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Howard Aldrich : Différence entre versions

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(Une perspective évolutionnaire de l'entreprise)
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Howard Aldrich est surtout connu pour son travail dans l'application d'une perspective évolutionnaire de l'entreprise et par ses travaux sur l'émergence et le changement organisationnel. Pour mener à bien sa tâche, il reprend les travaux de l'[[épistémologie]] évolutionnaire de Campbell, lui-même s'inspirant des travaux de [[Charles Darwin]] et des trois concepts majeurs : variation, sélection, rétention. Howard Aldrich cherche à comprendre comment des variations aveugles peuvent commencer un processus d'action et de réaction qui vont mener à la formation d'[[opportunités]]. D'une manière évolutive, le rôle de la variation aveugle met l'accent sur la façon dont les systèmes sociaux peuvent émerger sans qu'il existe une planification ou une prévoyance auto-consciente de l'action individuelle. Howard Aldrich précise que les variations aveugles sont les matières premières du processus de sélection qui servent à choisir les opportunités qui conviennent le mieux. Les individus peuvent émettre des hypothèses sur la façon dont un marché réagira à leurs efforts, mais les entrepreneurs ne peuvent pas voir la fin dès le début de leur action. Dans cette optique, l'avenir dépend des actions individuelles et des choix non déterministes. Il n'y a pas de "fin" jusqu'à ce que le processus de création se déroule, c'est-à-dire que les opportunités ne peuvent exister que lorsqu'elles sont mises en action dans un processus itératif d'actions et de réactions.
 
Howard Aldrich est surtout connu pour son travail dans l'application d'une perspective évolutionnaire de l'entreprise et par ses travaux sur l'émergence et le changement organisationnel. Pour mener à bien sa tâche, il reprend les travaux de l'[[épistémologie]] évolutionnaire de Campbell, lui-même s'inspirant des travaux de [[Charles Darwin]] et des trois concepts majeurs : variation, sélection, rétention. Howard Aldrich cherche à comprendre comment des variations aveugles peuvent commencer un processus d'action et de réaction qui vont mener à la formation d'[[opportunités]]. D'une manière évolutive, le rôle de la variation aveugle met l'accent sur la façon dont les systèmes sociaux peuvent émerger sans qu'il existe une planification ou une prévoyance auto-consciente de l'action individuelle. Howard Aldrich précise que les variations aveugles sont les matières premières du processus de sélection qui servent à choisir les opportunités qui conviennent le mieux. Les individus peuvent émettre des hypothèses sur la façon dont un marché réagira à leurs efforts, mais les entrepreneurs ne peuvent pas voir la fin dès le début de leur action. Dans cette optique, l'avenir dépend des actions individuelles et des choix non déterministes. Il n'y a pas de "fin" jusqu'à ce que le processus de création se déroule, c'est-à-dire que les opportunités ne peuvent exister que lorsqu'elles sont mises en action dans un processus itératif d'actions et de réactions.
  
Martha A. Martinez et Howard Aldrich ([[2010]]) ont analysé le processus de la sélection entrepreneuriale multi-niveaux en appliquant trois niveaux différents de construction sociale : les organisations, les populations et les communautés. Leur but fut de souligner la tension entre les forces de sélection dans ces trois niveaux qui affectent les variations générées par les entrepreneurs. Parfois, ces forces travaillent en concert et parfois elles ne le font pas. Ils utilisent deux concepts importants dans leur analyse. Tout d'abord, il adopte le concept de l'[[entrepreneur naissant]] qui perçoit le processus chaotique et désordonné de la création d'une nouvelle entreprise. D'autre part, ils font la distinction entre un innovateur et un réplicateur. En effet, la plupart des nouvelles entreprises sont des réplications. La reproduction des formes organisationnelles est la norme plutôt que l'exception. Le développement en stratégie marketing par le système de la franchise est un exemple classique d'une réplication, car dès le départ, les nouveaux établissements sont destinés à être identiques. Martha A. Martinez et Howard Aldrich décrivent le processus entrepreneurial comme une forme de construction sociale qui va au-delà de l'entreprise elle-même depuis la création des populations et des communautés. Contrairement à l'avis que tout commence par l'entreprise dans l'économie, c'est l'action collective, au début de la vie d'une population, qui affecte les entreprises lesquelles prospèrent ou ne le font pas. Dans leur théorie évolutionnaire, les auteurs présentent l'idée que la survie d'une entreprise, d'une population ou d'une communauté dépend autant de l'existence de forces environnementales favorables que de l'efficacité des entrepreneurs individuels. Ceci est particulièrement important pour les entrepreneurs innovateurs créant de nouvelles organisations, populations et communautés. Les auteurs associent l'action collective à la psychologie sociale ([[cognition entrepreneuriale]]) qui offre la capacité aux entrepreneurs de façonner leur environnement.
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Martha A. Martinez et Howard Aldrich ([[2010]]) ont analysé le processus de la sélection entrepreneuriale multi-niveaux en appliquant trois niveaux différents de construction sociale : les organisations, les populations et les communautés. Leur but fut de souligner la tension entre les forces de sélection dans ces trois niveaux qui affectent les variations générées par les entrepreneurs. Parfois, ces forces travaillent en concert et parfois elles ne le font pas. Ils utilisent deux concepts importants dans leur analyse. Tout d'abord, il adopte le concept de l'[[entrepreneur naissant]] qui perçoit le processus chaotique et désordonné de la création d'une nouvelle entreprise. D'autre part, ils font la distinction entre un innovateur et un réplicateur. En effet, la plupart des nouvelles entreprises sont des réplications. La reproduction des formes organisationnelles est la norme plutôt que l'exception. Le développement en stratégie marketing par le système de la franchise est un exemple classique d'une réplication, car dès le départ, les nouveaux établissements sont destinés à être identiques. Martha A. Martinez et Howard Aldrich décrivent le processus entrepreneurial comme une forme de construction sociale qui va au-delà de l'entreprise elle-même depuis la création des populations et des communautés. Contrairement à l'avis que tout commence par l'entreprise dans l'économie, c'est l'action collective, au début de la vie d'une population, qui affecte les entreprises lesquelles prospèrent ou ne le font pas. Dans leur théorie évolutionnaire, les auteurs présentent l'idée que la survie d'une entreprise, d'une population ou d'une communauté dépend autant de l'existence de forces environnementales favorables que de l'efficacité des entrepreneurs individuels. Ceci est particulièrement important pour les entrepreneurs innovateurs créant de nouvelles organisations, populations et communautés. Les auteurs associent l'action collective à la psychologie sociale ([[cognition entrepreneuriale]]) qui offre la capacité aux entrepreneurs de façonner leur environnement. Aldrich, Renzulli et Langton ([[1998]]) soutiennent que les individus ont des capacités différentes en raison de leurs différents capitaux humains en général (comme l'âge, le sexe, les années de scolarité et l'expérience de travail) et de leur capitaux humains spécifiques (comme l'éducation pertinente avec leur emploi, l'expérience dans l'industrie, des parents qui sont indépendants, les réseaux sociaux qu'ils occupent, etc.)
  
 
== Publications ==
 
== Publications ==

Version du 16 janvier 2020 à 17:31

Howard E. Aldrich, né en 1943, est un universitaire américain, professeur de stratégie et d'entreprenariat à la Kenan Flagler Business school de l'Université de Caroline du Nord, située à Chapel Hill. Il est également chercheur associé à la faculté de stratégie et d'entrepreneuriat à l'Université de Duke Fuqua School of Business. Ses principaux intérêts de recherche portent sur l'esprit d'entreprise, la formation de l'équipe, la théorie évolutionaire de l'entreprise, la sociologie économique et les questions de genre et d'inégalité dans l'accès à l'entrepreneuriat.

Une perspective évolutionnaire de l'entreprise

Howard Aldrich est surtout connu pour son travail dans l'application d'une perspective évolutionnaire de l'entreprise et par ses travaux sur l'émergence et le changement organisationnel. Pour mener à bien sa tâche, il reprend les travaux de l'épistémologie évolutionnaire de Campbell, lui-même s'inspirant des travaux de Charles Darwin et des trois concepts majeurs : variation, sélection, rétention. Howard Aldrich cherche à comprendre comment des variations aveugles peuvent commencer un processus d'action et de réaction qui vont mener à la formation d'opportunités. D'une manière évolutive, le rôle de la variation aveugle met l'accent sur la façon dont les systèmes sociaux peuvent émerger sans qu'il existe une planification ou une prévoyance auto-consciente de l'action individuelle. Howard Aldrich précise que les variations aveugles sont les matières premières du processus de sélection qui servent à choisir les opportunités qui conviennent le mieux. Les individus peuvent émettre des hypothèses sur la façon dont un marché réagira à leurs efforts, mais les entrepreneurs ne peuvent pas voir la fin dès le début de leur action. Dans cette optique, l'avenir dépend des actions individuelles et des choix non déterministes. Il n'y a pas de "fin" jusqu'à ce que le processus de création se déroule, c'est-à-dire que les opportunités ne peuvent exister que lorsqu'elles sont mises en action dans un processus itératif d'actions et de réactions.

Martha A. Martinez et Howard Aldrich (2010) ont analysé le processus de la sélection entrepreneuriale multi-niveaux en appliquant trois niveaux différents de construction sociale : les organisations, les populations et les communautés. Leur but fut de souligner la tension entre les forces de sélection dans ces trois niveaux qui affectent les variations générées par les entrepreneurs. Parfois, ces forces travaillent en concert et parfois elles ne le font pas. Ils utilisent deux concepts importants dans leur analyse. Tout d'abord, il adopte le concept de l'entrepreneur naissant qui perçoit le processus chaotique et désordonné de la création d'une nouvelle entreprise. D'autre part, ils font la distinction entre un innovateur et un réplicateur. En effet, la plupart des nouvelles entreprises sont des réplications. La reproduction des formes organisationnelles est la norme plutôt que l'exception. Le développement en stratégie marketing par le système de la franchise est un exemple classique d'une réplication, car dès le départ, les nouveaux établissements sont destinés à être identiques. Martha A. Martinez et Howard Aldrich décrivent le processus entrepreneurial comme une forme de construction sociale qui va au-delà de l'entreprise elle-même depuis la création des populations et des communautés. Contrairement à l'avis que tout commence par l'entreprise dans l'économie, c'est l'action collective, au début de la vie d'une population, qui affecte les entreprises lesquelles prospèrent ou ne le font pas. Dans leur théorie évolutionnaire, les auteurs présentent l'idée que la survie d'une entreprise, d'une population ou d'une communauté dépend autant de l'existence de forces environnementales favorables que de l'efficacité des entrepreneurs individuels. Ceci est particulièrement important pour les entrepreneurs innovateurs créant de nouvelles organisations, populations et communautés. Les auteurs associent l'action collective à la psychologie sociale (cognition entrepreneuriale) qui offre la capacité aux entrepreneurs de façonner leur environnement. Aldrich, Renzulli et Langton (1998) soutiennent que les individus ont des capacités différentes en raison de leurs différents capitaux humains en général (comme l'âge, le sexe, les années de scolarité et l'expérience de travail) et de leur capitaux humains spécifiques (comme l'éducation pertinente avec leur emploi, l'expérience dans l'industrie, des parents qui sont indépendants, les réseaux sociaux qu'ils occupent, etc.)

Publications

  • 1976, avec J. Pfeffer, "Environments of organizations", Annual Review of Sociology, Vol 2, pp79–105
  • 1979, "Organizations and environments", Englewood Cliffs: Prentice-Hall
  • 1982, avec S. Mueller, "The evolution of organizational forms: Technology, coordination, and control", In B. M. Staw, L. L. Cummings, dir., "Research in Organizational Behavior", Vol 4, Greenwich: JAI
  • 1984,
    • a. avec Ellen Auster, "Small Business Vulnerability, Ethnic Enclaves and Ethnic Enterprise", In: Robin Ward, Richard Jenkins, dir., "Ethnic Communitiesin Business: Strategies for Economic Survival", Cambridge: Cambridge University Press, pp39-54
    • b. avec Trevor P. Jones, David McEvoy, "Ethnic Advantage and Minority Business Development", In: Robin Ward, Richard Jenkins, dir., "Ethnic Communities in Business: Strategies for Economic Survival", Cambridge: Cambridge University Press, pp189-210
  • 1986,
    • a. avec Catherine Zimmer, "Entrepreneurship and opportunity recognition", Small Business Economics, Vol 24, pp249-265
    • b. avec Catherine Zimmer, "Entrepreneurship through social networks", In: Donald L. Sexton, Raymond W. Smiler, dir., "The Art and Science of Entrepreneurship", Ballinger, Cambridge, MA, pp3-23
    • c. avec Ellen Auster, "Even dwarfs started small: Liabilities of size and age and their strategic implication", Research in Organizational Behavior, Vol 8, pp65-198
  • 1987, avec Ben Rosen, William Woodward, "The Impact of Social Networks on Business Foundings and Profit in a Longitudinal Study", In: Frontiers of Entrepreneurship Research, Wellesley, Massachusetts: Babson College, pp154-168
  • 1990,
    • a. "Using an ecological perspective to study organizational founding rates", Entrepreneurship Theory and Practice, Vol 14, n°3, pp7-24
    • b. avec Roger D. Waldinger, "Ethnicity and Entrepreneurship", In: W. Richard Scott, Judith Blake, dir., "Annual Review of Sociology", Vol 16, pp111-135
    • c. avec Roger D. Waldinger, Robin Ward, "Ethnic Entrepreneurs: Immigrant Businesses in Industrial Societies", Beverly Hills, CA: Sage Publications
    • d. avec Roger D. Waldinger, "Trends in Ethnic Business in the United States", in Roger D. Waldinger, Howard Aldrich, Robin Ward, dir., "Ethnic Entrepreneurs: Immigrant Business in Industrial Societies", Newbury Park, California: Sage, pp49-78
    • e. avec Roger D. Waldinger, Robin Ward, "Opportunities, Group Characteristics and Strategies", In: Roger D. Waldinger, Howard Aldrich, Robin Ward, dir., "Ethnic Entrepreneurs: Immigrant Business in Industrial Societies", Newbury Park, California: Sage, pp13-48
    • f. avec Roger D. Waldinger, David McEvoy, "Spatial Dimensions of Opportunity Structures", In: Roger D. Waldinger, Howard Aldrich, Robin Ward, dir., "Ethnic Entrepreneurs: Immigrant Business in Industrial Societies", Newbury Park, California: Sage, pp106-130
  • 1991, avec Paola Dubini, "Personal and Extended Networks are Central to the Entrepreneurship Process", Journal of Business Venturing, Vol 6, n°5, September, pp305-313
  • 1993, avec G. Wiedenmayer, J. Katz, "From traits to rates: An ecological perspective on organizational foundings", In: J. A. Katz, R. H. Brockhaus, dir., "Advances in Entrepreneurship, Firm Emergence, and Growth", JAI Press, Greenwich, CT, pp145–195
  • 1994,
    • a. avec C. M. Fiol, "Fools rush in? The institutional context of industry creation", Academy of Management Review, 19(4), pp645–670
    • b. avec Ted Baker, "Friends and strangers: Early hiring practices and idiosyncratic jobs", In: Bygrave et al., dir., "Frontiers of entrepreneurship research", Babson Park, MA: Babson College, pp75-87
  • 1996, avec Ted Baker, "Prometheus Stretches: Building Identity and Cumulative Knowledge in Multiemployer Careers", In: Michael B. Arthu, Denise M. Rousseau, dir., "The Boundaryless Career", New York: Oxford, pp132-149
  • 1997,
    • a. avec Ted Baker, "Blinded by the cites? Has there been progress in entrepreneurship research?", In: D. L. Sexton, R. W. Smilor, dir., "Entrepreneurship 2000", Chicago: Upstart, pp377–401
    • b. avec Ted Baker, N. Liou, "Invisible entrepreneurs: the neglect of women business owners by mass media and scholarly journals in the USA", Entrepreneurship & Regional Development, 9(3), pp221–238
  • 1998,
    • a. avec Ted Baker, Michele Kremen Bolton, Toshihiro Sasaki, "Information Exchange and Governance Structures in U.S. and Japanese R&D Consortia: Institutional and Organizational Influences", IEEE Transactions on Engineering Management, 45(3), pp263-275
    • b. avec L. A. Renzulli, N. Langton, "Passing on privilege: Resources provided by self-employed parents to their self-employed children", Research and Social Mobility, Vol 16, pp291-317
  • 1999,
    • a. avec A. L. Kenworthy, "The accidental entrepreneur: Campbellian antinomies and organizational foundings", In: J. A. C. Baum, B. McKelvey, dir., "Variations in Organization Science: In Honor of Donald T. Campbell, Thousand Oaks, CA: Sage, pp19–33
    • b. "Organizations evolving", London: Sage Publications
    • c. avec Ted Baker, "The Trouble with Gurus: Responses to Dependence and the Emergence of Employment Practices in Entrepreneurial Firms", Frontiers of Entrepreneurship Research, Babson College, Wellesley, MA., pp1-14
  • 2000, avec J. Moody, L. A. Renzulli, "Family matters: gender, networks, and entrepreneurial outcomes", Social Forces, 79(2), pp523–546
  • 2001, avec Ted Baker, "Learning and Legitimacy: Entrepreneurial Responses to Constraints on the Emergence of New Populations", In: Claudia Bird Schoonhoven, Elaine Romanelli, dir., "The Entrepreneurship Dynamic: Origins of Entrepreneurship and its Role in Industry Creation and Evolution", Stanford University Press, pp207-235
  • 2003, avec J. E. Cliff, "The pervasive effects of family on entrepreneurship: Toward a family embeddedness perspective", Journal of Business Venturing, 18(5), pp573–596
  • 2005, avec L. A. Renzulli, "Who can you turn to? Tie activation within core business discussion networks", Social Forces, 84(1), pp323–341
  • 2006, avec Martin Ruef, "Organizations Evolving", Thousand Oaks, CA: Sage, (2nd ed.)
  • 2008, avec Geoffrey Hodgson, D. L. Hull, T. Knudsen, J. Mokyr, Viktor Vanberg, "In defense of generalized Darwinism", Journal of Evolutionary Economics, Vol 18, pp577-596
  • 2009, 'Lost in space, out of time: Why and how we should study organizations comparatively', In: B. G. King, T. Felin, D. A. Whetten, dir., "Studying Differences between Organizations: Comparative Approaches to Organizational Research", (Research in the Sociology of Organizations, Vol 26). Bingley: Emerald Group publishing limited, pp21–44
  • 2016,
    • a. avec S. Lippmann, "A rolling stone gathers momentum: generational units, collective memory, and Entrepreneurship", Academy of Management Review, 41(4), pp658–675
    • b. avec S. Lippmann, "The temporal dimension of context", In: Friederike Welter, William B. Gartner, dir., "A research agenda for entrepreneurship and context", Cheltenham: Edward Elgar, pp54–64
  • 2017, "Fifty years in the making: my career as a scholar of organizations and entrepreneurship", In: David Audretsch, E. E. Lehmann, dir., "The Routledge Companion to the Makers of Modern Entrepreneurship", New York: Routledge, pp14-31
  • 2018, avec Martin Ruef, "Unicorns, gazelles, and other distractions on the way to understanding real entrepreneurship in America", Academy of Management Perspectives, Vol 32, n°4, pp458-

Littérature secondaire

  • 2017, Bernard Forgues, "Howard E. Aldrich – Évolution, variation, entrepreneuriat", In: Sandra Charreire Petit, Isabelle Huault, dir, "Les Grands Auteurs en Management", Éditeur : EMS Editions, Collection : Grands auteurs, pp80-96