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Bill Bradford
De Wikiberal.
Raymond William («Bill») Bradford (né le 20 septembre 1947 - décédé[1] le 8 décembre 2005) était un écrivain et éditeur américain connu pour la défense des idées de la liberté, dans la revue Liberty et dans la newsletter "Analysis and Outlook", spécialisée en conseils en investissement.
Après la lecture d'un exemplaire de la revue "The new Individualist" en 1963, il se sent "contaminé par le virus libertarien". Alors qu'il est encore étudiant, il s'engage dans la campagne présidentielle pour soutenir Barry Goldwater, en 1964, ce qui lui permet de rencontrer des personnes qui deviendront ses amis à vie et des futurs collaborateurs de sa revue Liberty, comme Ross Overbeek. En 1965, Bill Bradford fait la découverte des écrits de la romancière et philosophe Ayn Rand. En 1966, il fait partie de la faction libertarienne qui s'est séparée du "Young Americans for Freedom", et au début des années 1970, il s'implique dans la fondation du Parti Libertarien. Durant les années 1970, sur le plan professionnel, il gère un commerce (Liberty Coin service) prospère spécialisé dans les métaux précieux et la numismatique situé à Lansing, dans le Michigan. Il a partiellement pris sa retraite en 1980, pour se rendre à Port Townsend, dans l'Etat de Washington.
Il a commencé à éditer la revue 'Liberty', en 1987, en écrivant sous son propre nom ainsi qu'avec plusieurs pseudonymes, comme "Chester Alan Arthur" pour des reportages et commentaires politiques, et sous le pseudonyme de «Ethan O. Waters»[2] pour des articles délibérément provocateurs et des critiques d'essais philosophiques. Sa revue a permis l'éclosion de nombreux journalistes et rédacteurs d'inspiration libérale ou libertarienne, comme Stephen Cox (qui a repris l'édition du magazine après la mort de Raymond Bradford) ou Tim Virkkala. Ainsi, il a offert leur premier poste de journaliste à Jesse Walker et à Brian Doherty, qui ont rejoint, par la suite, Reason Magazine.
Raymond Bradford privilégiait une approche pragmatique de la philosophie libertarienne. Il fondait sa croyances dans un gouvernement limité par la défense des droits individuels en tant que construction sociale, plutôt que sur la philosophie du droit naturel. Cette approche le distingue parmi les libertariens comme Ayn Rand ou Murray Rothbard. Raymond Bradford était, cependant, extrêmement tolérant par rapport aux différences d'opinion, et il publiait souvent des articles et des essais avec lesquels il était en désaccord. Dans le numéro de mai 2001, de Liberty magazine, il définit le libertarien comme celui qui croit que "la liberté humaine est l'objectif primordial de l'Etat".
A la fin de ses jours, Bill Bradford a publié des critiques sur le Parti libertarien, qu'il considérait comme trop didactique et électoralement inefficace. Il a surligné la mauvaise gestion financière et la pratique de "copinage" par les responsables du Parti Libertarien. Il fut également très actif pour condamner l'invasion de l'Irak en 2003.
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Notes et références
- ↑ Il est décédé d'un cancer du rein le 8 Décembre 2005 à Port Townsend, dans l'Etat de Washington, Il avait 58 ans.
- ↑ "Ethan O. Waters" est l'anagramme de "Owen Hatteras", un pseudonyme utilisé par H. L. Mencken, un écrivain et rédacteur en chef admiré par R. W. Bradford. dans la liste des contributeurs de son magazine, Liberty, il présentait Ethan O. Waters comme un lecteur vorace et un collectionneur d'aphorismes.
Publications
- 1987,
- a. The Mystery Man of the Libertarian Movement, Liberty, Vol 1, n°1, August, p9, p44
- b. The Libertarians' Quandary (le Dilemme des Libertariens), Liberty, Vol 1, n°1, August, pp36-39, sous son pseudonyme, Chester Alan Arthur
- c. Reflections on the Apostasy of Robert Nozick, Liberty, Vol 1, n°2, Septembre-Octobre, pp14-17, sous son pseudonyme, Ethan O. Waters
- 1988,
- a. Libertarians, Moralism, and Absurdity, Liberty, Vol 1, n°4, Mars, pp14-15, sous son pseudonyme, Ethan O. Waters
- b. "Blood in the Streets", commentaire du livre de James Dale Davidson et Sir William Rees-Mogg, "Blood in the Streets: Investment Prof1Its in a World Gone Mad", Liberty, Vol 1, n°4, Mars, pp49-50
- 1992, "Inside Pat Buchanan", Liberty magazine, march, Vol 5, n°4, pp21-28 sous son pseudonyme d'Arthur Chester Alan
- 1996, "Hermeneutic: The truth and Ayn Rand", Liberty, Vol 9, n°5, May
- 1997,
- a. Revolution in a Small Country, Liberty, March
- b. "Deep Cover Radical for Capitalism ?", Liberty, novembre, pp37-42, p52
- 2004,
- a. avec Alan Ebenstein, Is There a Libertarian Case for War Against Iraq?, Liberty, Mars, Vol 18, n°3, pp23-26
- b. avec Alan Ebenstein, The Case for Conquering Irag feature, Liberty, Avril, Vol 18, n°4, pp2-27
- c. avec Alan Ebenstein, The Prudence of Conquest ("What Is War Good For?"), Liberty, mai, Vol 18, n°5, pp29-32
- d. avec Alan Ebenstein, Can We "Liberate" Iraq?, Liberty, Juillet, Vol 18, n°7, pp23-25
- e. avec Alan Ebenstein, ¡Globalismo, Sí, Socialismo, No!, Liberty, Juillet, Vol 18, n°7, p46
Littérature secondaire
- 2005, Sandi Doughton, "Libertarian publisher Bradford, 58, dies", The Seattle Times, 12 décembre
Liens externes
- "R.W. Bradford, RIP", article de Jesse Walker rendant hommage à Raymond Bradford, publié sur le site Reason le 10 décembre 2005
- Brian Doherty on R.W. Bradford, article de Nick Gillespie rapportant l'hommage rendu par Brian Doherty à Raymond bradford, publié le 10 décembre 2005 sur le site Reason
- R.W. Bradford and Liberty: Memories in Search of a Thesis, article de Wirkman Virkkala publié sur son site "instead of a blog", le 16 décembre 2005
- R.W. Bradford (1947-2005), hommage de Bill Winter sur le site Advocates for self Government