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La Charge fantastique

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La Charge fantastique
They died with their boots on
Charge fantastique 06.jpg
Réalisé par : Raoul Walsh
Acteurs
Errol Flynn (George Armstrong Custer)
Olivia de Havilland (Elisabeth Bacon)
Arthur Kennedy (Ned Sharp)
Genre
Western
Année de sortie
1941
Synopsis
Un jeune élève nommé Custer se distingue par son talent et son insubordination dans le camp militaire de West Point. Durant la guerre de Sécession, la bataille d'Hanovre est remportée, bien que soldée par un véritable massacre. Il est envoyé par ses supérieurs dans le Dakota, à Fort Lincoln. Mais il se heurte à la fois aux politiciens et aux chercheurs d'or, jusqu'à ce que les indiens de Crazy Horse se soulèvent à leur tour. L'affrontement aura lieu à Little Big Horn...
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La charge fantastique est un film de Raoul Walsh (1941)

Fiche technique

  • Titre original : They died with their boots on
  • Scénario : Wally Kline, Æneas MacKenzie
  • Photographie : Bert Glennon
  • Musique : Max Steiner
  • Distribution : Errol Flynn (George Armstrong Custer) Olivia de Havilland (Elisabeth Bacon) Arthur Kennedy (Ned Sharp) Charley Grapewin (California Joe) Gene Lockhart (Samuel Bacon) Anthony Quinn (Crazy Horse) Stanley Ridges (Romulus Taipe) John Litel (Philip Sheridan) Sydney Greenstreet (Winfield Scott)
  • Production : Warner Bros
  • Sortie : 21 novembre 1941

La vie d’un héros

1857 : George Armstrong Custer, jeune homme qui rêve de devenir le prince des cavaliers à l’image de son idole, Murat, entre à West Point où il va se révéler un élève officier très indiscipliné (even worse than Ulysses S. Grant). Il tombe amoureux de la belle Elisabeth Bacon. La guerre civile éclate et comme le besoin d’officiers se fait sentir, il obtient néanmoins son brevet de lieutenant. Laissé dans l’inactivité par son vieil ennemi le major Taipe, il réussit à obtenir du commandant en chef, le général Scott, une affectation. Par suite d’un malentendu, il est promu général de brigade et il lance la brigade du Michigan dans des charges suicidaires mais qui jouent un rôle important dans la victoire du Nord à Gettysburg (1863). Marié à Elisabeth, il sombre dans l’ennui et l’alcoolisme après la guerre mais celle-ci obtient du général Scott un commandement pour Custer : celui du 7e de cavalerie, régiment médiocre, en proie à l’indiscipline, basé à Fort Lincoln. En peu de temps, le nouveau lieutenant-colonel transforme ce ramassis d’ivrognes en régiment d’élite, créant un esprit d’équipe par l’introduction de la chanson Garry Owen qui devient l’hymne du 7e. Il réussit à rétablir la paix avec les Indiens et promet à Crazy Horse de sauvegarder l’intégrité des Black Hills, terres sacrées des Sioux. En 1876, des spéculateurs, notamment deux vieilles connaissances de Custer, Taipe et Sharp, soucieux d’ouvrir ces nouveaux territoires, font circuler le bruit de la présence de mines d’or et trouve le moyen de faire relever Custer de son commandement. A Washington, le bouillant officier essaie en vain de convaincre le Congrès et menacé de la cour martiale, obtient de Grant la permission de rejoindre son régiment. Pour sauver la colonne du général Terry, Custer attaque frontalement les Indiens à Little Big Horn et meurt avec tous ses hommes, le 25 juin 1876. Mais son sacrifice n’aura pas été vain et les Indiens obtiennent la reconnaissance de leurs droits.

Le chevalier suicidaire

Premier d’une fructueuse collaboration entre le réalisateur et l’acteur (deux têtes brûlées communiant dans le culte de la boisson), ce film offre sans doute à Errol Flyn le meilleur rôle d’une riche carrière dans le film d’aventures. Comme dans The Charge of the Light Brigade, il campe un héros suicidaire (Only glory is brought to heaven, not money ; We ride... to hell. Or to glory. It depends on your point of view). Custer est présenté comme un héros individualiste qui refuse les compromis, un anticonformiste chevaleresque dont l’antithèse est le rigide major Taipe, bureaucrate mesquin préoccupé de statistiques absurdes et qui va se transformer de façon très significative en affairiste malhonnête cherchant à spolier les Indiens avec l’appui du gouvernement fédéral. Loin du dandy grotesque et sanguinaire campé par Richard Mulligan dans Little Big Man, Errol Flynn offre une image très flatteuse de son personnage, homme d’action et non de réflexion, toujours prêt à sauter sur un cheval pour partir à l’assaut, qui ne connaît qu’une défense, l’attaque. Prenant ses aises avec les faits historiques (mais Little Big Man en fait tout autant en sens inverse), le film transforme Custer en ami et défenseur des Indiens : Anthony Quinn campe un Crazy Horse plein de noblesse. La bataille de Little Big Horn, reconstituée de façon très fantaisiste, est un admirable morceau de cinéma épique avec la charge de cavalerie la plus enthousiasmante de l’histoire du cinéma. Dernier film du couple Flynn-Havilland, leur scène d’adieux est chargée d’une émotion rare avec un très beau dialogue (Walking through life with you, ma'am, has been a very gracious thing). Le film relève d’ailleurs de genres très divers : comédie sentimentale, drame historique, western. Habitué à des budgets plus modestes, Walsh, aussi à l’aise dans les scènes intimistes que dans les séquences d’action, conduit le film avec son énergie habituelle, la musique de Max Steiner (qui varie sur tous les tons le célèbre Garry Owen) étant en parfaite adéquation avec les images.

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