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Réseau social

De Wikiberal

Le réseau social d'un individu est composé de toutes les personnes que l'individu connaît à la fois très bien, bien et pas si bien que cela. La plupart des gens ont des contacts, fréquents ou sporadiques, avec beaucoup d'autres personnes qui ont une influence[1] plus ou moins forte sur leur parcours individuel ou collectif. Pour l'entrepreneur, particulièrement l'entrepreneur avec peu de capital financier, les réseaux sociaux personnels sont souvent la ressource la plus importante de l'entreprise. Les rencontres sociales entre un entrepreneur et ses contacts réseau sont souvent une source de nouvelles idées de créations d'entreprises.

Les "entrepreneurs en réseau" utilisent les ressources des réseaux sociaux pour apprendre de nouvelles opportunités entrepreneuriales. Ils obtiennent plus d'opportunités que les entrepreneurs en solo dont l'importance varie en fonction d'un certain nombre de facteurs : la taille et la densité du réseau, l'homogénéité des attitudes et des opinions[2], la force des liens faibles[3] ou l'existence de trous structurels[4]. Généralement, la mesure des caractéristiques des réseaux sociaux, utilisés par les entrepreneurs pour reconnaître les opportunités, se fait par une enquête de l'égo-réseau[5].

Personne n'a une information parfaite pour choisir et prendre des décisions, selon l'affirmation de Herbert Simon. Donc, les individus éprouvent une 'rationalité limitée' parce qu'ils sont limités dans leur capacité à traiter et à stocker de nombreuses informations. Par conséquent, le réseau social d'un entrepreneur peut aider à étirer les limites de la rationalité individuelle en offrant l'accès aux connaissances et à l'information qui ne sont pas possédées par l'entrepreneur individuel. L'entrepreneur est alors exposé à de nouvelles idées et opportunités sans qu'il soit lui-même physiquement en contact avec ces opportunités.

L'accès à une nouvelle information n'est pas uniforme entre tous les individus. Seules les personnes placées dans des points clés (loci informatifs), au sein des réseaux sociaux, peuvent être en mesure de reconnaître et de profiter des opportunités dans la gigantesque prolifération organisationnelle[6]. Par conséquent, les liens du réseau social d'un entrepreneur peuvent étendre les "limites de sa rationalité" en lui permettant un nouvel accès à une information et encore mieux à un nouvelle connaissance. Comme une grande partie de cette connaissance est tacite, en l'absence de certains nœuds de son réseau social, il ne peut pas y avoir accès. Au fur et à mesure que la frontière de son réseau s'étend et se renforce, de nouvelles idées et opportunités nouvelles sont identifiées, reconnues, examinées, évaluées, et ensuite, le cas échéant, mises en action sur la base d'une stratégie d'avantage concurrentiel.

Notes et références

  1. I. Pool, M. Kochen, 1978, "Contacts and Influence", Social Networks, Vol 1, pp5–51
  2. E. Bienenstock, P. Bonacich, M. Oliver, 1990, "The Effect of Network Density and Homogeneity on Attitude Polarization", Social Networks, Vol 12, pp153–172
  3. M. Granovetter, 1973, "The Strength of Weak Ties", American Journal of Sociology, 78(6), pp1360–1380
  4. R. S. Burt, 1992, "Structural Holes: The Social Structure of Competition", Cambridge, MA: Harvard University Press
  5. Les éléments du questionnaire de l'égo-réseau permettent de recueillir des informations sur un grand nombre de réseaux sociaux grâce à un sondage par courrier. Les études portent sur les changements significatifs des entrepreneurs qui sont invités à fournir des informations sur les personnes, dans leur réseau social, qui les ont aidés à reconnaître des opportunités. Cette information permet une analyse d'une partie du réseau social avec une représentation raisonnable du réseau global d'un individu sans qu'il soit nécessaire pour le chercheur de recueillir toutes les informations des liens du réseau d'un individu. La conception de ce type de questionnaire permet l'étude d'un échantillon de grande taille à l'échelle nationale ou plus importante. L'enquête de l'égo-réseau permet d'économiser du temps par rapport à une enquête complète. Cependant, il existe des limites à son utilisation car il est plus facile pour les répondants de se rappeler des noms et des rôles des liens forts plutôt que ceux des liens faibles.
    • R. S. Burt, 1984, "Network Items and the General Social Survey", Social Networks, Vol 6, pp293–339
    • R. S. Burt, 1985, "General Social Survey Items", Connections, Vol 8, pp119–122
    • P. Marsden, 1987, "Core Discussion Networks of Americans", American Sociological Review, Vol 52, pp122–131
    • P. Marsden, 1990, "Network Data and Measurement", Annual Review of Sociology, Vol 16, pp435–463
  6. J. W. Brittain, J. H. Freeman, 1980, "Organizational Proliferation and Density Dependent Selection", In: J. R. Kimberly, R. H. Miles, dir., "The Organizational Life Cycle", San Francisco: Jossey-Bass, pp291–338

Bibliographie

  • 1969, J. Mitchell, "The Concept and Use of Social Networks", In: J. Mitchell, dir., "Social Networks in Urban Situations", Manchester: Manchester University Press
  • 1972, J. Barnes, "Social Networks", Philippines: Addison-Wesley
  • 1984, R. S. Burt, "Network Items and the General Social Survey", Social Networks, Vol 6, pp293–339