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Climategate

De Wikiberal
Révision datée du 5 janvier 2010 à 21:23 par Lexington (discussion | contributions) (Qui a divulgué ces éléments ?)

Par Climategate ou Climagate on désigne la divulgation en novembre 2009 par un pirate ou une personne interne au CRU de plusieurs centaines de mails et de documents échangés par des membres du CRU (Climate Research Unit) et des climatologues de renom.

Dans ces documents, de nombreux échanges font mention de l'usage de procédés douteux pour adapter la réalité des faits à la théorie de l'origine humaine du réchauffement climatique. Ainsi, le climatologue Phil Jones, tête pensante du GIEC, de clamer l'utilisation de tels artifices pour « masquer le déclin » des températures observées.

De même, on y retrouve des documents attestant apparemment d'un boycott organisé des publications ou des revues remettant en cause la thèse officielle du GIEC. Le même Phil Jones écrit par exemple : « Kevin et moi [empêcherons que des articles sceptiques soient présents dans le rapport du GIEC] par n'importe quel moyen -même si pour cela nous devons redéfinir ce qu'est le comité de lecture par les pairs ! »

Plus grave, plusieurs auteurs font mention de la destruction de preuves ou du refus de communiquer la façon dont ils ont obtenus leurs résultats dans le cadre de requêtes ayant trait au Freedom Of Information Act.

Pour un résumé plus précis et détaillé des e-mails, on pourra se référer à Skyfal.

Les documents sont-ils authentiques ?

On ne peut pas être certains à cent pour cent de l'authenticité des centaines de documents mis en ligne dans le dossier FOI2009. Cependant, plusieurs des personnes concernées ont reconnu que les documents étaient authentiques et aucun n'a mis en cause la validité du moindre document. On peut donc penser, certes sans certitude absolue, que les pièces sont authentiques. Il reste possible que certains éléments modifiés aient été ajoutés à des documents authentiques, même si les documents les plus discutés ont été reconnus comme authentiques par ou leurs émetteurs ou leurs destinataires.

Qui a divulgué ces éléments ?

A l'heure actuelle, le responsable de la fuite de ces documents n'est pas connu. Cependant, au vu de la connaissance précise du sujet par la personne ayant mis ces documents en ligne, il pourrait s'agir d'un employé du CRU, choqué par la façon dont la science y est traitée par les alarmistes du réchauffement.

Les personnes ayant divulgué le contenu de ce dossier, qu'ils soient des pirates ou non, ont accompagné le dossier d'un message :

We feel that climate science is too important to be kept under wraps. We hereby release a random selection of correspondence, code, and documents. Hopefully it will give some insight into the science and the people behind it.

Leçons à en tirer

Le climategate illustre en particulier la politisation actuelle du débat entre, d'un côté, un organisme politique, le GIEC, et, de l'autre, des sceptiques arc-boutés sur leurs positions. Même si l'on ne voit avec cet événement les choses que du côté du GIEC, on discerne clairement le blocage du débat scientifique, avec la guerre de tranchées menée dans certaines revues scientifiques, le refus de divulguer les données sources permettant de s'assurer qu'il n'y a eu aucune manipulation, etc. De nombreux e-mails montrent également les doutes de plusieurs scientifiques honnêtes et qui rechignent à suivre l'alarmisme des partisans les plus acharnés du GIEC (Phil Jones, Michael Mann, James Hansen, etc.). Le débat scientifique serein est actuellement quasi-impossible, en particulier en raison des intérêts financiers en jeu, de considérations politiques ou philosophiques. Il faudra encore longtemps avant que la contradiction et l'échange puissent revenir et la science progresser.

Revenant sur le climategate, le climatologue Mike Hulme écrit ainsi[1] : « Il est possible que la science du climat soit devenue trop partisane, trop centralisée. Le tribalisme que montre certains des e-mails qui ont fuités est quelque chose qui est associé plus couramment à l'organisation sociale au sein de cultures primitives. [..] Le GIEC [a une] tendance structurelle à politiser la science du changement climatique ».

Suites politiques et judiciaires possibles

La police britannique enquête sur l'auteur ou les auteurs des fuites à l'origine du climategate et il est possible que des poursuites judiciaires soient ouvertes à ce sujet, des correspondances privées ayant été violées.

En outre, aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs personnalités ont annoncé leur intention de demander l'ouverture de commissions d'enquête parlementaires ou d'enquêtes officielles, comme James Inhofe, sénateur républicain de l'Oklahoma, ou Lord Nigel Lawson, ancien ministre de Margaret Thatcher.

L'université d'East Anglia dont dépend le CRU a annoncé qu'elle avait ouvert une enquête à la suite des révélations du climategate et que Phil Jones se retirait temporairement de son poste[2].

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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