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Dean Russell : Différence entre versions

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Dean P. Russell, né en [[1915]], était professeur de gestion, à l'Université du Wisconsin à La Crosse, aux [[USA]] et membre de l'équipe rédactionnelle de la revue, [[The Freeman]]. Il dirigea également le département de sciences économique à l'Artesia College, dans l'etat du Nouveau Mexique.
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Dean P. Russell, né en [[1915]], était professeur de gestion, à l'Université du Wisconsin à La Crosse, aux [[USA]] et vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Il termina ses études supérieures en économie et en journalisme quand il a rejoint le personnel de la [[Foundation for Economic Education]] en [[1947]]. Il devint un membre actif de l'équipe rédactionnelle de la revue, [[The Freeman]]. Il dirigea également le département de sciences économique à l'Artesia College, dans l'Etat du Nouveau Mexique.
  
 
Dean P. Russell étudia à l'université de Genève à la Graduate Institute of international studies, où il reçu l'aide du professeur [[Wilhelm Röpke]]. Il rédigea sa thèse sur [[Frédéric Bastiat]] en [[1959]] ("Frédéric Bastiat et le Mouvement du libre-échange en France et en Angleterre 1840-1850").
 
Dean P. Russell étudia à l'université de Genève à la Graduate Institute of international studies, où il reçu l'aide du professeur [[Wilhelm Röpke]]. Il rédigea sa thèse sur [[Frédéric Bastiat]] en [[1959]] ("Frédéric Bastiat et le Mouvement du libre-échange en France et en Angleterre 1840-1850").
  
Dean Russell fut très influencé par la pensée de [[Frédéric Bastiat]]. Dans chacun de ses écrits, il fait référence à l'auteur français. Mais sa citation préférée concernait la définition de l'Etat par Frédéric Bastiat : "L'État c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde" en ajoutant que cette "grande fiction" fait beaucoup de tort à tous le monde. Rien qu'aux USA, Dean Russell estimait en [[1979]], que les ayants-Droits correspondait à 130 millions de personnes. Sans porter de jugement moral sur la pertinence de l'aide, du moins sous un style rhétorique utilisant la prétérition, Dean Russell relève que ces personnes sont à la charge de 90 millions de personnes. Et le nombre de ceux qui reçoivent de l'aide financière par transfert de l'Etat et des services de protection sociale ne cesse de croître. À un certain point, avance Dean Russell, les producteurs vont tout simplement refuser de soutenir les non-producteurs. Ou, plus précisément, ils n'auront pas d'autre choix en la matière, car ils ne pourront, tout simplement, plus assez produire pour tout le monde. Il estime que la croissance de la taille de l'économie souterraine (une économie non taxée et une économie de troc) n'est pas étrangère à l'atteinte d'un point de rupture. Il interprète la «proposition 13», en Californie, comme une réaction de bon sens par des contribuables qui revendiquent le droit auprès des législateurs en mettre une limite constitutionnelle sur les dépenses du gouvernement fédéral. L'Etat est une construction sociale fictive, c'est à dire, qu'il ne produit rien dans le domaine des biens et des services réels. Il agit simplement comme un mécanisme de transfert. Et puisque l'Etat ne produit rien, il ne peut rien donner à personne (y compris la protection de base par la police) sans d'abord prendre les fonds nécessaires de quelqu'un d'autre que ce soit d'une manière ou d'une autre. Lorsqu'il n'y a pas assez de richesse à puiser dans la valeur ajoutée des citoyens, l'Etat a pris l'habitude de fabriquer de la "fausse monnaie" en favorisant la montée de l'inflation.
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Dean Russell fut très influencé par la pensée de [[Frédéric Bastiat]]. Il a traduit en anglais, la Loi (The law). Dans chacun de ses écrits, il fait référence à l'auteur français. Mais sa citation préférée concernait la définition de l'Etat par Frédéric Bastiat : "L'État c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde" en ajoutant que cette "grande fiction" fait beaucoup de tort à tous le monde. Rien qu'aux USA, Dean Russell estimait en [[1979]], que les ayants-Droits correspondait à 130 millions de personnes. Sans porter de jugement moral sur la pertinence de l'aide, du moins sous un style rhétorique utilisant la prétérition, Dean Russell relève que ces personnes sont à la charge de 90 millions de personnes. Et le nombre de ceux qui reçoivent de l'aide financière par transfert de l'Etat et des services de protection sociale ne cesse de croître. À un certain point, avance Dean Russell, les producteurs vont tout simplement refuser de soutenir les non-producteurs. Ou, plus précisément, ils n'auront pas d'autre choix en la matière, car ils ne pourront, tout simplement, plus assez produire pour tout le monde. Il estime que la croissance de la taille de l'économie souterraine (une économie non taxée et une économie de troc) n'est pas étrangère à l'atteinte d'un point de rupture. Il interprète la «proposition 13», en Californie, comme une réaction de bon sens par des contribuables qui revendiquent le droit auprès des législateurs en mettre une limite constitutionnelle sur les dépenses du gouvernement fédéral. L'Etat est une construction sociale fictive, c'est à dire, qu'il ne produit rien dans le domaine des biens et des services réels. Il agit simplement comme un mécanisme de transfert. Et puisque l'Etat ne produit rien, il ne peut rien donner à personne (y compris la protection de base par la police) sans d'abord prendre les fonds nécessaires de quelqu'un d'autre que ce soit d'une manière ou d'une autre. Lorsqu'il n'y a pas assez de richesse à puiser dans la valeur ajoutée des citoyens, l'Etat a pris l'habitude de fabriquer de la "fausse monnaie" en favorisant la montée de l'inflation.
  
 
== Publications ==
 
== Publications ==

Version du 10 juillet 2011 à 15:58

Dean P. Russell, né en 1915, était professeur de gestion, à l'Université du Wisconsin à La Crosse, aux USA et vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Il termina ses études supérieures en économie et en journalisme quand il a rejoint le personnel de la Foundation for Economic Education en 1947. Il devint un membre actif de l'équipe rédactionnelle de la revue, The Freeman. Il dirigea également le département de sciences économique à l'Artesia College, dans l'Etat du Nouveau Mexique.

Dean P. Russell étudia à l'université de Genève à la Graduate Institute of international studies, où il reçu l'aide du professeur Wilhelm Röpke. Il rédigea sa thèse sur Frédéric Bastiat en 1959 ("Frédéric Bastiat et le Mouvement du libre-échange en France et en Angleterre 1840-1850").

Dean Russell fut très influencé par la pensée de Frédéric Bastiat. Il a traduit en anglais, la Loi (The law). Dans chacun de ses écrits, il fait référence à l'auteur français. Mais sa citation préférée concernait la définition de l'Etat par Frédéric Bastiat : "L'État c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde" en ajoutant que cette "grande fiction" fait beaucoup de tort à tous le monde. Rien qu'aux USA, Dean Russell estimait en 1979, que les ayants-Droits correspondait à 130 millions de personnes. Sans porter de jugement moral sur la pertinence de l'aide, du moins sous un style rhétorique utilisant la prétérition, Dean Russell relève que ces personnes sont à la charge de 90 millions de personnes. Et le nombre de ceux qui reçoivent de l'aide financière par transfert de l'Etat et des services de protection sociale ne cesse de croître. À un certain point, avance Dean Russell, les producteurs vont tout simplement refuser de soutenir les non-producteurs. Ou, plus précisément, ils n'auront pas d'autre choix en la matière, car ils ne pourront, tout simplement, plus assez produire pour tout le monde. Il estime que la croissance de la taille de l'économie souterraine (une économie non taxée et une économie de troc) n'est pas étrangère à l'atteinte d'un point de rupture. Il interprète la «proposition 13», en Californie, comme une réaction de bon sens par des contribuables qui revendiquent le droit auprès des législateurs en mettre une limite constitutionnelle sur les dépenses du gouvernement fédéral. L'Etat est une construction sociale fictive, c'est à dire, qu'il ne produit rien dans le domaine des biens et des services réels. Il agit simplement comme un mécanisme de transfert. Et puisque l'Etat ne produit rien, il ne peut rien donner à personne (y compris la protection de base par la police) sans d'abord prendre les fonds nécessaires de quelqu'un d'autre que ce soit d'une manière ou d'une autre. Lorsqu'il n'y a pas assez de richesse à puiser dans la valeur ajoutée des citoyens, l'Etat a pris l'habitude de fabriquer de la "fausse monnaie" en favorisant la montée de l'inflation.

Publications

  • 1952, "Equality and security", New York, N.Y. : Foundation for Economic Education
  • 1959,
    • a. "Frédéric Bastiat and the Free Trade Movement in France and England 1840-1850", Genève, Albert Kundig
    • b. "Men, Motors and Markets", Atwodd Vacuum Machine Company
  • 1985,
    • a. "Government and legal plunder : Bastiat brought up to date", Irvington-on-Hudson, N.Y. : Foundation for Economic Education, ISBN 0-910614-70-9
    • b. "Living in Two Chinas", The Freeman, November, Vol 35, n°11