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Comme le souligne [[Jean-Claude Casanova]], la revue fut une inspiration plus tard pour la création de la revue ''[[Commentaire]]'' par [[Raymond Aron]]. Casanova de parler ainsi de la {{guil|dette intellectuelle et politique des fondateurs de ''Commentaire'' à l'égard de ''Preuves'' pour les combats que cette revue avait menés en France et en Europe}}<ref>[[Jean-Claude Casanova]], présentation de "François Bondy (1915-2003)", ''[[Commentaire]]'', N°104, Hiver 2003-2004, p.971</ref>.
Comme le souligne [[Jean-Claude Casanova]], la revue fut une inspiration plus tard pour la création de la revue ''[[Commentaire]]'' par [[Raymond Aron]]. Casanova de parler ainsi de la {{guil|dette intellectuelle et politique des fondateurs de ''Commentaire'' à l'égard de ''Preuves'' pour les combats que cette revue avait menés en France et en Europe}}<ref>[[Jean-Claude Casanova]], présentation de "François Bondy (1915-2003)", ''[[Commentaire]]'', N°104, Hiver 2003-2004, p.971</ref>.


La revue acceuillit dans ses pages des noms prestigieux, principalement de la gauche non communiste. Y figuraient [[Raymond Aron]], [[Hannah Arendt]], [[Bertrand de Jouvenel]], Jorge Luis Borgès, Eugène Ionesco ou Jean Starobinski.
La revue accueillit dans ses pages des noms prestigieux, principalement de la gauche non communiste. Y figuraient [[Raymond Aron]], [[Hannah Arendt]], [[Bertrand de Jouvenel]], Jorge Luis Borgès, Eugène Ionesco ou Jean Starobinski.


== Notes et références ==
== Notes et références ==

Version du 29 mars 2009 à 00:17

Preuves Octobre 1962.jpg

Preuves était une revue intellectuelle française des années 1950-1960. Elle fut animée par François Bondy. Née en 1951, elle fut l'une des rares revues françaises à s'opposer au communisme alors triomphant parmi les intellectuels, en défendant une ligne éditoriale libérale de gauche.

Elle couvrait la politique, l'économie et les arts. Elle garda tout au long de son existence cette ligne aussi ouverte que possible, comme le souligna l'écrivain français Jean Blot :

« Largement ouverte au plan esthétique, Preuves, sans jamais rien céder à l'esprit d'intolérance, de caste ou de parti, se maintint avec rigueur dans un libéralisme social-démocrate dont cette revue fut, en France, au moins, l'une des plus éloquents et sans doute l'un des derniers porte-parole. »
    — Jean Blot, Homme de lettres, Fundesgabe für François Bondy

Elle fut financée par le congrès pour la liberté de la culture, organisation américaine soutenue secrètement par la CIA dans la lutte contre le communisme. La revue disparait à l'été 1969, à la suite de la crise qui secoue le Congrès dont le financement par la CIA est révélé. Plus de 200 numéros furent publiés. Elle continue à être publiée jusqu'en 1974 sans François Bondy. La revue Contrepoint reprit une ligne éditoriale proche à partir de 1970.

Comme le souligne Jean-Claude Casanova, la revue fut une inspiration plus tard pour la création de la revue Commentaire par Raymond Aron. Casanova de parler ainsi de la « dette intellectuelle et politique des fondateurs de Commentaire à l'égard de Preuves pour les combats que cette revue avait menés en France et en Europe »[1].

La revue accueillit dans ses pages des noms prestigieux, principalement de la gauche non communiste. Y figuraient Raymond Aron, Hannah Arendt, Bertrand de Jouvenel, Jorge Luis Borgès, Eugène Ionesco ou Jean Starobinski.

Notes et références

  1. Jean-Claude Casanova, présentation de "François Bondy (1915-2003)", Commentaire, N°104, Hiver 2003-2004, p.971

Bibliographie

  • 1983, Raymond Aron, Mémoires. 50 ans de réflexion politique, 2 volumes, Paris, Julliard, 1082 p
  • 1989, Pierre Grémion, Preuves, une revue européenne à Paris (Anthologie), Paris, Julliard/Commentaire
  • 2005, Benjamin Achab, « La revue Preuves (1951-1974) : l’expression d’une intelligentsia dans le champ anticommuniste », Labyrinthe, Actualité de la recherche (n° 7),, 166-168

Voir aussi

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