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Cathy Young

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Cathy Young
Journaliste; écrivaine

Dates Née en 1963
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Tendance Féministe libérale
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Autres articles sur Cathy Young

Citation
inter lib.org sur Cathy Young

Cathy Young, née le 10 février 1963, à Moscou, en URSS, sous le nom d'Екатерина Юнг (Ekaterina Jung), est une journaliste et écrivaine américaine[1]. En tant que journaliste indépendante[2], plusieurs de ses articles sont parus dans le New York Times, le Washington Post, le Philadelphia Inquirer, Newsday, The New Republic, The Wall Street Journal, The American Spectator, National Review, Salon.com et Reason. Ses articles et chroniques couvrent une variété de sujets dans la vie politique et la culture, avec un accent particulier défendant les idées libertariennes principalement celles qui sont liées au féminisme individualiste en évitant la guerre des sexes, la discrimination positive ou le paternalisme étatique. En plus de sa carrière d'écrivaine, Cathy Young est associée de recherche auprès du think tank libéral, le Cato Institute.

Un combat contre le féminisme de gauche anti-mâle

Dans son deuxième livre, "Cessez le feu ! Pourquoi les femmes et les hommes doivent unir leurs forces pour atteindre une véritable égalité", publié en 1999, elle plaide pour une «philosophie» féministe libertarienne. Comme de nombreuses iféministes, Cathy Young est influencée par Betty Friedan et son bestseller de 1963, "The Feminine Mystique".

La mystique féminine est une vision du féminisme qui prône un équitable partenariat entre les hommes et les femmes pour que ce principe s'inscrive dans l'histoire de la société et qu'il perdure. Le mouvement féministe doit, certes, prendre en compte les idées et les témoignages des femmes qui ont subi la violence et l'inégalité de traitement de la part d'autres individus (dont les hommes). Mais, le féminisme doit, aussi, absolument entendre la voix de toutes les personnes, dont ces femmes heureuses qui savourent leur existence dans la société par l'attention honnête que leur portent les hommes. Cathy Young soutient qu'il est socialement dangereux et fallacieux de croire que le féminisme doive se positionner dans des conflits idéologiques promouvant des idées consternantes d'anti-famille et par un extrémisme anti-mâle d'un discours de femmes qui accentuent essentiellement le caractère de victimisation par rapport aux hommes.

Une lutte contre l'anti-féminisme conservateur

Cathy Young désire changer les mentalités, tant des féministes traditionnelles "de la gauche" américaine que du mouvement conservateur de la droite politique, dont l'attitude hostile envers les activités non domestiques des femmes est assez ambivalente, et ceci malgré la présence de femmes dans la vie publique et politique. Certains conservateurs vantent l'avancement des femmes dans le milieu de travail, grâce aux politiques économiques favorables au libre marché durant les années de gouvernement de Ronald Reagan et de George Bush, ceci montrant la bienfaisance du libre marché. D'un autre côté, certains conservateurs comme David Frum, suggèrent que les politiques de Ronald Reagan ont contribué à l'éclatement des familles en déclenchant une facilité d'accès au marché du travail et donc incité les femmes à travailler hors foyer. Cathy Young s'oppose à ce discours conservateur selon lequel les femmes d'aujourd'hui seraient malheureuses et qu'elles n'oseraient pas nous l'avouer.

Dans le discours conservateur, la détresse des femmes serait le résultat des changements sociaux induits par le féminisme. Parce que les femmes célibataires sont maintenant libres d'avoir des relations sexuelles avant le mariage, les hommes ne voudraient plus s'engager dans le mariage. Comme il est maintenant normal pour les épouses et les mères d'occuper des emplois. Le mariage ne vient pas changer ce comportement pour le travail en dehors du foyer en raison des pressions culturelles et économiques. De plus, soutient le discours conservateur, les lois libérales sur le divorce ne permettent plus une longue stabilité des mariages. Cathy Young condamne cette vision pessimiste, qui est certes décelable dans la morosité culturelle ambiante de la société américaine mais qui est aussi pernicieuse car elle renforce un point de vue de l'idéologie féministe rampante de gauche décrivant la réalité objective de la société américaine comme discriminantes envers les femmes. À l'évidence, il est faux de croire que l'institution du mariage a disparu. La grande majorité des hommes et des femmes continuent de se marier, même s'ils le font un peu plus tard que la génération précédente.

Beaucoup de conservateurs se plaignent de la perte de romance dans la culture américaine, en interprétant le fait que beaucoup de jeunes et de jeunes filles ont des relations sexuelles avant le mariage. Il existe certes des différences importantes entre les femmes et les hommes, sur leur vision du mariage ou du célibat. Mais si le mariage implique la fidélité, cela n'a jamais empêché, dans le passé, certains hommes d'avoir tendance à profiter sans conditions d'activités sexuelles de façon occasionnelle ou régulière. Leur romantisme était-il diminué ? Cela ne signifie guère que certains hommes ressentent également un besoin pour le mariage et d'avoir des enfants ou que les femmes n'éprouvent pas de désirs sexuels au-delà de leur lien monogamique à vie. La fidélité, le romantisme et le mariage ne peuvent dont pas être analysés de façon linéaire. La plupart des études montrent que les divorces conduisent à plus de bonheur pour les hommes et les femmes que l'obligation de rester ensemble au nom de l'éducation des enfants ou d'autres alibis ; même si les conditions psychologiques de la rupture sont douloureuses et les conditions économiques difficiles à surmonter.

Cathy Young souligne que la rhétorique anti-féministe des conservateurs est également anti-masculine car elle présente l'homme comme un "pervers". En effet, la motivation principale de l'homme dans le mariage serait l'activité sexuelle. Maintenant, que "le lait est gratuit", ce gros cochon d'homme ne se soucierait plus d'une relation équilibrée et sociale avec une personne d'un autre sexe. Le mouvement pro-vie aime à dépeindre les femmes qui avortent comme des victimes de leurs petits amis égoïstes refusant la responsabilité de leur paternité. Cette caricature de la vilenie masculine est renforcée dans le cadre du travail où des commentateurs conservateurs présentent l'accessibilité des femmes au travail en raison de la nature prédatrice de l'homme ordinaire préférant accueillir des proies féminines libres de tout engagement extérieur. Si cela n'était pas inscrit dans le texte, ce ridicule d'analyse conservatrice pourrait peut-être nous faire rire, estime Cathy Young.

Annexes

Notes et références

  1. A 17 ans, elle a suivi sa famille pour commencer une nouvelle vie aux USA pleine de promesses. En 1989, elle achève son autobiographie, "Grandir à Moscou : Souvenirs d'une jeunesse soviétique".
  2. En 1988, après avoir anglicisé son nom et obtenu un diplôme de l'Université Rutgers, elle écrit une chronique pour le journal étudiant, le Daily Targum et le Detroit News.

Publications

  • 1989, "Growing Up In Moscow: Memories of a Soviet Girlhood", ISBN 0709041306
  • 1999,
    • a. "Ceasefire!: Why Women and Men Must Join Forces to Achieve True Equality", N.Y.: Free Press, ISBN 0684834421
    • b. The Pathfinder, commentaire des livres de Judith Hennessee, "Betty Friedan: Her Life" et du livre de Daniel Horowitz, Betty Friedan and the Making of the Feminine Mystique: The American Left, the Cold War, and Modern Feminism", The Washington Post, 9 may
    • c. Victimizers, The New Republic, 12 avril

Littérature secondaire