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Les Chemins de la gloire

De Wikiberal
Les Chemins de la gloire
The road to Glory
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Réalisé par : Howard Hawks
Acteurs
Fredric March (lieutenant Michel Denet)
Warner Baxter (capitaine Paul Laroche)
Lionel Barrymore (Morain)
Genre
Drame
Année de sortie
1936
Synopsis
Pendant la Premiere Guerre mondiale, deux officiers d'un régiment français s'affrontent : Laroche ne percoit la guerre qu'à travers les combats heroïques, tandis que Denet a une approche plus humaine. Au fil des épreuves, une amitié se noue cependant entre les deux hommes. Mais les choses se compliquent lorsque Denet s'éprend de l'infirmière, Monique, la fiancée de Laroche.
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Les Chemins de la Gloire est un film de Howard Hawks (1936) Il ne doit pas être confondu avec Les Sentiers de la Gloire de Kubrick qui se déroule également pendant la guerre de 14-18. Le premier long métrage de Hawks en 1926 porte le même titre, The Road to Glory, mais n'a aucun rapport avec le film de 1936.

Fiche technique

  • Titre original : The road to Glory
  • Scénario : Joel Sayre, William Faulkner
  • Photographie : Gregg Toland
  • Distribution : Fredric March (lieutenant Michel Denet) Warner Baxter (capitaine Paul Laroche) Lionel Barrymore (Morain) June Lang (Monique Lacoste) Gregory Ratoff (sergent Bouffiou) Victor Kilian (sergent Regnier)
  • Production : Twentieth Century Fox

L'enfer des tranchées

France 1916. Le lieutenant Denet vient d’être affectée à la 5e compagnie du 39e régiment de ligne sous les ordres du capitaine Laroche. Il a rencontré par hasard Monique Lacoste dont il est tombé amoureux sans savoir qu’il s’agit de la protégée de son supérieur. Affecté à la troisième section, les tire-la-poisse de la compagnie, dont les pertes sont toujours élevées, Denet apprend à respecter Laroche. Celui-ci découvre par hasard la liaison des deux jeunes gens et rendu aveugle par une blessure sacrifie sa vie pour assurer l’efficacité des tirs de l’artillerie française.

Un film anti-guerre

Comme tous les films consacrés à la Grande Guerre, le film dénonce les horreurs du conflit. Le scénario s'est inspiré du roman Les Croix de bois de Dorgelès. Dans cette longue tuerie monotone, l’héroïsme n’est pas de mise. Laroche, dur mais excellent officier, apprécié de ses hommes, tient le coup en marchant à l’aspirine et au cognac. Il abat un blessé qui agonise sur un barbelé et qu’il est impossible de récupérer. Les soldats de la compagnie attendent plusieurs jours la relève tandis que les Allemands creusent une galerie souterraine pour les faire sauter. Morain, l’ancien de 1870, ne comprend rien à une guerre sans charge de cavalerie où les soldats creusent des trous comme des lapins. La peur rôde en permanence, le sergent Bouffiou réplique à Morain : si vous cessiez de me rappeler la peur, peut-être aurai-je du courage. Le vieux Morain pris de panique tue d’ailleurs accidentellement deux de ses camarades. Le patriotisme est sans cesse raillé : Bouffiou qui siffle en permanence la Marseillaise irrite les soldats qui lui demandent d’arrêter.

L’armée est présentée comme une machine bureaucratique absurde : régulièrement la compagnie reçoit la demande d’un accusé de réception pour 8 chameaux livrés à Sidi Bel-Abbes en 1892 ; les casques sont fournis aux soldats au moment où ceux-ci redoutent de sauter victime de la mine creusée par l’ennemi (Nous sommes assis sur une mine et ils nous envoient des casques d’acier).

Pourtant les individus résistent comme ils peuvent tel le lieutenant Denet qui joue du Liszt sur un piano désaccordé pendant un bombardement. Le bonheur consiste en quelques jours arrachés à la mort. L’habituel trio hawksien, deux hommes se disputant une femme, est quelque peu affadie par la terne interprétation de June Lang. Le message du film est cependant ambigu, à l’image du sacrifice de Laroche et de l’attitude de Denet qui, devenu capitaine de la 5e compagnie, reprend le discours de son ancien supérieur sur la nécessité de maintenir intact la réputation d’un régiment créé par Bonaparte et qui s’est illustré en Crimée, en Indochine et en Afrique.

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