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Fraternité

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La fraternité est, au sens premier du terme, l'expression du lien moral qui unit une fratrie. Par extension, cette notion désigne un lien de solidarité et d’amitié à d’autres niveaux : à l’échelon d'une association ou d'un groupe (entre ceux qui luttent pour une même cause, entre des combattants, des scouts...).

Au sens le plus large, la fraternité universelle, qui s'exprime notamment dans des idéaux comme l'universalisme, l'œcuménisme, le cosmopolitisme, l'internationalisme, le christianisme, etc., exprime l'idée que tous les hommes sont frères et devraient se comporter comme tels, les uns vis-à-vis des autres.

Le terme figure en troisième position dans la devise de la France « Liberté, Égalité, Fraternité », mise en place par la constitution de 1848.

Au sens du libéralisme, la fraternité est un sentiment naturel qui ne peut être prétexte à coercition ou violence. On ne peut "forcer" la fraternité ou la solidarité sous peine de la détruire de ce fait-même. La "fraternité" que prétend instaurer l'Etat-providence au moyen de la spoliation des actifs, par l'impôt et la redistribution, est une pure imposture qui a pour effet précisément de détruire toute fraternité réelle ; attaquant la propriété, elle détruit la liberté et la responsabilité. Elle mène à l'assistanat, au paternalisme, à l'accroissement de la pauvreté et à la dépendance des faveurs de l'État.

Citations

  • Chacun aura de bonnes raisons pour prouver que la fraternité légale doit être entendue dans ce sens: « Les avantages pour moi et les charges pour les autres. (Frédéric Bastiat, Sophismes économiques, Justice et fraternité)
  • La fraternité, en définitive, consiste à faire un sacrifice pour autrui, à travailler pour autrui. Quand elle est libre, spontanée, volontaire, je la conçois, et j'y applaudis. J'admire d'autant plus le sacrifice qu'il est plus entier. Mais quand on pose au sein d'une société ce principe, que la Fraternité sera imposée par la loi, c'est-à-dire, en bon français, que la répartition des fruits du travail sera faite législativement, sans égard pour les droits du travail lui-même ; qui peut dire dans quelle mesure ce principe agira, de quelle forme un caprice du législateur peut le revêtir, dans quelles institutions un décret peut du soir au lendemain l'incarner ? Or, je demande si, à ces conditions, une société peut exister ? (Frédéric Bastiat, Sophismes économiques, Justice et fraternité)
  • Fraternité ! Lien des âmes, étincelle divine descendue du ciel dans le cœur des hommes, a-t-on assez abusé de ton nom ? C’est en ton nom qu’on prétend étouffer toute liberté. C’est en ton nom qu’on prétend élever un despotisme nouveau et tel que le monde n’en a jamais vu ; et l’on pourrait craindre qu’après avoir servi de passeport à tant d’incapacités, de masque à tant d’ambitions, de jouet à tant d’orgueilleux mépris de la dignité humaine, ce nom souillé ne finisse par perdre sa grande et noble signification. (Frédéric Bastiat, Harmonies Économiques, XI)
  • L'égoïste (...) n'existe pas pour un autre - et il ne demande à personne d'exister pour lui. C'est la seule forme de fraternité et de respect mutuel possible entre les hommes. (Ayn Rand, La Source Vive)
  • M. de Lamartine m'écrivait un jour: « Votre doctrine n'est que la moitié de mon programme ; vous en êtes resté à la Liberté, j'en suis à la Fraternité. » Je lui répondis: « La seconde moitié de votre programme détruira la première. » Et, en effet, il m'est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m'est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds. (Frédéric Bastiat, La Loi)
  • Il y a une différence entre la "solidarité" et la "fraternité". La solidarité est une fausse charité distante, payée par l'argent des autres qui ne coûte donc rien à ses nombreux promoteurs en général irresponsables des conséquences de leurs décisions. La fraternité, qui s'adresse à son prochain, engage une responsabilité. (Simone Wapler, 17/09/2015)
  • A la solidarité globalisatrice, nous opposons la motivation de l’initiative individuelle : la fraternité, le fait de considérer autrui comme son frère humain, et dès lors de se comporter comme tel avec lui. Au tous pour tous, nous opposons le chacun pour chacun. (Jean-François Nimsgern, Contrepoints, 10/12/2012)
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