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George Katona

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George Katona (né le 6 Novembre 1901 à Budapest, en Hongrie - décédé en 1981) était un psychologue d’origine hongroise qui a émigré aux Etats-Unis en 1933 avant d'obtenir la nationalité américaine en 1939. Ses recherches furent développées à mi-chemin entre la psychologie sociale et la psychologie économique. Il fut diplômé de l'université de Budapest (1918), de l'Université de Berlin (1919) et de l'Université de Göttingen, (Ph.D. de psychologie en 1921). Durant de nombreuses années, d'abord en Allemagne, puis aux Etats-Unis, George Katona a travaillé tour à tour comme psychologue, économiste, et comme journaliste. De 1946 jusqu'à sa retraite en 1972, George Katona fut affilié à l'Université du Michigan en tant que professeur d'économie, professeur de psychologie et coordonnateur de recherche pour le Centre de recherche sur les sondages de l'Institut pour la recherche sociale. Il a fondé et dirigé pendant de nombreuses années des enquêtes sur les revenus des consommateurs, et il a mis au point l'indice de confiance des consommateurs.

Le précurseur de l'économie comportementale

George Katona fut l’un des précurseurs les plus importants de l’économie comportementale[1] avant la consécration des prix Nobel d'économie comme Herbert Simon, Vernon Smith ou Daniel Kahneman. Dans ses différents ouvrages, il proposa de définir et de développer la psychologie économique, une discipline permettant de recueillir les informations nécessaires pour comprendre comment fonctionne l’économie en observant le comportement des consommateurs. George Katona aborde la lacune de la théorie économique traditionnelle et lui reproche de ne pas tenir compte de l'effet psychologique sur l'économie au niveau de la macro-économie.

Après son doctorat en 1921, George Katona déménagea à Francfort et, en plus de ses recherches en psychologie, il travailla au département de la recherche d'une banque, où il a acquis une perspective unique sur l'hyperinflation allemande de 1923. Cette expérience a servi de fondation pour son intérêt en économie comportementale. La pensée de Katona a été également influencée par la Grande Dépression lorsqu'il a vécu à Berlin et qu'il travaillait en tant que journaliste financier pour le "Der Deutsche Volkswirt" et en tant que psychologue expérimental avec le pionnier de la psychologie de la Gestalt, Max Wertheimer, et du psychosociologue Kurt Lewin.

L'indice de confiance des consommateurs

S'appuyant sur son expérience en économie et en psychologie, George Katona développa les premiers indices de confiance des consommateurs. Son programme de comportement économique a mené, de 1946 à 1971, deux types d'enquêtes, l'une sur les études des revenus des consommateurs à la demande de la Banque fédérale, et l'autre sur les attitudes des consommateurs pour le ministère du Commerce, lequel est encore en usage aujourd'hui. Ces enquêtes furent établies auprès des échantillons représentatifs des ménages sur leurs points de vue et sur leurs anticipations à l'égard de leurs propres finances et de l'état de l'économie dans son ensemble. S'appuyant sur ces données, Katona calcula un indice qui visait à prédire le comportement des consommateurs. Publié mensuellement depuis 1952, cet indice du sentiment des consommateurs est inclus dans l'indice composite du ministère américain du Commerce.

Le travail de Katona a permis d'analyser les processus qui étaient auparavant une "boîte noire" pour les économistes en ce qui concerne la prise de décision des consommateurs. Ses recherches ont porté principalement sur :

  • 1) les informations et les perceptions des consommateurs
  • 2) les désirs et les objectifs des consommateurs
  • 3) les normes sociales et les anticipations qui guident le comportement des consommateurs

Dans les sociétés riches, confie George Katona (1951), ce sont les attitudes et les anticipations, plutôt que les besoins physiques ou les revenus, qui déterminent les habitudes d'épargne, les dépenses, ou l'utilisation du crédit des ménages. Les consommateurs, souligne-t-il, ne peuvent pas être considérés comme des acteurs rationnels parce qu'ils sont mal informés et qu'ils agissent souvent par impulsion. La recherche de Katona est non seulement devenue influente pour interpréter les modes de consommation de masse aux Etats-Unis, mais elle fut également utilisée comme critère de prévision économique durant le boom des années 1950 en Europe.

La critique de la rationalité de l'homo-oeconomicus

George Katona nota que les perspectives générales d'une nation peuvent souvent avoir une influence considérable sur l'économie, notamment en ce qui concerne la confiance des consommateurs. Cet impact est largement inexplicable et imprévisible par les modèles économiques traditionnels qui sont fondés sur l'hypothèse de rationalité, laquelle fut conçue comme une simplification nécessaire pour restreindre le champ d'étude économique et d'orienter son action loin du comportement individuel (individualisme méthodologique) et pour se fourvoyer finalement en se rapprochant d'un holisme méthodologique (l'étude du comportement des entreprises et des économies nationales).

"Contrairement aux purs théoriciens, nous ne supposerons pas d'emblée que le comportement rationnel existe ou que le comportement rationnel constitue le sujet de l'analyse économique. Nous allons étudier le comportement économique tel que nous le trouvons. En décrivant et en classant des réactions différentes, ainsi que les circonstances qui les provoquent, nous allons poser la question de savoir si et dans quelle mesure certaines réactions peuvent être appelées « rationnelles ». Après avoir répondu à cette question et ainsi défini nos conditions, nous allons étudier le problème fondamental. Dans quelles conditions les formes plus ou moins rationnelles de comportement se produisent-elles ?[2].

George Katona considère que les principes psychologiques simples tels que l'effet de l'incertitude de la masse et la confiance des consommateurs peuvent améliorer les prévisions économiques. Sa critique est particulièrement pertinente étant donné l'incapacité historique des économistes du courant dominant pour prévoir les changements du cycle économique[3].

En 1951, George Katona publie "L’Analyse Psychologique du Comportement Economique" puis, en 1964, "The Mass Consumption Society". Il expose le modèle selon lequel le consommateur américain n’est pas un être idéalement rationnel, mais un être sensibilisé par son entourage, donc influençable, et qui est poussé par le succès vers des besoins de plus hauts niveaux d’aspiration. Dans cette société de consommation de masse, tant décriée par certains comme John K. Galbraith, des millions de gens sont encouragés pour travailler dur afin d'améliorer davantage leurs conditions d'existence. Mais à la différence des économistes, George Katona s'intéresse plus aux modifications survenues dans la psychologie des masses plutôt qu'au développement historique et international des économies et des sociétés[4]. Il fut un pionnier dans la mesure empirique des anticipations des consommateurs. Ses recherches se sont portées sur les anticipations du revenu, de l'emploi, de l'inflation, et également sur les réactions des consommateurs face aux politiques fiscales et monétaires. Il a commencé, en 1946, des enquêtes auprès des consommateurs dont il a recueilli des données. En 1951, il établit que les facteurs émotionnels tels que la nervosité ou l'euphorie peuvent induire des changements dans la demande globale d'une manière qui ne peut pas être expliqué simplement en utilisant l'analyse économique traditionnelle.

Le comportement d'imitation des consommateurs

George Katona étudia l'impact des forces sociologiques, spécifiquement sur ​​les décisions économiques individuelles en utilisant les idées de la psychologie cognitive pour analyser la façon dont les individus apprennent des groupes. Il distingua différentes formes d'apprentissage entre les formes mécaniques d'apprentissage tels que le 'bourrage de crâne' et les règles heuristiques simples par rapport à l'apprentissage qui se fait par la résolution de problèmes et par la compréhension.

Le modèle d'apprentissage par association de l'école behavioriste a longtemps prévalu dans le système éducatif. George Katona affirma (1940) que cela est fortement répréhensible, non parce que le modèle est faux mais parce qu'il occulte les autres types possibles d'apprentissage. Il a donc entrepris de mener une multitude d'études afin de tester les alternatives au modèle d'association. Il en établit les conclusions suivantes :

  • 1. Plutôt que d'être « enseigné », un principe doit être découvert sans aide afin d'améliorer sa rétention dans la mémoire de l'apprenant.
  • 2. L'apprentissage par cœur est l'opposé de l'apprentissage par la compréhension. Dans le premier cas,, des connexions établies par la technique des réflexes conditionnés (répétition des mêmes réponses). Dans le dernier cas, l'apprenant organise les relations internes de son savoir. Il s'agit d'un apprentissage significatif dans lequel les apprenants atteignent "un aperçu de la situation" ou comprennent la procédure d'apprentissage.
  • 3. L'apprentissage est plus efficacement transférable (lorsqu'il est appliqué à d'autres tâches) lorsque le travail mental de généralisation se produit.
  • 4. La pratique directe, peut être un apprentissage par transfert de très pauvre qualité même s'il s'agit du plus court chemin pour atteindre un objectif d'une tâche. Il est préférable, souligne George Katona, d'étudier une multitude d'exemples et d'en inférer des principes généraux plutôt que d'apprendre rapidement comment résoudre un problème.
  • 5. Les détours d'apprentissage, ou des itinéraires d'apprentissage apparemment détournés, sont plus efficaces que l'enseignement direct. George Katona conseille de consacrer plus de temps à obtenir des caractéristiques structurelles des données pour obtenir de meilleurs résultats dans le transfert d'apprentissage et pour une meilleure rétention de la mémoire.

George Katona a fait valoir, également, que l'apprentissage social est plus simple et plus sélectif que l'apprentissage individuel. Avec l'apprentissage social, les gens préfèrent les raccourcis (les heuristiques) et suivent des règles simples comme des routines. L'imitation est qualifiée d'« heuristique rapide et économe » dans des situations sociales et cognitives complexes. Dans des conditions de comportement de masse, l'apprentissage est susceptible d'être plus du type "bourrage de crâne"/heuristique, que d'un apprentissage fondé sur la compréhension des processus profonds de l'expérience directe des problèmes. On observe, dans ce cas, un apprentissage qui s'appuie sur la simple observation des comportements des autres pour obtenir des informations utiles. Durant les interactions entre les individus et les groupes, dans un contexte d'apprentissage social, les forces et les motivations du groupe sont importantes, ce qui explique non seulement les comportements d'imitation et d'identification conscients d'un individu avec le groupe, mais aussi ses objectifs centrés sur le groupe. Les comportements d'imitation renforcent l'évolution dynamique de groupe et sa cohérence organique, mais George Katona précise que ce ne sont pas les conditions nécessaires pour faire partie d'un groupe. Les groupes de référence donnent des normes de comportement et d'appartenance mais la motivation d'intégration est potentiellement plus importante lorsqu'elle s'effectue dans des petits groupes.

Notes et références

  1. L’économie comportementale intègre les théories psychologiques qui remettent en cause la théorie économique en s’efforçant toutefois de les réconcilier avec la vision économique. Cette discipline tire ensuite les conséquences de ses découvertes pour la compréhension des comportements et du fonctionnement des institutions. L’économie comportementale étudie les limites de la rationalité et la psychologie du risque dans le processus de décision (les biais cognitifs, la perception des informations, l'apprentissage), l'aversion à l’ambiguïté, le contrôle de soi, la procrastination, l'anxiété, l'euphorie), la signification et la place des émotions dans les comportements (par le modèle d’utilité récursif) ainsi que la psychologie des interactions sociales (cognition sociale, catégorisation, altruisme, conformisme, normes).
    1978, Günter Schmölders, "Verhaltensforschung im Wirtschaftsleben" ("La recherche comportementale en économie"), Hamburg: Rowohlt
    1993, A. E. Roth, "On the Early History of Experimental Economics", Journal of the History of Economic Thought, Vol 15, pp184-209
    1995, J. H. Kagel et A. E. Roth, "Handbook of Experimental Economics", Princeton University Press. Priceton New Jersey
    2003, Hamid Hosseini, "The arrival of behavioral economics : from Michigan, or the Carnegie School in the 1950s and the early 1960s ?", Journal of Socio-Economics, Vol 32, pp391-409
  2. George Katona, 1951, "Psychological Analysis of Economic Behavior", New York: McGrow-Hill, p16
  3. Il manque toutefois à la démarche de George Katona de relier l'approche psychologique à la théorie autrichienne des fluctuations économiques. Car, la perturbation de la création monétaire dans l'économie touche en premier lieu la confiance des consommateurs face à l'émergence de l'inflation et elle trouble les entrepreneurs qui ne peuvent plus terminer leur plan de production en raison des erreurs induites par la manipulation des taux d'intérêt par les banques centrales.
  4. Le changement révolutionnaire [de la société de consommation de masse] tient à la faculté qu'a l'homme moyen d'employer une part de ses disponibilités pour se procurer ce qu'il désire plutôt que ce qui lui est nécessaire.* Paul Albou, 1968, "Sociétés de consommation : Georges Katona et la connaissance de la consommation", Les Cahiers de la publicité, Vol 20, n°20, p113

Publications

  • 1921, "Experimentelle Beitrage zur Lehre von den Beziehungen zwischen den achromatischen und chromatischen Schprozessen", Zeitschrift für Sinnesphysiologie, Vol 53, pp145-173
  • 1924, "Psychologie der Relationserfassung und des Vergleichens", Leipzig: Barth
  • 1925, "Experimente über die Grossenkonstanz", Zeitschrift für Psychologie, Vol 97, pp215-251
  • 1926, "Experimentelle Untersuchungen über simultane und sukzessive Gesichtswahrnehmungen" ("Etudes expérimentales sur les perceptions visuelles simultanées et successives"), Psychological Research-psychologische Forschung, Vol 7, n°1, pp226-256
  • 1927, "Eine kleine Anschauungsaufgabe", Psychological Research-psychologische Forschung", Vol 9, n°1, pp159-162
  • 1929, "Zur Analyse der Helligkeitskonstanz" ("Sur l'analyse de la constance de la luminosité"), Psychological Research-psychologische Forschung", Vol 12, n°1, pp94-126
  • 1935, "Color-contrast and color-constancy", Journal of Experimental Psychology, Vol 18, n°1, pp49-63
  • 1939, "Organization in Human Learning", Transactions. The New York Academy of Sciences, Vol 2, n°2, Décembre, pp59–61
  • 1940, "Organizing and Memorizing: Studies in the Psychology of Learning and Teaching", Columbia University Press
  • 1942,
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    • b. "Organizing and Memorizing: A Reply to Dr. Melton", The American Journal of Psychology, Vol 55, n°2, Apr., pp273-275
    • c. "The Rôle of the Order of Presentation in Learning", The American Journal of Psychology, Vol 55, n°3, Jul., pp328-353
    • d. "War whithout inflation: the psychological approach to problems of war economy", Columbia University Press
  • 1944,
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    • b. avec Dickson H. Leavens, "Price increases and uptrading", Journai of Business, 17, pp231-243
  • 1945, "Price conirol and business; field studies among producers and distributors of consumer goods", Cowles Commission and Principle Press, Bloomington, IN.
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    • b. avec Angus Campbell, "A national survey of wartime savings", Public Opinion Quarterly, Automne, pp313-381
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    • g. "Income and demand for consumer goods", The Conference Board Business Record,
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  • 1964, "The Mass Consumption Society", New York: McGrow-Hill
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  • 1968,
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    • b. "On the Function of Behavioral Theory and Behavioral Research in Economics", The American Economic Review, Vol 58, n°1, Mar., pp146-149
  • 1971,
    • a. "Consumer Durable Spending", Brookings Papers on Economic Activity, Vol 1971, n°1, pp234-239
    • b. avec Burkhard Strumpel et Ernest Zahn, "Aspirations and Affluence: Comparative Studies in the United States and Western Europe", New York: McGraw-Hill
  • 1972, "Inflation and the Consumer", Brookings Papers on Economic Activity, Vol 1972, n°3, pp788-790
  • 1974, "Psychology and Consumer Economics", Journal of Consumer Research, Vol 1, n°1, Jun., pp1-8
  • 1975, "Psychological economics", Elsevier Scientific Pub. Co.
  • 1977, "At home: A New Economic Era", Challenge, Vol 20, n°3, July/August, pp52-53
  • 1978,
    • a. avec Vernon L. Smith, “Discussion”, American Economic Review, Vol 68, n°2, May, pp75-77
    • b. avec Burkhard Strumpel, "A new economic era", Elsevier Science & Technology Books
    • c. "The Pies Not Growing", The Wilson Quarterly, Vol 2, n°1, Winter, p191
  • 1980,
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    • b. avec James Morgan, "Essays on Behavioral Economics. Survey Research Centers", Institute for Social Research, The University of Michigan

Littérature secondaire

  • 1940, Edwin R. Guthrie, , commentaire du livre de George Katona, "Organizing and memorizing: studies in the psychology of learning and teaching", Psychological Bulletin, Vol 37(10), Dec, pp820-823
  • 1967, Robert Ferber, "Anticipations Statistics and Consumer Behavior: A Rejoinder" [to George Katona], The American Statistician, Vol 21, n°2, Apr., p14
  • 1970,
    • Dorothy S. Brady, commentaire du livre de George Katona et d'Eva Mueller, "Consumer Response to Income Increases", Journal of Marketing Research, Vol 7, n°2, May, pp266-267
    • Kamara Laï, commentaire du livre de George Katona, "Analyse psychologique du comportement économique", Tiers-Monde, Vol 11, n°44, p898
  • 1972, Burkhard Strumpel, James Morgan et Earnest Zahn, dir., "Human Behavior in Economic Affairs: Essays in Honor of George Katona", San Francisco
  • 1974, Jean Crockett, Gwen J. Bymers et Nelson N. Foote, "Commentaries on Katona, "Psychology and Consumer Economics"", Journal of Consumer Research, Vol 1, n°1, Jun., pp9-12
  • 1975, Gil Goodwin, "George Katona Breaks New Ground", The American Journal of Economics and Sociology, Vol 34, n°3, Jul., pp307-308
  • 1982, K. E. Warneryd, "The Life and Work of George Katona", Journal of Economic Psychology, Vol 2, n°1, pp1-31
  • 1984,
    • L. A. Coser, "George Katona (1901–1977), Peter Drucker (1909–), and Fritz Redlich (1892–1978): three innovating students of economic behavior", In: L. A. Coser, dir., Refugee Scholars in America: Their Impact and Their Experiences, New Haven, Conn.: Yale University Press, pp180–183
    • Richard Curtin, "Curtin on Katona", In: Henry Spiegel et Warren Samuels, dir., "Contemporary Economists in Perspective", Greenwich: JAI Press, pp495-522
  • 2011, Hamid Hosseini, "George Katona : A founding father of old behavioral economics", Journal of Socio-Economics, pp977-984
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