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Mal-investissement

De Wikiberal

Le mal-investissement, néologisme formé à partir du terme anglais malinvestment, désigne un investissement dans de mauvaises lignes de production. Il ne répond pas aux vrais besoins à long terme de l'économie, ce qui conduit inévitablement à des gâchis et à des pertes.

Le mal-investissement résulte de l'incapacité des investisseurs à prévoir correctement, au moment de l'investissement, soit l'évolution future de la demande des consommateurs, soit la disponibilité future de moyens plus efficaces pour satisfaire la demande. C'est toujours le résultat de l'incapacité des êtres humains à prévoir correctement les conditions de marché futures.

L'École autrichienne d'économie estime que le mal-investissement se produit à grande échelle en raison des interventions inutiles et contre-productives sur le marché libre, qui faussent les signaux de prix et trompent les investisseurs et les entrepreneurs. Pour les Autrichiens, les prix sont un canal d'information essentiel pour les acteurs du marché. Si le gouvernement ou les banques faussent les prix par l'inflation monétaire, par des taux d'intérêts artificiellement bas, le mal-investissement en résultera inévitablement.

Ludwig von Mises, dans son article de 1936 « la théorie autrichienne du cycle », utilise le terme « d’investissements injustifiés ». Pour Murray Rothbard, presque toutes les actions du gouvernement relèvent du mal-investissement, du fait des monopoles et de l'absence d'un système de prix libres.

Les « bulles immobilières » constituent un exemple typique de mal-investissement. Le robinet du crédit grand ouvert suite au laxisme de la banque centrale, les projets immobiliers fleurissent, mais la demande réelle n'est pas celle qui était espérée ; les prix des biens produits commencent par s'élever au début du cycle, puis s’effondrent au moment du retournement.

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