Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à admin@liberaux.org. N'hésitez pas!



Discussion:Liberté de la presse

De Wikiberal

Je ne suis absolument pas d'accord avec l'idée selon laquelle les minarchistes seraient en faveur de l'aide à la presse. Elle sort d'où, cette affirmation non étayée ?

Ronnie Hayek 13 mai 2006 à 14:48 (CEST) ---

Merci pour ce commentaire. Ma généralisation est contestable, certes, je l'admets. Je prends appui sur la prise de position d'Alain Madelin. Toutefois, j'ai peut-être tort. Dans ce cas, si Alain Madelin n'est pas minarchiste, le considères-tu comme un social-démocrate ?

---

Je crois qu'il se définit comme social-libéral. Pour ma part, je le définirais plutôt comme un libéral-syncrétiste. ;-)

Plus fondamentalement, se fonder sur une déclaration de circonstance de Madelin pour généraliser à l'ensemble des minarchistes me semble très présomptueux. Pour rappel, ceux-ci défendent un Etat veilleur de nuit.

Ronnie Hayek 13 mai 2006 à 15:34 (CEST)


La flèche de Parthes est une belle formule de rhétorique mais elle n'appuie pas une argumentation logique.

"me semble très présomptueux" :>> Je suis peut être vaniteux et orgueilleux mais je ne vois pas pourquoi tu vantes mes qualités ? :>> Voici encore une belle formule de rhétorique dont tu connais très bien les finalités puisque tu les as déjà subies et combattues. Une attaque sur la personnalité d'un auteur n'invalide pas son argumentation.

Si Alain est un libéral-social, peux-tu m'en faire une description avec ta définition du libéral-syncrétiste ou du social démocrate ?

Je suis d'accord avec toi, le minarchiste défend un Etat veilleur de nuit. Pour remplir cette fonction, il est présent. L'Etat minarchiste n'est pas neutre. Les hommes de l'Etat minarchiste remplissent des fonctions régaliennes que l'on attribue souvent aux missions de sécurité (intérieure et extérieure)et de justice.

Or, on omet généralement d'expliciter l'origine de ces hommes de l'Etat minarchiste. Dans le cas où il s'agit d'une forme de démocratie, les hommes de l'Etat considèrent que la liberté de la presse leur offre la possibilité d'accéder à des missions de veilleur de nuit. Plus, l'éventail des horizons possibles est large, plus le choix entre différentes idées assurent la représentation des citoyens. Plus les idées sont exprimées tous les jours, par un phénomène de campagne électorale quotidienne, plus la démocratie est soutenue. Donc soutenir la démocratie, c'est soutenir la presse. Voila le faux syllogisme. Mais, les fonctions de sécurité et de justice ne sont pas neutres. Par conséquent, la démocratie peut conduire, par la règle majoritaire, à l'élargissement des fonctions régaliennes. Et, ne pas soutenir la presse, c'est voir surgir l'expression populaire sur l'espace public, qui ôte le pouvoir minimal de ces hommes de l'Etat minarchiste. Ils préfèrent donc intervenir pour éviter la révolte mais aussi pour contrôler un réseau de communications. En définitive, même un Etat minarchiste conduit à l'interventionnisme en dehors de ses fonctions régaliennes originelles.

Par contre, si les hommes de l'Etat minarchiste ne proviennent pas de la démocratie mais d'une autre provenance, comme la Royauté, comme l'avance Hans Herman Hoppe, il faudrait tomber sur un roi bienveillant. L'histoire, ne nous a pas donné beaucoup d'exemples. Et quitte à choisir, je prendrais plutôt Miss Monde pour le plaisir des yeux, parce qu'elle serait belle à pleurer et que je n'aurais plus une larme de monnaie pour ses financiers.


--Ludovic Sesim 13 mai 2006 à 16:24 (CEST)

Tout d'abord, je n'ai pas dit que tu étais présomptueux, mais que ta généralisation l'était. Nuance importante.

Pour la suite de ton propos, tout cela est bel et bon, mais encore une fois, je ne te demande pas tes impressions, mais des preuves de ce que tu avances. En d'autres termes, j'aimerais que tu étayes dans l'article même ton affirmation suivant laquelle les minarchistes seraient favorables à l'aide à la presse, en donnant quelques exemples précis. A défaut, ton propos devra alors être compris comme un procès d'intention. Pour ma part, je doute que Bastiat ou Ayn Rand, par exemple, aient été favorables à cette intervention de l'Etat.

Ronnie Hayek 13 mai 2006 à 17:56 (CEST)


Afin de clore un débat qui se justifiait, je suis d'accord avec Ronnie sur certains points. Comme mon propos n'est pas d'expliquer la différence entre minarchistes et libertariens mais plutôt entre interventionnistes et non-interventionnistes, je rejoins Ronnie pour penser que les minarchistes n'ont pas l'intention première d'intervenir dans le circuit de la presse (production et distribution). Et il m'est impossible de donner des exemples de minarchistes interventionnistes. D'ailleurs je n'argumente pas par empirisme mais grâce à la praxéologie. Premièrement, aucun minarchiste président ne fut au pouvoir jusqu'à aujourd'hui. Deuxièmement, les candidats aux élections doivent "acheter" des voix. J'attends le futur candidat minarchiste qui ne tentera pas d'acheter au minimum une voix. Toutefois, il peut promettre de ne pas intervenir sans cibler une population particulière. Je doute de son succès. Et, s'il est élu, je doute qu'il puisse tenir sa feuille de route sans contractualisme.

De plus, les fonctions régaliennes sont les fonctions du Roi. Mieux vaut ne pas se souvenir des plus miséricordieux d'entre eux : Louis XI ou Louis XIV, par exemple, pour imaginer le prix de notre liberté entre leurs mains. Car, si les minarchistes sont sincères dans leur non-intervention, le marché politique les aménera peu à peu à déroger de leur intention première.

--Ludovic Sesim 13 mai 2006 à 21:22 (CEST)

Lien mort

Pendant plusieurs patrouilles par un robot, le lien suivant a été inaccessible. Veuillez vérifier si le lien est effectivement mort et si oui corrigez ou retirez-le.

--Lexibot 3 octobre 2012 à 05:56 (CEST)