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L’Invasion des profanateurs de sépultures

De Wikiberal
L'Invasion des profanateurs de sépultures
Invasion of the Body Snatchers
Invasion profanteur sepulteur aff.jpg
Réalisé par : Don Siegel
Acteurs
Kevin Mc Carthy (Dr Miles J. Bennell)
Dana Wynter (Becky Driscoll)
Larry Gates (Dr Dan Danny Kauffman)
Genre
Science-Fiction
Année de sortie
1956
Synopsis
Dans une petite ville californienne, Santa Mira, certains habitants ne reconnaissent plus parents ou amis. Le Dr Bennell croit d’abord à une psychose collective. En réalité, des cosses prennent les corps des habitants pour se substituer à eux. Bennell découvre peu à peu l’affreuse vérité et tente de fuir avec sa fiancé avant d’être transformé à son tour. Arrivera-t-il à convaincre les autorités du danger qui menace l'espèce humaine ?
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L’invasion des profanateurs de sépultures est un film de Don Siegel (1956)


Fiche technique

  • Genre : Science-Fiction
  • Titre original : Invasion of the Body Snatchers
  • Scénario : Daniel Wainwaring d’après le roman de Jack Finney (The Body Snatchers)[1]
  • Photographie : Ellsworth Fredericks
  • Musique : Carmen Dragon
  • Distribution : Kevin Mc Carthy (Dr Miles J. Bennell), Dana Wynter (Becky Driscoll), Larry Gates (Dr Dan Danny Kauffman), King Donovan (Jack Belicec), Carolyn Jones (Theodora Teddy Belicec), Virginia Christine (Wilma Lentz)
  • Production : Walter Wanger Productions Inc.
  • Sortie : 5 février 1956

Les envahisseurs

Dans une petite ville californienne, Santa Mira, certains habitants ne reconnaissent plus parents ou amis. Le Dr Bennell croit d’abord à une psychose collective. En réalité, des cosses prennent les corps des habitants pour se substituer à eux. Bennell découvre peu à peu l’affreuse vérité et tente de fuir avec sa fiancé avant d’être transformé à son tour. Arrivera-t-il à convaincre les autorités du danger qui menace l'espèce humaine ?


L'individu face à la communauté

Ce film à petit budget, devenu un classique de la Science-Fiction, est un des meilleurs de son réalisateur. Il a inspiré deux remakes, l’un par Philip Kauffman (1978), l’autre par Abel Ferrara, Body Snatchers (1993). En fait de profanateurs, il s’agit plutôt de voleurs de corps mais les titres français ridicules étaient de rigueur à l’époque.

Un happy end de rigueur ne rassure qu’imparfaitement le spectateur de cette œuvre inconfortable baignant dans une lourde atmosphère de claustrophobie et de paranoïa, plus proche du film noir que de la SF traditionnelle. Vue parfois comme une métaphore du maccarthysme (détail rigolo, l’acteur principal s’appelle McCarthy !), ou une allégorie de l’infiltration communiste, voire des méfaits de l’héroïne (pour Pedro Almodovar !), ce film peut être également interprété comme une peinture d’un monde totalitaire où toute émotion personnelle a été bannie, où il n’est possible de faire confiance à personne : amis ou parents ne sont pas ce qu’ils paraissent. Quelle que soit la lecture adoptée, elle ne peut que souligner l’affrontement entre l’individualisme et le conformisme qui est le cœur de ce petit bijou du cinéma américain des années 50.


Citations

  • Dr. Dan 'Danny' Kauffman: Love, desire, ambition, faith... without them life is so much simpler.
  • Wilma Lentz: There's no emotion. None. Just the pretense of it. The words, the gesture, the tone of voice, everything else is the same, but not the feeling.
  • Dr. Miles J. Binnell: They're here already! You're next! You're next, You're next...

Notes et références

  1. Il est à noter que le thème de ce roman était en vogue dans les années 1950 : on peut relever la même année la nouvelle The Father-Thing, de Philip K. Dick, mais aussi et surtout Marionnettes humaines, de Robert Heinlein, dont l'intrigue est tout à fait similaire, et qui est paru trois ans auparavant.


Liens externes

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