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Ségolène Royal

De Wikiberal
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Ségolène Royal
Femme politique

Dates Née en 1953
Segolene Royal.jpg
Tendance Socialiste
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Ségolène Royal

Ségolène Royal, née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar, en AOF (actuellement Sénégal) est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et a été députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres jusqu'en 2007. Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007, qu'elle a perdu face à Nicolas Sarkozy.

Regard libéral

Selon la candidate et son « pacte présidentiel », la France n'est qu'une vaste nurserie; les Français, des nourrissons qu'il convient de couver, de materner pour leur assurer « sécurité » et « protection ». Le programme de cette guérisseuse toute puissante est, à quelques exceptions près, un catalogue de mesures interventionnistes, collectivistes, « redistributives », qui fait office de potion magique pour résoudre tous les problèmes de la France. Farouchement opposée au libéralisme, elle oppose « les principes et les idées neuves de la gauche » à la « croyance de la droite dans la libre concurrence ». Sans même réaliser que l'absence de libéralisme de la droite française n'a rien à envier à celle de la gauche.

En politique

Si la suppression de l’article 49-3, l’interdiction du cumul des mandats et le référendum d’initiative populaire sont des réformes d'inspiration libérale, ces mesures sont contrebalancées par d'autres, bien plus inquiétantes, au premier rang desquelles les improbables jurys citoyens et la (pseudo-)démocratie participative invoqués par la candidate.

L’Europe de Mme Royal se doit d’être « sociale ». En plus d'un État « protecteur », elle souhaite donc une Europe « protectrice, y compris en matière de services publics ». Les Français ne devront pas compter sur elle pour ouvrir les différents marchés aux mains des monopoles étatico-syndicaux, comme La Poste, la SNCF, EDF, etc… Ils auront donc tout loisir de continuer à subir les blocages des syndicats illégitimes.

Opposée frontalement à François Bayrou avant le premier tour des élections présidentielles, représenté comme « l'autre candidat de la droite », Royal s'est convertie au centrisme peu après. Ainsi le site Tout sur Bayrou, ouvert par le PS pour taper sur le candidat centriste, a-t-il été effacé sitôt le premier tour terminé. On peut en consulter la page index via le cache google.

En économie

Laurence Boone, chef économiste France de Barclays Capital qui a établi, à l'attention de ses clients, un « indice du libéralisme des candidats ». Notés de - 4 à + 4 (pour le moins libéral au plus libéral) la note obtenue par Ségolène Royal est de - 1,8 (+ 1,6 pour Nicolas Sarkozy), ce qui en fait une candidate un peu plus antilibérale que la moyenne (qui l'est déjà tout à fait).

Ségolène Royal a fait de la lutte contre la vie chère un des thèmes centraux de sa campagne. Elle propose de porter le SMIC à 1500 euros « dès que possible », et d’augmenter les petites retraites de 5%. Bien sur, ces timides augmentations ne changeront rien à terme à la stagnation des salaires et l’incapacité de notre système de retraites par répartition à garantir un niveau de vie satisfaisant sans la capitalisation. Elle n’annonce aucune réforme de la législation sur le travail ni de la fiscalité.

Aucune des 100 propositions n'aborde la question du financement des promesses électorales. Celui-ci s'avère néanmoins crucial quand on observe la multiplication des dépenses envisagées. Il y a dans son pacte présidentiel une liste considérable de créations d'aides, de hausses des revenus de transfert et d'augmentations d'effectif de la fonction publique. La très grande majorité des 100 propositions du pacte apporte son lot d'engagements financiers. Éric Besson, ex-secrétaire à l'économie au Parti Socialiste, a, lors de la campagne présidentielle, démissionné en invoquant les dépenses inconsidérées promises par la candidate de son parti et en mettant en valeur la fausseté complète du chiffrage avancé par l'état-major de Ségolène Royal.

Les « emplois-tremplins » sont la copie presque conforme des « emplois-jeunes » créés par le gouvernement de Lionel Jospin et supprimés en 2002. Il s'agit de financer des emplois – essentiellement dans la fonction publique ou dans le secteur associatif – par des allègements de charges pour les employeurs. C'est-à-dire que l'on utilise l'argent des caisses de la sécurité sociale (déjà fortement déficitaires) pour financer des emplois qui n'auraient pas été créés spontanément. Le financement public des emplois n'a jamais été une solution efficace au problème du chômage – car sinon ce dernier aurait été intégralement résorbé en France depuis des années. Le seul moyen pour parvenir au plein emploi en 5 ans est d'alléger considérablement le Code du travail afin de laisser chacun libre de signer les contrats qu'il souhaite avec qui il le souhaite.

De même, l’augmentation du SMIC à 1500 euros mensuels est une mauvaise idée. Le SMIC français est déjà très proche du salaire médian, dès lors l’augmenter aura deux conséquences majeures. Premièrement, cela rendra encore plus difficile l’entrée sur le marché du travail de ceux dont les compétences ne correspondent pas aux attentes des entreprises (en premier lieu les étudiants qui sortent des universités poubelles). Dès lors, dans les conditions actuelles, c’est le meilleur moyen d’augmenter dramatiquement le chômage et l’exclusion. Deuxièmement, cela désincitera fortement les travailleurs au SMIC de chercher à améliorer leurs compétences puisque leurs perspectives d’augmentation de salaire seront anéanties par l’écrasement du bas de la pyramide des salaires résultant de cette augmentation du SMIC.

Autre mesure démagogique proposée : la conférence nationale sur les salaires. Ce sera encore l’occasion pour le gouvernement de faire des ronds de jambe devant des syndicats non-représentatifs de leurs adhérents, et a fortiori des travailleurs de leurs adhérents.

Question du logement

Searchtool-80%.png Articles connexes : Logement et crise du logement.

Le logement pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages français, c’est un fait indéniable. Pour répondre à se problème, il y a deux solutions possibles. La première est de supprimer les interventions étatiques qui créent la rareté artificielle sur ce marché, comme les déclarations de constructibilité des terres, la sur-protection des locataires et la sur-représentation de personnes au-dessus du salaire moyen dans les logements sociaux. Ségolène Royal a choisit la seconde, celle qui consiste à ne pas toucher aux causes du problème, mais d’y surajouter de nouvelles interventions étatiques. Elle propose donc d’augmenter les allocations logement pour limiter à 25% du revenu le poids du loyer, de créer plus de 120 000 logements sociaux par an, de créer un service public de la caution, de sanctionner financièrement les communes qui ne remplissent pas leur quota de logements sociaux. Et enfin, la mesure démagogique par excellence : « Préempter les logements vides spéculatifs ». Alors que cette notion n’a aucun sens. Quelle entreprise laisserait des logements vacants dans un but « spéculatif » ? Toute immobilisation de capital est une perte sèche pour une entreprise. Celles qui le font sont celles qui sont mal gérées, et qui devront donc rapidement prendre des mesures correctives si elles veulent survivre.

Notons cependant une bonne mesure en ce qui concerne l’accession au logement. Mme Royal propose, en effet, l’accession à la propriété du logement social au bout de 15 ans de loyer payé. Voilà enfin une forme d’aide qui n’enferme pas dans l’assistanat perpétuel. Néanmoins, comme la moyenne des salaires chez les occupants de logements sociaux n’est pas différente de celle de l'ensemble de la population, il y a actuellement toute une partie des bénéficiaires de logements sociaux qui ne devrait pas avoir le droit de vivre de la redistribution. Cette mesure profitera donc avant tout aux plus riches des habitants des logements sociaux, c'est-à-dire par exemple à certains hauts fonctionnaires ou fils de ministres.

Question de l'éducation

Searchtool-80%.png Article connexe : éducation.

Ségolène Royal réaffirme le principe de la carte scolaire, niant ainsi la liberté des parents de refuser un établissement poubelle quand ils ont le malheur d’en avoir un près de chez eux. Selon la candidate socialiste, l’Etat est mieux placé que les parents pour savoir ce qui est bon pour leurs enfants…

Après la « conférence nationale » sur les salaires, voici les « états généraux » de l’enseignement. On ne sait pas en quoi cela consiste, mais on est déjà certain que cela coûtera très cher et confortera les pouvoirs des syndicats de professeurs au détriment des élèves.

Libertés publiques

Ségolène Royal a été entartée par un étudiant de 22 ans qui lui a jeté un fraisier à la chantilly au beau milieu du parvis de la gare de La Rochelle, le 16 juin 2006. Jonathan Joly ne s'attendait toutefois pas à se retrouver un jour devant le tribunal correctionnel de la ville. Il a dû répondre de « violence avec préméditation n'ayant pas entraîné d'interruption temporaire du travail » (sic). Un acte qui lui avait valu d'être aussitôt interpellé par un fonctionnaire des Renseignements généraux et passible de trois années de prison. Malgré la peine définitive dont il a écopé, ceci démontre le sens de l'humour et le respect des libertés publiques de Royal. Entartés eux aussi, ni Bill Gates ni Nicolas Sarkozy n’avaient porté plainte.

Citations

  • Face aux mutations du monde, « la droite n'a pas de principe, au sens où pour ceux qui croient au libéralisme, ils pensent que cette idée de libéralisme va régler tous les problèmes et que c'est la libre concurrence qui va régler les problèmes » (Ségolène Royal sur France Inter le 20 avril 2007)

Voir aussi

Liens externes

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