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James Ahiakpor

De Wikiberal
Révision datée du 1 juin 2011 à 23:02 par Ludovic Sesim (discussion | contributions) (Publications)

James C. W. Ahiakpor, né au Ghana, en Afrique de l'Ouest, est Professeur et Président du Département Economique au California State University, à Hayward. Il est diplômé de l'université du Ghana, à Legon, en 1971 (B.Sc. en économie) suivi d'un master en économie en 1974 avec un mémoire intitulé : "Les Fonctions de l'emploi dans certaines industries ghanéennes". Il continua ses études au Canada à l'université du British Columbia, à Vancouver où il obtient un Master en économie en 1977. Il termine ses études à l'Université de Toronto avec un Doctorat en 981 avec une thèse : "Le rôle de l'investissement étranger direct pour le développement de l'industrie manufacturière : le cas du Ghana".

Cet économiste est assez favorable au système de l'économie de marché mais est relativement critique vis à vis des principaux auteurs de l'école autrichienne d'économie (Murray Rothbard, Israel Kirzner).

Parmi ses domaines de compétences, il s'est concentré sur la théorie du capital et du taux d'intérêt en s'appuyant sur les apports d'auteurs prestigieux comme Eugen Böhm-Bawerk, Irving Fisher, Knut Wicksell et Friedrich Hayek.

Critique de l'économie keynésienne

Il est très critique vis à vis de John Maynard Keynes pour son interprétation erronée du «capital» dans la théorie de l'intérêt des économistes classiques. Selon "le paradoxe de l'épargne", qu'avance Keynes dans sa "Théorie générale", en 1936, l'épargne est le paradoxe de la pauvreté dans un milieu d'abondance. L'épargne au niveau national serait mauvaise pour l'économie lorsque les individus décident de mettre de l'argent de côté plutôt que de consommer plus. Ils priveraient les producteurs de la demande potentielle du marché. En conséquence, la production se contracte, les gens sont moins embauchés, les revenus sont moins bien distribués, et la communauté, dans son ensemble, devient plus pauvre. Et, selon Keynes, les taux d'intérêt ne sont pas censés réagir aux désirs changeants du public à épargner. Rares sont les économistes qui ont remis en question cette analyse keynesienne fantaisiste. Henry Hazlitt a tenté de dissuader la majorité de la communauté universitaire en économie d'enseigner la doctrine que l'augmentation de l'épargne est un vice public. Mais il a malheureusement pratiquement échoué dans sa tentative, précise James Ahiakpor. La définition de l'épargne par Keynes est erronée. L'acte d'épargner n'est une thésaurisation, ce n'est pas un acte négatif de s'abstenir de dépenser l'ensemble de [ses] revenus réels, comme l'affirme Keynes affirme dans son Traité sur la monnaie. Mais, l'épargne consiste à dépenser en actif productif pour obtenir des revenus futurs. Par conséquent, l'augmentation de l'épargne ne diminue pas les dépenses totales, mais elle ne fait que déplacer la composition des dépenses vers plus d'investissements ou plus de biens de production et moins en direction vers la satisfaction immédiate de la consommation.


Publications

  • 1985, "Ricardo on Money: The Operational Significance of the Non-neutrality of Money in the Short Run", History of Political Economy, Vol 17, Spring, pp17-30
  • 1989, The Economic Consequences of Political Independence: The Case of Bermuda, Vancouver, B.C.: The Fraser Institute
  • 1990,
    • a. "On Keynes's Misinterpretation of "Capital" in the Classical Theory of Interest", History of Political Economy, Vol 22, n°3, Fall, pp507-528
    • b. Multinationals and Economic Development: An Integration of Competing Theories, London and New York: Routledge
  • 1992, "Rashid on Adam Smith: In Need of Proof", Journal of Libertarian Studies, Vol 10, Fall, pp171-180
  • 1997,
    • a. "Austrian Capital Theory: Help or Hindrance?”, Journal of the History of Economic Thought, Fall, Vol 19, pp261-285
    • b. "Full Employment: A Classical Assumption or Keynes's Rhetorical Device?", Southern Economic Journal, 64, July, pp56-74
  • 1998, "Keynes and the Classics Reconsidered", Boston, MA: Kluwer Academic Publishers
  • 2001, "On the Mythology of the Keynesian Multiplier", American Journal of Economics and Sociology, 60, October, pp745-773
  • 2003,
    • a. "Classical Macroeconomics: Some Modern Variations and Distortions", New York: Routledge, ISBN 0-415-15332-8
    • b. "Say's Law: Keynes's Success with its Misrepresentation", In: Steven Kates, dir., Two Hundred Years of Say's Law, Cheltenham, UK: Edward Elgar
  • 2008, "On Aspromourgos's Mistaken Reading of Adam Smith's Price Theory", History of Economic Ideas, Vol 16, n°3, pp119-124

Littérature secondaire

  • 2000, William A. Darity et Warren Young, "Reply to Ahiakpor", History of Political Economy, 32:4, pp915-918

Liens externes

  • Commentaire du livre de James Ahiakpor, "Classical Macroeconomics: Some Modern Variations and Distortions" par Marin Muzhani, le 27 décembre 2005 sur le site EH.net