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Patrick Moore

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Patrick Moore
Ecologiste

Dates Né en 1973
Patrick Moore.jpg
Tendance
Origine Canada Canada
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Citation
inter lib.org sur Patrick Moore

Patrick Moore, né en 1947, est un écologiste canadien. Membre fondateur de Greenpeace International, il en est devenu un critique virulent. Il défend une écologie raisonnée, qui laisse une large part au progrès scientifique et aux mécanismes de l'économie de marché.

Présentation

Il obtient un Ph.D. en écologie à l'Institute of Animal Resource Ecology de l'université de la Colombie-Britannique.

Lorsque Greenpeace est créée en 1971, il fait partie de ses membres fondateurs et se montre en particulier l'un des adversaires les plus résolus des essais nucléaires en Alaska. Il fut également l'un des membres de l'association à voyager sur le Phyllis Cormack, bateau utilisé pour diffuser les idées de l'association ou s'opposer à la chasse à la baleine.

Il fut par la suite président de Greenpeace Canada pendant neuf ans et un des directeurs de Greenpeace International pendant sept ans, jusqu'en 1986, faisant de l'association la plus importante association écologiste au niveau mondial.

Après son départ de Greepeace, Moore fonda Greenspirit, un cabinet de conseil spécialisé sur les questions environnementales.

Prises de position

Après s'y être opposé dans les années 1970-1980, il s'est rallié au nucléaire, le défendant en particulier au nom de ses convictions écologistes. Il estime en particulier que les mouvements écologistes actuels refusent le progrès, qui est pourtant la voie la plus efficace pour limiter les effets de l'activité humaine sur son environnement. Il qualifie ainsi les militants de Greenpeace d'individus « aveuglément technophobes », tout en soulignant que, derrière une facade écologiste, c'est l'anticapitalisme et le marxisme qui domine chez beaucoup.

Il dénonce le recours aux émotions de ces organisations pour imposer leurs idées par la peur et la désinformation :

By the mid-1980s, the environmental movement had abandoned science and logic in favor of emotion and sensationalism. I became aware of the emerging concept of sustainable development: balancing environmental, social and economic priorities. Converted to the idea that win-win solutions could be found by bringing all interests together, I made the move from confrontation to consensus.[1]

Interrogé sur le mouvement écologiste actuel dans le documentaire The Great Global Warming Swindle (2007), Moore déclara également : « Je n'ose même plus parler de mouvement environnementaliste car c'est devenu dans les faits un mouvement d'activisme politique, extrêmement influent à l'échelle mondiale ».

Impliqué dans les problématiques de déforestation, il défend une approche responsable de la sylviculture, fondée en bonne part sur les droits de propriété.

Il souligne par ailleurs la nécessité d'un débat scientifique et non politique sur la question du réchauffement climatique;

I think one of the most pernicious aspects of the modern environmental movement is the romanticization of peasant life. And the idea that industrial societies are the destroyers of the world. The environmental movement has evolved into the strongest force there is for preventing development in the developing countries. I think it's legitimate for me to call them anti-human.[2]

Il a pris position en faveur des OGM, soulignant qu'ils étaient le meilleur espoir pour tous ceux qui risquaient de mourir de faim si, dans une perspective primitiviste, on refusait le progrès.

Citation

« L’organisation se dit contre toute nouvelle centrale nucléaire et exige même la fermeture de celles qui existent déjà. Si on fermait aujourd’hui toutes les centrales nucléaires, l’électricité devrait être produite ailleurs, dans des centrales dont beaucoup carburent au charbon et au gaz naturel et qui émettraient des centaines de millions de tonnes métriques de gaz à effet de serre.
«Greenpeace mène aussi une campagne contre l’ajout de chlore dans les systèmes d'aqueduc, c’est absurde. Le chlore est à l’origine d’une des plus grandes avancées dans l’histoire de la santé publique. Et que penser de la campagne féroce contre les organismes génétiquement modifiés, les OGM? Plus de 500 000 personnes meurent chaque année dans les pays sous-développés en raison de carences alimentaires qu’on pourrait combler à l’aide d'OGM, comme le riz génétiquement modifié pour contenir certaines vitamines. C’est un combat immoral….
«…[Pour lutter contre les effets des gaz à effet de serre] les environnementalistes sont l’un des principaux obstacles auxquels on doit faire face! Ils s’opposent aux solutions qui seraient et de loin, les plus efficaces. Ils sont contre les constructions de nouveaux barrages hydroélectriques et contre l’énergie nucléaire, des formes d’énergie qui permettraient d’éviter la construction de centrales au charbon et au gaz naturel….
«…Arrêtons de dire qu’on peut réduire de façon radicale notre consommation d’énergie. Ce n’est pas vrai, à moins d’aller vivre dans des boites de carton. La science et la technologie nous offrent les meilleures chances d'atteindre les cibles du protocole de Kyoto. Cessons d'en avoir peur. »[3]

Notes et références

  1. "Environmental Movement Has Lost Its Way", Patrick Moore, Miami Herald, 28 janvier 2005, [lire en ligne]
  2. UK Channel 4 Documentary: The Great Global Warming Swindle
  3. L’actualité, 15 avril 2007, repris dans une Présentation critique de Greenpeace

Liens externes

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