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Discussion:Marché

De Wikiberal
  • Comme je le signalais dans la discussion d'ordre spontané, je pense cet article est trop limitatif. Pour ma part, je ne vois pas en quoi c'est un mal de tout rapporter au marché... --(=S=) 28 mar 2006 à 19:22 (CEST)
  • Le terme de marché pour moi reste cantonné à l'économie. Il vaut mieux parler d'échange pour le reste, sinon on va tomber dans l'économisme...Dilbert 28 mar 2006 à 19:38 (CEST)
  • C'est un peu parce que cette position est absente que je trouve cet article incomplet. Par goût personnel d'une part, mais surtout parce que suffisament de libéraux adoptent ou ont adoptés ce cadre heuristique pour qu'on lui laisse sa place, ne serait-ce qu'en marquant les points de vue. --(=S=) 28 mar 2006 à 23:57 (CEST)
Reprise du sujet: pour moi, dans la lignée de Smith et de Hayek, je ne peux comprendre l'idée que le marché soit un terme technique "cantonné à l'économie" ; c'est comme si tu disais le marché est cantonné à la vie = il est partout où il y a intentionnalité (pas de "lyssenkisme libéral", de type darwiniste). Voici ma source :
« La représentation de la société civile comme marché fournira une réponse à ces deux difficultés liées à la représentation de la société comme corps politique. La théorie de l'échange permet de concevoir que, contrairement aux rapports militaires, les rapports économiques entre nations constituent un jeu à somme non nulle. Elle rend en outre possible le traitement simultané et cohérent du double problème de l'institution et de la régulation du social : le besoin et l'intérêt régissent les rapports entre les hommes. La formation de cette représentation de la société comme marché trouve son plein épanouissement dans l'école écossaise du XVIIIe et tout particulièrement chez Adam Smith. La conséquence essentielle d'une telle conception réside dans le fait qu'elle se traduit par un refus global du politique. Ce n'est plus la politique, le droit et le conflit, qui doit gouverner la société, c'est le marché. Le marché n'est donc pas limité dans cette perspective à un simple instrument technique d'organisation de l'activité économique, il a beaucoup plus profondément un sens sociologique et politique. De ce point de vue Adam Smith n'est pas tant le père fondateur de l'économie politique que le théoricien du dépérissement de la politique. Ce n'est pas un économiste qui fait de la philosophie, c'est un philosophe qui devient économiste dans le mouvement de réalisation de sa philosophie. Smith est l'anti-Rousseau par excellence. »
« La naissance du libéralisme économique n'a pas seulement été une théorie – ou une idéologie – accompagnant le développement des forces productives et la montée de la bourgeoisie comme classe dominante : elle n'a pas fait que revendiquer ou traduire l'émancipation de l'activité économique vis-à-vis de la morale. Elle doit d'abord être comprise comme une réponse aux problèmes non résolus par les théoriciens politiques du contrat social. » (Rosanvallon 1979, p.II)
« [Ainsi au XVIIIème siècle, le marché devient] un concept sociologique et politique, qui s'oppose au concept de contrat, et non pas un concept « technique » (mode de régulation de l'activité économique par un système de prix librement formés). L'affirmation du libéralisme économique traduit l'aspiration à l'avènement d'une société civile immédiate à elle-même, autorégulée. Cette perspective, a-politique au sens fort du terme, fait de la société de marché l'archétype d'une nouvelle représentation du social : c'est le marché (économique) et non pas le contrat (politique) qui est le vrai régulateur de la société (et pas seulement de l'économie). » (Id.)
P. Rosanvallon, Le libéralisme économique, Intro
J'ai commencé un article économie politique pour bien marquer le changement de paradigme opéré par Smith. Ainsi je souhaiterais que cette entrée soit totalement refondue. 1) marché comme paradigme (catallaxie, société civile, liberté des Modernes, amoralisme, intérêt, praxéologie, etc.) ; 2) Marché comme activité technique (et liens vers articles d'économie "pure" : Loi de l'Offre et de la demande, loi des débouchés, concurrence, équilibre, etc. etc.) et les critiques (techniques par moralistes) du marché (théorie des jeux, Keynes, etc.).

Le marché est le mécanisme le plus fécond et le plus rationnel qu'il soit, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas nous en prévaloir, sinon parce que la vieille tambouille humaniste moralisatrice a dit que "l'intérêt, c'est mal", et "le marché, c'est vilain car il empêche les Hommes d'essayer de régir des ordres qu'ils ne peuvent contrôler politiquement... --(=S=) 31 mai 2006 à 12:25 (CEST)

OK pour moi. Plutôt qu'une refonte, il s'agit de rajouts.Dilbert 31 mai 2006 à 13:18 (CEST)

En vue d'une nouvelle version

Plan:

  • 1. marché comme paradigme
    • Smith : passage de la philosophie morale à l'économie politique (Hayek: passage de l'économie "pure" à la philosophie morale, comme une boucle bouclée)

(catallaxie, société civile, liberté des Modernes, amoralisme, intérêt, praxéologie, etc.)

    • Critiques de l'amoralisme du marché et du capitalisme et réponses

(que faire de la partie "les libéraux rapportent tout au marché" ?)

Critiques

  • "Le marché est un concept central en économie." => remplacer "fondamental pour les libéraux". Il remplace le contrat social, il est plus juste à bien des égards que la démocratie
  • "On parle aussi par extension du marché du travail." => on peut aller jusqu'à utiliser ce paradigme pour de nombreuses activités humaines (marché de l'amour, de l'art, marché politique, des denrées, etc.) ; qui dit marché dit intentionnalité, il n'y a pas de marché pour les plantes et les animaux les moins intelligents (pas de lyssenkisme du marché)
  • Le marché est un lieu conceptuel autant que physique, où se confrontent une offre et une demande jusqu'à trouver un prix de marché (juste et absolument "équilibré", non pas selon x ou y jugement de valeur) ; lieu conceptuel : le marché de la sexualité se joue autant chez le coiffeur, qu'en discothèque, que dans de nombreux facteurs qui déterminent rôles et appréciations sociétales
  • "Dans cette vision, on considère que le marché est dit efficace s'il concourt à approcher le juste prix"... => le prix du marché = le juste prix (déjà pour Molina), le prix ne peut jamais être injuste, et ainsi (d'après cette déf.) le marché toujours efficace
  • ..."et une allocation des ressources optimum." => optimum d'après quel canon de jugement ? (fantasme néoclassique ? cf. équilibre)
  • "Par ailleurs, tout n'est pas "marchandise" : le don, le bénévolat, la solidarité non contrainte, la mise en commun volontaire de biens, constituent autant de façons d'échapper au marché, toutes respectables tant qu'elles ne sont pas coercitives." => toute ma deuxième partie de gratuité tend à dire l'inverse, tout est marchandise même si toute marchandise n'est pas monnayable.
  • "peut-être non marchand, non monnayé ou non monnayable" => voir du côté d'utilité cardinale et ordinale pour remplacer marchand et non-marchand.