Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à admin@liberaux.org. N'hésitez pas!



Gary Earl Johnson

De Wikiberal

Gary Earl Johnson, né le 1er janvier 1953 à Minot (Dakota du Nord), était le gouverneur du Nouveau-Mexique de 1995 à 2003. Il est connu pour avoir été contre la Campagne des États-Unis contre la toxicomanie et pour posséder des vues libertariennes : libéral économiquement, mais plus progressiste sur les questions sociales que les conservateurs. À ce titre il est candidat du Parti libertarien pour l'Élection présidentielle américaine de 2012.

Il fut précédemment candidat à l'investiture du Parti républicain quelques mois plus tôt[1], mais s'est rapidement rétracté en faveur de Ron Paul. Dès décembre, il annonce vouloir être le candidat des libertariens. La Convention du Parti libertarien lui accorde en mai son soutien, par 419 voix contre 152. Il devient le 3e homme de l'élection présidentielle du 6 novembre 2012 qui oppose Barack Obama et Mitt Romney. Le sondage CNN du 2 novembre lui attribue 5 pour cent des voix sur l’ensemble du pays[2].

Lors de l'élection présidentielle de 2016, il est à nouveau le candidat du Parti libertarien, associé à William Weld, et soutenu par plusieurs élus républicains, dans le contexte des polémiques violentes et récurrentes soulevées par la campagne du candidat républicain Donald Trump. Il est crédité un certain temps de 6 à 10 % des intentions de vote, mais finira avec plus de 3 % des voix.

Origine

Issu d'une famille modeste luthérienne, Gary Earl Johnson étudie à l'université du Nouveau-Mexique à Albuquerque la politique ; c'est d'ailleurs là où il où il rencontrera sa future épouse, Dee.

Gouverneur du Nouveau-Mexique

Gary Johnson pense qu’il doit y avoir aussi peu de lois que possible. Ainsi, pendant son mandat, il a mis son veto à plus de lois que les 49 autres gouverneurs d’État réunis. A 14 occasions, il a diminué les impôts. Il ne les a jamais augmentés[3].

Positions politiques

On peut classer Gary Johnson comme libertarien au sens où il souhaite réduire l'État et a des vues sociétales libérales[4].

Économie

Gary Johnson a des positions libérales en matière de fiscalité et plus généralement d'économie : il souhaite diminuer les impôts, équilibrer le budget fédéral et réduire le champ d'intervention de l'État, par exemple en ce qui concerne les prestations de sécurité sociale ou dans le domaine éducatif (il propose la suppression du Département de l'Éducation des États-Unis.

Immigration

Gary Johnson défend des vues « open borders », c'est-à-dire qu'il est hostile à la limitation de l'immigration aux États-Unis : il pense que l'immigration est « en fin de compte une bonne chose » (« ultimately a good thing ») et veut rendre aussi facile que possible l'obtention d'un visa de travail pour quiconque ayant l'intention de se rendre aux États-Unis.

Société

  • Il est opposé à la guerre contre la drogue et souhaite notamment légaliser la marijuana ; Gary Johnson préférerait que l'abus de drogue soit traité comme un problème de santé publique plutôt que comme un problème de criminalité.
  • Il pense que l'avortement relève d'un choix qui devrait être laissé à la femme concernée, ce qui fait de lui un pro-choix à titre personnel, mais il est cependant en faveur de l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade car il pense que ce sujet devrait se régler au niveau des États.
  • Il est favorable à la possibilité d'union civile pour les couples homosexuels.

Politique étrangère

Il est hostile à ce que les États-Unis restent en Afghanistan, à leur intervention dans la guerre civile libyenne et à la guerre d'Irak depuis son début, appelant au départ des troupes américaines de ce pays.

Citations

  • La guerre contre la drogue est un désastre. A cause d'elle, nous avons le plus fort taux d'incarcération au monde, et un nombre considérable de crimes. Cela ne peut plus durer.
  • Je suis contre l'envoi systématique de troupes américaines à l'étranger. Mais je ne suis pas isolationniste. L'Amérique ne doit pas se replier sur elle-même.

Liens externes

Notes et références