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Le Schtroumpfissime : Différence entre versions

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Le Grand Schtroumpf quitte le village des Schtroumpfs à la recherche de l'ingrédient qui lui manque pour terminer une potion. En son absence, les Schtroumpfs décident de voter pour élire un chef. Un Schtroumpf plus malin que les autres (bien qu'il soit exactement comme les autres avant son élection), pour être élu, fait des promesses plus démagogiques les unes que les autres, adaptées à son interlocuteur : commande de gâteaux au Schtroumpf Gourmand, réduction du temps de travail au Schtroumpf Paresseux, promesse d'un poste de ministre au Schtroumpf Farceur, emploi de la psychologie inversée pour convaincre le Schtroumpf Bêta, et de la flatterie pour convaincre le Schtroumpf Coquet (seul le Schtroumpf Grognon est indifférent - il rejoindra d'ailleurs les rebelles par la suite). Le Schtroumpf se fait élire avec la quasi-unanimité des voix. Il devient alors Schtroumpfissime, s'habille de façon royale pour se différencier des autres, et impose sa [[dictature]] au reste de la population, aidé de sa garde personnelle menée par le Schtroumpf Costaud. Sa première mesure consiste à se faire construire un palais. Il est rapidement amené à combattre une fraction rebelle qui a quitté le village pour s'installer dans la forêt (analogie avec [[Robin des bois]]). Seul le retour du Grand Schtroumpf, vieux chef dont la légitimité semble être due à son âge, permet de ramener enfin l'ordre dans le village des Schtroumpfs.
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Le Grand Schtroumpf quitte le village des Schtroumpfs à la recherche de l'ingrédient qui lui manque pour terminer une potion. En son absence, les Schtroumpfs décident de voter pour élire un chef. Un Schtroumpf plus malin que les autres (bien qu'il soit exactement comme les autres avant son élection), gagne l'élection grâce à des promesses démagogiques, adaptées à chacun de ses électeurs : commande de gâteaux au Schtroumpf Gourmand, réduction du temps de travail pour le Schtroumpf Paresseux, promesse d'un poste de ministre au Schtroumpf Farceur, emploi de la psychologie inversée pour convaincre le Schtroumpf Bêta, et de la flatterie pour convaincre le Schtroumpf Coquet (seul le Schtroumpf Grognon est indifférent - il rejoindra d'ailleurs les rebelles par la suite). Le Schtroumpf se fait élire avec la quasi-unanimité des voix. Il devient alors Schtroumpfissime, s'habille de façon royale pour se différencier des autres, et impose sa [[dictature]] au reste de la population, aidé de sa garde personnelle menée par le Schtroumpf Costaud. Sa première mesure consiste à se faire construire un palais. Il est rapidement amené à combattre une fraction rebelle qui a quitté le village pour s'installer dans la forêt (analogie avec [[Robin des bois]]). Seul le retour du Grand Schtroumpf, vieux chef dont la légitimité semble être due à son âge, permet de ramener enfin l'ordre dans le village des Schtroumpfs.
  
 
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Version actuelle datée du 23 septembre 2019 à 08:42

Le Schtroumpfissime
Schtroumpfissime.jpg
Scénario : Peyo
Dessin : Peyo
En l'absence du Grand Schtroumpf, les Schtroumpfs décident de voter pour élire un chef. Un Schtroumpf plus malin remporte l'élection grâce à ses promesses démagogiques. Une fois au pouvoir, il impose sa dictature et prend le titre de Schtroumpfissime.
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Le Schtroumpfissime est la neuvième histoire de la série Les Schtroumpfs de Peyo et Yvan Delporte. Elle est publiée pour la première fois de septembre 1964 à mai 1965 dans le journal Spirou, puis en 1965 dans le deuxième album de la série, également intitulé Le Schtroumpfissime.

L'album met en scène le village des Schtroumpfs qui, pendant l'absence du Grand Schtroumpf, vote pour élire un chef. Une fois au pouvoir, le Schtroumpfissime met en place une dictature militaire, tandis que des Schtroumpfs rebelles luttent en secret contre lui.

Synopsis

Le Grand Schtroumpf quitte le village des Schtroumpfs à la recherche de l'ingrédient qui lui manque pour terminer une potion. En son absence, les Schtroumpfs décident de voter pour élire un chef. Un Schtroumpf plus malin que les autres (bien qu'il soit exactement comme les autres avant son élection), gagne l'élection grâce à des promesses démagogiques, adaptées à chacun de ses électeurs : commande de gâteaux au Schtroumpf Gourmand, réduction du temps de travail pour le Schtroumpf Paresseux, promesse d'un poste de ministre au Schtroumpf Farceur, emploi de la psychologie inversée pour convaincre le Schtroumpf Bêta, et de la flatterie pour convaincre le Schtroumpf Coquet (seul le Schtroumpf Grognon est indifférent - il rejoindra d'ailleurs les rebelles par la suite). Le Schtroumpf se fait élire avec la quasi-unanimité des voix. Il devient alors Schtroumpfissime, s'habille de façon royale pour se différencier des autres, et impose sa dictature au reste de la population, aidé de sa garde personnelle menée par le Schtroumpf Costaud. Sa première mesure consiste à se faire construire un palais. Il est rapidement amené à combattre une fraction rebelle qui a quitté le village pour s'installer dans la forêt (analogie avec Robin des bois). Seul le retour du Grand Schtroumpf, vieux chef dont la légitimité semble être due à son âge, permet de ramener enfin l'ordre dans le village des Schtroumpfs.

Intérêt

Cette histoire est une critique féroce (que l'on n'attendrait pas dans l'univers souvent un peu mièvre des Schtroumpfs) de la démocratie représentative, accusée de mettre au pouvoir les individus les plus démagogues, lesquels s'empressent de trahir le peuple une fois élus. L'humour y est très présent, notamment le comique de répétition du cadeau explosif du Schtroumpf Farceur qui apparaît pour la première fois au cours de cette histoire et devient par la suite un running gag de la série. Elle permet aussi d'introduire de nombreux personnages récurrents dans les histoires des Schtroumpfs qui suivront.

Dans cette histoire sont moqués la politique et le pouvoir. Les discours démagogiques des candidats aux élections sont parodiés : l'ensemble des phrases toutes faites des politiciens est passé en revue par le futur Schtroumpfissime. L'opportunisme est brocardé à travers le personnage du Schtroumpf à Lunettes qui, après s'être présenté à l'élection contre le Schtroumpfissime, devient son meilleur allié (avant de se retrouver lui-même en prison jusqu'à la fin du récit).

Les honneurs politiques sont également brocardés : comme les Schtroumpfs, du point de vue du dessin, sont indiscernables entre eux, les Schtroumpfs loyalistes portent une médaille pour se distinguer des rebelles. Le Schtroumpfissime finit par ne plus avoir que des médailles à distribuer à ses troupes ; devant leur peu d'enthousiasme, il menace d'emprisonner ceux qui ne se porteraient pas volontaires. Il perd peu à peu ses soutiens. La palissade qu'il fait construire autour du village "pour protéger la population contre les insoumis" évoque le Mur de Berlin (érigé quelques années avant la parution du récit, en 1961).

La morale du récit semble être que le despotisme éclairé du Grand Schtroumpf (qui est à la fois le plus sage et le plus vieux du village) est préférable à la démagogie dictatoriale du Schtroumpfissime.

Citations

  • Cette palissade, c'est pour empêcher les insoumis d'entrer, ou pour nous empêcher de sortir ? (un Schtroumpf)
  • Moi je n'aime pas les Schtroumpfs qui veulent qu'on vote pour eux. (Schtroumpf Grognon)
  • Vous n'êtes pas honteux ? Vous vous êtes conduits comme des humains ! (Grand Schtroumpf)
  • L’auteur a eu sa sensibilité politique formée par le « schtroumpfissime » de Peyo, impérissable analyste de l’élection présidentielle française, et son sens des responsabilités parentales déterminé par le « nid des marsupilamis » de Franquin. (Charles Gave)

Liens externes

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