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Réseau social : Différence entre versions

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* [[1976]], S. A. Boorman, R. L. Breiger, Harrison C. White, "Social Structures from Multiple Networks I: Blockmodells of Roles and Positions", American Journal of Sociology, Vol 81, pp730-780
 
* [[1976]], S. A. Boorman, R. L. Breiger, Harrison C. White, "Social Structures from Multiple Networks I: Blockmodells of Roles and Positions", American Journal of Sociology, Vol 81, pp730-780
  
* [[1984]], Ronald S. Burt, "Network Items and the General Social Survey", Social Networks, Vol 6, pp293–339
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* [[1992]], Ronald S. Burt, "The social structure of competition", Networks and organizations:
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Structure, form, and action, vol 57
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* [[1995]], Ronald S. Burt, "Structural holes: The social structure of competition", Harvard university press
  
 
* [[2002]], Harrison C. White, "Markets from Networks: Socioeconomic Models of Production", Princeton: Princeton University Press
 
* [[2002]], Harrison C. White, "Markets from Networks: Socioeconomic Models of Production", Princeton: Princeton University Press
  
* [[2004]], A. Degenne, M. Forsé, "Les réseaux sociaux", Paris, Armand Colin
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** Ronald S. Burt, "Structural holes and good ideas", American journal of sociology, 110(2), pp349–399
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** A. Degenne, M. Forsé, "Les réseaux sociaux", Paris, Armand Colin
  
 
* [[2007]], Howard E. Aldrich, Phillip H. Kim, "Small worlds, infinite possibilities? How social networks affect entrepreneurial team formation and search", Strategic Entrepreneurship Journal, Vol 1, n°1-2, pp147–165
 
* [[2007]], Howard E. Aldrich, Phillip H. Kim, "Small worlds, infinite possibilities? How social networks affect entrepreneurial team formation and search", Strategic Entrepreneurship Journal, Vol 1, n°1-2, pp147–165

Version du 31 août 2017 à 15:36

Le réseau social d'un individu est composé de toutes les personnes que l'individu connaît à la fois très bien, bien et pas si bien que cela. La plupart des gens ont des contacts, fréquents ou sporadiques, avec beaucoup d'autres personnes qui ont une influence[1] plus ou moins forte sur leur parcours individuel ou collectif. Nous considérons certains comme des amis, et d'autres comme de purs étrangers[2]. Pour l'entrepreneur, particulièrement l'entrepreneur avec peu de capital financier, les réseaux sociaux personnels sont souvent la ressource la plus importante de l'entreprise. Les rencontres sociales entre un entrepreneur et ses contacts réseau sont souvent une source de nouvelles idées de créations d'entreprises.

Les "entrepreneurs en réseau" utilisent les ressources des réseaux sociaux pour apprendre de nouvelles opportunités entrepreneuriales. Ils obtiennent plus d'opportunités que les entrepreneurs en solo. L'importance de cette différence varie en fonction d'un certain nombre de facteurs : la taille et la densité du réseau, l'homogénéité des attitudes et des opinions[3], la force des liens faibles[4] ou l'existence de trous structurels[5][6]. Généralement, la mesure des caractéristiques des réseaux sociaux, utilisés par les entrepreneurs pour reconnaître les opportunités, se fait par une enquête de l'égo-réseau[7].

Les liens sociaux ont non seulement un rôle médiateur positif dans l'intention entrepreneuriale, c'est-à-dire dans la motivation d'entreprendre mais ils ont aussi un rôle modérateur afin de contrer les effets dépressifs suite à un stress entrepreneurial, spontané ou rémanent, conduisant à l'envie du chef d'entreprise de se retirer de l'activité entrepreneuriale[8].

Personne n'a une information parfaite pour choisir et prendre des décisions, selon l'affirmation de Herbert Simon. Donc, les individus éprouvent une 'rationalité limitée' parce qu'ils sont limités dans leur capacité à traiter et à stocker de nombreuses informations. Par conséquent, le réseau social d'un entrepreneur peut aider à étirer les limites de la rationalité individuelle en offrant l'accès aux connaissances et à l'information qui ne sont pas possédées par l'entrepreneur individuel. L'entrepreneur est alors exposé à de nouvelles idées et opportunités sans qu'il soit lui-même physiquement en contact avec ces opportunités. Au fur et à mesure que la frontière de son réseau s'étend et se renforce, de nouvelles idées et opportunités nouvelles sont identifiées, reconnues, examinées, évaluées, et ensuite, le cas échéant, mises en action sur la base d'une stratégie d'avantage concurrentiel.

L'accès à une nouvelle information n'est pas uniforme entre tous les individus. Seules les personnes placées dans des points clés (loci cognitifs), au sein des réseaux sociaux, peuvent être en mesure de reconnaître et de profiter des opportunités dans la gigantesque prolifération organisationnelle[9]. Par conséquent, les liens du réseau social d'un entrepreneur peuvent étendre les "limites de sa rationalité" en lui permettant un nouvel accès à une information et encore mieux à un nouvelle connaissance. Comme une grande partie de cette connaissance est tacite, en l'absence de certains nœuds de son réseau social, l'entrepreneur ne peut pas avoir accès à une nouvelle opportunité entrepreneuriale.

Ronald Burt (1992) montre les avantages potentiels et l'importance des trous dans un réseau social. Son travail sur les "trous structurels" suit une logique semblable à celle de Granovetter dans son étude des liens faibles dans le réseau social. Pour la plupart des gens, les proches amis ou les parents proches se connaissent tous (liens forts), mais les connaissances occasionnelles (liens faibles) restent anonymes pour les amis proches. Pourtant, indique Ronald Burt, il est plus probable que ce soit une connaissance occasionnelle qui fournisse des informations uniques. Cela est dû au fait qu'un individu a un groupe d'amis qui se connaissent tous et qu'il existe donc, pour chaque ami, plusieurs points d'accès à une information connue. Si un ami ne révèle pas certaines informations, un autre peut le faire de manière indirecte. À l'inverse, avec les relations occasionnelles, il est probable qu'il n'y ait qu'une seule connexion entre les individus, et la perte de cette connexion élimine complètement la possibilité de l'échange d'informations. Ainsi, Ronald Burt soutient que ce n'est pas la relation réelle (forte ou faible) entre un individu et un "alter" qu'il faut prendre en considération, mais c'est plutôt l'espace entre les individus qui prédit l'accès à des informations uniques. Il définit donc l'espace entre les contacts non-redondants comme des "trous structurels".

Notes et références

  1. I. Pool, M. Kochen, 1978, "Contacts and Influence", Social Networks, Vol 1, pp5–51
  2. Le terme d'étranger est tenu dans le sens de non connaissance par un individu dans son réseau social.
    R. S. Burt, 1987, "A Note on Strangers, Friends, and Happiness", Social Networks, Vol 9, pp311–331
  3. E. Bienenstock, P. Bonacich, M. Oliver, 1990, "The Effect of Network Density and Homogeneity on Attitude Polarization", Social Networks, Vol 12, pp153–172
  4. M. Granovetter, 1973, "The Strength of Weak Ties", American Journal of Sociology, 78(6), pp1360–1380
  5. R. S. Burt, 1992, "Structural Holes: The Social Structure of Competition", Cambridge, MA: Harvard University Press
  6. J. Aarstad, 2014, "Structural Holes and Entrepreneurial Decision Making", Entrepreneurship Research Journal, 4 (3), pp261–276
  7. . Les éléments du questionnaire de l'égo-réseau permettent de recueillir des informations sur un grand nombre de réseaux sociaux grâce à un sondage par courrier. Les études portent sur les "alters" significatifs des entrepreneurs, c'est-à-dire sur les autres personnes. Chaque entrepreneur est invité à fournir des informations sur les personnes, dans leur réseau social, qui les ont aidés à reconnaître des opportunités. Cette information permet une analyse d'une partie du réseau social avec une représentation raisonnable du réseau global d'un individu sans qu'il soit nécessaire pour le chercheur de recueillir toutes les informations des liens du réseau d'un individu. La conception de ce type de questionnaire permet l'étude d'un échantillon de grande taille à l'échelle nationale ou de façon plus importante pluri-nationale. L'enquête de l'égo-réseau permet d'économiser du temps par rapport à une enquête complète. Cependant, il existe des limites à son utilisation car il est plus facile pour les répondants de se rappeler des noms et des rôles des liens forts plutôt que ceux des liens faibles.
    • R. S. Burt, 1984, "Network Items and the General Social Survey", Social Networks, Vol 6, pp293–339
    • R. S. Burt, 1985, "General Social Survey Items", Connections, Vol 8, pp119–122
    • P. Marsden, 1987, "Core Discussion Networks of Americans", American Sociological Review, Vol 52, pp122–131
    • P. Marsden, 1990, "Network Data and Measurement", Annual Review of Sociology, Vol 16, pp435–463
    • B. Wellman, 1993, "An Egocentric Network Tale", Social Networks, Vol 15, pp423–436
  8. A. F. Hayes, J. M. Pollack, E. M. Vanepps, 2012, "The Moderating Role of Social Ties on Entrepreneurs’ Depressed Affect and Withdrawal Intentions in Response to Economic Stress", Journal of Organizational Behavior, 33(6), pp789–810
  9. J. W. Brittain, J. H. Freeman, 1980, "Organizational Proliferation and Density Dependent Selection", In: J. R. Kimberly, R. H. Miles, dir., "The Organizational Life Cycle", San Francisco: Jossey-Bass, pp291–338

Bibliographie

  • 1969, J. Mitchell, "The Concept and Use of Social Networks", In: J. Mitchell, dir., "Social Networks in Urban Situations", Manchester: Manchester University Press
  • 1972, J. Barnes, "Social Networks", Philippines: Addison-Wesley
  • 1976, S. A. Boorman, R. L. Breiger, Harrison C. White, "Social Structures from Multiple Networks I: Blockmodells of Roles and Positions", American Journal of Sociology, Vol 81, pp730-780
  • 1992, Ronald S. Burt, "The social structure of competition", Networks and organizations:

Structure, form, and action, vol 57

  • 1995, Ronald S. Burt, "Structural holes: The social structure of competition", Harvard university press
  • 2002, Harrison C. White, "Markets from Networks: Socioeconomic Models of Production", Princeton: Princeton University Press
  • 2004,
    • Ronald S. Burt, "Structural holes and good ideas", American journal of sociology, 110(2), pp349–399
    • A. Degenne, M. Forsé, "Les réseaux sociaux", Paris, Armand Colin
  • 2007, Howard E. Aldrich, Phillip H. Kim, "Small worlds, infinite possibilities? How social networks affect entrepreneurial team formation and search", Strategic Entrepreneurship Journal, Vol 1, n°1-2, pp147–165
  • 2008, J. Hartley, S. Cunningham, Paul Ormerod, J. Potts, "Social network markets: A new definition of the creative industries", Journal of Cultural Economics, 32(3), pp167–185
  • 2009,
    • Peter J. Carrington, John Scott, Stanley Wasserman, "Models and Methods in Social Network Analysis", Cambridge: Cambridge University Press
    • Katherine Faust, Stanley Wasserman, "Social Network Analysis", Cambridge: Cambridge University Press
    • John Scott, "Social Network Analysis", London: Sage
  • 2010, M. Castells, "The Rise of the Network Society", Chichester: Wiley
  • 2011, John Scott, Peter J. Carrington, dir., "The Sage Handbook of Social Network Analysis", London: Sage
  • 2012, Miguel Pereira Lopes, "'Good Vibrations': The Social Networks of Optimists and Alter-Optimists", Social Networking, Vol 1, n°1, July
  • 2013, Ronald S. Burt, Martin Kilduff, Stefano Tasselli, "Social Network Analysis: Foundations and Frontiers on Advantage", Annual Review of Psychology, Vol 64, pp527-547