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R. C. Hoiles : Différence entre versions

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'''Raymond Cyrus Hoiles''', plus connu sous le le nom de "R.C. Hoiles(né le 24 novembre [[1878]] - décédé le 31 Octobre [[1970]]) était un éditeur de journaux américains. Il fut président de la société "Freedom Newspapers" de [[1950]] jusqu'à sa mort en [[1970]].  
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Raymond Cyrus Hoiles, plus connu sous le nom de R.C. Hoiles (né le 24 novembre [[1878]] - décédé le 31 octobre [[1970]]) était un éditeur de journaux américains. Il fut président de la société Freedom Newspapers de [[1950]] jusqu'à sa mort en [[1970]].  
  
Né à Alliance, dans l'État américain de l'Ohio, R. C. Hoiles a commencé sa carrière dans un journal local appartenant à son frère, The Alliance Review. Ensemble, ils ont ajouté d'autres titres à leur entreprise et, finalement, ils ont racheté le ''Santa Ana Daily Register'' en [[1935]], qui est devenu l'entreprise phare de la publication.  
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Né à Alliance, dans l'État américain de l'Ohio, R. C. Hoiles a commencé sa carrière dans un journal local appartenant à son frère, The Alliance Review. Ensemble, ils ont ajouté d'autres titres à leur entreprise et, finalement, ils ont racheté le Santa Ana Daily Register en [[1935]], qui est devenu l'entreprise phare de la publication.  
  
R. C. Hoiles s'est exprimé dans des éditoriaux où il mettait en avant ses idées libertariennes. Il prônait la suppression de l'enseignement public (qu'il dénommait "l'école soutenue par le contribuable") et la sortie des États-Unis de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Il s'est opposé aux présidents Taft et Eisenhower pour leur manque d'initiative libertarienne. [[Guido Hülsmann]], dans un passage de sa bibliographie<ref>Jörg Guido Hülsmann, [[2007]], [http://mises.org/books/lastknight.pdf Mises: The Last Knight of Liberalism], Auburn, Ala.: Mises Institute</ref> de [[Ludwig von Mises]] montre la forte conviction libertarienne de R. C. Hoiles. Dans un courrier adressé à l'auteur autrichien, Hoiles évite toute forme de rhétorique de complaisance pour affirmer son avis sur la position de Ludwig von Mises. Tout en étant respectueux, son courrier visait à mobiliser Mises pour analyser la société américaine d'un point de vue encore plus libertarien qu'il ne le faisait. Moins qu'une intransigeance vis à vis du leader de la [[école autrichienne|pensée autrichienne]], il le poussait dans ses retranchements intellectuels afin d'enrichir davantage la fertilité du domaine [[libertarien]]. En [[1964]], lors d'un entretien dans le ''New York Times'', Il s'est qualifié de "Voluntaryist", déclarant que ''« le gouvernement ne devrait exister que pour protéger les droits de chaque personne, de ne pas redistribuer la propriété, de ne pas manipuler l'économie et de ne pas établir un modèle de société »''.
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R. C. Hoiles s'est exprimé dans des éditoriaux où il mettait en avant ses idées libertariennes. Il prônait la suppression de l'enseignement public (qu'il dénommait "l'école soutenue par le contribuable") et la sortie des États-Unis de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Il s'est opposé aux présidents Taft et Eisenhower pour leur manque d'initiative libertarienne. [[Guido Hülsmann]], dans un passage de sa bibliographie<ref>Jörg Guido Hülsmann, [[2007]], [http://mises.org/books/lastknight.pdf Mises: The Last Knight of Liberalism], Auburn, Ala.: Mises Institute</ref> de [[Ludwig von Mises]] montre la forte conviction libertarienne de R. C. Hoiles. Dans un courrier adressé à l'auteur autrichien, Hoiles évite toute forme de rhétorique de complaisance pour affirmer son avis sur la position de Ludwig von Mises. Tout en étant respectueux, son courrier visait à mobiliser Mises pour analyser la société américaine d'un point de vue encore plus libertarien qu'il ne le faisait. Moins qu'une intransigeance vis à vis du leader de la [[école autrichienne|pensée autrichienne]], il le poussait dans ses retranchements intellectuels afin d'enrichir davantage la fertilité du domaine [[libertarien]]. En [[1964]], lors d'un entretien dans le New York Times, Il s'est qualifié de Voluntaryist, déclarant que ''« le gouvernement ne devrait exister que pour protéger les droits de chaque personne, de ne pas redistribuer la propriété, de ne pas manipuler l'économie et de ne pas établir un modèle de société »''.
  
Tout comme lui, les journaux de Hoiles défendaient les idées libertariennes. Le journal ''The Register'' fut l'un des rares journaux américains dénonçant l'internement sur le sol des Etats-Unis, des Américains d'origine japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, son fils Harry a pris la relève à la fois entrepreneuriale et idéologique. Le groupe se place à la 12ème position de tous les éditeurs américains, signe de réussite non seulement en termes de profit mais aussi indicateur de la prospérité éditoriale des idées libérales.
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Tout comme lui, les journaux de Hoiles défendaient les idées libertariennes. Le journal The Register fut l'un des rares journaux américains dénonçant l'internement sur le sol des États-Unis des Américains d'origine japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, son fils Harry a pris la relève à la fois entrepreneuriale et idéologique. Le groupe se place à la 12e position de tous les éditeurs américains, signe de réussite non seulement en termes de profit mais aussi indicateur de la prospérité éditoriale des idées libérales.
  
 
== Publications ==
 
== Publications ==

Version actuelle datée du 27 mars 2019 à 19:41

R. C. Hoiles
Editeur

Dates 1878-1970
RC-Hoiles.jpg
Tendance Libertarien
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Raymond Cyrus Hoiles dit R. C. Hoiles
Catallaxia Librairal

Raymond Cyrus Hoiles, plus connu sous le nom de R.C. Hoiles (né le 24 novembre 1878 - décédé le 31 octobre 1970) était un éditeur de journaux américains. Il fut président de la société Freedom Newspapers de 1950 jusqu'à sa mort en 1970.

Né à Alliance, dans l'État américain de l'Ohio, R. C. Hoiles a commencé sa carrière dans un journal local appartenant à son frère, The Alliance Review. Ensemble, ils ont ajouté d'autres titres à leur entreprise et, finalement, ils ont racheté le Santa Ana Daily Register en 1935, qui est devenu l'entreprise phare de la publication.

R. C. Hoiles s'est exprimé dans des éditoriaux où il mettait en avant ses idées libertariennes. Il prônait la suppression de l'enseignement public (qu'il dénommait "l'école soutenue par le contribuable") et la sortie des États-Unis de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Il s'est opposé aux présidents Taft et Eisenhower pour leur manque d'initiative libertarienne. Guido Hülsmann, dans un passage de sa bibliographie[1] de Ludwig von Mises montre la forte conviction libertarienne de R. C. Hoiles. Dans un courrier adressé à l'auteur autrichien, Hoiles évite toute forme de rhétorique de complaisance pour affirmer son avis sur la position de Ludwig von Mises. Tout en étant respectueux, son courrier visait à mobiliser Mises pour analyser la société américaine d'un point de vue encore plus libertarien qu'il ne le faisait. Moins qu'une intransigeance vis à vis du leader de la pensée autrichienne, il le poussait dans ses retranchements intellectuels afin d'enrichir davantage la fertilité du domaine libertarien. En 1964, lors d'un entretien dans le New York Times, Il s'est qualifié de Voluntaryist, déclarant que « le gouvernement ne devrait exister que pour protéger les droits de chaque personne, de ne pas redistribuer la propriété, de ne pas manipuler l'économie et de ne pas établir un modèle de société ».

Tout comme lui, les journaux de Hoiles défendaient les idées libertariennes. Le journal The Register fut l'un des rares journaux américains dénonçant l'internement sur le sol des États-Unis des Américains d'origine japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, son fils Harry a pris la relève à la fois entrepreneuriale et idéologique. Le groupe se place à la 12e position de tous les éditeurs américains, signe de réussite non seulement en termes de profit mais aussi indicateur de la prospérité éditoriale des idées libérales.

Publications

Notes et références

  1. Jörg Guido Hülsmann, 2007, Mises: The Last Knight of Liberalism, Auburn, Ala.: Mises Institute

Littérature secondaire