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Archéoéconomie

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Sommaire

Une définition de l'archéoéconomie

Il convient de situer l'archéoéconomie dans le contexte général de la maxime historique suivante : " Les peuples naissent dans les tentes. Les nations, issues de ces peuples, naissent dans les guerres et les Etats, eux-mêmes issus de ces nations, naissent dans des bureaux. Mais ces Etats ont fortement tendance à détruire ces nations et ces peuples, avec tout ce que cela comporte comme conséquences économiques, financières, sociales et humaines ( religieuses, psychologiques et culturelles ) dans chaque étape de ces transformations ".

L'archéoéconomie comme l'archéoastronomie, de même l'archéobotanique (c'est-à-dire l'études des anciennes plantes ou d'anciens végétaux) sont des Sciences tout-à-fait reconnues, mais, cependant, utilisées inconsciemment. L'archéoéconomie (c'est-à-dire les Etudes et problèmes des organisations économiques, dans les temps anciens ), peut être le pendant à l'archéoastronomie (qui concerne les Etudes des astres et autres phénomènes célestes, aussi dans les temps anciens en étudiant les Textes Sacrés et les structures mégalithiques telles que Tiahuanaco, Téotihuacan, Guizeh, La Croix de Malte de la Mer Egée, Stonehenge, Karahundj, Gavrinis, Newgrange, Medicine Wheel, etc.) et qui explique le lien entre l'Astronomie et l'Economie, car ces structures mégalithiques étaient des calendriers géants, de telle sorte que l'on pouvait prévoir les moments des moissons, des récoltes, et des semailles, de la pêche, et / ou de la chasse (les premières étapes de la constitution d'une structure économique ), par rapport à la position du Soleil " sur " ces mégalithes . De ce fait, l'archéoéconomie est la conséquence directe de l'archéoastronomie .

L'étude de l'archéoéconomie visera à faire état et à étudier les systèmes ou organisations économiques et sociales des Anciennes Civilisations principales et les Cycles, les problèmes et les crises auxquels elles ont été confrontées et de quelle manière ces Anciennes Civilisations ont ou n'ont pas réformé leur économie .

Un contexte historique fondamental

Les échanges économiques entre les diverses communautés s'étaient déjà produits au néolithique. En effet, dans l'ouvrage L'obsidienne Un témoin d'échanges en Méditerranée préhistorique[1], il est dit que :

"Les échanges entre communautés sont primordiaux, parce que l'on ne peut vivre en totale autarcie, parce que l'on a besoin de prendre femme ou homme en dehors de son groupe d'appartenance, afin d'éviter des problèmes de consanguinité, parce que l'on désire, bien souvent, des choses qui ne se trouvent pas dans les espaces que l'on fréquente. Les échanges sont capitaux parce qu'il est tout aussi nécessaire de maintenir une emprise sur son propre territoire et qu'il permettent de tisser des relations entre les groupes, d'assurer un certain équilibre, une normalisation des rapports entre populations différentes" (page 7).

Cela signifie que, même à la fin du néolithique, une certaine forme de libéralisme existait déjà puisqu'il était nécessaire d'avoir des échanges entre divers groupes de personnes.

Cet ouvrage fait état du commerce très important de l'obsidienne[2], une pierre volcanique, en Méditerranée occidentale, à la fin du néolithique, par des artisans et des commerçants, en vue de réaliser, non seulement des objets coupants, mais aussi des objets d'ornements (des bijoux).

Le chalcolithique est une période intermédiaire entre le néolithique et la période de Bronze. Le chalcolithique constitue la Période de Cuivre[3]. Trois conditions ont permis l'ébauche d'un libéralisme, deux conditions pour la constitution de petites entreprises, d'une part, et une certaine mondialisation, d'autre part :

"Le chalcolithique se définit par l'émergence d'un certain nombre de phénomènes tant économiques que sociaux et culturels, parmi lesquels la mise en place de hiérarchies sociales pérennes et structurelles, l'apparition d'artisans - quasiment dans le sens de "corps de métiers" - celle de productions dites de prestige, ou le développement de réseaux économiques de circulation et d'échanges des biens à longue voire très longue distance[4].

  • La troisième condition repose sur la raison de l'existence d'un marché :

"Les conditions de vie sont celles d'une économie intensive de production excédentaire, basée sur un système d'irrigation complexe et sur l'élevage. Au sein de ce secteur technique présentant une spécialisation du travail, la production de textiles et la métallurgie ont joué un rôle important . Un marché assurait l'échange entre les habitants des villes et les populations de la région. Max Weber, puis Eugen Wirth, ont défini de la sorte les trois fonctions fondamentales de la ville orientale de l'Age de Bronze :

1 .Pouvoir et domination sont représentés par les bâtiments et les fortifications du site. Le pouvoir est souvent représenté par une citadelle surélevée, séparée de la zone des habitations .

2 .Religion et vie spirituelle sont pratiquées dans des bâtiments sacrés dont s'occupe une caste de prêtres.

3 .Economie et marché. Au sein des zones d'habitat, des maisons particulières sont attribuées à des groupes qui s'occupent du travail manuel et du commerce. Ces bâtiments peuvent être interprétés comme des lieux de stockage et de distribution des excédents de même que des marchandises. Le marché et le commerce à longue distance, et donc l'approvisionnement en matières premières, sont sous le contrôle d'une classe dominante. Les revenus de ce commerce assurent la richesse de l'élite et aussi la vie de la communauté urbaine.

Le terme de ville a été utilisée, dans la littérature archéologique, pour désigner les premiers établissements en Anatolie, comme Çatal Höyük "[5]. L'ouvrage La Présomption Fatale de Friedrich Hayek, évoque la Turquie de Çatal Hüyük comme point d'origine du capitalisme. En effet, sur ce plan, les hittites partagent les mêmes conceptions du libéralisme que les mésopotamiens.

Les productions intensives agro-alimentaires (blé, mais, orge, coton, lin ), métallifères (cuivre, or et argent) et manufacturières (poteries, céramiques) avaient atteint un stade quasi-industriel[6]. Dans l'ouvrage Le chalcolithique et la construction des inégalités de Jean Guilaine (Collection Errance ), il est indiqué que les chefs de tribus et, les élites politiques, se sont appropriés les possibilités et les réalisations du primo-libéralisme, en vue de leurs jouissance personnelle (les études des Tombes, dans cet ouvrage, montrent bien, effectivement, que c'est cette "appropriation", qui est à l'origine, précisément, des inégalités et de la violence.

Les Anciennes Civilisations : Une multitude de situations ou de systèmes d'organisations économiques

Principes méthodologiques

En tout premier lieu, il convient de préciser que, quelque soit l'ancienne Civilisation considérée, l'organisation ou la structure sociale est identique :

Au sommet, le Chef ou le Roi .

Ceux qui prient, c'est-à-dire les Prètres ou Chamanes ou Sorciers ou Druides .

Ceux qui combattent, soit donc la Noblesse .

Ceux qui travaillent, autrement dit, les commerçants, artisants, agriculteurs ou pêcheurs.

C'est l'organisation fondamentale des Anciennes Civilisations, décrites par Georges Dumézil ou par Paul Kretschmer .

D'autre part, il est important de signaler le rôle de l'État, d'une part, des commerçants et artisants, d'autre part, et ainsi de la relation entre eux, dans les Anciennes Civilisations, et en fonction du degré du rôle de cet État ou inversement du degré du rôle des commerçants et artisans, les organisations ou systèmes économiques seront, alors, différents.

En troisième lieu, il est nécessaire de considérer la géographie, le relief et le climat dans l'Etude des systèmes économiques des anciennes civilisations et d'analyser les voies de contrôle économiques stratégiques terrestres, fluviales et maritimes, leur élaboration, leur développement et leur ramification au cours du temps .

Des phénomènes constants

On peut considérer qu'il existe donc deux types principaux d'organisations ou systèmes économiques, en fonction de la géographie :

En effet, plus on est proche de l'équateur, plus les anciennes civilisations sont centralisées (c'est le cas pour l'Egypte, Israël, la Mésopotamie (Sumer, Babylone et Ninive ), les Khmers, la Chine, les Crétois-Minoens, les Grecs, l'Empire Romain, les Mayas, les Aztèques, les Incas, les civilisations Ommeyades et Sassanides, les États de l'inde). Ce constat réside dans le fait que les personnes sont attirées par le soleil et la chaleur, mais avec l'idée d'être proche des grands fleuves, comme le Nil, le Tibre, l'Euphrate, l'Indus, le Bhramapoutre, le Gange, le Mékong, le Fleuve Jaune, le Jourdain, en vue, justement de développer une agriculture intensive avec un très haut niveau de production et de productivité. Autrement dit, ces civilisations avaient déjà fondé des États-Nations. Ces civilisations ont fortement développé les systèmes d'écriture, sous forme de papyrus ou de tablettes ou d'inscriptions sur les temples, dans le but d'établir des Codes Juridiques liés aux organisations économiques, comme Le Code d'Hammurabi ou Les Textes des Pyramides, La Bible ou le Popol Vuh.

Plus on s'éloigne de l'équateur, plus les anciennes civilisations sont décentralisées (c'est le cas pour les Vikings, les Celtes, la Civilisation Pélasge, les Scythes, les Puéblos de la Civilisation Anazasi, les Inuits, les Mélanésiens). Pour ces civilisations, c'est plus un principe culturel (ou une approche " métaphysique ") qui est prédominant. Ces civilisations, ont adopté, principalement, les représentations pétroglyphiques, et ayant, pourtant, adopté une codification de l'écriture, ne l'ont pas pour autant utilisé en vue de l'élaboration d'un État-Nation, comme l'ont fait les Civilisations Centralisées. L'écriture était, de ce fait, seulement utilisée pour les Epopées et les Hauts Faits, les Calendriers, l'Astronomie.

La ligne de partage, pour l'Eurasie, partait du fleuve Amour, suivait les crètes de l'Himalaya, puis du Caucase, en passant par les Carpathes pour terminer par les Alpes. Pour l'Amérique du Nord, c'est le Rio Grande séparant, maintenant les États-Unis du Mexique. Pour le Sud-Est asiatique, ce sont les mers séparant la partie continentale des îles polynésiennes.


Etudes de ces deux systèmes économiques de ces anciennes Civilisations

Les critères, que l'on nommera et qualifiera, relatifs aux Civilisations " décentralisées " et aux Civilisations " Centralisées " ne sont que des dominantes, au sens large et à condition de respecter une hiérarchie de ces critères que l'on donnera.

Il faut avoir à l'esprit que la réalité de l'Impôt existait déjà quelque soit le système économique considéré .

  • Une contribution initialement volontaire, mais devenue un usage, à incidence religieuse, quelque soit le système :

Ce sont, en fait, les Offrandes adressées aux Prètres, aux Druides, aux Chamanes ou aux Sorciers, lors des rites religieux réguliers et cycliques et en relation avec l'Astronomie et les cycles de la nature, concernant l'agriculture.

  • Des impôts relatifs à la constitution des États-Nations :

C'est le cas où les agriculteurs sont obligés de donner une partie de leur récolte à ces États-Nations, du moins aux Administrations Centrales. Des impôts sur les terres et les habitations, sur " les revenus " et sur les charges de certaines " professions ", comme les juristes existaient déjà. Les tablettes Sumériennes, Egyptiennes, Grecques, Romaines et les Manuscrits Hébreux font mention de ces systèmes fiscaux, dans le but de " financer " l'organisation étatique et administrative (Armée, Justice, Intendance, Organisations Religieuses) .

Dans cette étude, il ne sera pas seulement question d'étudier ces Systèmes Economiques, leur Organisation, les produits agricoles et artisanaux, mais aussi, et surtout, d'en dégager les apports de ces Civilisations, quant aux voies Terrestres, fluviales et / ou Maritimes qu'elles ont réalisées (montrant déjà l'existence d'une mondialisation très importante dans les Temps Anciens) et que nous empruntons actuellement. On n'étudiera que les principales Civilisations :

Etudes des Civilisations " décentralisées "

Les civilisations " décentralisées " sont des civilisations qui, bien qu'ayant des principes hiérarchiques, n'ont pourtant pas fondé d'États-Nations, en raison des conditions climatiques, géologiques (le relief, en l'occurrence les voies de communication sont très difficiles à établir, dans des contrées montagneuses) ou géographiques. Elles sont caractérisées de la façon suivante :

  • Un système d'écriture, certes, développé, mais qui n'a pas été utilisé en vue d'un État-Nation :
  • Pas d'État-Nation
  • Un Système Monétaire (qui n'était ni étatique, ni privé, mais " ethnique " ou pour dire de façon plus juste " communautaire " et qui avait des codifications comme les coquillages, cailloux, morceaux de métal, donnant une première approche de la valeur des échanges commerciaux ), qui a été créé seulement en vue des échanges commerciaux et économiques, non seulement entre ces Civilisations décentralisées (les Alains, les Cimmériens, les Saces, les Scythes, les Sarmates, les Vikings, les Celtes, les Germains, les Daces et les Huns ), mais aussi avec les Civilisations centralisées (comme l'Egypte, la Mésopotamie, la Grèce, la Palestine, par exemple ), comme le montrent Iaroslav Lebedynsky, Vladimir Kouznetsov, Jean Faucounau, Mathieu Aref et Pierre Sauzeau
  • Peu d'armée et très peu d'administration
  • Une faible fiscalité (seulement les Offrandes )
  • Une tendance au nomadisme (l'élevage était une des principales caractéristiques de ces Civilisations, puisque les bêtes peuvent se déplacer, fait avéré en raison des pétroglyphes de la Valléé des Merveilles, au Mont Bégo, représentant des Taureaux, des Béliers )
  • Un urbanisme assez rudimentaire (une hutte Celtique ou une yourte Asiate )
  • Une population peu importante
  • Une Organisation essentiellement orientée vers la Religion. Ces Civilisations ont eu comme référence des Sorciers, des Druides, des Chamanes, des Guérisseurs, ayant le Pouvoir Surnaturel, Religieux, Médical et Politique (voir les ouvrages " How the Shamans stole the Moon " de Calvin, " Chamanisme et Arts Préhistoriques ", dans la Collection Errance )

Ce qui implique que ces civilisations ou sociétés ont développé un système économique artisanal initialement basé sur le troc. La production n'était pas une production de masse, mais juste suffisante pour la vie ou la survie du hameau ou du village. Le troc était donc le principe d'échange de biens et de services entre les personnes. Ce système impliquait donc une dimension communautaire importante (Conception d'autant plus profonde qu'elle admettait la liberté des personnes et leur responsabilité, dans cette organisation d'interdépendance). En outre, l'organisation pastorale (c'est-à-dire les éleveurs et les bergers) est aussi la donnée essentielle de ces Civilisations " décentralisées " .

On partira du Pôle Nord, pour aboutir à l'Afrique australe .

Etude de la Civilisation Inuit

Les Inuits contrôlent tout l'Océan Arctique, et donc peuvent circuler entre le nord de la Russie et le nord du Canada, en joignant le Groenland, l'Islande et la partie septentrionale de la Scandinavie .

Le commerce de poissons, de phoques, de morses, d'éléphants de mer, et les utilisations des ivoires et des fourrures leur permet de survivre car ils sont quasiment en vase clos, du fait des conditions extrèmes de froid .

En outre, les élevages de caribous et de rennes impliquent une gestion raisonnée du cheptel et le lait, les peaux, la viande et ossements sont utilisés pour la nourriture, l'artisanat, l'habillement et les armes.

En outre, les Vikings ont dû avoir des relations commerciales avec les Inuits, car des bijoux en Ambre et Kaolin ont été retrouvés au Groënland et en Islande .

Etude de la Civilisation Pélasge, Viking et Celte

La Civilisation Pélasge (ayant donné naissance à la Civilisation Viking et Celte) s'est étendue des Marches Occidentales Caucasiennes de Karahundj, site mégalithique Archéoastronomique, en Arménie et de Vladikavkaz, en Ossétie, jusqu'aux limites septentrionales de la Grande Bretagne, avec les sites mégalithiques Archéoastronomiques de Stonehenge, Seahenge, Newgrange, et méridionales de la Péninsule Ibérique, en passant par Gavrinis, Carnac, autres sites mégalithiques Archéoastronomiques, en France, notamment.

Les Pélasges avaient, très tôt, fait du commerce d'obsidienne, du granite, du bois, en vue de ces Réalisations Archéoastronomiques .

En fait, les Pélasges étaient des peuples différents composant cette Civilisation .

Les Vikings ont conquis la Scandinavie, puis ont étendu leur influence sur la Mer Baltique (où ils ont découvert l'Ambre et le Kaolin, qui vont être utilisés comme monnaie d'échange et comme parure pour les bijoux ), la Mer du Nord, l'Océan Atlantique Nord, la partie septentrionale de l'Ecosse, le Groënland, l'Islande, et pour atteindre l'Amérique du Nord (avec la preuve de leur présence du fait de la Pierre Runique de Kensington et de la Pierre Runique de Heavener) .

Les Celtes, quant à eux, se sont développés depuis le Caucase puis se sont installés à Hallstadt et à la Têne (où ils ont exploité des gisements de fer, de cuivre, d'or [servant à la réalisation du célèbre Disque astronomique de Nebra] et de charbon, leur servant pour les armes, les bijoux, les cratères en bronze) et ont rayonné dans toute l'Europe, créant ainsi les voies de passage dans les Contrées Balkanico-Caucasiennes et ouvrant la voie terrestre de passage entre la Russie et la France, du fait de la plaine germano-polonaise et en contrôlant l'accès au Rhin, au Nord (de telle sorte qu'ils se sont installés à Hochdorf, Kleinarperle, Rheineim, Waldageisheim, puis à Vix, Hauts lieux des Tombes Princières des Celtes. Dans ces Tombes, on retrouva des poteries et cratères étrusques et grecques, des bijoux réalisés avec de l'Ambre, du Kaolin et des coquillages Viking, des ornements en or, Torques, ceintures, cors, chausses, des fibules en bronze et les très importants cratères ou chaudrons celtes en bronze, notamment à Vix, et à Hochdorf, et avec une couche en bronze, relatés par Barbarians on the Greek periphery ?).

Ces Celtes se sont aussi installés dans la région du Danube, en Roumanie ,( pour constituer les 6 Forteresses Roumaines, Capalna, Banita, Luncani-Piatra Rosie, Costesti-Blidaru, Costesti-Cetatuie, et la plus importante est celle de Sarmizegetusa ), leur permettant un développement économique, en vue de relations commerciales avec les Grecs, les Etrusques et les Vikings.

Dans l'ouvrage Rohonczi Codex : Descrifare si transcriere si traducere / Déchiffrage, transcription et Traduction de Viorica Enachiuc, les conflits, en Dacie et Valaquie, entre, d'une part, les Byzantins et Blaks (descendants des celtes et ancètres des Valaques, donc des Roumains) et d'autres part, les Cumanes (ancètres des Magyards, donc des Hongrois) et les nomades Pétchténègues (peuplades islamiques de langue turque ), sont mentionnés, de même que, dans l'ouvrage Les Vikings , Régis Boyer fait aussi état des conflits entre les Vikings et ces Pétchténègues. La Roumanie était donc le noeud stratégique, faisant la jonction entre l'Europe Balkanique, puis Egéenne et Méditerranéenne et l'Asie Centrale, et ce, aussi, du fait du Bosphore, du Détroit des Dardanelles, et de la Mer de Marmara, où les commerces d'épices, d'or, d'argent, des pierres précieuses, de soie, de cuir se sont constitués par la Route de la Soie[7]. Déjà, dans, l'Antiquité grecque, Histria, à l'est de la Roumanie et située sur les rives de la Mer Noire, était considérée comme un des "centres industriels " de fabrication d'amphores, de cratères, de vases, d'assiettes, de jarres relaté par Les vases archaïques d'Histria et par Les bols hellénistiques .

En outre, la revue Sciences et Avenir, d'Août 2008 fait état d'une découverte très importante : on a retrouvé un Disque en bronze, datant du IIIème, pour déchiffrer le ciel appelé le Disque de Chevroches, dans la Nièvre. Or, ce Disque est d'origine égypto-gréco-latine. Ce fait montre ainsi l'étendue des relations commerciales et religieuse entre les Celtes et la sphère méditerranéenne .

Etude de la Civilisation Asiate Nomade

La Civilisation Asiate Nomade, quant à elle, s'est développée, sur les Marches Orientales Caucasiennes, constituant la Route de la Soie, entre la Chine et l'Europe, au nord du Caucase .

Ces différents peuples ( les Saces , les Scythes , les Sarmates , les Cimmériens , les Alains , décrits par Iaroslav Lebedynsky et Vladimir Kouznetsov, les Pétchténègues, les Huns) ont en commun d'être des conquérants redoutables (Attila, Gengis Khan, Kubilai Khan et Tamerlan, créant des Empires, dont l'Empire Indien Moghol, et contrôlant les fleuves Indus et Bhramapoutre, et les voies terrestres entre les deux fleuves et le domaine maritime de l'Océan Indien) s'étendant de la Chines, jusqu'aux régions européennes (les Contrées Balkanico-Caucasiennes) .

Certes, ces Nomades, vivaient des pillages et razzias, non seulement entre eux, mais aussi vis-à-vis des autres peuples, notamment Européens. Mais, ils étaient situés, plus précisément en Asie Centrale, une région qui est très fournie en divers minerais, où ils ont exploité des mines d'or, d'argent, de fer, de cuivre, de cobalt, de charbon et des mines de pierres précieuses, leur permettant des relations commerciales avec la Chine et l'Inde, et assurant un transit important de pierres précieuses, de métaux, d'épices, de textile (la soie ), entre la Chine et l'Europe .

Etude de la Civilisation Amérindienne Anasazi

La Civilisation Améridienne Anasazi s'est constituée par les migrations Asiatiques de la fin de la dernière Ere Glaciaire, par le franchissement du Détroit de Béring .

L'activité économique de la Civilisation Amérindienne Anasazi repose sur l'élevage des buffles, avec des transhumances s'effectuant sur des grandes distances, et la culture du maïs, et du blé.

Etude de la Civilisation Mélanésienne Polynésienne

On n'imagine pas l'importance que l'Océan Pacifique et de ses multitudes d'îles a pu et peut avoir, quant au développement décisif de la Civilisation Mélanésienne et Polynésienne et de ses ultimes avancées, notamment sur l'Île de Pâques, grâce aux alizées. L'esprit de conquète était tellement important que l'on suppose que les Olmèques, qui ont conquis, par la force, l'Amérique Centrale, proviendraient d'une de ces ethnies, puisque les Olmèques (représentés par les immenses têtes en granite) sont morphologiquement proches des Mélanésiens et des Kanaks .

En effet, Pierre Carnac, dans son ouvrage " Les conquérants du Pacifiques ", paru en 1975, dans la Collection " Les Enigmes de l'univers ", édition Robert Laffont, montre, effectivement que les Polynésiens et les Mélanésiens étaient les " Vikings ", en quelque sorte, du Pacifique. Les Polynésiens et les Mélanésiens n'hésitaient pas à traverser le Pacifique, sur des milliers de kilomètres, en vue d'instaurer des comptoirs et d'autres structures économiques, non seulement, dans le Pacifique même, mais aussi sur les rives des pays entourant l'Océan Pacifique.

Le commerce de coquillages, de poissons, de fruits, et de bambou était si important que l'on trouva ces produits chez les Arborigènes d'Australie .

D'autre part, sur les îles volcaniques de l'Océan Pacifique, se trouvaient des gisements de pierres précieuses, d'or, d'argent, de cuivre, de fer, surtout à Java Bornéo et dans les îles du Sud-Est Asiatique .

Il n'est donc pas étonnant que des commerces sur de longues distances aient entraîné des transferts importants de matière première, et ce, dans toute la région de l'Océan Pacifique, que ce soit dans le domaine de l'agriculture ou que ce soit dans le domaine de l'extraction minière.

Quant à l'Île de Pâques, pour des raisons particulières, elle s'est retrouvée totalement isolée. Les habitants, en réalisant les Moais, certes en vue d'une conception religieuse louable ( si l'on se place sur le plan spirituel ), se sont mis, en outre, à détruire les ressources naturelles, d'autant plus que deux principales ethnies (les Oreilles Longues et les Oreilles Courtes) se sont violemment combattues pour le contrôle de l'Île de Pâques et de ses ressources. Une étude économique et démographique, au sujet de l'Île de Pâques est intituléeThe Collapse of Easter Island.( Concernant cette étude, il convient de la télécharger, avant d'ouvrir ledit document ). Ce document est une étude très intéressante montrant la relation entre les ressources économiques, principalement vivrières et la démographie. Ce document indique qu'un cercle vicieux peut s'entretenir de la façon suivante : Si les ressources diminuent, provoquant, déjà, une forte mortalité, la population ayant peur de la mort, essaie de maintenir une démographie, certes raisonnables, mais qui entraîne, de fait, une baisse supplémentaire de ces ressources, puisqu'il est nécessaire de nourrir tout le monde. Mais, ces baisses de ressources ont eu pour conséquences des guerres civiles entre lesdites ethnies différentes citées précédemment. Il convient de préciser que la population de l'Île de Pâques, vers le XIVème, XVème siècle, n'avait évidemment plus les possibilités ni les ressorts non plus, de perpétuer l'organisation et les relations économiques et sociales, que leurs ancètres avaient instaurée,par le développement de l'agriculture puis du commerce et de l'artisanat, neuf ou dix siècles auparavant. Il existe plusieurs hypothèses de cet effondrement ( religieuses, politiques, ethniques et démographiques, climatiques, géologiques volcaniques et sismiques ayant eu des conséquences dans l'organisation économique et sociale de l'Île de Pâques ). D'ailleurs, Jared Diamond fait état, dans l'ouvrage "Effondrement", du problème de savoir pour quelles raisons certaines Civilisations ont disparu et d'autres ont prospéré, ou se sont réformées. Jared Diamond a, en outre, étudié, précisément, dans cet ouvrage, ces évolutions économiques et sociales de l'Île de Pâques, décrites précédemment. On peut supposer qu'un système collectiviste, sous la férule de certaines ethnies, ayant perverti le système religieux de l'Île de Pâques, a été responsable de cette destruction. En effet, ce système collectiviste a instauré l'extraction massive des carrières de granite, et des bancs de corail, en vue de la réalisation en très grand nombre des moais ( on en a dénombré près de 900 ), qui devenaient de plus en plus gigantesques en taille. Pour acheminer ces moais, il a fallu de plus en plus de rondins de bois, d'où une destruction accélérée de cesdites ressources vivrières et agricoles, d'autant plus que, pendant que les personnes étaient utilisées ( esclavage ? ) à cette "production" de moais, elles ne pouvaient pas travailler aux champs, dans le commerce et l'artisanat.

Etude de la Civilisation Africaine

Par Civilisation Africaine, il faut préciser l'espace situé entre la région subsaharienne et l'Afrique Australe (la Civilisation du Maghreb est liée à la Civilisation Egyptienne, non seulement en raison des caractères ethniques, mais aussi linguistiques) .

Concernant, précisément la Civilisation Africaine, il sera question de relater les travaux, les ouvrages et revues L'Afrique Réelle du meilleur africaniste ayant étudié cette Civilisation, c'est-à-dire,Bernard Lugan : Dans les ouvrages et revues qu'il a réalisé, Bernard Lugan, énonce les mouvements de populations de l'Afrique Centrale et Orientale vers l'Afrique Australe, selon la forme d'un J . Or, les Africains, de ce fait, contrôlaient donc, cette voie terrestre d'accès, permettant d'avoir accès à l'Océan Atlantique et à l'Océan Indien, mais ils ne pratiquaient que la navigation côtière, et non une navigation au long cours, comme par une sorte de peur d'un rayonnement vers l'extérieur .

En général, les Africains, résidant principalement dans des huttes, ont vécu dans des structures claniques et / ou ethniques, sans pour autant fonder d'État-Nation, puisque les conflits ethniques étaient (et sont) permanents, sauf pour fonder les puissants Royaumes de Méroë, du Dahomey, et du Rawanda-Burundi .

Des minerais d'or, d'argent, de cuivre, de fer, de charbon et de pierres précieuses se trouvent précisément en Afrique Centrale et en Afrique Australe où des fonderies avaient été réalisées .

Concernant l'agriculture, il convient de signaler les deux modes agricoles : L'un, " archaïque ", consistait en l'élevage de vaches, de zébus, de chèvres (agriculture pastorale nomade ), et l'autre, " plus récent ", était résolument tourné vers l'agriculture intensive de café, de bananes, de patates douces, de haricot, de sorgho ou de mil (agriculture " vivrière " sédentaire ), avec, en Afrique, des conflits ethniques, mais de nature économique entre ces deux conceptions .

La vannerie, la tannerie (travail des peaux pour l'habillement) le travail du bois, la poterie et la fonderie étaient les principales activités artisanales .

Cette Civilisation étant isolée des autres Civilisations n'a pas connu un développement économique tangible, bien que les voies maritimes lui offraient cette possibilité .

Etudes des Civilisations " centralisées "

Les civilisations " centralisées " sont des civilisations, qui, contraitrement aux précédentes, ont fondé des États-Nations, et qui ont été centralisés, dès l'origine. Leurs caractéristiques sont diamétralement opposées aux précédentes :

  • Un Système d'écriture évolué, en ce sens, qu'il a été utilisé en vue de Conception de l'État-Nation en question, tout en n'oubliant pas les caractéristiques, alors identiques, des systèmes d'écritures utilisés, dans les Civilisations décentralisées. Ainsi, il a été réalisé La Bible (pour les Hébreux ), avec des indications précises sur l'activité économique basée sur le Taureau, le Bélier, le Poisson, les Céréales, le lait, le Miel, le (Popol Vuh et / ou Popol Vuh ) et les (Codex (ou Codices ) et /ou Codex (ou Codices )) (pour les Mayas et Aztèques ), avec un développement de l'obsidienne, du Copal, du Jade et du maïs, Le Texte des Pyramides , Le Texte des Sarcophages , Le Livre des Morts (Papyrus ANI) (pour les Egyptiens ), avec une agriculture et un élevage extrèmement abondants (Céréales, Vin, Huile, Poissons, Taureaux, Béliers, Fruits, Légumes, Epices)
  • Un État-Nation
  • Une armée et donc une Administration Centrale, impliquant une conception juridique très poussée, comme le Code de Hammurabi , les Tablettes Grecques , le Droit Romain , les textes Sacrés cités précédemment
  • Un système Monétaire
  • Une fiscalité certaine
  • Une forte population
  • Une forte inclinaison à la sédentarité, donc un développement de l'agriculture intensive, tout en maintenant l'élevage, caractéristiques des Civilisations " Décentralisées"
  • Un urbanisme très évolué (Mohenjo-Daro, appelé la " New-York " du Moyen-Orient, et autres cités comme Phaistos, Cnossos, Rome, Athènes, Mycènes, Thèbes, Menphis, Sumer, Babylone, Chichen Itza, Téotihuacan, Palenque, Tiahuanaco etc.)
  • Une Organisation aussi bien religieuse que politique

Ces civilisations sont nées, en raison du dépassement de la masse critique démographique .Ainsi, le phénomène de densification était présent, dès l'origine et la création de Monnaie, devait répondre à la constitution de ces États-Nations. Ainsi, le troc disparut, effectivement, très rapidement, dans ces civilisations centralisées, au profit d'une production, certes artisanale, mais qui devait répondre à cette densification. Mais, une certaine étatisation devenait plus lourde, plus importante, en raison des conquètes militaires et territoriales, au risque d'une supplantation de la Religion par les impératifs Politiques, et par conséquent Economiques. D'autre part et simultanément, la conception de l'agriculture s'est aussi diversifiée, en développant les cultures vivrières, en raison de cette sédentarisation, tout en maintenant l'ancienne organisation pastorale, et donc le rôle des agriculteurs et les cultivateurs devenenait très important. En effet, dans l'ouvrage Pain, bière et toutes bonnes choses de Madeleine Peters-Destéract, l'agriculture égyptienne avait atteint un tel niveau de production et de productivité que les denrées alimentaires étaient très abondantes, comme le vin, l'huile, le blé, les légumes, les fruits .

On partira des régions méditérranéennes pour aboutir à l'Amérique Centrale  :

Etude de la Civilisation Crétoise Minoenne Grecque et de la Civilisation Romaine

La Civilisation Crétoise Minoenne Grecque et Romaine, constitue la partie méridionale de la Civilisation Pélasge, mais, contrairement aux Peuple du Nord, cette Civilisation a fondé des Royaumes, qui sont devenus des Empires s'étendant du Nord de l'Europe, jusqu'à l'Inde (dans le cas de l'Empire Hellénistique ), avec la Mer Egée (Argos puis Délos ), puis la Crête (Cnossos, Phaistos, La Chanée, Zarkro ), puis la Grèce, puis Rome comme centres de ces Empires respectifs, pour réaliser la voie économique stratégique maritime que constitue, initialement la Mer Egée puis toute la Mer Méditérranée, avec une flotte navale très impressionnante, puis en réalisant les voies terrestres, les via romana, au travers de toute l'Europe .

Le phénomène considérable qui s'est produit, concernant cette Civilisation, repose sur la réalisation de la monnaie unique métallique, qui a permit l'essor du commerce dans ces Royaumes, puis dans ces Empires. Ainsi, un Grec pouvait effectuer une transaction en Drachmes avec un Babylonien, parlant Grec ou bien un Romain pouvait aussi effectuer des transactions en Sesterces avec d'autres peuples (comme les Celtes) parlant latin.

Les Crétois Minoens et Grecs étaient surtout des marchands. Grâce à leur flotte de haute mer, ils exportaient en Egypte et en Perse de l'huile, du vin, du bois, des textiles et l'argent des mines du Laurion et du cuivre des mines de Chypre .

Par un phénomène " inverse ", des colonies Gréco-Romaines se sont installées en Roumanie, et, notamment à Histria, proche de la Mer Noire. Ce site archéologique d'Histria est devenu, par cette colonisation, un site de fabrication " industrielle " de poteries, de vases, de cratères, de vaisselle, de flacons, de jarres soit en argile soit en céramique et parfois avec des motifs de mosaïques. Ce qui montre le caractère essentiel de cet axe Balkanico-Caucasien.

Mais ces Empires, devenant gigantesques, n'ont pu assuré une croissance économique et se sont effondrés, car ils devenaient de plus en plus belliqueux en pillant les richesses des peuples voisins et en entretenant une administration de plus en plus onmipotente, qui devenait de plus en plus impotente, puisque énorme .

Etude de la Civilisation Egyptienne et de la Civilisation Hébreue

Le premier peuplement de la Civilisation Egyptienne s'est constitué sur les rives du Nil, après la fin de la dernière Ere glaciaire, et a constitué un Empire s'étendant entre l'Afrique Orientale (les Contrées Nubiennes et Ethiopiennes) jusqu'à la Mésopotamie et Sumer et la Civilisation Hébreue est née sur les rives du Jourdain, avec l'héritage de la Civilisation Egyptienne .

L'ouvrage Pain, bière et toutes bonnes choses de Madeleine Peters-Destéract fait état de l'organisation économique de l'Egypte :

La Civilisation Egyptienne est née de la Réunification de la Basse Egypte et de la Haute Egypte, sous Narmer-Ménès, donnant à l'Egypte les mines d'or, de cuivre, de fer, de bronze, et de pierres précieuses, en provenance de la Nubie et des régions environant le Lac Victoria. Les crues régulières du Nil, notamment en Basse Egypte, en raison du limon, ont été source d'une importante activité piscicole et agricole où l'huile, le vin, le raisin, l'orge, le blé, les fruits et légumes étaient produits en quantité abondante. L'élevage des taureaux, des chèvres, des moutons était très intensif. Le tissage du lin était l'activité essentielle pour l'habillement . La construction des monuments avait contribué à atteindre un degré de connaissance scientifique, architecturale, artistique, et Religieuse extrèmement élevé . Dans ce domaine de la connaissance scientifique, il convient de citer les Monuments Archéoastronomiques, comme Abydos, Dendéra, Guizeh, Abou Simbel, Napta Playa .

Dans le domaine de l'organisation de l'Economie Politique, en théorie, la propriété des terres revenait à la maison du Pharaon, si bien que l'on a parfois qualifié l'économie égyptienne de " socialisme d'État ". la formule est excessive, car les notables héréditaires et le clergé étaient devenus des classes possédantes grâce aux dons du souverain. Ce dernier n'en possédait pas moins des domaines immenses.

Les fontionnaires étaient chargés de prélever l'impôt, de régir l'agriculture, d'établir le Cadastre, de contrôler l'activité des sujets, de réquisitioner les Hommes pour constituer une armée (pour prévenir d'une guerre) et de régler la vie de la Cour .

Le Pharaon s'était aussi arrogé le monopole des échanges internationaux (importations du bois du Liban, de cuivre et de bronze d'Asie  ; exportation de céréales vers la Turquie, de textile vers la Grèce, d'or des mines de Nubies et de Moyenne Egypte vers l'Asie. En effet, les Egyptiens avaient déjà réalisé cette carte appelée Papyrus de Turin et représentant ces mines d'or) . Les richesses accumulées par les notables les accompagnaient dans leurs tombes, empêchant la transmission de ce patrimoine . Surtout, le commerce s'éffectua, par le biais du troc et l'absence de monnaie ne permit pas l'apparition d'une classe de négociant, contrairement à ce qu'il s'est passé en Mésopotamie.

Le mode d'organisation des Hébreux est similaire à celui des Egyptiens c'est-à-dire une organisation hiérarchisée et centralisée :

Dans le Chapître " Les Nombres ", cette centralisation était donc tout aussi bien religieuse que politique et impliquait des quètes de talents d'or et d'argent et des sacrifices d'un nombre déterminé de taureaux, de moutons, d'agneaux par Tribu d'Israël et par Acte Sacrificiel, des sortes " d'impôts " à visée religieuse, pour le fonctionnement du Temple, exactement comme les Codes Religieux Egyptiens le prévoyent, mais, à la différence est que l'enrichissement personnel était autorisé voire encouragé, dans la Civilisation Egyptienne . Cette centralisation impliquait aussi le devoir pour tout homme valide, appartenant à une des Douze Tribus, d'être un militaire.

En outre, dans le domaine spécifiquement économique des Hébreux, il convient donc de dire que les Hébreux étaient des commerçants et artisants, en raison des très faibles ressources naturelles en Israël-Palestine. Cependant, ces Hébreux commerçaient avec les Phéniciens et les Egyptiens, qui, eux, avaient des mines d'or et d'argent et de pierres précieuses, en Phénicie. En effet, dans la Jérusalem Céleste, vers - 2100 avant Jésus-Christ, lors de la Fondantion de l'État d'Israël, par les Douze Tribus, et sur le Pectoral de l'Exode, vers - 1300 avant Jésus-Christ, se trouvent les Douze Pierres Précieuses (chacune a été attribuée à chaque Tribu, mais qui peuvent avoir aussi une signification Archéoastronomique liée aux Douze Constellations et aux Douze Planêtes du Système Solaire ), alors que les Hébreux avaient une attitude ambigüe par rapport aux richesses (car les richesses, les talents d'or et d'argent, les pierres précieuses, les tissus de très haute facture ne devaient être utilisés que pour le Temple et non pour quelque enrichissement personnel que ce soit. Il faut avoir à l'esprit l'épisode du Veau d'Or détruit par Moise).

Que ce soit en Egypte Ancienne ou en Israël Biblique, l'encens, une des épices aromatiques, était utilisé lors des Cérémonies Religieuses .

Or, il est à signaler un fait particulièrement singulier :

Sur des centaines de momies des pharaons d'Egypte, on a retrouvé de la cocaine et de l'héroine venant d'Amérique Centrale. Les preuves scientifiques ont été publiées dans la très importante revue anglo-saxonne " Nature ", il y a quelques années. Cela montre l'importance de la mondialisation et des relations commerciales entre l'Egypte et la sphère méso-américaine, mais des questions sont amplement posées au sujet de cette relation singulière (sauf si la Carte de Piri Reis est prise en compte. La carte de Piri Reis est une " copie " de " copie " de cartes plus anciennes, remontant probablement à la Bibliothèque d'Alexandrie, celle qui a été détruite par un incendie) .

Sur le plan strictement économique, il convient de faire le constat suivant : L'Egypte Ancienne a connu trois périodes intermédiaires :

La première se déroulait environ entre -2250 avant Jésus-Christ et -2000 avant Jésus Christ, la deuxième se déroulait environ entre -1800 avant Jésus Christ et -1550 avant Jésus Christ (concernant cette deuxième période intermédiaire, il convient de noter que, pendant que l'Egypte Ancienne s'enfonce dans la crise, le reste du monde méditerranéen et égéen connaît une croissance économique due aux initiatives privées des Phéniciens, des Crétois-Minoens et des Phillistins) et la troisième se déroulait environ entre -1100 avant Jésus Christ et -660 avant Jésus Christ (concernant cette troisième période intermédiaire, il convient de signaler que cette période est aussi appelée la Période Sombre ayant eu lieu entre -1200 avant Jésus Christ et -500 avant Jésus Christ ). Il convient, alors, de préciser ce que signifie le terme de "périodes intermédiaires". En effet, on définit la(les) période(s) intermédiaire(s) par une période de crise, de récession économique, due à des interventionnismes étatiques permanents, à une bureaucratie très lourde qui freine toute iniative privée et libre des commerçants et artisans et à une crainte de la mer. L'Egypte Ancienne des Pharaons n'a-t-elle pas été, pour ainsi dire, un "socialisme d'État" (cf "La fabuleuse histoire de l'Economie" du Hors-série de la Revue Capital ), même si cette Egypte Ancienne était riche et même si, par ailleurs, il y eut, effectivement, des agriculteurs, des commerçants et des artisans, mais qui finalement sont restés à l'intérieur des " frontières " de l'Egypte ? Ces trois périodes intermédiaires traduisent exactement l'exemple par excellence ce qu'il ne faut pas faire, dans le domaine économique et montrent aussi que ces trois périodes de crises, aussi rapprochées l'une de l'autre et d'une durée aussi longue pour chacune, révèlent, en fait, une incapacité de l'Egypte Ancienne à se réformer, à se remettre en cause et à résoudre lesdites défaillances économiques permanentes. Les trois périodes intermédiaires de l'Egypte Ancienne ont, ainsi, contribué à ternir la puissance et le rayonnement de celle-ci pour les raisons économiques signalées précédemment .

Etude de la Civilisation Mésopotamienne Sumérienne Babylonienne et de la Civilisation Anatolienne Hittite

En tout premier lieu, il convient de préciser la nature fondamentalement libérale de la Civilisation Mésopotamienne Sumérienne Babylonienne. En effet, une des premières Tablettes trouvées, en Irak, la Tablette cunéïforme Ama-gi signifie Liberté.

La Civilisation Mésopotamienne Sumérienne Babylonienne a été fondée vers - 3600 avant Jésus-Christ, a été unifiée par Sargon d'Akkad en -2234 avant Jésus-Christ, sur les rives du Tibre et de l'Euphrate, et s'est développée jusqu'à l'Inde et la Mer Méditérranée .

Le mode d'organisation de cette Civilisation reposait sur la constitution des premiers fonctionnaires et des premiers banquiers. Ceux-ci avançaient de l'argent aux caravaniers pratiquant l'import- export jusqu'en Afrique et en Perse .

L'importance de la petite propriété agricole était considérable (en raison d'une irrigation très évoluée, en vue des cultures de légumes, de fruits, de céréales ), de même le commerce et l'artisanat, concernant l'élevage et le tissage (la laine était le textile le plus utilisé ), la poterie, et les fonderies de bronze, de cuivre, d'argent et d'or). Ces différents domaines économiques étaient accessibles à tous . En effet, les Mésopotamiens s'approvisionnaient en pierres précieuses, en bois, en métaux dans les régions suivantes : en Afghanistan, pour le lapis-lazuli, en Iran, pour l'étain, la chlorite, le cuivre, le bitume, la turquoise, la cornaline, l'argent et l'or, en Péninsule d'Oman, pour le cuivre, et la diorite, en Syrie et au Liban, pour le bois de cèdre, en Turquie, pour l'obsidienne, l'argent et l'or et dans la Vallée de l'Indus, pour l'or, l'argent, la cornaline et le cuivre.

Libérale et acceptant l'autonomie de ses provinces, l'économie de la Mésopotamie a parfois été qualifiée de " capitalisme précoce ", tout en étant centralisée politiquement .

Mais la nouveauté réside dans le premier Document Juridique qui a contribué à l'émergence de la responsabilité, de la liberté, et des relations plus respectueuses du Droit entre les personnes :

Le Code d'Hammurabi est le premier Code Juridique de l'Antiquité, précisant, en particulier, les notions de contrats librement consentis et qui doivent être respectés par les parties en présence . En effet, d'innombrables tablettes précisent le nom du vendeur, de l'acheteur, la quantité de produit échangée lors de la transaction, et le " prix ", avec les sceaux, sur ces tablettes, des parties en présence .

La Civilisation Arabe et la Civilisation Indienne, découlent de la Civilisation Mésopotamienne Sumérienne, Babylonienne et de la Civilisation Anatolienne Hittite, en fait, seraient des Civilisations qui auraient réuni toutes les extentions territoriales des Anciennes Civilisations (Egyptienne, Mésopotamienne, Grecque, Romaine ), donnant une importance et un développement décisif aux voies d'échanges économiques, allant du Maroc, jusqu'à l'Inde et en utilisant les principes de commerce, d'artisanat, et d'échanges avec le monde extérieur de la Civilisation originelle .

En effet, la Civilisation de l'Indus apparait comme une extention de la Civilisation Mésopotamienne, Sumérienne et Babylonienne et de la Civilisation Anatolienne Hittite, en raison de la construction de Mohenjo-Daro (ne dit-on pas, à propos de Mohenjo-Daro que c'était la New-York du Proche et Moyen Orient ?) et de Harappa, sur le fleuve Indus (des villes réalisées de façon très perfectionnée, en ce qui concerne le réseau urbain des eaux et la conception architecturale des rues à angle droit, en quelque sorte un premier transfert de technologie, dans le domaine de l'architecture et l'urbanisme ), impliquant un commerce très intense d'ivoire et de cuivre, et du contrôle commercial de l'Océan Indien, ouvrant la voie, à terme, à l'élaboration de la Civilisation Moghole Indienne .

Etude de la Civilisation Moghole Indienne

La Civilisation Moghole Indienne est donc née de cette Civilisation de l'Indus Mésopotamienne, mais, est surtout issue, de l'essor de l'Islam, mais aussi de l'esprit de conquètes des descendants, précisément convertis à l'Islam, de Gengis Khan .

Cette Civilisation Indienne, par le contrôle des fleuves Indus, à l'Ouest, et le Bhramapoutre et le Gange, à l'Est, du couloir terrestre au Sud de l'Himalaya, et de l'Océan Indien, impliquait une organisation géostratégique importante, avec les villes de Bombay, Bénarès, Jaïpur, Udaïpur, Jésalmer, New Delhi, Calcutta .

L'Inde est alors le principal producteur mondial de cotonnades imprimées, d'objet en cuir, de tapis (et son industrie de la soie est prospère ), de bijoux (des minerais d'or, d'argent, et de pierres précieuses ont été exploités dans le nord, le centre et le sud de l'Inde ), et de fer et de cuivre augmentent les possibilités économiques, déjà, considérables. La Cour Moghole vit dans le luxe inouï, élève de splendides monuments (dont le Taj Mahal) et sponsorise les Arts et les Sciences (par la construction des 5 Jantar Mantar, des Edifices de Mesures Scientifiques et Archéoastronomiques, notamment à Jaïpur, Udjaïn, New Delhi, Bénarès, Mathura) .

La production très intensive de thé, sur les hauts plateaux Himalayens (Darjeeling) et à Ceylan ont atteint une renommée incontestée .

La production de riz des rizières reliées aux fleuves, par un réseau d'irrigation très sophistiquée, ont permis une autosuffisance alimentaire.

Mais, l'Inde ne maîtrisant pas son commerce international, aux mains des Européens, et maintenant un système de castes, a donc connu un déclin.

Etude de la Civilisation Chinoise Coréenne Japonaise

La Civilisation Chinoise est née dans la plaine regroupant le Fleuve Bleu et le Fleuve Jaune aux environ du quatrième millénaire avant Jésus-Christ. Déjà, la culture du riz et du mil était très importante et les réalisations de jarres et d'amphores en céramiques, puis les fonderies de l'Âge du Bronze, faisant leur apparition, marquaient le début de la Civilisation Asiatique. La Chine a donc influencé le Japon, qui s'est constitué par le Peuple " les Jômons ".

Les Civilisations Chinoise et Japonaise se sont véritablement organisées, vers le IVème siècle avant Jésus-Christ et se sont développées quasiment au même moment, c'est-à-dire, vers le VIème siècle après Jésus-Christ.

Ce développement de la Civilisation Asiatique Chinoise Coréenne et Japonaise a eu pour effet de réaliser les voies économiques stratégiques terrestres, en direction du Sud-Est Asiatique et en direction de l'Asie Centrale, pour la Chine, et maritime, par l'Océan Pacifique et la Mer de Chine, pour la Chine, la Corée et le Japon .

En effet ,en Chine, la dynastie Tang (avec la capitale Chang'an) et Song (avec la capitale Hangzhou) ont réalisé un puissant système administratif qui a contribué à créer une période de forte croissance. La population avait doublé entre 750 et 1250 après Jésus-Christ. De même, au même moment, l'Ere Impériale Heian, au Japon a créé aussi un Empire centralisé, qui a développé la ville de Nara et qui a réalisé les premières routes, exactement sur le modèle de la Chine.

En Chine, comme au Japon, l'agriculture se développe avec deux récoltes annuelles de riz, grâce à un système d'irrigation sophistiquée. Il en est de même pour la culture du thé (Lipsang Souchong, en Chine et Matcha, au Japon). Quant à l'industrie chinoise, elle produit ,dès le XIème siècle autant de fer que toute l'Europe six cents ans plus tard. Bénéficiant de l'expansion de l'Empire Chinois vers l'Asie Centrale, le commerce est stimulé par la création du crédit bancaire et l'invention du papier monnaie. Mais, après la dynastie Song, et Heian, du fait des guerres civiles, notamment la Guerre du Heiké (Heiké Monogatari) qui a ravagé le Japon, en 1185, et aboutissant au nouveau Pouvoir Shogunai, les économies Chinoises et Japonaises retomberont dans une stagnation de cinq cents ans .

Vers le XVIème siècle, la Chine et le Japon se développent à nouveau, par la réalisation de la Cité Interdite à Pékin, en Chine, de Kyoto (Edo) et Tokyo, au Japon . Les villes portuaires de Shanghai, en Chine et de Osaka, Kobé, Nagoya, au Japon se développent, avec les ateliers de fonderie, d'imprimerie, de tapisseries, de soieries, de l'artisanat du jade en Chine, et de la laque, au Japon où le développement d'un " certain libéralisme " est réalisé par ces commerçants et artisants que ce soit en Chine et au Japon.

Etude de la Civilisation Sud-Est Asiatique Khmère

La Civilisation Asiatique Khmère s'est constituée sur tout l'ensemble du Sud-Est Asiatique (regroupant les récents pays tels que la Thailande, le Cambodge, le Vietnam, le Laos et l'Indonésie ), s'étendant entre le Golfe du Siam, le Tonlé Sap et contrôlant la voie fluviale du Mékong .

La réalisation de Ankgor (aucune capitale de l'ère préindustrielle ne fut aussi grande et belle qu'elle ), en 900 après Jésus-Christ, par un système architectural très évolué, regroupant des centaines de Palais et de Temples, conçus sur plan, réalisés principalement en brique, en latérite, en stuc et en grès, immenses et très imposants, dont le célèbre et très majestueux Temple Angkor Vat, et par des techniques très sophistiquées des réseaux hydrauliques (des réservoirs de 8 kilomètres de long, les Baray ), qui alimentaient les rizières, les canaux et les bassins urbains, était source d'émerveillement pour les visiteurs chinois .

Lesc premières routes nationales pavées et l'instauration des premiers services publics, vers 1200 après Jésus-Christ, servirent à la consolidation de l'Empire .

Cette Civilisation Asiatique Khmère fut, dans le Sud-Est Asiatique, la première à exploiter des minerais d'or, d'argent, de cuivre, de fer, de pierres précieuses, servant non seulement pour la décoration et l'enrichissement des Temples, les Bouddha en or, ou recouverts d'or et Palais, mais aussi pour les relations commerciales des commerçants et artisants .

La culture de la soie fut aussi très importante dans la Civilisation Khmère et les centres de tissages, de soieries et de teinturies, situés près de ces réserves d'eau, furent très importants.

Etude de la Civilisation Maya Aztèque Inca

La Civilisation Maya Aztèque et Inca a été fondée par des Peuples Mésoamérindiens et s'est étendue entre le Mexique et la Cordillère des Andes, en utilisant l'isthme de Panama, reliant le Mexique et le Pérou. Chaque peuple étant dominateur, les conquètes se sont faites en utilisant cet axe stratégique, en vue de la maîtrise de cet isthme. Cet isthme étant si étroit qu'il faut qu'un peuple, soit Aztèque, soit Maya, soit Inca le contrôle dans sa totalité . En fait, il faut considérer la totalité de l'isthme, c'est-à-dire l'isthme mexicain, entre le nord du Mexique et le nord des régions andines .

Dans cette partie, il sera fait état de l'ouvrage Les mayas de Arthur Demarest et de l'importance des régions de production et des axes stratégiques des échanges économiques :

En effet, les Mayas, les Aztèques et les Incas avaient fondé un ensemble de Civilisation très avancée, dans le domaine de l'agriculture, des exploitations minières, de l'organisation de leur Economie et du commerce avec les Îles Caraïbes.

Dans le domaine de l'agriculture, il convient de signaler que les cultures intensives, soit en champs ouverts, soit en terrasses, étaient munies d'un système d'irrigation par niveau, par palier et par escalier et chaque niveau pouvait être fermé indépendamment des autres. Ce qui impliquait un apport continuel d'eau, surtout, concernant les cultures de sel, de cacao (le chocolat était la boisson bénie des Prêtres, et de l'Aristocratie Maya, Aztèque et Inca ), de café, de haricot, de piment, de maïs, de coton (les Mayas, les Aztèques et les Incas étaient même parvenus à un stade industriel de fabrication). Les élites, certes, exigeaient le paiement de l'impôt, mais ne contrôlaient pas les aspects fondamentaux de la production, cependant, en revanche, contrôlaient le commerce de produits de luxe, comme les plumes de quetzal, le corail, la pyrite et les peaux de jaguar .

L'exploitation minière a été aussi très importante : En effet, des extractions de jade, d'or, d'argent, de pierres précieuses, de fer, et, surtout, du principal minerai, c'est-à-dire l'obsidienne, située à El Chayal, constituaient, aussi, une des principales sources de richesses, et ce, dans toute la région mésoaméricaine . Cette obsidienne était destinée à réaliser soit des structures de construction, soit des bijoux, soit des motifs ornementaux (Talismans ), soit des armes (les pointes des flèches et surtout les couteaux utilisés lors des Sacrifices Humains se produisant, souvent lors des Cérémonies Religieuses, mais aussi parfois à la suite de guerres). Le copal était une des épices aromatiques très utilisée, lors de ces Cérémonies Religieuses, pour avoir la protections des Dieux .

On peut donc considérer que les Mayas, les Aztèques et les Incas ont utilisé des sortes de " monnaies archaïques " suivant un système mixte conposé de sel, des fèves de cacao, et de l'obsidienne .

La céramique, le calcaire et le granite servaient à la Construction des sites Archeoastronomiques de Chichen Itza (El Caracol ), Tikal, Palenque, Uxmal, La Venta, et surtout Téotihuacan (Il se trouve que des Temples et une importante dalle en mica noir de 8m2, à un certaine hauteur de la Pyramide du Soleil constitue une singularité archéologique manifestement présente, alors que la carrière de mica noir en question la plus proche de Téotihuacan se trouve au Brésil, à près de 4000 Kilomêtres, dans l'ouvrage Les mystères des crânes de cristal de Chris Morton, montrant une fois de plus l'importance des tracés stratégiques de ce passage mésoaméridien et qui se prolonge jusqu'à Cuzco, Ollantaytambo, Machu-Pichu et pour se terminer au site Archéoastronomique de Tiahuanaco) .

Mais, cette Civilisation centralisée, du fait de son isolement par rapport aux autres Civilisations et donc étant renfermée sur elle-même s'est auto-détruite dans des manifestations de violence, de massacres à grande échelle et de sacrifices humains considérables .

Relations entre ces deux systèmes de civilisations

Dans cette partie, il conviendra d'étudier les interactions entre ces deux civilisations si différentes :

Relations amicales et donc commerciales

Il y a eu des relations culturelles, commerciales et économiques entre ces deux formes de civilisations. En effet, le cas le plus célèbre est le cas de l'interaction entre les Etrusques, les Grecs et les Romains, d'une part, et les Celtes et les Vikings, d'autre part. Le site Barbarians on the Greek Periphery? montre que le commerce de bijoux en ambre venant des Vikings, des poteries venant des Grecs, des flacons venant des Etrusques et des immenses cratères en bronze venant des Celtes, avait atteint un niveau considérable et sur une très grande distance, au point que l'on a retrouvé les Réalisations d'une forme de civilisation dans les fouilles de l'autre et réciproquement. En effet, notamment, dans les tombes Celtes de Waldalgesheim, Reinheim, Kleinarperle, Vix, Hochdorf, Heunenburg, on a effectivement retrouvé ces bijoux en ambre Viking, des poteries et des flacons Grecs et Etrusques, et des bijoux en Or. Et, on a retrouvé, de la même façon, en Grèce, des cratères et des sculptures Celtes et ces bijoux en ambre Viking.

Relations conflictuelles et donc guerrières

Il était évident qu'une civilisation "centralisée", donc ayant fondé un État-Nation, peut avoir de façon inéluctable, une attitude à être hégémonique et à dominer.

En effet, c'est le cas pour la Rome antique qui est devenue l'Empire Romain. Le développement voire le caractère hégémonique de l'Empire Romain a été un tournant décisif, et irréversible, dans l'Histoire mondiale. L'étendue de cet Empire Romain, dans toute l'Europe a causé l'effondrement et la disparition des civilisations "décentralisées". L'ouvrage La Guerre des Gaules de Jules César montre que les conflits étaient extrèmement violents entre Rome (État-Nation), d'une part et les Germains et les Gaulois (peuples divers, courageux, mais qui avaient compris trop tard qu'il fallait se regrouper autour d'un Chef Vercingétorix), autrement dit les Celtes, d'autre part.

Ainsi, les anciennes civilisations "décentralisées" (en raison de leurs caractéristiques précisées précédemment), soit disparaissaient, soit étaient soumises ou devaient comprendre que l'on était définitivement entré dans l'Ere des États-Nations. En effet, les rapports de force sont très nettement en faveur des civilisations, qui ont fondé des États-Nations, au détriment des autres civilisations. Les lois politiques, économiques, et militaires, en la matière, ont été révélées par Sun Zu et Clausewitz.

Les Via Romana, réalisées par l'Armée Romaine, dans un but, initialement militaire, sont devenues des voie de communication commerciales et économiques efficaces, permettant l'organisation cohérente de l'Europe. Ainsi, des sculptures ou des pièces de monnaie romaine, par exemple, ont été découvertes sur des sites archéologiques, au Nord de la France, voire de l'Europe.

Une conclusion

Les relations, soit de nature amicales ou commerciales, soit de nature conflictuelles ou guerrières, entre ces deux formes de civilisations, ont eu pour effet d'avoir été la cause de la mondialisation (les routes, et voies fluviales et maritimes, réalisées dans un but initialement informel, puis militaire, ont été réutilisées à des fins économiques et commerciales, plus tard, échappant au contrôle des États-Nations).


La deuxième conclusion montre un autre rapport avec le libéralisme, car effet, les différentes Civilisations, lorsqu'elles ont basculé dans un étatisme impérialiste (d'une certaine façon la Civilisation Romaine) et / ou lorsqu'elles ont basculé dans un isolement autodestructeur (comme les Civilisations Mayas et Aztèques, la Civilisation de l'Île de Pâques) ou dans un isolement qui impliquait une sclérose économique, comme la civilisation africaine (voir aussi les ouvrages de Bernard Lugan ), lesdites civilisations se sont effondrées dans une violence extrème. Il convenait, alors, d'étudier les différentes civilisations pour en indiquer, précisément les erreurs à ne pas commettre. Or, ces erreurs se répètent à l'infini, comme si on n'avait retenu aucune des leçons du passé (voir ce qu'il se passe à l'heure actuelle). Et il convenait aussi dans cette optique de cette présente étude, justement, d'en indiquer ces leçons .

Le libéralisme consiste en l'établissement des contrats bilatéraux et privés, et soutenus par des financements privés, au travers de prêts bancaires, en vue de l'ouverture vers l'extérieur (ayant pour conséquences l'acquisition et la prise en compte des connaissances dans le domaine de l'interculturel) et conditionné par le respect des personnes .

En outre, l'ouvrage Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie de Jared Diamond (Auteur), Agnès Botz (Traduction), Jean-Luc Fidel (Traduction) montre que le libéralisme, c'est aussi la capacité intellectuelle de se remettre en cause, de se réformer, de trouver des solutions innovantes, afin qu'une civilisation survive et progresse .

Or cet ouvrage, de nature économique, est exactement corrolaire à cette présente étude. De ce fait, le rapport avec le libéralisme est réel, car le libéralisme implique donc la prédisposition pour certaines civilisations anciennes de trouver la voie d'un nouvel essor .

Etudes des relations entre l'étude et l'évolution de ces Civilisations étudiées précédemment et les cycles économiques

Le libéralisme validé par des preuves archéologiques et historiques

Il convient de faire une précision très importante, voire essentielle, concernant l'existence de ces cycles économiques de longue durée. En effet, dans une phase de croissance économique générale, il peut y avoir des phases mineures de récession économique. Inversement, dans les phases de récession économique générale, il peut y avoir des phases mineures de croissance économique. Pour cette partie, on n'étudiera que les dominantes de ces phases, pour des raisons pratiques, mais en n'oubliant pas lesdites situations beaucoup plus complexes.

En effet, durant toute l'Histoire de l'Humanité, les cycles économiques et politiques ont toujours été présents, avec des explications très simples, des relations très intéressantes à élaborer, et suivant une réalité profonde.

Pour cette Etude, le découpage des périodes historiques, politiques et économiques se fera de façon différente de celle utilisée traditionellement et on considérera les Civilisations, seulement du point de vue de leurs prééminences géostratégiques, à savoir les Puissances Terrestres et les Puissances Maritimes, quelles soient centralisées ou décentralisées, telles qu'elles sont apparues dans l'Histoire. Ensuite, l'étude des Civilisations centralisées et des Civilisations décentralisées portera plus l'accent sur les évolutions structurelles et organisationnelles  :

Voici cette nouvelle chronologie :

  • -3500 AV J.C -2500 AV J.C :

Puissances Terrestres :

Vers 3500 avant Jésus Christ, la Mésopotamie (Sumer, Babylone et Ninive ), l'Anatolie des hittites, l'Egypte de Narmer-Ménès, la Civilisation de l'Indus et la Civilisation Pélasge se sont constituées simultanément . Il y eut un développement politique ,culturel, scientifique liée à l'astronomie et économique liée à une certaine conception du libéralisme. Cette période constitue une richesse archéologique liée à l'écriture pictographique, cunéiforme et hiéroglyphique (Tablettes en argile, Pétroglyphes et papyrus). Durant cette période, il y eut les constructions mégalithiques basées sur les phénomènes astronomiques (Pyramides de Guizeh, Stonehenge, Newgrange, Seahenge, Gavrinis, Karahundj, " Croix de Malte de la Mer Egée ") qui induisent un développement de l'agriculture, par les Connaissances liées à l'Astronomie en raison des cycles de la nature .

En outre, le libéralisme s'est développé et connaît un essor, en raison des éléments fondamentaux du libéralisme réalisés lors du chalcolithique (la période précédente ), puisque la production de coton, de blé, d'orge, de sésame, de dattes était très importante, sur le plan économique et en raison de la constitution de prêts bancaires, sur le plan financier. Le rapport avec le libéralisme, c'est que les anciennes civilisations avaient " inventé " les notions qui allaient, au cours du temps, se densifier, pour aboutir au libéralisme : Le cas de la Civilisation Mésopotamienne en est un très bel exemple, dans la perspective du Code d'Hammurabi, fondateur du Droit Normal, et de l'établissement des premiers " contrats " bilatéraux privés, avec la preuve de ces contrats, par les tablettes d'argile .

L'urbanisation d'Ur, de Ninive, de Babylone, de Memphis, de Thèbes (Egypte ), de Harappa et de Mohenjo-Daro avait atteint un niveau de confort extraordinaire, avec un système de canalisation et d'évacuation des eaux usées remarquable. D'ailleurs n'a-t-on pas dit, à propos de Mohenjo-Daro que c'était la New York du Proche et Moyen Orient ?

  • -2500 AV J.C -2000 AV J.C :

Cette Période de crise économique est liée à la corruption, aux guerres et à l'incapacité de ces États à se réformer dans cette période de famine. Cette période correspond à la Première Période Intermédiaire de l'Egypte Ancienne. L'image de l'Egypte Ancienne commence à ternir en raison, déjà, de cet interventionnisme étatique des Pharaons et donc par une bureaucratie devenue très lourde, puisque les Pharaons avaient le monopole de la distribution. Ce qui est la preuve que cet interventionnisme a crée cette crise, ou du moins l'a considérablement aggravé, contrairement à ce qu'il s'est passé dans la période précédente, où un certain libéralisme était le moteur de la croissance économique. Cette période correspond aussi à une transition entre ces puissances terrestres et les puissances maritimes.

  • -2000 AV J.C -1200 AV J.C :

Puissances Maritimes :

Cette période voit la constitution d'un ensemble maritime cohérent, dans la Mer Méditérrannée et dans la Mer Egée, par l'émergence de la Crète Minoenne et de la Phénicie. En outre, cette période était la plus libérale ou la moins étatiste de toute l'Histoire, en raison d'un nombre très important de commerçants et artisans ayant fondé des comptoirs privés de productions, d'achats et de ventes et de transformations manufacturières sur le pourtour de la Mer Egée, de la Mer Méditérranée et même de l'Océan Atlantique (notamment pour les Phéniciens) .

Il eut un développement de l'écriture Hiéroglyphique Crétoise (Disque de Phaistos ), du Linéaire A et du Linéaire B . On assiste à la Naissance et à la consolidation des voies maritimes en Mer Méditérranée et en Mer Egée, en relation avec les prolongements des voies terrestres Balkanico-Caucasiennes, mais avec une origine " marine " de la Mer Noire . Ce développement des Crétois-Minoens des Phéniciens, et Phillistins est dû à la constitution d'entreprises privées et à l'élaboration de prêts bancaires. Les Phéniciens, les Crétois Minoens et les Phillistins ont été les ancètres du libéralisme économique maritime, puisque les Phéniciens, les Crétois Minoens et les Phillistins étaient notamment des commerçants et artisants et aussi surtout d'excellents navigateurs et qui ont justement constitué des comptoirs privés sur le pourtour de la Mer Méditérranée, de la Mer Egée voire de l'Océan Atlantique . Ce qui a aboutit au développement économique lié au commerce maritime avec un développement de la pèche maritime d'huile, de vin, de pierres précieuses et métaux (Or, Argent ,Bronze et Cuivre [Exploitation des Mines de Cuivre à Chypre, d'où le nom de Chypre]) .

L'urbanisation à Phaistos, Cnossos, Zakro, Baalbek, Délos était très importante est avait atteint le même niveau de confort que l'ancien site de Mohenjo-Daro avec un système de canalisation et d'évacuation des eaux usées très perfectionné . ( cf : les ouvrages de Jean Faucounau : Le Déchiffrement du Disque de Phaistos, preuves et conséquences , Les Peuples de la Mer et leur Histoire , Les Proto-Ioniens , Les Origines Grecques à l'Âge de Bronze , les ouvrages de Mathieu Aref : Grèce (Mycéniens = Pélasges) ou la solution d'une énigme , Albanie (Histoire et Langue) ou l'incroyable Odyssée d'un peuple préhéllénique et l'ouvrage de Pierre Sauzeau : Les partages d'Argos, sur les pas des Danaïdes ).

  • -1200 AV J.C -500 AV J.C :

Cette période est manifestement la plus sombre voire la plus catastrophique de l'Histoire, due à des phénomènes astronomiques, ayant des conséquences géologiques dûs à l'effondrement de Théra Santorin (cf : Les ouvrages de Vélikovsky "Mondes en Collision", "Les désordres des siècles" et "Les grands bouleversements terrestres") qui ont provoqué les Dix Plaies d'Egypte, à cette date, et à des phénomènes de nature politique et économique (Les Invasions des Peuples de la Mer, les guerres, la corruption, l'anarchie). Ces deux phénomènes sont intimement liés et imbriqués et se sont renforcés mutuellement causant une disparition du commerce et de l'écriture (il a fallu attendre le VIIIème siècle avant Jésus-Christ, pour que, de nouveau, les écrits soient connus comme L'Iliade et l'Odyssée de Homère) . Cette période traduit l'effondrement des Puissances maritimes et une transition vers de nouvelles puissances terrestres .

Il y eut une diminution considérable de l'espérance de vie (Voir la Bible) : Il convient d'apporter des précisions très importantes à ce sujet : En effet, dans la La Bible , il est fait état de 42 générations (soit donc 3 fois 14 générations) entre Abraham (environ - 2100 AV J.C) et Jésus-Christ qui se déroule de la façon suivante, avec les calculs de l'espérance de vie ainsi produits de la façon suivante :

1) 14 générations entre Abraham (environ -2100 AV J.C) et David (environ - 1000 AV J.C) : Soit donc 78,5 ans par génération .

2) 14 générations entre David (environ -1000 AV J.C) et la Déportation à Babylone (environ - 586 AV J.C) : Soit donc 29,5 ans par génération .

3) 14 générations entre la Déportation à Babylone (environ -586 AV J.C) et Jésus-Christ : Soit donc 42 ans par génération.

La conclusion que l'on peut tirer des indications des espérances de vie, notamment des Hébreux, mais en extrapolant pour d'autres peuples, et suivant les mêmes périodes, implique qu'une croissance économique liée au libéralisme entraîne une très forte espérance de vie qui génère elle-même aussi cette croissance économique, puisque les personnes vivent plus longtemps, et donc sont à même de travailler, ainsi de façon plus importante, avec l'idée de se projeter vers l'avenir. Ce qui "détruit", par ces analyses des faits historiques l'idée de Décroissance. Lors des phases de décroissance, voire de crises, ou de récession, l'espérance de vie diminue très fortement, et donc entraîne un appauvrissement démographique qui est responsable lui aussi de cette récession économique. Lorsque l'on bascule d'une économie de croissance et d'abondance vers une économie de subsistance et de pénurie (à cause des catastrophes naturelles, mais aussi surtout à cause des guerres, ou des interventionnismes étatiques, dans quelque domaine que ce soit ), l'écriture, vecteur de la connaissance qu'elle soit économique, ou scientifique, ou autre, a tendance à disparaître, puisque les personnes ne se préoccupent, à ce moment-là, que de l'essentiel, c'est-à-dire, chercher à manger, autant qu'il est possible de le faire.

En revanche, lorsque les instabilités politiques disparaissent et donc que les guerres, qui étaient dégénératives et permanentes, se font plus rares, les conditions économiques devenant propices, alors le commerce et le perfectionnement de la connaissance technique, scientifique et économique, consubstantiel au commerce lui-même prospèrent de nouveau. Cela implique que le libéralisme ne peut donc se développer que si les différentes civilisations comprennent, alors, que le pouvoir ne doit pas être hypertrophié.

  • -500 AV J.C +500 AP J.C :

Puissances Terrestres :

Cette période est une période de renouveau. En effet, cette période consacre la Naissance de la Route de la Soie, au IIème siècle avant J.C avec un Commerce de la soie, des épices, du jade, de l'or . Il y eut un développement des Royaumes Grecs classiques (( Empire Hellénistique d'Alexandre le Grand, s'étendant jusqu'à l'Indus ), renforçant cette relation entre cette Route de la Soie et cet Empire Hellénistique, par des figurines grecques et des tissus chinois en Afghanistan), des Etrusques (avec les liens avec les Phéniciens signalés par les Tablettes de Pyrgi bilingues Punique Etrusque ), et de l'Empire Romain, au Sud de l'Europe, et des Celtes et Vikings, au Nord de l'Europe. Cette période est surtout caractérisée par la restauration de l'écriture. Le commerce des bijoux en ambre, en Or et en Argent, des Vases, Fibules, des Cratères en Bronze, de la vaisselles et des Armes, (par l'exploitation des Mines Sidérurgiques et Carbonifères, lors de la Civilisation du Hallstatt et de la Tène) reprend de façon intensive .

Du fait de l'élaboration de la Route de la Soie, il y eut des relations religieuses, entre le Bouddhisme et le Christianisme, montrant un possibilité de fusion ou syncrétisme religieux . ( cf : l'ouvrage Les Evangiles de la Route de la Soie de Martin Palmer).

Cette période voit donc renaître une certaine forme de libéralisme économique, mais surtout de la Démocratie Athénienne par Solon d'abord, puis par Périclès, par la reconstitution du commerce et de l'artisanat. En effet, les Grecs avait réinventé les prêts bancaires comme l'ont fait, précédemment les Hittites, les Mésopotamiens, les Crétois Minoens, les Phillistins et les Phéniciens .

En effet, le commerce du vin de l'huile reprend, dans tout le pourtour de la Mer Méditerranée et de la Mer Egée, d'une part, et, notamment en Crête, en Grèce, dans l'Empire Romain et en Gaule Romaine par des producteurs, artisans et commerçants créant de véritables entreprises privées, en relation avec les clients, qu'ils soient des particuliers ou qu'ils soient des Autorités dirigeantes.

Par un phénomène " inverse ", des colonies Gréco-Romaines se sont installées en Roumanie, et, notamment à Histria, proche de la Mer Noire. Ce site archéologique d'Histria est devenu, par cette colonisation, un site de fabrication " industrielle " de poteries, de vases, de cratères, de vaisselle, de flacons, de jarres et d'amphores soit en argile soit en céramique et parfois avec des motifs de mosaïques. Ce qui montre le caractère essentiel de cet axe Balkanico-Caucasien .

En outre, ce commerce très important d'amphores, de flacons, de jarres, ayant une contenance considérable, indique que la production de vin et d'huile était arrivée à un stade de production industrielle. Les ouvrages Archéologie du vin et de l'huile De la préhistoire à l'époque hellénistique, Le vin et l'huile dans la Méditerranée antique Viticulture, oléiculture et procédés de fabrication, Archéologie du vin et de l'huile dans l'Empire Romain, Archéologie du vin et de l'huile en Gaule romaine de Jean-Pierre Brun (Collection Errance) montrent, non seulement les différents procédés de fabrication du vin et de l'huile et les emplacements des zones de production, mais aussi l'existence d'un véritable marché traduisant la Loi de l'offre et de la demande, avec l'établissement de prix de vente et d'achat et indiqué, déjà, non seulement dans les anciennes tablettes sumériennes, mais aussi, plus récemment sur les tablettes gréco-latines, et les différents litiges, lors des transactions, entre vendeurs et acheteurs.

Cette période voit aussi l'émergence des Aztèques, par la Civilisation de Téotihuacan et, dans cette région du monde, le commerce de l'obsidienne, du jade et du stuc est devenu très important .

On se s'imagine pas à quel point cette période de l'Empire Aztèque et de l'Empire Romain fut un tournant historique considérable, étant la cause de phénomènes irréversibles. En effet, ces Empires se sont constitués en s'étant dotés d'un Pouvoir Administratif et Religieux et d'une Puissance Militaire, au point d'être des précurseurs d'un certain pré-Totalitarisme, et se sont développés, de façon très violente, pour des raisons territoriales et donc financières. Or, ces Empires se sont effondrés, en raison de la fragilisation de ceux-ci, puisqu'ils avaient de plus en plus de mal à contrôler l'étendue des territoires conquis. Les populations luttant contre ces Empires, se sont donc constituées,( en voulant être protégées, en apparence ) soit en Etats, soit en Principautés, soit en Duchés, soit en Royaumes, soit en Seigneuries, soit en Fiefs, notamment au début du Moyen-Age. Or ces systèmes ou organisations sont basées, précisément, sur l'existence d'un Pouvoir Administratif et Religieux et d'une Puissance Militaire.

Autrement dit, en raison de l'existence et de l'extention de ces Empires et des conséquences décrites précédemment, le phénomène d'étatisation était devenu, non seulement irréversible, quant à la nature du phénomène, mais aussi général, quant à l'extention mondiale de ce phénomène, et ce sur des centaines d'années. C'est donc un phénomène général, en dépit, ou malgré la période sombre suivante, du moins, en apparence. En fait, même au Moyen-Age, la montée en puissance de ces organisations, ou du moins, de certains Etats-Royaumes s'est faite au détriment d'autres. Ce qui implique évidemment que la Loi du plus fort est la principale caractéristique des Etats, d'une part, et de n'importe quelle organisation étatique ou para-étatique, d'autre part, que ce soit des Royaumes, des Fiefs, des Seigneuries, des Duchés, des Etats ou des Principautés, de façon plus générale.

  • +500 AP J.C +1100 AP J.C :

Cette période traduit aussi bien l'effondrement de ces Royaumes ou la réorganisation de ceux-ci de façon très importante, voire très difficile ou la création, dans la douleur, de nouveaux Royaumes, en raison de l'interventionnisme de l'État, dans le domaine économique et en raison de l'impuissance de l'État, sur le plan militaire, à juguler les différentes invasions du Vème siècle et du IXème siècle après Jésus-Christ. Ces différentes invasions ont causé une récession économique certaine et très importante, en raison de ces guerres incessantes et permanentes. La Route de la Soie est fortement perturbée, mais restucturée ou " réorganisée" par les conflits ethniques et politiques, d'une part, et par les différentes peuplades nomades, d'autres part . L'invasion musulmane, sarazine en Europe (+732 AP J.C) accentue aussi une période d'anarchie, due aux Invasions du Vème siècle et du IXème, par les Cimmériens , les Scythes , les Saces , les Sarmates , les Alains , Les Nomades ( notamment les Péchténègues en conflit avec les Blaks et les Vikings ), les Huns , relatées par Vladimir Kouznetsov et Iaroslav Lebedynsky. Il y eut une division de la Chrétienté en deux, durant cette période. Mais, deux batailles mettent un terme à cette période : La Bataille d'Hastings, en Angleterre, en 1066 ( Tapisserie de Bayeux) et la Bataille de Dacie, en 1090 (Codex Rohonczi).

  • +1100 AP J.C +1789 AP J.C :

Puissances Maritimes :

Cette période voit renaître une conception du commerce maritime . En raison de la victoire des Vikings et des Normands sur les Anglo-Saxons, lors de cette Bataille d'Hastings, en 1066, la puissance des Vikings s'était, en effet, accrue, dans l'Atlantique Nord. On a retrouvé des preuves archéologiques de leur présence, en Islande, au Groenland, et particulièrement en Amérique du Nord, en raison de l'existence des pierres runiques de Kensington ( réalisée en 1362, montrant que les Vikings s'étaient consitués en deux nations distinctes, la Suède et la Norvège ) et Heavener de facture Viking, au Nord-Est des Etats-Unis. Ces Vikings avaient donc découvert l'Amérique, environ 130 ans avant Christophe Colomb, par la voie devenue commerciale de l'Atlantique Nord, de la Scandinavie, jusqu'en Amérique du Nord, en passant par la Grande Bretagne , l'Islande et le Groenland. Il y eut une reprise économique de la Route de la Soie en relation avec les tracés maritimes Asiatiques, malgré la constitution des Royaumes, puis Empires dirigés par Tamerlan, Gengis Khan et Qubilai Khan .Ces Royaumes et Empires induisent un développement de Samarcande et de Taschkent. Un développement très important des champs de coton et de soie se produit en Asie Centrale, aussi, en raison de l'émergence de la Civilisation Moghole, en Inde, qui avait développé des comptoirs maritimes vers l'Océan Indien. En outre, cette période de commerce maritime est due à la Conquète Amérindienne et Asiatique par l'Europe (Magellan, Vasco de Gama, Amerigo Vespuchi, Christophe Colomb, en 1492 et Cartier) . Ce qui entraîne un développement de la France, de l'Angleterre, de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal, et du Japon en tant que Puissances Maritimes. Le commerce des épices, du Thé, du Café, du Chocolat, des métaux, des textiles (soie et coton ), entre l'Europe, les Amériques, l'Afrique et les Indes atteint un niveau très intensif . Ce développement du commerce maritime a pour conséquence le début de la " Ligue Hanséatique ", par l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, pour le commerce de la Mer du Nord lié à l'Afrique et aux Indes, principalement. Ainsi, les ports de Rostock, Brème, Rotterdam, Amsterdam, Delft, Copenhague, Skagen, Stockholm, Oslo, Bergen, deviennent très importants, en raison de la constitution de comptoirs privés par des armateurs clients d'importantes banques privées. Il faut situer, alors, cet essor économique de l'Europe du Nord, dans le contexte de la Réforme Chrétienne. Les Christianismes puritains (ou protestantismes) se sont développés en Europe du nord. Le luthéranisme s'est développé en Allemagne. L'anglicanisme a connu un essor en Grande-Bretagne. Le calvinisme s'est constitué en Suisse. Le jansénisme, bien qu'il " appartienne " à la religion catholique, est pourtant proche des conceptions du protestantisme, a été instauré aux Pays-Bas. Les autres formes de protestantismes se sont crées en Scandinavie. Ces christianismes puritains, en raison des conceptions admettant l'utilisation de l'argent, ont été les origines du libéralisme, en Europe du Nord. Cela est, d'ailleurs, montré dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalismeouvrage écrit par Max Weber. En France, les ports de Dunkerque et Boulogne se développèrent en dernier .Ce commerce international a été aussi marqué par le début des fonderies, sidérurgies et autres structures métallurgiques, notamment en Angleterre, en Allemagne et en France. On assiste, en outre à la naissance du libéralisme au Japon, en ce qui concerne principalement, les villes d'Osaka, de Kobé et de Nagoya, avec le développement des soieries, des teintureries, des poteries en laque .

Durant cette période, il y eut un développement des Sciences Physiques, de la Mécanique, de la Chimie et de l'Astronomie (en Europe : Newton, Kepler, Copernic, Tycho Brahé, Galilée, et en Inde : les cinq Jantar Mantar (Matura, New Delhi, Udjaïn, Bénarès et Jaipur )).

Quelques remarques au sujet de cette chronologie

  • D'une part, ces cycles, se répètent de façon assez régulière (à peu près 800 ans de développement économique en cycle long, et à peu près 800 ans de récession économique en cycle long, en moyenne).
  • D'autre part, les périodes de croissance économique en cycle long correspondent à un établissement affirmé de Puissances qu'elles soient Maritimes ou Terrestres, alors que les périodes de récession économiques correspondent à des phases de transition (Puissances Terrestres vers Puissances Maritimes et aussi Puissances Maritimes vers Puissances Terrestres).
  • En troisième lieu, il y a une alternance cyclique entre les Puissances Maritimes et les Puissances Terrestres, de façon régulière .

En Conclusion

La première conclusion est la suivante, en ce qui concerne les cycles :

On a donc la séquence suivante :

Puissances Terrestres, Crises, Puissances Maritimes, Crises, Puissances Terrestres, Crises, Puissances Maritimes etc.

La deuxième conclusion peut être interprétée de cette façon :

Lorsque l'on est dans des phases de croissance, le libéralisme est justement le moteur de cette croissance, puisqu'il contribue à un progrès économique, culturel et intellectuel, en raison de l'instauration de structures privées (les premières entreprises) par les commerçants et artisans, et en raison de la compréhension des lois économiques comme la Loi de l'offre et de la demande, par exemple, traduisant l'existence des marchés, dans l'application du libéralisme.

En revanche, lors des période de récession (autrement lors de ces périodes de transition ), les États deviennent omnipotents dans les organisations économiques, mais impotents, dans le domaine militaire, interdisant à l'économie de progresser .

Relations étroites entre ces deux phénomènes

Les Puissances Terrestres et / ou Maritimes sont devenues de plus en plus " centralisées ", au cours du temps, au détriment des Puissances " décentralisées " quelles soient Terrestres ou Maritimes. On peut noter une indépendance entre ces deux phénomènes c'est-à-dire qu'une Puissance Terrestre peut être " décentralisée " ou " centralisée ", tout comme une Puissance Maritime .

Les crises économiques ont montré les excès de l'interventionnisme tribal et / ou étatique, par une récupération de l'organisation économique du libéralisme. Ces périodes de crises ont été, d'une certaine façon, riches d'enseignement, en raison de cette façon dont cette récupération a été menée. Ce qui a conduit cet interventionnisme tribal et / ou étatique à prendre de plus en plus de puissance au détriment des organisations et des structures du libéralisme, qui s'étaient déjà manifestées, durant le néolithique et le chalcolithique et qui ont été validées, durant toute l'histoire .

Une synthèse

Il est évident que les périodes de crises et de récessions économiques ont eu pour effet de renforcer les caractéristiques des civilisations " centralisées " et d'accroître la puissance des États-Nations (en raison de cette récupération des conceptions du libéralisme, en vue de cette puissance et au risque de provoquer ces crises) tant que le phénomène de mondialisation n'avait pas atteint une saturation (la mondialisation actuelle est la conséquence des Réalisations de ces Civilisations qu'elles soient " centralisées " ou " décentralisées ", du fait de l'efficacité de celles-ci dans l'élaboration des infrastructures terrestres (routes, voies fluviales) et maritimes, puis Chemins de Fer et Aviation et surtout des ramifications et des mises en réseaux, de façon synchrones de ces axes économiques stratégiques créés par ces Anciennes Civilisations. Cette mondialisation des échanges économiques échappe de plus en plus à ces États-Nations, puisqu'ils sont obligés d'accepter la concurrence et / ou de privatiser, comme, par exemple, le processus de l'Abrogation du monopole de la Sécurité Sociale).

Le rejet de ces États-Nations s'est produit, lorsque les excès de ceux-ci se sont manifestés, dans les domaines politiques, économiques, sociaux, et commerciaux .

Serait-ce donc, paradoxalement, la véritable Victoire des Civilisations " décentralisées ", puisque les effets, d'abord bénéfiques des États-Nations des Civilisations " centralisées ", sont devenus des effet négatifs, en raison des dérives issues dès l'origine ?

Ou peut-être, faut-il une synthèse entre les deux formes de Civilisations Anciennes et être pragmatique, quant aux solutions à trouver ?

Cette mondialisation ne produirait-elle pas, paradoxalement, plus de contrôles administratifs, juridiques et économiques ?

N'y a-t-il pas une " contradiction " voire une " vanité " de prétendre " libéraliser " en continuant, ainsi, à raisonner de façon " étatique " et " centralisée "?

En effet, le problème posé concerne, en réalité, les relations entre le Régionalisme, le Nationalisme, le Mondialisme et les différents point de vue liés aux Conceptions Culturelles ou Interculturelles et / ou Identitaires et dans la perspective des évolutions économiques liées, justement à la mondialisation et à la globalisation. Il est vrai que des Ensembles de plus en plus importants ont vu le jour, et, ce, depuis près d'un siècle, et notamment depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale (ASEAN, MERCOSOUR, Union Européenne, Espace Méditéranéen, par exemple). Les Nationalistes, alors, en position de force, face aux structures régionales et / ou locales, et qui les ont réduites par la violence, (alors qu'il aurait fallu un syncrétisme, par incitation culturelle, pour forger une Identité Nationale respectueuse des particularités ), sont amers, face à cette mondialisation, qui broye les Identités Nationales, selon eux, du fait de l'uniformisation des méthodes économiques .

References

  1. Laurent Jacques Costa (Collection Errance)
  2. L'obsidienne a été aussi utilisée pour réaliser des lentilles convergentes, dont on a retrouvé la trace sur le site archéoastronomique arménien de Karahundj.
  3. L'ouvrage en deux tomes Le chalcolithique et la construction des inégalités de Jean Guilaine (Collection Errance) indique que le libéralisme s'est développé précisément à cette période
  4. (Tome 1 page 25, dans l'étude des Tombes de Varna, en Bulgarie)
  5. Tome 2 page 35, dans l'étude des développements des établissements humains en Anatolie
  6. Ce fait est relaté dans cet ouvrage de Jean Guilaine, montrant, en outre, l'importance du libéralisme, déjà, dans cette période du chalcolithique. Cette spécialisation du travail, relatée par Jean Guilaine montre aussi que le " fordisme " et le " taylorisme ", d'une certaine façon, étaient déjà présents à cette période, caractérisant cette rationalisation du travail
  7. Luce Boulnois, 1963, "La Route de la Soie", Paris: Arthaud

Sources bibliographiques

  • 1974, M. Sahlins, "Stone Age Economics: The Original Affluent Society", Tavistock Publications, London


  • Chroniques de l'humanité
  • Capital Hors Série : La fabuleuse histoire de l'Economie
  • Ouvrage de Arthur Desmarest Collection Tallandier : Les Mayas
  • Ouvrage de Viorica Enachiuc : Rohonczi Codex : Descrifare si transcriere si traducere / Déchiffrage, transcription et Traduction
  • Ouvrage de Régis Boyer : Les Vikings
  • Ouvrages de Jean Faucounau Editions l'Harmattan :
    • Le déchiffrement du Disque de Phaistos, preuves et conséquences
    • Les Proto-Ioniens, histoire d'un peuple oublié
    • Les peuples de la Mer et leur histoire
    • Les origines grecques à l'Age de Bronze
    • Les inscriptions Chypro-Minoennes
  • Ouvrages de Mathieu Aref Collection Mnémosyne :
    • Grèce (Mycéniens = Pélasges) ou la solution d'une énigme
    • Albanie (Histoire et Langue) ou l'incroyable Odyssée d'un peuple préhellénique
  • Ouvrage de Madeleine Péters-Destéract Editions du Rocher : Pain, bière, et toutes bonnes choses
  • Ouvrage de Jared Diamond, Editions Gallimard : Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie Agnès Botz (Traduction), Jean-Luc Fidel (Traduction)
  • Les ouvrages de la Collection Errance :

Une précision très importante est à signaler ici :

Les ouvrages de la Collection Errance sont sous l'égide de Jean Guilaine, Professeur Emerite au Collège de France en collaboration avec les archéologues et professeurs, dont les noms sont indiqués ci-dessous :

  • Ouvrages de Iaroslav Lebedynsky et de Vladimir Kouznetsov :

Les Saces

Les Scythes

Les Sarmates

Les Alains

Les Cimmeriens

  • Ouvrages en deux tomes de Jean Guilaine :

Le chalcolithique et la construction des inégalités

Tome 1 :Le continent européen

Tome 2 :Proche et Moyen-Orient, Amérique, Afrique

  • Ouvrages en deux tomes de Jean-Louis Huot :

Une archéologie des peuples du Proche-Orient

Tome 1 :Des premiers villageois aux peuples des cités-États (Xème - IIIème millénaire av.J.-C.)

Tome 2 :Des hommes des Palais aux sujets de premiers empires (IIème - Ier millénaire av.J.-C.)

  • Ouvrages de Aude Gros de Beler :

Les anciens Egyptiens

Guerriers et travailleurs

  • Ouvrage de Laurent Jacques Costa :

L'obsidienne Un témoin d'échanges en Méditérranée préhistorique

  • Ouvrages de Jean Pierre Brun :

Archéologie du vin et de l'huile De la préhistoire à l'époque hellénistique ,

Le vin et l'huile dans la Méditerranée antique Viticulture, oléiculture et procédés de fabrication

Archéologie du vin et de l'huile dans l'Empire Romain

Archéologie du vin et de l'huile en Gaule romaine

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