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Les crises boursières

Le rôle de la spéculation ne sera pas ici traité ( mais cette spéculation n'est-elle pas cyclique , malgré tout , sans que les spéculateurs s'en rendent compte ? ) . Le lecteur intéressé pourra consulter avec profit l'article correspondant. Seules les crises boursières et les mécanismes qui les engendrent seront ici étudiés.

Les Cycles économiques et politiques ne sont pas inhérents à l'Economie Libérale ou une nouvelle chronologie

En effet , durant toute l'Histoire de l'Humanité , les cycles économiques et politiques ont toujours été présents , avec des explications très simples , des relations très intéressantes à élaborer , et suivant une réalité profonde .

Pour cette Etude , le découpage des périodes historiques , politiques et économiques se fera de façon différente de celle utilisée traditionellement :

Pour avoir des explications plus complêtes , concernant les cycles économiques internationaux , mais qui se produisent sur des temps ou des durées très longues , donc concernant cette nouvelle chronologie , présentée succintement ci-dessous , il faut consulter l'article Archéoéconomie .

Voici cette nouvelle chronologie :

  • -3500 AV J.C -2500 AV J.C :

Puissances Terrestres :

Fondation de Sumer , Egypte et de la Civilisation Pélasge .

Développement politique , économique , culturel et scientifique liée à l'astronomie . Richesse archéologique liée à l'écriture .

  • -2500 AV J.C -2000 AV J.C :

Période de crise économique liée à la corruption , aux guerres et à l'incapacité de ces Etats à se réformer .

  • -2000 AV J.C -1200 AV J.C :

Puissances Maritimes :

Développement des Crétois-Minoens des Phéniciens , et Phillistins .

Développement économique lié au commerce maritime . Huile , vin .

  • -1200 AV J.C -500 AV J.C :

Période sombre , probablement due à des phénomènes astronomiques , mais aussi due aux guerres , à la corruption . Effondrement des Puissances maritimes . Disparition du commerce et de l'écriture . Diminution considérable de l'espérance de vie .

  • -500 AV J.C +500 AP J.C :

Puissances Terrestres :

Développement des Royaumes Grecs classiques , des Etrusques , et de l'Empire Romain , au Sud de l'Europe , et des Celtes et Vikings , au Nord de l'Europe. Restauration de l'écriture . Reprise du commerce . Bijoux en ambre . Vases . Fibules . Cratères . Vaisselles . Armes .

  • +500 AP J.C +1100 AP J.C :

Effondrement de ces Royaumes . Invasion musulmane en Europe . Période d'anarchie . Division de la Chrétienté en deux . Deux batailles qui mettent un terme à cette période : La Bataille d'Hastings , en 1066 ( Tapisserie de Bayeux ) et la Bataille , en Dacie , en 1090 ( Codex Rohonczi ) .

  • +1100 AP J.C +1789 AP J.C :

Puissances Maritimes :

Développement de la France , de l'Angleterre , de l'Italie , de l'Espagne et du Portugal , en tant que Puissances Maritimes . Développement du commerce des épices , des métaux , des textiles .

Quelques remarques au sujet de cette chronologie

  • D'une part , ces cycles , se répètent de façon assez régulière ( à peu près 800 ans de développement économique en cycle long , et à peu près 800 ans de récession économique en cycle long , en moyenne ).
  • D'autre part , les périodes de croissance économique en cycle long correspondent à un établissement affirmé de Puissances qu'elles soient Maritimes ou Terrestres , alors que les périodes de récession économiques correspondent à des phases de transition ( Puissances Terrestres vers Puissances Maritimes et aussi Puissances Maritimes vers Puissances Terrestres ).
  • En troisième lieu , il y a une alternance cyclique entre les Puissances Maritimes et les Puissances Terrestres , de façon régulière .

En Conclusion

On a donc la séquence suivante :

Puissances Terrestres , Crises , Puissances Maritimes , Crises , Puissances Terrestres , Crises , Puissances Maritimes etc...

Historique des phases de crises et de croissances au XXème siècle

La crise de 1929

Les historiens retiennent souvent le jeudi "noir" du 24 octobre 1929 comme étant la date du début de la Grande dépression. En effet, tout au long des années 1920 les résultats exceptionnels des entreprises (notamment dans le domaine de l'automobile) ont engendré une expansion fulgurante de la valeur de certains titres. Progressivement cette frénésie se propage à l'ensemble des valeurs boursières. Néanmoins, comme toutes les bonnes choses ont une fin, cette "illusion" ne dure pas éternellement. Ainsi le krach de Wall-Street, le jeudi "noir", marque le début du retournement de la conjoncture: plus de 13000 000 de titres sont jetés sur le marché par leurs détenteurs à des prix qui diminuent de minute en minute. L'économie réelle n'est pas immédiatement touchée par cette situation (la crise atteint l'Europe durant les années 1930-31), par contre les détenteurs d'actions voient la valeur de leur patrimoine diminuer drastiquement. C'est par la propagation de cette panique boursière sur le secteur bancaire que l'ensemble de l'économie va se retrouver en récession. En effet, le climat morose entraine des comportements de méfiance de la part des épargnants qui décident de retirer leurs depôts des établissements de crédit (cette attitude exprime la préférence pour la liquidité, la monnaie étant l'actif le plus liquide, c'est à dire l'actif le moins risqué). En même temps, les banques se retrouvent incapables de récupérer les capitaux prêtés aux spéculateurs ruinés. Cette situation aboutit à une paralysie du crédit et donc de l'investissement. Parallèlement la rareté de la monnaie entraîne une pression à la baisse des salaires et des profits. Une véritable spirale déflationniste se met en place qui lamine toute l'économie européenne (seule l'Union Soviétique sera épargnée par la crise grâce à son isolationnisme). La chute de la production engendre une explosion du chômage. Ainsi en 1932 il existe 30 000 000 de demandeurs d'emplois dans les pays développés...

Une autre hypothèse au sujet de la Crise de 1929

Il faudrait se demander si la Crise de 1929 ne proviendrait pas de l'incohérence du système économique et monétaire , né de la Première Guerre mondiale . En effet , les Etats-Unis avaient conservé l'étalon-or , tandis que nous , les Européens , avions abandonné cette référence en détachant la monnaie de l'Or , afin de créer de l'inflation , causant ainsi des répercussions extrèmement violentes , dans le domaine financier aux Etats-Unis :

En effet , il faut avoir à l'esprit que les Etats-Unis étaient préteurs et non débiteurs , en direction des Etats-Nations Européens , au lendemain de la Première Guerre Mondiale .

Il faut rappeler que , en 1923 , 1 Dollar valait 4,2 Milliard de Marks ( On a eu l'excuse de dire que c'est l'occupation de la Ruhr qui en avait été la cause ) .

Des faillites d'Instituts financiers et bancaires se sont produites en Europe , bien avant la Crise de 1929 et en étant peut-être la cause , parce que les Entreprises et Institutions bancaires , aux Etats-Unis , n'avaient pas pu être renflouées ou remboursées .

Les Accords de Bretton Woods , en 1944 , corrélaient les monnaies européennes au Dollar , et donc indirectement à l'Or , ont été le pilier central des 30 Glorieuses .

Quand les Etats-Unis avaient abandonné l'étalon-or en 1971 , cela a été la cause de l'accroissement des déficits , et de l'inflation replongeant le monde dans la crise .

Cette autre hypothèse recoupe effectivement , ce qu'il est signalé , par ailleurs , autrement dit , l'interventionisme étatique , comme la cause de la Destruction de l'Economie .

Trente glorieuses et crise de 1973

Au lendemain de la libération, les crises financières et boursières ont pratiquement disparu de la réflexion des penseurs. En effet, la période des "Trente glorieuses" était une économie caractérisée par une croissance moyenne du PIB de 5% par an, par une situation de quasi plein-emploi et par des capitaux immobiles. De même le système financier de l'époque était de type administré, caractérisé par une politique très stricte d'encadrement du crédit, une grande partie des banques étant contrôlées par l'Etat qui élaborait des règles très restrictives concernant l'encours des ressources distribuées par les banques. En France, De Gaulle justifiait cette politique par l'argument suivant: "La politique de la France ne se fait pas à la corbeille" (à la bourse il y a un espace baptisé la corbeille). Néanmoins avec l'effondrement du système de Bretton-Woods et l'avénement du flottement généralisé des monnaies à partir des années 70, le système monétaire et financier international va changer radicalement de nature. Tout d'abord les capitaux vont devenir plus mobiles. En effet, les surplus engendrés par la hausse du prix du pétrole, due au choc pétrolier de 1973, permettent aux pays membres de l'OPEP de fournir des capitaux aux pays pauvres qui ont besoin de ressources pour financer leur dévéloppement. Ainsi un véritable marché des pétrodollars se met en place. Parallèlement les pays d'Europe accueillent des investissements en provenance des Etats-Unis, qui s'intéressent aux nouveaux débouchés offerts par une Europe de libre échange. Selon H. Bourguignat le système financier international serait devenu dans les années 90, aprés celui des années 70 caractérisé par une économie d'endettement (developpement des petrodollars et des fonds prétables), et celui des années 80 marqué par l'emergence de la finance directe (l'entrepreneur s'endette directement auprès de son créancier ou alors l'entreprise réalise elle-même une émission d'actions ou d'obligations afin de capter de l'epargne necessaire à son dévéloppement), une économie internationale de spéculation. Or force est de constater que cette évolution a engendré de nombreuses crises: krach de 1987, crise du peso mexicain en 1991, celle des monnaies asiatiques de 1997, crise du rouble en 1998... Pour expliquer ces crises, liées à l'instabilité des marchés financiers un certain retour aux fondamentaux est nécessaire (voir le chapitre 12 de la Théorie générale de Keynes).

Une première tentative pour expliquer les crises financières et boursières consiste à considèrer l'activité économique en termes de cycles. Ici les fluctuations économiques sont appréhendées par des mouvements de prospérité et de récession. Cette méthode permet à Charles Kindelberger dans Manias, panics and crashes de distinguer quatre phases : La première est celle du "déplacement". En effet, les capitaux quittent les anciens secteurs dépassés pour se diriger vers les secteurs en croissance. De ce déplacement résulte le "boom" qui est rendu possible graçe à un crédit abondant. Les investissements se développent et les profits se gonflent. Ainsi émerge une "euphorie" caracterisée par une hausse des cours et la formation d'une bulle spéculative. Progressivement la valeur des titres s'éloigne de leur valeur naturelle et finalement une "détresse financière" caractérisée par l'éclatement de la bulle frappe l'économie ce qui provoque la crise.

Les différentes explications au sujet de ces crises

Les explications générales

Une "explication" keynésienne

Pour comprendre l'émergence des crises financières et boursières il convient également de s'intéresser à la motivation des individus, à leur comportement, à leur rationalité. En effet les bulles spéculatives sont issues de l'agrégation des choix rationnels des agents. Ces choix rationnels n'étant que l'expression des comportements moutonniers, mimétiques de l'homme car face à l'incertitude il est plus avantageux de suivre les choix de la majorité. Pour Keynes c'est bien ce comportement mimétique qui engendre les bulles spéculatives. C'est dans ce sens qu'il montre l'irrationalité des marchés financiers par l'exemple du concours de beauté : la personne qui veut gagner ne doit pas exprimer ses propres préférences subjectives mais il doit s'efforcer de deviner les préférences de la majorité. On aboutit à cette situation paradoxale où chaque agent s'efforce d'imiter les autres qui sont en train de l'imiter. Ce comportement est renforcé par le fait que tous les agents se réfèrent aux mêmes documents et graphiques pour élaborer leurs choix ce qui conduit à des prévisions autoréalisatrices. L'aspect moutonnier du comportement humain peut également être observé dans les actes de consommation. En effet, bien souvent le consommateur choisit ses produits selon les valeurs dominantes exprimées par la mode. Finalement, le mimétisme peut se résumer par la phrase suivante : il vaut mieux avoir tort en suivant la convention qu'avoir raison contre elle. Pour Keynes l'instabilité des marchés financiers résulte de la faiblesse des barrières imposées à la libre circulation des capitaux. Tout comme le mariage il suggère, pour empêcher une trop forte volatilité des marchés, un renforcement des contraintes. Il prône l'instauration d'une "taxe d'Etat" (c'est la taxe Tobin) pour augmenter les coûts de transaction et ainsi limiter la volatilité des marchés. Il est important de comprendre que Keynes n'est pas contre la spéculation mais il introduit une distinction capitale entre la logique de spéculation (qui privilégie le court terme) et la logique d'entreprise (qui privilégie le long terme). Or, la spéculation est utile dans une économie dominée par la logique d'entreprise. Il n'en va pas de même lorsque c'est la logique de spéculation qui domine.

Pour Keynes le capitalisme se développe vers une économie de casino où s'exprime ce que Marx nommait le "fétichisme monétaire" c'est à dire la croyance que l'on peut toujours gagner, ou que l'argent possède le pouvoir mystérieux de produire de l'argent directement. Malheureusement le développement des bulles spéculatives peut parfois donner cette impression...

L'Ecole autrichienne

Alors que selon Keynes le marché est la seule cause des cycles (avec comme corollaire l'appel à l'interventionnisme étatique, qui explique pour beaucoup le succès des thèses keynésiennes auprès des politiciens), pour l'École autrichienne (Ludwig von Mises, Friedrich von Hayek , Joseph Schumpeter), la cause des cycles (autres que les périodes normales d'ajustement du marché) est purement monétaire : ceux-ci découlent d'une expansion du crédit (baisse du taux d’intérêt par la banque centrale) qui provoque des mal investissements non financés par les ressources réelles de l’économie. Les fluctuations économiques deviennent alors inévitables. La crise durera jusqu’à ce que l'affectation des investissements corresponde à la structure de production réelle de l’économie. La récession est la seule façon de rétablir les équilibres rompus par le laxisme monétaire.

Afin de mieux comprendre le phénomène des cycles économiques , il convient de réexposer la partie concernant Joseph Schumpeter , dans le contexte de l'école autrichienne :

Schumpeter et l'école autrichienne d'économie

Joseph Schumpeter fut un élève brillant de Böhm-Bawerk. Il le considérait d'ailleurs comme le plus remarquable représentant de la troisième génération des économistes autrichiens. Mais, précise Joseph Salerno, sa théorie des prix n'était pas autrichienne. L'épouse de Schumpeter, confirmait dans la préface d'un livre de son feu époux que Joseph Schumpeter fut formé par l'école autrichienne mais qu'il était beaucoup plus influencé par une autre théorie de l'utilité marginale, l'école de Lausanne.

Joseph Schumpeter (1939) base sa théorie sur l'interprêtation des cycles de trois économistes inductivistes : Joseph Kitchin, Nikolai D. Kondratieff et Clément Juglar (1819-1905). Kitchin identifiait un cycle de 3 à 5 ans, Kondratieff utilisait un cycle long de 50 ans et Juglar s'appuyait sur un cycle industriel de 7 à 11 ans. Schumpeter developpa, donc, une théorie basée sur 3 Kitchins par Juglar et de 6 Juglars pour un cycle de Kondratieff.

Les explications présentées comme scientifiques

Les Vagues d'Elliot

Les vagues d'Elliot ont été inventé par Ralph Nelson Elliott , il a fait une découverte étonnante: il a trouvé que le comportement des traders évoluait selon des figures facilement reconnaissables. Ces figures portent le nom de vagues en raison de leur forme caractéristique.Cette découverte remonte aux années 1930

Les vagues reflètent en fait le comportement tantôt optimiste, tantôt pessimiste des opérateurs.

Elliott a ainsi découvert l'existence de 13 types de vagues différentes, et il a passé beaucoup de son temps à recenser ces figures graphiques et à les caractériser de manière très rigoureuse au travers de règles et de lignes directrices. Ses ouvrages de référence sont:

- "Le principe des vagues" (1938)

- Les articles du Financial World (1939)

- "Nature's law - Le secret de l'univers" (1946).

Depuis, ces écrits ont été repris par R.R.PRECHTER, Jr dans de nombreux ouvrages de compilation.

Cette théorie a été élaborée par Ralph Nelson Elliot dans les années 1930.

Celui-ci avait constaté que les cours suivaient des mouvements successifs de hausse et de baisse pouvant être comparés à des vagues. Il en déduisit que l'on pouvait prédire les mouvements des marchés en identifiant des séries répétées de vagues.

Mathématiquement parlant, la théorie des vagues repose sur la suite de Fibonacci pour identifier le nombre des différentes vagues. Cette suite est construite de la façon suivante : chaque nombre obtenu est additionné à son prédécesseur pour donner le suivant.

En partant de 1, on obtient : 1 + 0 = 1; 1 + 1 = 2; 2 + 1 = 3; 3 + 2 = 5; 5 + 3 = 8; 8 + 5 = 13; etc.

Chaque cycle comprend donc un nombre de vagues faisant partie de la suite de Fibonacci .

Rappel du principe d'ELLIOT :

Selon ELLIOT, en cas de tendance haussière, tout mouvement dans cette tendance peut se décomposer en 5 vagues, et tout mouvement de correction de cette tendance haussière, en trois vagues.

Eliot1.jpg

En cas de tendance baissière, on aura l'inverse : correction en 3 vagues , puis baisse en 5 vagues

Eliot2.jpg

Attention : Les mouvements baissiers sont en général 2 fois plus rapides que les mouvements haussiers.

Ce principe s'applique aussi bien à l'échelle de dizaines d'années, que de l'année,, du mois, de l'heure, de la minute... Mais les courbes sont souvent imbriquées et seul un clin d'oeil expert peut identifier les figures et les tendances.

Attention : Si on interroge plusieurs "experts" sur la situation des vagues d'Elliot à un moment donné, ils vous donneront chacun une version différente des autres... et souvent, il faut attendre la fin d'une période pour en faire le pronostic .

Les explications plus complêtes de ces Vagues d'Elliot se trouvent sur le site d'Olivier de Ducla , dans la section relative aux REGLES D'ELLIOTT

Citations

  • Ce n'est pas l'économie de marché, ni le capitalisme qu'il faut rendre responsable des malheurs des années 1930, mais le monde de la politique, les bureaucrates, et tous ces économistes soi-disant éclairés qui n'ont jamais compris que la gravité des cycles économiques est moins liée à la logique de l'économie elle-même qu'à la multiplication des entraves que les pouvoirs publics placent à l'encontre des mécanismes de régulation. (Murray Rothbard)
  • La vie économique ressemble à une pièce qui contient un poêle à charbon. Ayant froid, l'occupant de la pièce allume le poêle et le bourre de plus en plus tant qu'il n'a pas assez chaud. Mais lorsque tout le charbon est enflammé, il fait trop chaud. L'occupant cesse alors d'alimenter le poêle jusqu'à ce qu'il ait de nouveau froid. Mais alors, il aura froid pendant un certain temps, et ainsi de suite. (Florin Aftalion, cité par H.Denis, Histoire de la pensée économique, Thémis, p.533, P.U.F., 1966.)

Conclusions

En conclusion , ces cycles d'Elliot , de Kitchin , de Juglar , de Kondratieff et les cycles de plus longues durées relatés de façon explicite , dans Archéoéconomie , sont des cycles qui sont intimement entremélés et imbriqués les uns dans les autres et sont " régis " par les mêmes lois et principes .

En outre , l'étude des cycles de n'importe quelle nature qu'ils soient , et dans n'importe quel domaine que ce soit , réside dans le fait d'analyser les différents effets de seuil , au-delà ou en-deça , duquel ( ou desquels ) on explicite les phénomênes de tendance , la durée de ces phénomênes , la fréquence , leur intensité , et donc les interractions entre les différents cycles et les différents phénomènes boursiers corrélés des différents " produits " ( or , pétrole , cuivre , matières premières , devises , actions , pierres précieuses , produits alimentaires etc...) , afin d'établir les différentes relations économiques , soit donc les différentes lois et " équations " économiques , de façon historique et de façon économique , afin que les entreprises , les institutions financières , les industries et les Etats utilisent ces cycles dans leur stratégie internationale et pour optimiser leurs domaines financiers et comptables en vue des prospectives marketing , financières et économiques .

Enfin , les différents cycles corrélés et entremélés cités précédemment et les variations cycliques de la production ( liées à la Loi de l'offre et de la demande ) sont très importants , puisque les entreprises et les industries réajustent leur production en fonction de cette offre et de cette demande et en fonction du cycle de vie des produits , en vue de la recherche , du développement et de l'innovation .

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