Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à admin@liberaux.org. N'hésitez pas!



Daniel Hannan

De Wikiberal
Daniel Hannan
Homme politique, journaliste

Dates Né en 1971
Daniel Hannan.JPG
Tendance Libertarien, libéral conservateur
Origine Royaume-Uni Royaume-Uni
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Daniel Hannan

Daniel John Hannan, né le 1er septembre 1971 à Lima (Pérou), est un homme politique et journaliste britannique. Il est député européen indépendant après avoir été membre du Parti Populaire Européen. Il défend des idées proches du libertarianisme.

Présentation

Il naît dans une famille britannique-péruvienne à Lima. Il étudie l'histoire moderne à Oxford, où il dirige l'association des étudiants conservateurs. Il participe aux travaux du groupe de Bruges, fondé en 1988 à la suite du fameux discours eurosceptique de Margaret Thatcher à Bruges.

Il dirige par la suite l'European Research Group de l'université d'Oxford, puis devient la plume de Michael Howard et de William Hague. Il rejoint en 1996 The Daily Telegraph, un quotidien britannique. Polyglotte, il a écrit dans de nombreuses autres publications :The Wall Street Journal, Die Welt, Weltwoche, The Sunday Telegraph, The Catholic Herald, Freedom Today, Brussels Journal ou The Spectator.

Il est élu au Parlement européen en 1999 et 2004 dans la circonscription de l'Angleterre du sud-est et est la tête de liste du parti conservateur dans la même circonscription pour les élections européennes de 2009.

Il se fait en particulier remarquer avec d'autres députés européens par son opposition résolue au traité de Lisbonne et la campagne d'obstruction qu'il mène au parlement. Pour le faire taire, la présidence du parlement fait adopter de nouvelles règles visant à amender les procédures internes. Il réagit alors en déclarant que ce réaménagement des règles à des fins politiques est une trahison de la Rule of Law, qui se rapproche, en exagérant (I think that would be disproportionate dans ses propres termes), des pleins pouvoirs accordés à Hitler en 1933. Il continua son discours en citant le philosophe libéral conservateur Edmund Burke mais fut interrompu dans son discours par un des vice-présidents. Ce discours lui valut son exclusion du parti populaire européen.

Le 24 mars 2009, il se fait remarquer dans toute l'Europe par un court discours prononcé au parlement européen lors de la venue de Gordon Brown, discours dans lequel il présente Brown comme le « premier ministre dévalué d'un gouvernement dévalué », insistant sur l'effet néfaste de l'intervention étatique à tous crins mise en place par Brown[1] :

You cannot spend your way out of a recession or borrow your way out of debt. And when you repeat, in that wooden and perfunctory way, that our situation is better than others, that we are well placed to weather the storm, I have to tell you, you sound like a Brezhnev era apparatchik giving the party line. You know and we know and you know that we know that it's nonsense. Everyone knows that Britain is worse off than any other country as we go into these hard times. The IMF has said so. The European Commission has said so. The markets say so, which is why the pound has lost a third of its value. In a few months, the voters will have their chance to say so, too. They can see what the markets have seen: that you are the devalued Prime Minister of a devalued Government.

En moins de 24 heures, la vidéo est consulté 630.000 fois sur YouTube et resta pendant deux jours la vidéo la plus consultée du site. Elle fut reprise sur des télévisions du monde entier.

Dans un entretien au cours des jours suivants dans l'émission Your World with Neil Cavuto, il affirme qu'il aurait soutenu le candidat libertarien Ron Paul s'il avait été électeur américain.

En avril, il s'en est pris au système de santé britannique ultra-étatisé et inefficace, le NHS, la qualifiant d'« erreur perdurant depuis soixante ans ». Il avait déjà exprimé dans un ouvrage écrit en collaboration, The Plan, ses idées sur l'assurance maladie : il défend un système fondé sur la libre concurrence entre assurances privées. Plus précisément, il écrit dans cet ouvrage : « il faut autoriser les patients à sortir du NHS et à payer leurs cotisations à un compte santé individuel. Une part de ces comptes serait réservé aux soins quotidiens, une autre mise de côté pour financer des assurances contre les maladies graves »[2]. Il estime que ce système permet une forte baisse des coûts de la santé par une responsabilisation individuelle.

Notes et références

Citations

  • Le marxisme, de façon unique parmi les philosophies politiques, s’est défini lui même comme une science. Pour ses adhérents, ses propositions ne sont pas spéculatives mais empiriques. En tant que bon hegelien, Marx voyait ses prévisions comme faisant parti d’un processus historique inexorable. Et pourtant, elles se sont toutes - toutes - révélées fausses. (13 août 2012)

Publications

  • 1993, Time for a Fresh Start in Europe
  • 1997, A Guide to the Amsterdam Treaty
  • 1998, The Euro: Bad for Business
  • 1999, The Challenge of the East
  • 2002, What if Britain Votes No? (2002)
  • 2004, The Case for EFTA (2004)
  • 2010, The New Road to Serfdom: A Letter of Warning to America, Harper

Liens externes

3835-22604.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail consacré au libéralisme politique.

Société.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail actualités du libéralisme.