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Discussion:Argent

De Wikiberal
  • J'ai crée cet article et l'ai redirigé vers Monnaie, mais je propose qu'à terme (lequel ?), « argent » permette d'appréhender le sujet dans ses principes (oserais-je le mot « philosophique ») et Monnaie de manière plus technique comme c'est actuellement le cas.--Khano-et-khayek 18 déc 2005 à 21:03 (CET)


Pourquoi l'argent ?

Qu'est-ce que l'argent ?
Une convention.

Ce que permet l'argent:

  • avantage sur le troc: indivisibilité de certains objets là où l'argent est fait d'unités discrètes, infiniment divisables (cf. L'École de Salamanque, l'exemple du mouton d'Adam Smith), possibilité d'acheter n'importe quoi (circuit A-M-A / M-A-M in Das Kapital de Marx) = liberté
  • facilité de compréhension: : lecture d'un prix est universelle, permet le commerce et donc l'ouverture vers l'étranger = liberté politique et moyen de s'échapper de la société close, permet la fuite (ex. juifs) et le cosmopolitisme (=/= aristocratie terrienne)
  • facilité et de transport.
§ 13 ... « A mesure que ces rapports de secours mutuels se transformèrent en se développant, par l'importation des objets dont on était privé et l'exportation de ceux dont on regorgeait, la nécessité introduisit l'usage de la monnaie, les denrées indispensables étant, en nature, de transport difficile.
§ 14. On convint de donner et de recevoir dans les échanges une matière qui, utile par elle-même, fût aisément maniable dans les usages habituels de la vie ; ce fut du fer, par exemple, de l'argent, ou telle autre substance analogue, dont on détermina d'abord la dimension et le poids, et qu'enfin, pour se délivrer des embarras de continuels mesurages, on marqua d'une empreinte particulière, signe de sa valeur. »
Aristote, Politiques, I, 3

La critique de l'argent est puérile, car elle revient à défendre, au nom du combat contre la déshumanisation (réification) des rapports, l'oppression politique multiséculaire et condamne au troc, système totalement inefficace, donc à la misère.

« Dans la société moderne, les restrictions que notre pauvreté relative nous impose sont dues à la limitation de notre revenu. Beaucoup en sont venus à haïr l'argent comme le symbole même de ces restrictions. Mais c'est là confondre la cause avec le moyen par lequel une force se manifeste. Il serait beaucoup plus juste de dire que l’argent est un des plus magnifiques instruments de liberté que l'homme ait jamais inventé. Dans la société actuelle, l'argent offre au pauvre un choix extraordinaire de possibilités, beaucoup plus grand que celui qui était accessible au riche il y a à peine quelques générations. Nous comprendrions mieux la signification des services rendus par l'argent en essayant de nous imaginer ce qui arriverait si l’on acceptait de faire ce que proposent maints socialistes, à savoir remplacer le « mobile pécuniaire » par des « stimulants non économiques ». Si l’on se met à rétribuer le travail non pas par l'argent, mais sous forme de distinctions honorifiques ou de privilèges, d’attribution d’un pouvoir sur d’autres ou par de meilleures conditions de logement ou de nourriture, par des possibilités de voyage ou d’instruction, tout cela signifie une nouvelle restriction de la liberté. Quiconque détermine la rétribution interdit par là même le choix que l’argent autorise : il en fixe la nature en même temps que l’importance. »
Friedrich Hayek, La Route de la servitude, PUF, p.69
  • En cas de dédommagement, l'argent est l'indemnisation la plus juste qui soit (cf. le wergeld (?) dont parle Simmel, dans Philosophie de l'argent)

Tout est-il traduisible en prix (tout est-il potentiellement marchandise ?): vision dualiste (il y a de l'inquantifiable, à vision moniste (le passage d'une qualité - valeur d'usage - est possible pour tout - valeur d'échange - : mène à l'économisme - ? -).

Les religions et l'argent

Bibliographie