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Joseph S. Fulda

De Wikiberal

Joseph S. Fulda a suivi sa scolarité à la Yeshiva High School Hirsch pour garçons et à l'université des Arts libéraux et des sciences au City College de New York, où il a obtenu un diplôme (BS) avec les honneurs de recherche en biologie. Il a obtenu son Master en science informatique de l'Institut Courant des sciences mathématiques à la New York University et il a reçu son diplôme professionnel (Computer Systems Engineer) de la Columbia School d'ingéniérie et des sciences appliquées en 1986. En 1990, il a obtenu un doctorat en informatique par la Graduate School de la City University de New York, basé sur sa thèse qu'il a écrite à l'École de médecine Mount Sinai, tout en étant aussi professeur adjoint de recherche en sciences biomathématiques. Joseph Fulda a enseigné l'informatique dans les facultés d'ingénierie, d'arts et des sciences, et en formation continue.

Joseph S. Fulda a réalisé des articles techniques en théorie écologique des populations, en intelligence artificielle, sur la théorie de la vie privée et en logique symbolique. Il défend la vérité-fonctionnelle du conditionnel et il estime que la forme logique est une clé avec laquelle beaucoup de sens sont capturés dans le texte. Il a également beaucoup écrit sur ​​les sujets de la philosophie politique dont la pensée libérale classique, ainsi que de nombreux articles, des notes et des commentaires. Il est un contributeur à part entière de la revue, The Freeman, depuis 1994, rédacteur en chef de la revue, "Transaction's Sexuality & Culture", depuis 1997, et il est chroniqueur pour la revue de Sainte-Croix depuis 2000. De plus, il a siégé au comité éditorial de la revue "Computers and Society" (Informatique et Société) pendant cinq ans, jusqu'à la cessation de parution en 2002.

L'entrepreneuriat est un acte de foi et non une religion dans l'efficacité

Dans un article paru en 1995, Joseph Fulda prend position dans une controverse qui oppose Israel Kirzner[1] et Jane Shaw[2]. Dans un article, paru dans la revue, The Freeman, "Les entrepreneurs et leurs dons", Jane Shaw souligna le fait que les entrepreneurs, même quand ils ne réussissent pas, contribuent à faire avancer l'économie dans laquelle ils investissent. Elle suggère que la succession des entreprises qui fonctionnent sans faire de profits peut être ininterrompue aussi longtemps qu'il existe des entrepreneurs optimistes qui souhaitent prendre la place des déçus qui abandonnent leur place. La thèse de Jane Shaw est donc qu'une société peut perdurer avec des entreprises qui réalisent des pertes cumulées ou continues.

Israel Kirzner, dans la même revue, désira faire une rectification, dans son article, "L'économie des entrepreneurs errants". Le débat s'affronte sur le terrain du gain social. Quel est le bénéfice, pour la société, que certaines entreprises fassent des pertes ? Israel Kirzner indique que le gain social est de voir disparaître des projets d'entreprise inefficace. Le profit n'est possible que pour les rares entrepreneurs qui utilisent leur sens de jugement supérieur. Les entrepreneurs errants imposent une norme de qualité qui constitue une discipline sévère pour l'ensemble de l'économie. Et, Israel Kirzner prononce une évaluation morale et économique de ces entrepreneure sur-optimistes qui nuisent à la société puisqu'ils utilisent des ressources rares pour produire des biens qui valent moins que les autres biens qui auraient pu être produits autrement.

Joseph Fulda ne remet pas en cause la qualité de l'analyse économique d'Israel Kirzner qu'il estime sans faille mais plutôt son utilisation du terme «social». Car l'association des termes "social" et d'"efficacité", sonne de façon fausse pour un libéral. Joseph Fulda convient davantage que les revendications morales et spirituelles de la liberté, impliquant une économie libre sont plus convaincantes que l'affirmation empirique que l'économie de marché est le moyen le plus efficace de satisfaire nos besoins. Faisant référence, à George Gilder, Joseph Fulda insiste pour affirmer que la décision de l'entrepreneur n'est pas affaire strict d'un calcul économique mais dans sa foi, c'est à dire dans la confiance, en partie, dans leur capacité à transformer leurs investissements en profits. Ils ont foi dans leur assertivité et dans leur capacité à transformer leurs rêves en réalité. L'entrepreneuriat est un acte de foi. Alors, tous les entrepreneurs méritent des éloges et non du mépris d'avoir utilisé des ressources de façon moins "efficaces" que d'autres entrepreneurs potentiels. Deux entreprises sur trois font faillites dans les cinq ans après leur création. La dignité et la liberté de chaque individu est de pouvoir s'aventurer dans des projets d'entreprises, peu importe la probabilité future de son échec ou de son échec. à quelle hauteur les chances d'échec. Et, par voie de conséquence, c'est son droit de décider quand il a échoué. Ce n'est pas aux autres de le faire pour lui. Il peut être capable de supporter des pertes, même durant cinq années consécutives s'il maintient toujours sa foi dans son rêve. C'est parce que de nombreux entrepreneurs n'ont pas réussit leur projet d'entreprise qu'ils ont permis à d'autres entrepreneurs de combiner des ressources et trouver le succès envié. Cependant, la continuation des pertes par un seul entrepreneur ou des successeurs a une limite comme le signale à juste titre le professeur Israel Kirzner. L'entrepreneur doit avoir un capital afin de l'investir et le marché ne peut indéfiniment et sans sans limite la survie de l'entrepreneur romantiquement optimiste ou charitable.

Notes et références

  1. * Israel Kirzner, 1987, The Economics of Errant Entrepreneurship, The Freeman: Ideas on Liberty, August, Vol 37, n°8
  2. * Jane Shaw, 1987, Entrepreneurs and their Gifts, The Freeman, Avril

Publications

  • 1986, “Product Information on the Market”, The Freeman, January, Vol 36, pp29-33

Littérature secondaire