Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à alexis.vintray@contrepoints.org. N'hésitez pas!


Différences entre les versions de « Johannes Gutenberg »

De Wikiberal
Aller à la navigation Aller à la recherche
(Page créée avec « '''Johannes Gutenberg''' (1400 - 3 février 1468) est un imprimeur et inventeur du Saint-Empire romain germanique. Il est à l'origine de l'invention des caractèr… »)
 
 
(54 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
'''Johannes Gutenberg''' ([[1400]] - 3 février [[1468]]) est un imprimeur et inventeur du Saint-Empire romain germanique. Il est à l'origine de l'invention des caractères métalliques mobiles en Europe. Ce progrès fut déterminant dans la diffusion du savoir et de la connaissance dans l'[[Europe]] du [[XVe siècle]].
'''Johannes Gutenberg''' (né Johannes Gensfleisch zum Gutenberg vers [[1400]] à Mainz - décédé le [[3 février]] [[1468]] à Mainz) était un entrepreneur imprimeur et inventeur allemand. Il est à l'origine de l'invention mondiale des caractères métalliques mobiles. Ce progrès fut déterminant dans la diffusion du savoir et de la connaissance dans l'[[Europe]] du [[XVe siècle]]. Fils de marchands patriciens<ref>Selon certains historiens, sa mère serait issue des classes nobles allemandes et son père appartenait à l'aristocratie. Ce dernier travaillait comme orfèvre pour l'évêque de Mayence à l'institut d'impression de la monnaie ecclésiastique catholique. Il était courant à l'époque médiévale que le nom de famille d'une personne soit tiré de la maison ou de la propriété où elle vivait plutôt que du patronyme paternel. Par conséquent, le nom de famille légal d'une personne, tel qu'il figurait dans les documents judiciaires, pouvait changer au fil du temps au fur et à mesure de ses déplacements. Selon certaines sources historiques, Johannes a vécu dans la maison Gutenberg à Mayence.</ref>, il fait son apprentissage pour devenir orfèvre. Il se forme notamment à la ciselure et à la maîtrise des alliages, qui constitueront les bases de sa future invention<ref>Il a peut-être été inscrit à l'Université d'Erfurt.</ref>.
 
== Les débuts de sa carrière entrepreneuriale ==
 
Emigré en [[France]] à Strasbourg vers 1430, il fonde une entreprise de fabrication industrielle avec quelques associés. Son activité est axée essentiellement sur des « miroirs », des pièces de métal réfléchissantes, qui sont destinés aux dizaines de milliers de pèlerins d’Aix-la-Chapelle qu'ils utilisent durant leurs processions. Après quelques années, il est revenu à Mayence et continue sa [[carrière entrepreneuriale]]. Pour cela il doit devenir propriétaire d'une presse. Ce qu'il fait en empruntant de l'argent à son cousin Arnold Gelthus. Il proposa d'imprimer non seulement le texte mais aussi les contours de tous les décors dont enlumineurs et miniaturistes ornaient les plus beaux livres manuscrits de l'époque et qui rendent à ces incunables une valeur esthétique très appréciable. Le perfectionnement qu'il propose s'articule simultanément autour de trois pôles : les caractères mobiles, la presse à bras et l'encre d'impression. Les caractères en métal sont interchangeables et standardisés avec un alliage de plomb, de fer, d'étain et d'antimoine et les matrices sont en cuivre. Il imprime des petits documents, des poèmes, la grammaire latine de Donat et des lettres d'indulgence pour l'Église. Ces milliers d'instructions pour l'Église catholique afin de réduire le montant de la pénitence et pour être pardonné de divers péchés furent des activités rentables pour Gutenberg.
 
Mais, la recherche et développement de son activité d'imprimerie est très coûteuse. Alors, il emprunte imprudemment de grosses sommes d'argent pour ses expériences à Johannes Fust, un riche orfèvre de Mayence. Il obtient 800 florins pour le matériel, une somme considérable pour l'époque et 300 florins par an pour ses frais généraux. En [[1455]], il achève l'impression de la Bible en 42 lignes<ref>Les pages ressemblent à une page manuscrite. Elles sont composées de caractères gothiques de type textura, et se divisent en deux colonnes de quarante-deux lignes chacune et présentent des illustrations en couleur.</ref>. Cette année-là, il est malheureusement incapable de rembourser l'argent emprunté, alors il est contraint de céder sa presse et son équipement à son créancier. C'est alors qu'il doit se réinventer et qu'il décide d'ajouter des planches en relief au texte.
 
L'imprimerie<ref>L'imprimerie existait avant l'intervention de Guntenberg. Par exemple, l'impression xylographique (avec des planches de bois ou des planches imprégnées d'encre) était pratiquée depuis longtemps sur différents supports (parchemin, papier, toile). Le génie séculaire de Gutenberg vient de sa trouvaille : des caractères d'imprimerie résistants et reproductibles à l'infini.
 
* [[2017]], S. H. Steinberg, "Five Hundred Years of Printing", New York: Dover Publications
 
</ref> a joué un rôle fondamental dans la vie de Gutenberg et, à son tour, l'imprimerie de Gutenberg a joué un rôle clé dans l'avancement de la Renaissance, de la Réforme protestante et du Siècle des Lumières. Elle a rendu la littérature financièrement abordable à un plus large public et plus facilement disponible. La presse de Gutenberg a été utilisée pour créer l'un des premiers et des plus célèbres livres du monde occidental, "la Bible de Gutenberg", également connue sous le nom de "Bible en 42 lignes". Mais, ce n'est pas la bible qui fut son premier livre imprimé mais plutôt "la Prophétie de la Sibylle", de deux ans son aînée. Durant toutes les périodes de l'histoire, l'être humain a été attiré par les prophéties et les pronostics de tous genres, notamment pour les économistes ce que déplorait [[Murray Rothbard]]<ref>[[François Guillaumat]], alors directeur de la collection des Belles Lettres avait titré le rassemblement d'articles de [[Murray Rothbard]], traduit en français, "Economistes et charlatans" exprimant ainsi que le rôle des économistes n'est pas de faire des prédictions comme de nombreux économètres dans les années 1960 jusqu'à 2000 prétendaient de l'ontologie des sciences économiques</ref>. De nombreux best-sellers sur ce thème ont assuré le succès pérenne pour de nombreux imprimeurs des temps modernes y compris pour Gutenberg. Il est possible qu'il fut à un moment donné un entrepreneur underground, s'activant dans la zone de la contre-économie<ref>La contre-économie est une approche des militants et théoriciens libertariens américains [[Samuel Edward Konkin III]] et J. Neil Schulman. Selon eux, il est d'un principe moral d'accepter l'existence du marché noir, du marché informel ou du marché gris à la condition qu'il ne soit pas un marché rouge (marché où se présente une agression d'un individu contre un autre). Selon Samuel Konkin, la contre économie comprend toutes les activités entrepreneuriales pacifiques qui sont interdites par l'État. L'existence de ce secteur est inévitable et sain, selon cette vision, car elle prépare le monde en cas de désaffection momentanée ou longue de l'État. Pratiquer la contre-économie signifie donc, dans la mesure du possible, contourner les restrictions que l'État impose à ses activités pacifiques. En trouvant des moyens de le faire, le contre-économiste crée le cadre d'une nouvelle société dans la coquille de l'ancienne. Il est certain, par exemple, qu'en France, la présence de nombreux chasseurs et contrebandiers sans permis de chasse ont permis la formation rapide de jeunes gens qui se sont rapidement enrôlés dans la résistance pour relever la France du désastre de la défaite de 1940. Sans la présence de ces acteurs de la zone grise, nul ne sait si la France ou l'Europe aurait pu se sortir du national socialisme ([[nazisme]]). Récemment, les Cypherpunks ont créé des technologies qui se rapprochent de l'idéal du crypto-anarchisme de la contre-économie avec des outils et des techniques de communication et de commerce qui se maintiennent hors de la portée de l'État (par exemple, la cryptomonnaie dont le [[Bitcoin]] avec ses attributs de décentralisation, d'anonymat, internationalement mobile, de faible coût de production ; ou de Bitmessage).
</ref>, car ces ouvrages faisaient craindre au pouvoir établi des risques de troubles sociaux. Or, la popularité même de ces ouvrages, souvent publiés sous forme de livrets économiquement abordables, répondaient à la demande des clients que les imprimeurs devaient satisfaire.
 
== Notes et références ==
 
<references />
 
== Littérature secondaire ==
 
* [[1966]], Hellmut Lehmann-Haupt, "Gutenberg and the Master of the Playing Cards", New Haven: Yale University Press
 
* [[1969]], Albert Kapr, "Zum 500. Todestag von Johannes Gutenberg", ("À l'occasion du 500e anniversaire de la mort de Johannes Gutenberg"), Akademie-Verlag
 
* [[1982]], Neils H. Sonne, commentaire du livre de Wieland Schmidt Kunsenmüller, Friedrich Schmidt Kunsenmüller, Severin Corsten, "Johannes Gutenberg's Zweiundvierzigzeile Bibel" ("La Bible en quarante-deux lignes de Johannes Gutenberg"), Historical Magazine of the Protestant Episcopal Church, Vol 51, n°4, Special Issue: Episcopal Women's History I, December, p409
 
* [[1996]], Albert Kapr, "Johann Gutenberg: The Man and his Invention", Scolar Press, traduit en anglais par Douglas Martin
 
* [[2008]], Diana Childress, "Johannes Gutenberg and the Printing Press", Minneapolis: Twenty-First Century Books
 
* [[2009]], John Man, "The Gutenberg Revolution: How Printing Changed the Course of History", London: Bantam Books
 
* [[2014]],
** Dominique Guellec, "Gutenberg revisité : une analyse économique de l'invention de l'imprimerie", Revue d'économie politique, Vol 114, n°2, pp169-199
** J. R. Zapata, "Johannes Gutenberg y la invención de la imprenta", In: "La invención de la imprenta y los libros incunables", Editorial Universidad del Rosario, pp63–74
 
* [[2018]],
** Christine Maria Grafinger, commentaire du livre de Maren Gottschalk, "Johannes Gutenberg: Mann des Jahrtausends" ("Johannes Gutenberg : l'homme du millénaire"), Mediaevistik, Vol 31, pp446-449
** Maren Gottschalk, "Johannes Gutenberg: Mann des Jahrtausends" ("Johannes Gutenberg : l'homme du millénaire"), Cologne, Weimar et Vienne: Böhlau Verlag
 
* [[2019]],
** Jeremiah Dittmar, Skipper Seabold, "New media and competition : printing and Europe's transformation after Gutenberg", London : Centre for Economic Performance, London School of Economics and Political Science
** Martin Ljunge, "From Gutenberg to Google : the internet is adopted earlier if ancestors had advanced information technology in 1500 AD", Stockholm, Sweden : Research Institute of Industrial Economics
 
* [[2020]], Stephan Füssel, "1454: Johannes Gutenberg – Der Vater der Massenkommunikationé" ("1454 : Johannes Gutenberg – Le père de la communication de masse"), In: Andreas Fahrmeir, dir., "Deutschland: Globalgeschichte einer Nation" ("Allemagne : Histoire globale d'une nation"), Verlag C.H.Beck, pp149-153


== Lien externe ==
== Lien externe ==
* {{fr}}[https://www.contrepoints.org/2021/11/07/370091-gutenberg-la-diffusion-du-savoir-les-heros-du-progres-14 Les Héros du progrès : Gutenberg, la diffusion du savoir], Alexander Hammond
 
* {{fr}}[https://www.contrepoints.org/2021/11/07/370091-gutenberg-la-diffusion-du-savoir-les-heros-du-progres-14 Les Héros du progrès : Gutenberg, la diffusion du savoir], texte d'Alexander Hammond diffusé sur le site Contrepoints.org


{{Portail histoire}}
{{Portail histoire}}


{{DEFAULTSORT:Gutenberg, Johannes}}
{{DEFAULTSORT:Gutenberg, Johannes}}

Version actuelle datée du 4 avril 2022 à 13:30

Johannes Gutenberg (né Johannes Gensfleisch zum Gutenberg vers 1400 à Mainz - décédé le 3 février 1468 à Mainz) était un entrepreneur imprimeur et inventeur allemand. Il est à l'origine de l'invention mondiale des caractères métalliques mobiles. Ce progrès fut déterminant dans la diffusion du savoir et de la connaissance dans l'Europe du XVe siècle. Fils de marchands patriciens[1], il fait son apprentissage pour devenir orfèvre. Il se forme notamment à la ciselure et à la maîtrise des alliages, qui constitueront les bases de sa future invention[2].

Les débuts de sa carrière entrepreneuriale

Emigré en France à Strasbourg vers 1430, il fonde une entreprise de fabrication industrielle avec quelques associés. Son activité est axée essentiellement sur des « miroirs », des pièces de métal réfléchissantes, qui sont destinés aux dizaines de milliers de pèlerins d’Aix-la-Chapelle qu'ils utilisent durant leurs processions. Après quelques années, il est revenu à Mayence et continue sa carrière entrepreneuriale. Pour cela il doit devenir propriétaire d'une presse. Ce qu'il fait en empruntant de l'argent à son cousin Arnold Gelthus. Il proposa d'imprimer non seulement le texte mais aussi les contours de tous les décors dont enlumineurs et miniaturistes ornaient les plus beaux livres manuscrits de l'époque et qui rendent à ces incunables une valeur esthétique très appréciable. Le perfectionnement qu'il propose s'articule simultanément autour de trois pôles : les caractères mobiles, la presse à bras et l'encre d'impression. Les caractères en métal sont interchangeables et standardisés avec un alliage de plomb, de fer, d'étain et d'antimoine et les matrices sont en cuivre. Il imprime des petits documents, des poèmes, la grammaire latine de Donat et des lettres d'indulgence pour l'Église. Ces milliers d'instructions pour l'Église catholique afin de réduire le montant de la pénitence et pour être pardonné de divers péchés furent des activités rentables pour Gutenberg.

Mais, la recherche et développement de son activité d'imprimerie est très coûteuse. Alors, il emprunte imprudemment de grosses sommes d'argent pour ses expériences à Johannes Fust, un riche orfèvre de Mayence. Il obtient 800 florins pour le matériel, une somme considérable pour l'époque et 300 florins par an pour ses frais généraux. En 1455, il achève l'impression de la Bible en 42 lignes[3]. Cette année-là, il est malheureusement incapable de rembourser l'argent emprunté, alors il est contraint de céder sa presse et son équipement à son créancier. C'est alors qu'il doit se réinventer et qu'il décide d'ajouter des planches en relief au texte.

L'imprimerie[4] a joué un rôle fondamental dans la vie de Gutenberg et, à son tour, l'imprimerie de Gutenberg a joué un rôle clé dans l'avancement de la Renaissance, de la Réforme protestante et du Siècle des Lumières. Elle a rendu la littérature financièrement abordable à un plus large public et plus facilement disponible. La presse de Gutenberg a été utilisée pour créer l'un des premiers et des plus célèbres livres du monde occidental, "la Bible de Gutenberg", également connue sous le nom de "Bible en 42 lignes". Mais, ce n'est pas la bible qui fut son premier livre imprimé mais plutôt "la Prophétie de la Sibylle", de deux ans son aînée. Durant toutes les périodes de l'histoire, l'être humain a été attiré par les prophéties et les pronostics de tous genres, notamment pour les économistes ce que déplorait Murray Rothbard[5]. De nombreux best-sellers sur ce thème ont assuré le succès pérenne pour de nombreux imprimeurs des temps modernes y compris pour Gutenberg. Il est possible qu'il fut à un moment donné un entrepreneur underground, s'activant dans la zone de la contre-économie[6], car ces ouvrages faisaient craindre au pouvoir établi des risques de troubles sociaux. Or, la popularité même de ces ouvrages, souvent publiés sous forme de livrets économiquement abordables, répondaient à la demande des clients que les imprimeurs devaient satisfaire.

Notes et références

  1. Selon certains historiens, sa mère serait issue des classes nobles allemandes et son père appartenait à l'aristocratie. Ce dernier travaillait comme orfèvre pour l'évêque de Mayence à l'institut d'impression de la monnaie ecclésiastique catholique. Il était courant à l'époque médiévale que le nom de famille d'une personne soit tiré de la maison ou de la propriété où elle vivait plutôt que du patronyme paternel. Par conséquent, le nom de famille légal d'une personne, tel qu'il figurait dans les documents judiciaires, pouvait changer au fil du temps au fur et à mesure de ses déplacements. Selon certaines sources historiques, Johannes a vécu dans la maison Gutenberg à Mayence.
  2. Il a peut-être été inscrit à l'Université d'Erfurt.
  3. Les pages ressemblent à une page manuscrite. Elles sont composées de caractères gothiques de type textura, et se divisent en deux colonnes de quarante-deux lignes chacune et présentent des illustrations en couleur.
  4. L'imprimerie existait avant l'intervention de Guntenberg. Par exemple, l'impression xylographique (avec des planches de bois ou des planches imprégnées d'encre) était pratiquée depuis longtemps sur différents supports (parchemin, papier, toile). Le génie séculaire de Gutenberg vient de sa trouvaille : des caractères d'imprimerie résistants et reproductibles à l'infini.
    • 2017, S. H. Steinberg, "Five Hundred Years of Printing", New York: Dover Publications
  5. François Guillaumat, alors directeur de la collection des Belles Lettres avait titré le rassemblement d'articles de Murray Rothbard, traduit en français, "Economistes et charlatans" exprimant ainsi que le rôle des économistes n'est pas de faire des prédictions comme de nombreux économètres dans les années 1960 jusqu'à 2000 prétendaient de l'ontologie des sciences économiques
  6. La contre-économie est une approche des militants et théoriciens libertariens américains Samuel Edward Konkin III et J. Neil Schulman. Selon eux, il est d'un principe moral d'accepter l'existence du marché noir, du marché informel ou du marché gris à la condition qu'il ne soit pas un marché rouge (marché où se présente une agression d'un individu contre un autre). Selon Samuel Konkin, la contre économie comprend toutes les activités entrepreneuriales pacifiques qui sont interdites par l'État. L'existence de ce secteur est inévitable et sain, selon cette vision, car elle prépare le monde en cas de désaffection momentanée ou longue de l'État. Pratiquer la contre-économie signifie donc, dans la mesure du possible, contourner les restrictions que l'État impose à ses activités pacifiques. En trouvant des moyens de le faire, le contre-économiste crée le cadre d'une nouvelle société dans la coquille de l'ancienne. Il est certain, par exemple, qu'en France, la présence de nombreux chasseurs et contrebandiers sans permis de chasse ont permis la formation rapide de jeunes gens qui se sont rapidement enrôlés dans la résistance pour relever la France du désastre de la défaite de 1940. Sans la présence de ces acteurs de la zone grise, nul ne sait si la France ou l'Europe aurait pu se sortir du national socialisme (nazisme). Récemment, les Cypherpunks ont créé des technologies qui se rapprochent de l'idéal du crypto-anarchisme de la contre-économie avec des outils et des techniques de communication et de commerce qui se maintiennent hors de la portée de l'État (par exemple, la cryptomonnaie dont le Bitcoin avec ses attributs de décentralisation, d'anonymat, internationalement mobile, de faible coût de production ; ou de Bitmessage).

Littérature secondaire

  • 1966, Hellmut Lehmann-Haupt, "Gutenberg and the Master of the Playing Cards", New Haven: Yale University Press
  • 1969, Albert Kapr, "Zum 500. Todestag von Johannes Gutenberg", ("À l'occasion du 500e anniversaire de la mort de Johannes Gutenberg"), Akademie-Verlag
  • 1982, Neils H. Sonne, commentaire du livre de Wieland Schmidt Kunsenmüller, Friedrich Schmidt Kunsenmüller, Severin Corsten, "Johannes Gutenberg's Zweiundvierzigzeile Bibel" ("La Bible en quarante-deux lignes de Johannes Gutenberg"), Historical Magazine of the Protestant Episcopal Church, Vol 51, n°4, Special Issue: Episcopal Women's History I, December, p409
  • 1996, Albert Kapr, "Johann Gutenberg: The Man and his Invention", Scolar Press, traduit en anglais par Douglas Martin
  • 2008, Diana Childress, "Johannes Gutenberg and the Printing Press", Minneapolis: Twenty-First Century Books
  • 2009, John Man, "The Gutenberg Revolution: How Printing Changed the Course of History", London: Bantam Books
  • 2014,
    • Dominique Guellec, "Gutenberg revisité : une analyse économique de l'invention de l'imprimerie", Revue d'économie politique, Vol 114, n°2, pp169-199
    • J. R. Zapata, "Johannes Gutenberg y la invención de la imprenta", In: "La invención de la imprenta y los libros incunables", Editorial Universidad del Rosario, pp63–74
  • 2018,
    • Christine Maria Grafinger, commentaire du livre de Maren Gottschalk, "Johannes Gutenberg: Mann des Jahrtausends" ("Johannes Gutenberg : l'homme du millénaire"), Mediaevistik, Vol 31, pp446-449
    • Maren Gottschalk, "Johannes Gutenberg: Mann des Jahrtausends" ("Johannes Gutenberg : l'homme du millénaire"), Cologne, Weimar et Vienne: Böhlau Verlag
  • 2019,
    • Jeremiah Dittmar, Skipper Seabold, "New media and competition : printing and Europe's transformation after Gutenberg", London : Centre for Economic Performance, London School of Economics and Political Science
    • Martin Ljunge, "From Gutenberg to Google : the internet is adopted earlier if ancestors had advanced information technology in 1500 AD", Stockholm, Sweden : Research Institute of Industrial Economics
  • 2020, Stephan Füssel, "1454: Johannes Gutenberg – Der Vater der Massenkommunikationé" ("1454 : Johannes Gutenberg – Le père de la communication de masse"), In: Andreas Fahrmeir, dir., "Deutschland: Globalgeschichte einer Nation" ("Allemagne : Histoire globale d'une nation"), Verlag C.H.Beck, pp149-153

Lien externe

6784-Tatice-Chronometre.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail sur l'histoire du libéralisme et de la liberté.