieurs [[banque|instituts d'émission]]. Vingt-quatre ans avant Clément Juglar celui-ci lui succéda au [[Journal des Economistes]], il explique ainsi l’aspect « récurrent » et « périodique » des crises commerciales.
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Il analyse également les problèmes liés à la liberté ou au monopole de l'émission de monnaie et conclut très nettement que le système engendrant le plus haut niveau de prospérité et de stabilité, est incontestablement la libre [[concurrence]] de plusieurs [[banque|instituts d'émission]]. Vingt-quatre ans avant Clément Juglar celui-ci lui succéda au [[Journal des économistes]], il explique ainsi l’aspect « récurrent » et « périodique » des crises commerciales.
  
Les crises à caractère industriel et périodique ne sont pas inhérentes au système du libre [[marché]], mais au contraire trouvent leur source dans l’intervention de l’Etat en matière monétaire.  En attribuant des privilèges et des monopoles exclusifs à certaines banques, celui-ci perturbe les acteurs économiques par des fluctuations intempestives du crédit bancaire.  De là provient le double défaut de la création d’injustices et de l’instabilité conjoncturelle.
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Les crises à caractère industriel et périodique ne sont pas inhérentes au système du libre [[marché]], mais au contraire trouvent leur source dans l’intervention de l’État en matière monétaire.  En attribuant des privilèges et des monopoles exclusifs à certaines banques, celui-ci perturbe les acteurs économiques par des fluctuations intempestives du crédit bancaire.  De là provient le double défaut de la création d’injustices et de l’instabilité conjoncturelle.
  
  
 
Il existe de nos jours un Institut Charles Coquelin, Cefgec, situé au 75 rue Claude Bernard, 75005 PARIS.
 
Il existe de nos jours un Institut Charles Coquelin, Cefgec, situé au 75 rue Claude Bernard, 75005 PARIS.
  
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== Publications ==
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* [[1834]], avec [[Gilbert Guillaumin]], dir., Dictionnaire de l'économie politique, volume 2, Paris, Guillaumin et Hachette, 2ème ed., pp566-570
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* [[1852]],
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** a. avec [[Gilbert Guillaumin]], dir., Dictionnaire de l’Économie Politique, Paris: Guillaumin, Vol 1
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** b. Banque, In: [[Gilbert Guillaumin]] et '''Charles Coquelin''', dir., [http://books.google.fr/books?id=hTEQAAAAYAAJ&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false ''Dictionnaire de l’Économie Politique'', Paris: Guillaumin, Vol. 1]
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* [[1853]], avec [[Gilbert Guillaumin]], dir., [http://books.google.fr/books?id=AjQqAAAAYAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false ''Dictionnaire de l’Économie Politique'', Paris: Guillaumin, Vol 2],
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== Littérature secondaire ==
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* [[2006]], [[Philippe Nataf]], "La vie et l'oeuvre de Charles Coquelin, 1802-1852", In: [[Philippe Nemo]] et [[Jean Petitot]], dir., Histoire du libéralisme en Europe, Collection Quadridge, Presses Universitaires de France
  
 
==Citations==
 
==Citations==
  
* "Une coalition, qu'elle soit patronale ou ouvrière, est une entrave à "la liberté de l'Industrie", fausse la concurrence, perturbe le fonctionnement "normal" du marché. L'action de la concurrence suppose la liberté de l'homme, au moins dans les relations industrielles. Elle suppose, en effet, d'abord des conventions toujours volontaires et libres entre les parties contractantes, entre le vendeur et l'acheteur d'une marchandise, entre celui qui offre un produit et celui qui l'accepte; car si l'une des parties peut imposer ses conditions à l'autre il n'y a plus de concurrence, il n'y a même plus de contrat"
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* "Une coalition, qu'elle soit patronale ou ouvrière, est une entrave à "la liberté de l'Industrie", fausse la [[concurrence]], perturbe le fonctionnement "normal" du [[marché]]. L'action de la concurrence suppose la liberté de l'homme, au moins dans les relations industrielles. Elle suppose, en effet, d'abord des conventions toujours volontaires et libres entre les parties contractantes, entre le [[vendeur]] et l'acheteur d'une marchandise, entre celui qui offre un produit et celui qui l'accepte; car si l'une des parties peut imposer ses conditions à l'autre il n'y a plus de concurrence, il n'y a même plus de [[contrat]]"
  
* A propos des [[brevet|brevets]] d'invention : "Quel est le fondement de ce droit ? Jusqu'où doit-il s'étendre, doit-il être limité, absolu, temporaire ou éternel ? D'autre part, à quels signes reconnaîtra-t-on une invention et comment en constatera-t-on l'existence ? Enfin le droit des inventeurs une fois constaté, sous quelle forme les brevets d'inventions leur seront-ils délivrés ? Telles sont les principales questions que ce sujet fait naître."
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* A propos des [[brevet]]s d'invention : "Quel est le fondement de ce droit ? Jusqu'où doit-il s'étendre, doit-il être limité, absolu, temporaire ou éternel ? D'autre part, à quels signes reconnaîtra-t-on une invention et comment en constatera-t-on l'existence ? Enfin le droit des inventeurs une fois constaté, sous quelle forme les brevets d'inventions leur seront-ils délivrés ? Telles sont les principales questions que ce sujet fait naître."
  
 
* Définition du brevet d'invention dans le ''Dictionnaire de l'économie politique'' : "Quand un homme a inventé, dans l'industrie ou dans les arts, un procédé nouveau, qui a pour effet, soit de simplifier le travail, soit d'augmenter la somme des produits, soit enfin de donner à ces mêmes produits un plus haut degré de perfection, il possède, selon l'opinion commune, qui est aussi la nôtre, un droit particulier, un droit exceptionnel quant à l'exploitation de sa découverte. C'est ce droit qu'on a voulu constater et garantir en délivrant à l'inventeur une sorte de titre authentique, qu'on appelle en anglais Patent et en français brevet d'invention."
 
* Définition du brevet d'invention dans le ''Dictionnaire de l'économie politique'' : "Quand un homme a inventé, dans l'industrie ou dans les arts, un procédé nouveau, qui a pour effet, soit de simplifier le travail, soit d'augmenter la somme des produits, soit enfin de donner à ces mêmes produits un plus haut degré de perfection, il possède, selon l'opinion commune, qui est aussi la nôtre, un droit particulier, un droit exceptionnel quant à l'exploitation de sa découverte. C'est ce droit qu'on a voulu constater et garantir en délivrant à l'inventeur une sorte de titre authentique, qu'on appelle en anglais Patent et en français brevet d'invention."
  
* "la possession d'un fond de terre est un monopole, mais ce monopole, c'est la nature qui l'a créé. En est-il de même pour des procédés industriels ? Non, puisqu'on peut s'en servir à 100 lieux différents. En attribuant à celui-ci ou à celui-là la possession exclusive d'un fonds de terre, la loi ne fait que respecter la nature des choses. En réservant à un seul homme l'exploitation d'une invention industrielle, elle viole la nature des choses."
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* "la possession d'un fond de terre est un [[monopole]], mais ce monopole, c'est la nature qui l'a créé. En est-il de même pour des procédés industriels ? Non, puisqu'on peut s'en servir à 100 lieux différents. En attribuant à celui-ci ou à celui-là la possession exclusive d'un fonds de terre, la loi ne fait que respecter la nature des choses. En réservant à un seul homme l'exploitation d'une invention industrielle, elle viole la nature des choses."
  
 
==Bibliographie==
 
==Bibliographie==
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* ''Dictionnaire de l'Economie politique'', [[1854]]
 
* ''Dictionnaire de l'Economie politique'', [[1854]]
  
==Liens externes==
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== Liens externes ==
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* {{fr}}[http://www.catallaxia.org/wiki/Gustave_de_Molinari:Notice_biographique_sur_Charles_Coquelin Biographie] par [[Gustave de Molinari]], discours prononcé à la [[Société d'Économie politique]] et publié dans le [[Journal des Économistes et des Études Humaines|Journal des économistes]] en 1852.
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* {{fr}}[http://www.editionscharlescoquelin.com/ Éditions Charles Coquelin]
  
* [http://www.catallaxia.org/sections.php?op=viewarticle&artid=297 Biographie] par [[Gustave de Molinari]], discours prononcé à la [[Société d'économie politique]] et publié dans le [[Journal des économistes]] en 1852.
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{{Portail histoire}}
* [http://www.freewebs.com/institutcharlescoquelin/ institut Charles Coquelin]
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Charles Coquelin
Économiste

Dates 1802-1852
Charles-Coquelin.png
Tendance libéral classique, école de Paris
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation « Une coalition, qu'elle soit patronale ou ouvrière, est une entrave à "la liberté de l'Industrie", fausse la concurrence, perturbe le fonctionnement "normal" du marché. L'action de la concurrence suppose la liberté de l'homme, au moins dans les relations industrielles. Elle suppose, en effet, d'abord des conventions toujours volontaires et libres entre les parties contractantes, entre le vendeur et l'acheteur d'une marchandise, entre celui qui offre un produit et celui qui l'accepte; car si l'une des parties peut imposer ses conditions à l'autre il n'y a plus de concurrence, il n'y a même plus de contrat »
inter lib.org sur Charles Coquelin

Charles Coquelin est un économiste français né à Dunkerque le 25 novembre 1802, et mort à Paris le 12 août 1852.


Biographie

Avocat inscrit au barreau, il décide de se consacrer à l’Économie politique. Il écrit deux livres sur l’industrie du lin dans laquelle, à l’instar de J. B. Say, il a travaillé quelques années, Essai sur la filature mécanique du lin et du chanvre (1840) et Un nouveau traité complet de la filature du lin et du chanvre (1846).


Collaborateur assidu du Journal des Économistes, il donne aussi d’excellents articles économiques à une série de revues telles que Les Annales du Commerce, Le Temps, Le Monde, Le Droit, Le Libre Echange, Jacques Bonhomme, La Revue des Deux Mondes, et publie deux autres ouvrages consacrés aux banques, Des banques en France (1840) et Du crédit et des banques (1848). Puis Gilbert Guillaumin lui confie la tâche difficile de diriger l’édition du Dictionnaire de l’Economie Politique (1854) qui comporte 1800 pages.


Apports théoriques

Il a notamment milité, à l'instar de Frédéric Bastiat, pour un système d'éducation totalement libre. Il s'est opposé à son ami Gustave de Molinari sur sa conception de l'État.

Il analyse également les problèmes liés à la liberté ou au monopole de l'émission de monnaie et conclut très nettement que le système engendrant le plus haut niveau de prospérité et de stabilité, est incontestablement la libre concurrence de plusieurs instituts d'émission. Vingt-quatre ans avant Clément Juglar celui-ci lui succéda au Journal des économistes, il explique ainsi l’aspect « récurrent » et « périodique » des crises commerciales.

Les crises à caractère industriel et périodique ne sont pas inhérentes au système du libre marché, mais au contraire trouvent leur source dans l’intervention de l’État en matière monétaire. En attribuant des privilèges et des monopoles exclusifs à certaines banques, celui-ci perturbe les acteurs économiques par des fluctuations intempestives du crédit bancaire. De là provient le double défaut de la création d’injustices et de l’instabilité conjoncturelle.


Il existe de nos jours un Institut Charles Coquelin, Cefgec, situé au 75 rue Claude Bernard, 75005 PARIS.

Publications

  • 1834, avec Gilbert Guillaumin, dir., Dictionnaire de l'économie politique, volume 2, Paris, Guillaumin et Hachette, 2ème ed., pp566-570

Littérature secondaire

Citations

  • "Une coalition, qu'elle soit patronale ou ouvrière, est une entrave à "la liberté de l'Industrie", fausse la concurrence, perturbe le fonctionnement "normal" du marché. L'action de la concurrence suppose la liberté de l'homme, au moins dans les relations industrielles. Elle suppose, en effet, d'abord des conventions toujours volontaires et libres entre les parties contractantes, entre le vendeur et l'acheteur d'une marchandise, entre celui qui offre un produit et celui qui l'accepte; car si l'une des parties peut imposer ses conditions à l'autre il n'y a plus de concurrence, il n'y a même plus de contrat"
  • A propos des brevets d'invention : "Quel est le fondement de ce droit ? Jusqu'où doit-il s'étendre, doit-il être limité, absolu, temporaire ou éternel ? D'autre part, à quels signes reconnaîtra-t-on une invention et comment en constatera-t-on l'existence ? Enfin le droit des inventeurs une fois constaté, sous quelle forme les brevets d'inventions leur seront-ils délivrés ? Telles sont les principales questions que ce sujet fait naître."
  • Définition du brevet d'invention dans le Dictionnaire de l'économie politique : "Quand un homme a inventé, dans l'industrie ou dans les arts, un procédé nouveau, qui a pour effet, soit de simplifier le travail, soit d'augmenter la somme des produits, soit enfin de donner à ces mêmes produits un plus haut degré de perfection, il possède, selon l'opinion commune, qui est aussi la nôtre, un droit particulier, un droit exceptionnel quant à l'exploitation de sa découverte. C'est ce droit qu'on a voulu constater et garantir en délivrant à l'inventeur une sorte de titre authentique, qu'on appelle en anglais Patent et en français brevet d'invention."
  • "la possession d'un fond de terre est un monopole, mais ce monopole, c'est la nature qui l'a créé. En est-il de même pour des procédés industriels ? Non, puisqu'on peut s'en servir à 100 lieux différents. En attribuant à celui-ci ou à celui-là la possession exclusive d'un fonds de terre, la loi ne fait que respecter la nature des choses. En réservant à un seul homme l'exploitation d'une invention industrielle, elle viole la nature des choses."

Bibliographie

  • Compte-rendu de Les soirées de la rue Saint-Lazare, par M. G. de MOLINARI, 1849
  • Dictionnaire de l'Economie politique, 1854

Liens externes

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