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Différences entre les versions de « Loi d'airain des salaires »

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Or, ce dont la « loi d'airain » ne tient pas compte, c'est que les patrons sont exactement dans la même situation face aux ouvriers : les patrons se concurrencent pour débaucher et employer les ouvriers, ce qui permet à ces derniers de discuter du niveau des salaires et de faire jouer la [[concurrence]] entre patrons.
Or, ce dont la « loi d'airain » ne tient pas compte, c'est que les patrons sont exactement dans la même situation face aux ouvriers : les patrons se concurrencent pour débaucher et employer les ouvriers, ce qui permet à ces derniers de discuter du niveau des salaires et de faire jouer la [[concurrence]] entre patrons.


On voit donc que plus il y a de patrons, plus important est le moyen de pression des ouvriers sur ceux-ci (« Ah, tu veux pas m'augmenter ? Alors je vais voir ton concurrent ! »). Par contre, dans un cadre étatisé, les ouvriers n'ont aucun moyen de pression : ils doivent se contenter des miettes que leurs offrent leurs maîtres, les politiciens et les bureaucrates coalisés au sein de l'[[État]]. Vu qu'il n'est pas possible de faire jouer la concurrence, les salaires sont tributaires de l'arbitraire étatique. Tous solidaires dans la misère.
On voit donc que plus il y a de patrons, plus important est le moyen de pression des ouvriers sur ceux-ci ({{guil|Ah, tu veux pas m'augmenter ? Alors je vais voir ton concurrent !}}). Par contre, dans un cadre étatisé, les ouvriers n'ont aucun moyen de pression : ils doivent se contenter des miettes que leurs offrent leurs maîtres, les politiciens et les bureaucrates coalisés au sein de l'[[État]]. Vu qu'il n'est pas possible de faire jouer la concurrence, les salaires sont tributaires de l'arbitraire étatique. Tous solidaires dans la misère.


Comme l'avait déjà vu Trotsky, « dans un pays où l'État est le seul employeur, une mesure de ce genre (une interdiction de travailler, NdlR) équivaut à une condamnation à mourir de faim. L'ancien principe "Qui ne travaille pas ne mange pas" est remplacé par cet autre, "Qui ne se soumet pas ne mange pas" ».
Comme l'avait déjà vu Trotsky, « dans un pays où l'État est le seul employeur, une mesure de ce genre (une interdiction de travailler, NdlR) équivaut à une condamnation à mourir de faim. L'ancien principe "Qui ne travaille pas ne mange pas" est remplacé par cet autre, "Qui ne se soumet pas ne mange pas" ».


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