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Libre-échange

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Révision datée du 1 septembre 2012 à 05:26 par G (discussion | contributions)
Cet article concerne le libre-échange en économie. Pour la collection des PUF, voir Libre échange (collection).

Le libre-échange désigne un système de commerce international reposant sur l'absence de barrières tarifaires et non tarifaires à la libre circulation des produits, des services, des travailleurs (ce qui implique une absence de régulation en matière d'immigration), des capitaux. « Laissez faire, laissez passer » était déjà la devise des physiocrates français au XVIIIe siècle.

Selon les libéraux, le libre-échange favorise le développement économique général et permet d'obtenir une meilleure efficacité en permettant une utilisation optimale des facteurs de production par la spécialisation géographique de chaque pays et région (loi des avantages comparatifs).

La liberté des échanges n’est qu’une des formes de la propriété : c’est le droit de chacun de disposer du fruit de son activité.

Pourquoi les libéraux exigent-ils le libre-échange ? Par respect du droit de propriété, de chaque personne comme de chaque entreprise. Les mêmes qui demandent la mise en place de toutes sortes d'entraves fiscales ou règlementaires sont les premiers qui s'insurgeraient si on prétendait les empêcher de jouir de leur propriété individuelle. En bons égoïstes, ils réclament pour les autres ce qu'ils n'accepteraient pas pour eux.

Bibliographie

  • 1996, [Douglas Irwin], Against the Tide, An intellectual history of free trade, Princeton: Princeton University Press
  • 1997, Melvyn B. Krauss, How Nations Grow Rich: The Case for Free Trade, New York: Oxford University Press

Voir aussi

Citations

  • « Je conçois le principe du libre-échange comme moralement aussi fondamental que l’est en physique la loi de la gravitation. Le libre-échange réunit l’humanité, écarte tout antagonisme de race, de credo et de langue, il est la condition d’une paix éternelle entre les hommes. Je crois que le libre-échange aura pour effet de changer la face du monde dans la mesure où les systèmes de gouvernement que nous connaissons en seront bouleversés. Je crois que la volonté de construire des super États, des armées gigantesques va disparaitre alors que l’humanité ne deviendra qu’une seule famille dont chaque individu pourra librement échanger les fruits de son travail avec ses frères humains. » (Richard Cobden)
  • « Comme l’a dit très éloquemment l’honorable M. Léon Say, la bataille entre le libre-échange et la protection à outrance n’est qu’un épisode de la lutte pour la liberté. La liberté des échanges, la liberté du travail ne sont que l’une des faces du problème social dont l’humanité poursuit la solution. Cette muraille économique dont on nous menaçait (protection insuffisante pour les faibles, excessive et inique pour les plus forts), que nous promettait-elle dans le présent ? Des avantages bien discutables, bien hypothétiques pour la population agricole; des sacrifices certains pour la population ouvrière. Dans l’avenir, la presque certitude que la France serait le pays de l’Europe où la vie du pauvre serait la plus difficile. Qui ne comprend que cette doctrine, incompatible avec tout progrès sérieux, constituant des quasi majorats au profit de certaines industries devait forcément stériliser cette invention, cette recherche du mieux, ce combat pour le progrès incessant ? Qui ne comprend que cette ambition, cette nécessité même de mieux faire, de toujours mieux faire est une des conditions du travail qu’il faut surtout protéger ? Que sans cet aiguillon, sans ces difficultés de la lutte commerciale, une industrie qui n’a plus que l’appât d’un gain trop facile est vouée à une fatale décrépitude ? » (Émile Girodet, discours de clôture à l'Exposition de Saint-Étienne, 18 octobre 1891)
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