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James Ahiakpor : Différence entre versions

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'''James C. W. Ahiakpor''', né au Ghana, en Afrique de l'Ouest, est Professeur et Président du Département Economique au California State University, à Hayward. Il est diplômé de l'université du Ghana, à Legon, en [[1971]] (B.Sc. en économie) suivi d'un master en économie en [[1974]] avec un mémoire intitulé : "Les Fonctions de l'emploi dans certaines industries ghanéennes". Il continua ses études au Canada à l'université du British Columbia, à Vancouver où il obtient un Master en économie en [[1977]]. Il termine ses études à l'Université de Toronto avec un Doctorat en 981 avec une thèse : "Le rôle de l'investissement étranger direct pour le développement de l'industrie manufacturière : le cas du Ghana".
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'''James C. W. Ahiakpor''', né au Ghana, en Afrique de l'Ouest, est Professeur et Président du Département Economique au California State University, à Hayward. Il est diplômé de l'université du Ghana, à Legon, en [[1971]] (B.Sc. en économie) suivi d'un master en économie en [[1974]] avec un mémoire intitulé : "Les Fonctions de l'emploi dans certaines industries ghanéennes". Il continua ses études au Canada à l'université du British Columbia, à Vancouver où il obtient un Master en économie en [[1977]]. Il termine ses études à l'Université de Toronto avec un Doctorat, en [[1981]], avec une thèse : "Le rôle de l'investissement étranger direct pour le développement de l'industrie manufacturière : le cas du Ghana".
  
Cet économiste est assez favorable au système de l'économie de marché mais est relativement critique vis à vis des principaux auteurs de l'[[école autrichienne d'économie]] ([[Murray Rothbard]], [[Israel Kirzner]]).
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Cet économiste, défenseur de l'école classique ([[Adam Smith]], [[David Ricardo]]), est assez favorable au système de l'économie de marché mais est relativement critique vis à vis des principaux auteurs de l'[[école autrichienne d'économie]] ([[Murray Rothbard]], [[Israel Kirzner]]).
  
 
Parmi ses domaines de compétences, il s'est concentré sur la théorie du [[capital]] et du [[taux d'intérêt]] en s'appuyant sur les apports d'auteurs prestigieux comme [[Eugen Böhm-Bawerk]], [[Irving Fisher]], [[Knut Wicksell]] et [[Friedrich Hayek]].
 
Parmi ses domaines de compétences, il s'est concentré sur la théorie du [[capital]] et du [[taux d'intérêt]] en s'appuyant sur les apports d'auteurs prestigieux comme [[Eugen Böhm-Bawerk]], [[Irving Fisher]], [[Knut Wicksell]] et [[Friedrich Hayek]].
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Il est très critique vis à vis de [[John Maynard Keynes]] pour son interprétation erronée du «capital» dans la théorie de l'intérêt des économistes classiques. Selon "le paradoxe de l'épargne", qu'avance Keynes dans sa "Théorie générale", en [[1936]], l'épargne est le paradoxe de la pauvreté dans un milieu d'abondance. L'épargne au niveau national serait mauvaise pour l'économie lorsque les individus décident de mettre de l'argent de côté plutôt que de consommer plus. Ils priveraient les producteurs de la demande potentielle du marché. En conséquence, la production se contracte, les gens sont moins embauchés, les revenus sont moins bien distribués, et la communauté, dans son ensemble, devient plus pauvre. Et, selon Keynes, les taux d'intérêt ne sont pas censés réagir aux désirs changeants du public à épargner. Rares sont les économistes qui ont remis en question cette analyse keynesienne fantaisiste. [[Henry Hazlitt]] a tenté de dissuader la majorité de la communauté universitaire en économie d'enseigner la doctrine que l'augmentation de l'épargne est un vice public. Mais il a malheureusement pratiquement échoué dans sa tentative, précise James Ahiakpor. La définition de l'épargne par Keynes est erronée. L'acte d'épargner n'est une thésaurisation, ce n'est pas un acte négatif de s'abstenir de dépenser l'ensemble de [ses] revenus réels, comme l'affirme Keynes affirme dans son Traité sur la monnaie. Mais, l'épargne consiste à dépenser en actif productif pour obtenir des revenus futurs. Par conséquent, l'augmentation de l'épargne ne diminue pas les dépenses totales, mais elle ne fait que déplacer la composition des dépenses vers plus d'investissements ou plus de biens de production et moins en direction vers la satisfaction immédiate de la consommation.
 
Il est très critique vis à vis de [[John Maynard Keynes]] pour son interprétation erronée du «capital» dans la théorie de l'intérêt des économistes classiques. Selon "le paradoxe de l'épargne", qu'avance Keynes dans sa "Théorie générale", en [[1936]], l'épargne est le paradoxe de la pauvreté dans un milieu d'abondance. L'épargne au niveau national serait mauvaise pour l'économie lorsque les individus décident de mettre de l'argent de côté plutôt que de consommer plus. Ils priveraient les producteurs de la demande potentielle du marché. En conséquence, la production se contracte, les gens sont moins embauchés, les revenus sont moins bien distribués, et la communauté, dans son ensemble, devient plus pauvre. Et, selon Keynes, les taux d'intérêt ne sont pas censés réagir aux désirs changeants du public à épargner. Rares sont les économistes qui ont remis en question cette analyse keynesienne fantaisiste. [[Henry Hazlitt]] a tenté de dissuader la majorité de la communauté universitaire en économie d'enseigner la doctrine que l'augmentation de l'épargne est un vice public. Mais il a malheureusement pratiquement échoué dans sa tentative, précise James Ahiakpor. La définition de l'épargne par Keynes est erronée. L'acte d'épargner n'est une thésaurisation, ce n'est pas un acte négatif de s'abstenir de dépenser l'ensemble de [ses] revenus réels, comme l'affirme Keynes affirme dans son Traité sur la monnaie. Mais, l'épargne consiste à dépenser en actif productif pour obtenir des revenus futurs. Par conséquent, l'augmentation de l'épargne ne diminue pas les dépenses totales, mais elle ne fait que déplacer la composition des dépenses vers plus d'investissements ou plus de biens de production et moins en direction vers la satisfaction immédiate de la consommation.
 
  
  
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** a. “A Paradox of Thrift or Keynes’s Misrepresentation of Saving in the Classical Theory of Growth?”, Southern Economic Journal, Vol 62, July, pp16-33
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** a. “A Paradox of Thrift or Keynes’s Misrepresentation of Saving in the Classical Theory of Growth?”, Southern Economic Journal, Vol 62, n°1, July, pp16-33
 
** b. [http://www.thefreemanonline.org/featured/why-economists-need-to-speak-the-language-of-the-marketplace/ Why Economists Need to Speak the Language of the Marketplace], [[The Freeman]], December, Vol 45, n°12
 
** b. [http://www.thefreemanonline.org/featured/why-economists-need-to-speak-the-language-of-the-marketplace/ Why Economists Need to Speak the Language of the Marketplace], [[The Freeman]], December, Vol 45, n°12
  
 
* [[1997]],  
 
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** a. "Austrian Capital Theory: Help or Hindrance?”, Journal of the History of Economic Thought, Fall, Vol 19, pp261-285
 
** a. "Austrian Capital Theory: Help or Hindrance?”, Journal of the History of Economic Thought, Fall, Vol 19, pp261-285
** b. "Full Employment: A Classical Assumption or Keynes's Rhetorical Device?", Southern Economic Journal, 64, July, pp56-74
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** b. "Full Employment: A Classical Assumption or Keynes's Rhetorical Device?", Southern Economic Journal, Vol 64, n°1, July, pp56-74
  
 
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* [[1998]], "Keynes and the Classics Reconsidered", Boston, MA: Kluwer Academic Publishers
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** b. "Hawtrey on the Keynesian Multiplier: A Question of Cognitive Dissonance?", History of Political Economy, Vol 32, n°4, Winter, pp889-908
 
** b. "Hawtrey on the Keynesian Multiplier: A Question of Cognitive Dissonance?", History of Political Economy, Vol 32, n°4, Winter, pp889-908
  
* [[2001]], "On the Mythology of the Keynesian Multiplier", American Journal of Economics and Sociology, 60, October, pp745-773
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* [[2001]], "On the Mythology of the Keynesian Multiplier: Unmasking the Myth and the Inadequacies of Some Earlier Criticisms", American Journal of Economics and Sociology, Vol 60, n°4, October, pp745-773
  
 
* [[2003]],  
 
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== Liens externes ==
 
== Liens externes ==
  
* [http://eh.net/book_reviews/classical-macroeconomics-some-modern-variations-and-distortions Commentaire du livre de] James Ahiakpor, "Classical Macroeconomics: Some Modern Variations and Distortions" par Marin Muzhani, le 27 décembre 2005 sur le site EH.net
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* [http://eh.net/book_reviews/classical-macroeconomics-some-modern-variations-and-distortions Commentaire du livre de] James Ahiakpor, "Classical Macroeconomics: Some Modern Variations and Distortions" par Marin Muzhani, le 27 décembre [[2005]] sur le site EH.net
  
  

Version du 2 juin 2011 à 10:12

James C. W. Ahiakpor, né au Ghana, en Afrique de l'Ouest, est Professeur et Président du Département Economique au California State University, à Hayward. Il est diplômé de l'université du Ghana, à Legon, en 1971 (B.Sc. en économie) suivi d'un master en économie en 1974 avec un mémoire intitulé : "Les Fonctions de l'emploi dans certaines industries ghanéennes". Il continua ses études au Canada à l'université du British Columbia, à Vancouver où il obtient un Master en économie en 1977. Il termine ses études à l'Université de Toronto avec un Doctorat, en 1981, avec une thèse : "Le rôle de l'investissement étranger direct pour le développement de l'industrie manufacturière : le cas du Ghana".

Cet économiste, défenseur de l'école classique (Adam Smith, David Ricardo), est assez favorable au système de l'économie de marché mais est relativement critique vis à vis des principaux auteurs de l'école autrichienne d'économie (Murray Rothbard, Israel Kirzner).

Parmi ses domaines de compétences, il s'est concentré sur la théorie du capital et du taux d'intérêt en s'appuyant sur les apports d'auteurs prestigieux comme Eugen Böhm-Bawerk, Irving Fisher, Knut Wicksell et Friedrich Hayek.

Critique de l'économie keynésienne

Il est très critique vis à vis de John Maynard Keynes pour son interprétation erronée du «capital» dans la théorie de l'intérêt des économistes classiques. Selon "le paradoxe de l'épargne", qu'avance Keynes dans sa "Théorie générale", en 1936, l'épargne est le paradoxe de la pauvreté dans un milieu d'abondance. L'épargne au niveau national serait mauvaise pour l'économie lorsque les individus décident de mettre de l'argent de côté plutôt que de consommer plus. Ils priveraient les producteurs de la demande potentielle du marché. En conséquence, la production se contracte, les gens sont moins embauchés, les revenus sont moins bien distribués, et la communauté, dans son ensemble, devient plus pauvre. Et, selon Keynes, les taux d'intérêt ne sont pas censés réagir aux désirs changeants du public à épargner. Rares sont les économistes qui ont remis en question cette analyse keynesienne fantaisiste. Henry Hazlitt a tenté de dissuader la majorité de la communauté universitaire en économie d'enseigner la doctrine que l'augmentation de l'épargne est un vice public. Mais il a malheureusement pratiquement échoué dans sa tentative, précise James Ahiakpor. La définition de l'épargne par Keynes est erronée. L'acte d'épargner n'est une thésaurisation, ce n'est pas un acte négatif de s'abstenir de dépenser l'ensemble de [ses] revenus réels, comme l'affirme Keynes affirme dans son Traité sur la monnaie. Mais, l'épargne consiste à dépenser en actif productif pour obtenir des revenus futurs. Par conséquent, l'augmentation de l'épargne ne diminue pas les dépenses totales, mais elle ne fait que déplacer la composition des dépenses vers plus d'investissements ou plus de biens de production et moins en direction vers la satisfaction immédiate de la consommation.


Publications

  • 1982,
    • a. avec J. L. Carr, "Ricardo on the Non-Neutrality of Money in a World of Taxes", History of Political Economy, Vol 14, n°2, pp147-165
    • b. "Henry Thornton and the Development of Ricardo's Economic Thought: A Comment", History of Political Economy, Vol 14, n°1, pp112-114
      • Repris en 1991, In: Mark Blaug, dir., "Pioneers in Economics: Henry Thornton, Jeremy Bentham, James Lauderdale, Simone de Sismondi", Edward Elgar, pp331-333
  • 1984, "The Profits of Foreign Firms in a Less Developed Country: Ghana", In: B. M. Wolf, dir., Administrative Sciences Association of Canada (International Business Division), vol 5, part 8,
    • Repris en 1986, Journal of Development Economics, Vol 22, n°2, pp321-335
  • 1985,
    • a. "Ricardo on Money: The Operational Significance of the Non-neutrality of Money in the Short Run", History of Political Economy, Vol 17, n°1, Spring, pp17-30
      • Repris en 1991, In: Mark Blaug, dir., Pioneers in Economics: David Ricardo (1772-1823), Edward Elgar, pp55-68
    • b. "The Success and Failure of Dependency Theory: The Experience of Ghana", International Organization, Vol 39, n°3, summer, pp535–552
  • 1986,
    • a. "The Capital Intensity of Foreign, Private Local and State Owned Firms in a Less Developed Country: Ghana", Journal of Development Economics, Vol 20, n°1, pp145-162
    • b. "Regulation and the Consumer Interest", In: Walter E. Block, dir., "Reaction: The New Combines Investigation Act", Vancouver, B.C.: The Fraser Institute, pp140-154
  • 1988, "Recognizing 'Left' from 'Right' in Ghana: A Comment on Ninsin", Canadian Journal of African Studies, Vol 22, n°1, pp132-136
  • 1989,
    • a. The Economic Consequences of Political Independence: The Case of Bermuda, Vancouver, B.C.: The Fraser Institute
    • b. "Drawing Misleading Conclusions from One-period Data: A Comment on Anyinam", Canadian Journal of African Studies, Vol 23, n°2, pp295-296
    • c. avec Saleh Amirkhalkhali, "On the Difficulty of Eliminating Deficits with Higher Taxes: Some Canadian Evidence", Southern Economic Journal, Vol 56, n°1, July, pp24-31
    • d. "Do Firms Choose Inappropriate Technology in LDCs?", Economic Development and Cultural Change, Vol 37, n°3, April, pp557-571
  • 1990,
    • a. "On Keynes's Misinterpretation of "Capital" in the Classical Theory of Interest", History of Political Economy, Vol 22, n°3, Fall, pp507-528
    • b. Multinationals and Economic Development: An Integration of Competing Theories, London and New York: Routledge
  • 1991, "Rawlings, Economic Policy Reform and the Poor: Consistency or Betrayal?", Journal of Modern African Studies, Vol 29, n°4, pp583-600
  • 1992, "Rashid on Adam Smith: In Need of Proof", Journal of Libertarian Studies, Vol 10, Fall, pp171-180
  • 1997,
    • a. "Austrian Capital Theory: Help or Hindrance?”, Journal of the History of Economic Thought, Fall, Vol 19, pp261-285
    • b. "Full Employment: A Classical Assumption or Keynes's Rhetorical Device?", Southern Economic Journal, Vol 64, n°1, July, pp56-74
  • 1998, "Keynes and the Classics Reconsidered", Boston, MA: Kluwer Academic Publishers
  • 2001, "On the Mythology of the Keynesian Multiplier: Unmasking the Myth and the Inadequacies of Some Earlier Criticisms", American Journal of Economics and Sociology, Vol 60, n°4, October, pp745-773
  • 2003,
    • a. "Classical Macroeconomics: Some Modern Variations and Distortions", New York: Routledge, ISBN 0-415-15332-8
    • b. "Say's Law: Keynes's Success with its Misrepresentation", In: Steven Kates, dir., Two Hundred Years of Say's Law, Cheltenham, UK: Edward Elgar
  • 2005,
    • a. Classical Macroeconomics: Correcting Some Misrepresentations in Gootzeit's Review Article, History of Economic Ideas, Vol 13, n°2, pp161-169
    • b. Comments on 'Is there racism in economic research?', European Journal of Political Economy, Vol 21, September, pp781-789
    • c. "George Reisman on National Income Accounting: A Correction", American Journal of Economics and Sociology, Vol 64, n°2, April, pp715-717

Littérature secondaire

  • 2008, Roger W. Garrison, "Ahiakpor on Mises and Forced Saving: A Rejoinder", History of Political Economy, 40(2), pp397-405

Liens externes

  • Commentaire du livre de James Ahiakpor, "Classical Macroeconomics: Some Modern Variations and Distortions" par Marin Muzhani, le 27 décembre 2005 sur le site EH.net