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Paul Leroy-Beaulieu : Différence entre versions

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* "L'Etat étant conçu comme un être idéal, on le pare de toutes les qualités que l'on rêve et on le dépouille de toutes les faiblesses que l'on hait."
 
* "L'Etat étant conçu comme un être idéal, on le pare de toutes les qualités que l'on rêve et on le dépouille de toutes les faiblesses que l'on hait."
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* [[1991]], Maurice Baslé, Paul Leroy-Beaulieu, un économiste français de la troisième République commençante, In: Y. Breton et M. Lutfalla, dir., L’économie politique en France au XIXe siècle, Paris : Economica, pp203-246
  
 
==Liens externes==
 
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Version du 28 juillet 2008 à 00:51

Paul Leroy-Beaulieu
économiste

Dates 1843 - 1916
Paul Leroy-Beaulieu
Tendance libéral classique
Origine {{{nationalité}}}
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Paul Leroy-Beaulieu

Biographie

Paul Leroy-Beaulieu (Saumur, 1843 - Paris, 1916) est un économiste français.

Après des études d'économie suivies en Allemagne, Leroy-Beaulieu collabore à dives périodiques, parfois prestigieux comme La Revue des Deux-Mondes. Sur le modèle de L'Economiste belge de Gustave de Molinari, il crée L'Economiste français en 1873. Durant cette période, il se voit confier le cours d'histoire financière à l'Ecole libre des Sciences politiques.

Devenu le gendre de Michel Chevalier, l'économiste allié de Richard Cobden en faveur du libre-échange entre l'Angleterre et la France, il lui succède à la chaire d'économie politique du Collège de France en 1878.

On lui doit divers ouvrages politiques et économiques, dont beaucoup connurent un succès retentissant, en particulier Le Collectivisme (1884) et L'Etat moderne et ses fonctions (1890), traduit en anglais et en italien, où il critique la poussée des idées socialistes et interventionnistes. Néanmoins, à la différence de la plupart des libéraux, et suivant en cela Alexis de Tocqueville, il s'est fait le chantre du colonialisme dans son essai De la Colonisation chez les peuples modernes 1874.

Ses idées

P. Leroy-Beaulieu note que les élus sont essentiellement intéressés par leur réélection et qu'à cette fin, ils essaient d'étendre indéfiniment le champ d'action de l'Etat. A cet égard, l'auteur déplore que le système parlementaire se transforme en "usine de législation".

Le risque d'inflation législative est d'autant plus grand que l'Etat dispose du pouvoir fiscal dont il se sert pour financer souverainement ses nombreux projets, répondant souvent à des raisons clientélistes. Ces initiatives se révèlent onéreuses, mal conçues, lourdes et bureaucratiques. Pour l'économiste, il conviendrait mieux de laisser agir les individus en êtres libres et responsables au lieu de les obliger à se soumettre à la volonté du "tuteur universel" que prétend être l'Etat.

Néanmoins, Leroy-Beaulieu estime que l'organisation étatique est habilitée à exercer plusieurs fonctions:

  1. Exécuter le Droit, et non l'inventer ;
  2. Protéger les personnes et les biens des menaces intérieures et extérieures ;
  3. Conserver le patrimoine naturel.

Citations

  • "L'Etat n'est pas le cerveau de la société; il n'a aucun titre, aucune aptitude, aucune mission, pour la diriger et lui frayer les voies."
  • "L'Etat étant conçu comme un être idéal, on le pare de toutes les qualités que l'on rêve et on le dépouille de toutes les faiblesses que l'on hait."

Littérature secondaire

  • 1991, Maurice Baslé, Paul Leroy-Beaulieu, un économiste français de la troisième République commençante, In: Y. Breton et M. Lutfalla, dir., L’économie politique en France au XIXe siècle, Paris : Economica, pp203-246

Liens externes

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