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Utilitarisme

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L'utilitarisme est une doctrine éthique, politique et économique qui soutient l'idée que le principe de l'utilité, ou le principe du plus grand bonheur, est la règle directrice de la conduite humaine.

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Origines et principes

Le mouvement utilitariste, aussi nommé radicalisme philosophique par Élie Halévy, représente la doctrine philosophico-juridique et économique née au xviiie siècle principalement au sein de la philosophie anglaise.

Par ailleurs, les premiers principes peuvent être retrouvés dans l’éthique épicurienne où le fondement naturel de la morale est la sensation (aisthèsis). Pour Épicure « tout bien et tout mal résident dans la sensation », le plaisir est reconnu comme la fin naturelle de tous les êtres sensibles. Ainsi, plaisir et peine sont les guides de l'action dont le but est la paix de l’âme, l’ataraxie.

Nous retrouvons également la notion de Sensation dans la célèbre métaphore de tabula rasa de John Locke dans son Essai sur l’entendement humain. Locke recherche à savoir comment l'esprit reçoit les données du monde sensible et par quel moyen les idées forment tous les raisonnements et connaissances. Locke donne la réponse : « Cette grande source des idées que nous avons, dépend entièrement de nos Sens, et communique à l’Entendement par leur moyen, je l’appelle Sensation ». (John Locke - Essai sur l'entendement humain).

Le philosophe français Claude-Adrien Helvétius, s'inspirant de Locke, nomme la sensibilité comme une des causes productrices de nos idées. Il désigne également le plaisir et la douleur physique comme les principaux moteurs de l'activité de l'homme. Chaque homme juge selon l’impression agréable ou désagréable qu'il en reçoit, il ne prend en considération que son utilité ou intérêt. Pour Helvétius, l'intérêt ou l'utilité est le principe de tout ce qui peut nous procurer des plaisirs, ou nous soustraire des peines.

La philosophie utilitariste elle s'est notamment épanouie favorablement dans le monde anglo-saxon, avec son élaboration la mieux accomplie et réussie dans les écrits du philosophe et juriste anglais Jeremy Bentham. Celui-ci, critiquant activement la législation pénale de son époque, va concevoir le principe d'utilité, dont le célèbre principe du plus grand bonheur pour le plus grand nombre, et propose une réforme du droit et des institutions. Le principe d'utilité est le principe qui renferme toute la morale et la législation, il détermine l’usage que le moraliste et le législateur doit faire des récompenses et des peines.

Héritier de la pensée de Bentham, John Stuart Mill conduit l'utilitarisme vers de nouveaux prolongements et contribue d'une manière significative à la théorie utilitaire. Par ailleurs, Mill, afin de clarifier la signification de la doctrine de l'« utilitarisme » écrit un ouvrage intitulé Utilitarianism ; il y expose les principaux principes philosophiques et répond aux objections qu’elle fait naître. Il introduisit le vocable en 1871 et tira de ce principe les implications théoriques et pratiques les plus abouties. Le principe éthique à partir duquel il jugeait les comportements individuels ou publics était l'utilité sociale.

Le postulat de départ de la théorie utilitariste est que la poursuite et la maximisation du bonheur, ou la prévention et la minimisation des souffrances, constitue le but des actions humaines . On peut le définir à partir des seules motivations élémentaires de la nature humaine : son penchant « naturel » à rechercher le bonheur, le plaisir et à esquiver la souffrance. Ce principe est formulé ainsi par Bentham :

« La nature a placé l'humanité sous l'empire de deux maîtres, la peine et le plaisir. C'est à eux seuls qu'il appartient de nous indiquer ce que nous devons faire comme de déterminer ce que nous ferons. D'un côté, le critère du bien et du mal, de l'autre, la chaîne des causes et des effets sont attachés à leur trône ». (Jeremy Bentham Principes de la morale et de la législation, 1789)

Les utilitaristes prétendent ainsi régler des problèmes sociaux très anciens :

  • Quelles fins désirables les individus poursuivent-ils ?
  • Quel type de gouvernement contribue le mieux au bonheur des gouvernés ?
  • Comment les individus font-ils une juste estimation de leurs propres intérêts ?
  • Quelle influence sur la société ont les intérêts individuels et comment s'accordent-ils ?

Le principe de l'antagonisme du plaisir et de la peine répond ainsi à l'ensemble de cette problématique. L'utilitarisme affirme qu'il ne peut y avoir de conflit entre l'intérêt de l'individu et celui de la communauté, car si l'un et l'autre fondent leur action sur l'utilité, leurs intérêts seront identiques. Cette démarche joue sur tous les plans de la vie sociétale : religieux, économique, éducatif, dans l'administration, dans la justice, ainsi que dans les relations internationales.

Dans des conditions de concurrence pure et parfaite, tout acteur économique ne recherchant qu'à maximiser sa satisfaction individuelle, les démonstrations mathématiques prouvent un optimum social.

Les différentes tendances

L'utilitarisme est une doctrine disposant d'un contenu assez diversifié d'un point de vue théorique. Cette diversité, d'une certaine façon, a conduit inévitablement à quelques difficultés pour établir une définition unique et intégrale. Les différentes perspectives peuvent être perçues selon les domaines : philosophique, politique ou économique. D'une façon générale, les penseurs utilitaristes se sont questionnés essentiellement sur le calcul du bien-être individuel et social, les échelles d'évaluation des individus et les comparaisons entre évaluations. Nous pouvons distinguer différentes tendances répondant à certains critères et principes :

  • Utilitarisme classique (Bentham, Mill, Sidgwick) : formulation et développement du principe de l’utilité, principe qui approuve ou désapprouve toute action quelle qu’elle soit, selon la tendance qu’elle semble présenter d’augmenter ou de diminuer le bonheur de celui ou de ceux dont l’intérêt est en jeu. L'intérêt de la société correspond à la somme des intérêts des divers individus la composant. Est utile tout ce qui produit un bien ou un bénéfice au bonheur de la communauté. La somme du bien-être (welfare) des individus est liée au bonheur de la communauté.
  • Conséquentialisme : une action n'est pas intrinsèquement bonne, elle est bonne ou positive seulement si elle produit les meilleures conséquences. Indépendamment des motivations morales de l'individu, seul le résultat potentiel ou probable compte. Le conséquentialisme est un forme d'utilitarisme direct, c'est-à-dire que le bonheur est la valeur qui est liée aux expériences et actions, est juste toute action ou expérience qui produit le maximum de bonheur possible.
  • Utilitarisme moyen : calcul du bien-être et bonheur général en établissant une moyenne des bonheurs maximisés.
  • Utilitarisme à seuil (critical-level utilitarianism) : recherche de la quantité totale de bonheur à maximiser (maximalisme) mais en imposant une contrainte sur le niveau moyen, qui doit être supérieur à un minimum. (le but est d'empêcher la misère).
  • Utilitarisme Nashien (du nom du mathématicien-économiste John Nash) : on cherche à maximiser le produit des utilités.
  • L'économie du bien-être parétienne (welfare economics), qui abandonne l'hypothèse de comparabilité interpersonnelle et repose sur la notion d'optimum de Pareto. Ainsi, un choix est optimal au sens de Pareto quand la situation d'une personne ne peut être améliorée sans détériorer la situation d'une autre personne.
  • La théorie du choix social (Abraham Bergson, Kenneth Arrow, Amartya Sen) : généralisation de l'approche parétienne, les préférences des individus sont comparées sur la base de règles de majorité, une option est socialement préférable à une autre si une proportion plus importante d'individus la préfèrent. La théorie du choix social est une tentative de trouver une base rationnelle d'agrégation de la diversité des préférences individuelles afin d'aboutir à un choix social raisonnable et cohérent.
  • Le Prescriptivisme : les jugements moraux sont à la fois universels et prescriptifs. Thèse développée par Richard Mervyn Hare selon laquelle les jugements moraux sont liés aux actions et impliquent des impératifs pratiques.

La pensée moderne

L'approche et les principes utilitaristes continuent à jouer un rôle important de référence à l'époque moderne, que ce soit d'un point de vue philosophique ou éthique, ou encore d'un point de vue économique. Malgré tout, certains penseurs, comme John Rawls ou encore Amartya Sen, ont émis certaines critiques à son encontre.

Adam Smith est connu pour avoir conceptualisé l'idée d'un spectateur impartial comme étant le grand juge et arbitre de notre conduite, jugeant les affaires humaines avec bienveillance et sympathie. Cette figure incarne le regard et la conscience morale éclairés et intériorisés sur les actions et interactions des hommes, occupant une place idéale d'observateurs désintéressés. De cette manière les actions acquièrent une dimension normative et éthique : les intérêts personnels, les motifs, les désirs et passions sont appréciés selon leur propre expression. Les évaluations se forment par analogie au jugement des autres, comme dans un effet miroir, par la sensibilité et l'affection.

L'approche morale d’impartialité a été reprise notamment par John C. Harsanyi (1920-2000) afin de développer une théorie des préférences impersonnelles reposant sur une interprétation utilitariste. Pour Harsanyi le choix rationnel et social des individus se fait en fonction de la maximisation de l'utilité moyenne espérée.

Le théorème de l’observateur impartial d’Harsanyi est une hypothèse qui consiste à placer un évaluateur rationnel sous un voile d’ignorance, celui-ci est en situation d’incertitude, il ignore sa position sociale et ses préférences.

Tout en partageant le point de vue de l'impartialité, John Rawls s'oppose à la règle de maximisation de l’utilité moyenne proposant une perspective contractualiste de sa théorie de la justice comme équité.

Perspective économique

Les théories économiques modernes se référent de moins en moins à la conception hédoniste de l'utilité et se concentrent davantage sur l'aspect rationnel des individus en termes de préférences.

Selon la perspective économique utilitariste, le bien-être social et économique est réalisable et les résultats attendus ne peuvent prendre vigueur que par le biais d'interventions du pouvoir politique. Pour Bentham le rôle du législateur en économie est de garantir la sécurité et la subsistance. Afin de maximiser l'utilité, la position benthamienne prône l’égalisation des richesses et la redistribution des revenus.

On retrouve parmi les théoriciens de l'économie quelques disciples de l'utilitarisme en particulier John Austin, James Mill, Herbert Spencer et John Stuart Mill qui ont marqué durablement l'histoire de la pensée économique.

L'utilitarisme permet de déterminer le comportement des acteurs économiques, en particulier dans le cas de la théorie micro-économique du consommateur. Tout individu essaie d'obtenir le maximum de satisfaction de sa consommation. Il va donc optimiser l'utilité qu'il retire de sa consommation, compte tenu de sa contrainte budgétaire.

Les difficultés méthodologiques de l'utilitarisme

L'avantage apparent des théories utilitaristes est qu'elles n'ont aucun a priori sur ce que devraient être les règles de vie en société ou l'organisation sociale optimale. Elles tendent à ramener toutes les questions sociales, sans préjugé, à un ensemble d'équations mathématiques dont la résolution devrait permettre aux "ingénieurs sociaux" que sont les politiciens de diriger leur action pour "faire le bonheur du peuple".

Malheureusement la notion d'utilité personnelle, qui reste subjective, et celle d'utilité collective, qui est définie arbitrairement, se prêtent mal à un tel schématisme.

Les principales difficultés méthodologiques de l'utilitarisme sont les suivantes :

  • comment définit-on l'intensité de l'utilité pour chaque individu ? Je préfère les poires aux pommes (préférence ordinale), cependant entre 3 pommes et une poire, je préfère avoir les 3 pommes : l'intensité mesure de combien je préfère les poires aux pommes ;
  • le point précédent étant supposé acquis, comment compare-t-on les différentes intensités individuelles ? Les comparaisons interpersonnelles semblent impossibles, car les mesures d’intensité restent relatives à chaque individu (voir aussi subjectivité de la valeur);
  • les points précédents étant supposés acquis, comment agrège-t-on les utilités pour définir une "utilité collective" : pourquoi serait-elle la somme des utilités individuelles plutôt que leur moyenne, ou autre chose encore ?

Il semble que toute théorie utilitariste suppose de faire des choix plus ou moins arbitraires sur les points énoncés, choix variables selon les écoles, ceci sans préjuger de la difficulté de la tâche préalable qui consisterait à mesurer, en pratique, les utilités des personnes d'une population donnée.


Utilitarisme et étatisme

En pratique, les hommes politiques et l'administration publique adoptent souvent dans leur mode de décision une approche à caractère utilitariste, quand des considérations politiciennes ou clientélistes plus classiques n'entrent pas en jeu : par exemple, pour savoir à partir de combien de morts ou d'accidents il faudrait modifier un carrefour en ville ou un segment d'une route nationale. Le "coût" des morts est mis en balance avec le coût des travaux nécessaires pour éviter de futurs accidents. Ce calcul mené par un acteur monopolistique agissant dans l'impunité est évidemment arbitraire, et échappe à toute rationalité économique, celle d'un marché totalement libre (qui tiendrait compte du coût des indemnités pour les assurances, des éventuels procès contre le propriétaire de la route, etc.). L’État utilise notamment le concept de "valeur de la vie statistique" (VVS) ; suivant ce concept, la vie d'un Français vaudrait environ 3 millions d'€ en 2015[1]. En Suisse, une vie humaine est estimée à 6,5 millions de francs suisses en 2018, et une année de vie humaine vaudrait 235000 francs[2]. Au Etats-Unis, une vie humaine valait en 2011 entre 6 et 9 millions de dollars[3].

Le milieu médical étatisé a de la même façon recours a des "échelles de qualité de vie" qui peuvent éventuellement justifier une euthanasie, pour éviter des "coûts inutiles" à la "collectivité". Le "QALY" (Quality-adjusted life year) est utilisé (notamment en France par la Haute Autorité de Santé ainsi que par les laboratoires) pour représenter une année de vie pondérée par la qualité de vie ; on recherche alors le meilleur rapport coût/QALY (par exemple, le Kadcyla, médicament anti-cancer, battrait tous les records en coûtant 191661 € pour 1 QALY[4]).

L'importance accordée aux données macroéconomiques telles que le produit intérieur brut résulte de l'influence de l'utilitarisme auprès des hommes de l’État et de sa propension à toujours essayer de mesurer des données subjectives intrinsèquement non mesurables. Pour les économistes libéraux, utiliser le PIB comme mesure d'une "utilité" qu'il faudrait chercher à maximiser est une erreur profonde.

Critique libérale

Pour une bonne part des libéraux, l'utilitarisme (excepté celui qui repose sur l'optimum de Pareto) n'est pas acceptable, car il pose qu'une action se justifie nécessairement par ses conséquences (éthique conséquentialiste), ce qui n'est qu'une version pseudo-scientifique du bien connu "la fin justifie les moyens", fondement même du raisonnement criminel.

Pour les libertariens, le principal défaut de l'utilitarisme est qu'il permet de justifier l'interventionnisme étatique, et ce sur des bases faussement scientifiques :

L’aveuglement de la pensée économique face aux réalités du monde est systémique ; c’est un pur produit de la philosophie utilitariste qui domine l’économie depuis un siècle et demi. Car ce qui se passe, c’est que l’utilitarisme prétend que les gens auraient en fait des objectifs identiques, que par conséquent les débats politiques seraient purement techniques et pragmatiques, et qu’on pourra y mettre un terme dès qu’on aura découvert et appliqué les procédures convenables pour réaliser ces objectifs communs. C’est ce mythe d’un objectif commun à tous qui permet aux économistes de s’imaginer qu’ils peuvent prescrire des politiques publiques “au nom de la science”, tout en croyant ne porter aucun jugement de valeur. (Murray Rothbard, Economistes & Charlatans, chapitre 6 : Le Mythe de l’“efficience”)

Pour un utilitariste, les droits fondamentaux auxquels sont attachés les libéraux n'entrent en jeu qu'en fonction des conséquences qu'ils peuvent produire : ils sont des instruments plutôt que des buts. L'utilitarisme pourrait ainsi très bien justifier une société raciste ou ségrégationniste : en effet, les préférences des individus doivent être respectées et prises en compte dans le calcul de l'utilité, aussi rien n'empêche qu'elles soient discriminatoires. On pourrait même théoriquement justifier l'assassinat des personnes les plus malheureuses de la société, car cela augmenterait la quantité de bonheur totale.

L'utilitarisme reste cependant une composante importante de la pensée libérale, et les raisonnements utilitaristes suivent souvent les assertions déontologiques, comme une conséquence logique de ces dernières (le juste produit le bien). Tel est le point de vue de Hayek, les normes sociales émergeant pour lui d'un processus de sélection par le système social, en vue d'une maximisation du bien-être global.

Pour David Friedman, un libertarien utilitariste, l'utilitarisme est une règle morale envisageable et représente certains avantages ([1]) :

  • Selon Friedman il existe une corrélation étroite entre les règles qui rendent les gens libres et celles qui rendent les gens heureux, l'utilitarisme a donc un intérêt pour les libéraux, même s'il n'existe pas de preuves directes, il peut s'avérer utile ;
  • l'efficacité économique a une relation avec le bonheur, et elle constitue un critère qui permet de dégager des règles significatives d'un point de vue utilitariste ;
  • une règle ou une loi qui accroît le bonheur n'est pas forcément juste, mais cela plaide fortement en sa faveur ;
  • un accroissement du niveau de bien-être global a très probablement des conséquences positives pour chaque individu, même si ça peut être à long terme.

Publications

  • 2003,Frederick Rosen, "Classical Utilitarianism from Hume to Mill", London and New York: Routledge

Notes et références

  1. Référence : Science et Vie, février 2016. Ce chiffre de 3 millions d'€ est obtenu en demandant à un échantillon de population combien chacun serait prêt à payer pour réduire de 1/100000 son risque de décès prématuré pour cause de pollution atmosphérique (la réponse est 30 € par personne). Voir aussi le rapport intitulé « Eléments de révision sur la valeur de la vie humaine » sur le site www.strategie.gouv.fr.
  2. Chiffres adoptés par l'ARE (Office fédéral du développement territorial), basés sur une "méta-étude" de l'OCDE adaptée à la Suisse par la Confédération.
  3. As U.S. Agencies Put More Value on a Life, Businesses Fret (New York Times, 16/02/2011).
  4. Référence : Science et Vie, février 2016.

Citations

  • « Épicure complète la doctrine du plaisir, à laquelle s'était arrêté Aristippe, par la doctrine de l'utilité durable ou du bonheur. L'homme ne recherche pas seulement tel ou tel plaisir, mais la plus grande somme de plaisirs, constituant le plus grand bonheur ». Cicéron, De finibus bonorum et malorum (Des suprêmes biens et des suprêmes maux)
  • « Les arguments utilitaires sont indispensables à tous ces moralistes a priori ». John Stuart Mill, en allusion à Kant.
  • « La morale des utilitaires, c'est leur psychologie économique mise à l'impératif ». Elie Halévy
  • « Si la façon la plus efficace de maximiser le bonheur collectif agrégé est en fait de maximiser la liberté de l'homme, alors l'utilitarisme devrait prescrire de maximiser la liberté. En ce cas, l'utilitarisme non seulement serait cohérent avec une structure politique libérale, mais aussi la rendrait nécessaire. Par conséquent, des économistes libéraux tels que Ludwig von Mises (1881–1973), Friedrich Hayek (1899–1992) et Milton Friedman (1912–2006), qui ont soutenu que c'est bien ainsi que le monde fonctionne, peuvent être caractérisés comme des libéraux utilitaristes ». John Hasnas
  • « Au temps présent, comme dans les temps passés, dans notre société comme dans les autres, les actes publics sont jugés d'après deux critériums - celui de l'approbation divine supposée et celui de l'utilité au bonheur de l'humanité ». Herbert Spencer

Voir aussi

Liens externes


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