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Entrepreneur

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De nombreuses études affirment que les entrepreneurs sont différents des non-entrepreneurs. Pourtant, il n'existe aucune description universelle et unifiée ou de singularité qui montrerait en quoi ils diffèrent. Comme il n'y a rien à apprendre des danseurs, affirme S. Ramoglou, "à part qu'ils dansent, il n'y a rien d'unique à découvrir chez les individus autre chose que le fait qu'ils exercent simplement l'action entrepreneuriale"[1]. Par conséquent, les entrepreneurs agissent en fait de la même manière que les autres individus.

En un sens tout homme ou toute femme responsable est, de fait, un entrepreneur dès lors qu'il/elle utilise son capital physique, financier ou humain (capital corporel, social, culturel et alloue des ressources rares (son argent, son temps, son stress[2]) en vue d'atteindre les fins qu'il s'est imposées. Quel est le critère du succès de l'entreprise ? Certains entrepreneurs recherchent le maximum de profits, ce qui favorise la croissance de l'entreprise. Cependant, sont-ce les profits qui guident la croissance ou à l'inverse, est-ce la croissance de l'entreprise qui lui permet d'engranger de plus en plus de profit[3] ? D'autres entrepreneurs ont une motivation autre. Ils tentent d'atteindre ou de maintenir un certain style de vie (L'entrepreneur lifestyle).

La psychologie et la sociologie entrepreneuriales

Il y a lieu de distinguer l'organisateur de l'entrepreneur. Collins et Moore (1970) font la différence entre les créateurs organisationnels qui créent des entreprises nouvelles et indépendantes de ceux qui assurent des fonctions entrepreneuriales dans des organisations déjà existantes.

Du point de vue de la psychologie entrepreneuriale, le créateur d'entreprise est caractérisé par un locus de contrôle[4] élevé. Dans la phase initiale de la création d'entreprise ou d'un nouveau service au sein d'une organisation existante, ou lors d'une reprise d'entreprise[5], l'entrepreneur est voué à une polyvalence bénéfique pour la réussite du projet, ce qui le fait qualifier souvent d'homme à tout faire[6] ou à tors de capitaine d'industrie[7]. Ce principe entrepreneurial est l'essence même de l’homo liberalis que veulent assujettir les collectivistes ou de l'homo œconomicus que les anthropologies romantiques fustigent (en faveur du don de soi, du désintéressement, de la générosité, de la gratuité, etc.).

Trop souvent les histoires racontées à propos des entrepreneurs flattent la réussite de ces derniers au point d'en édifier un mythe glorificateur (par exemple le mythe de Horatio Alger qui raconte l'histoire d'un entrepreneur qui réussit en partant de rien[8]) ou celui d'Alexander Stewart. À l'inverse, la littérature romanesque et les oeuvres cinématographiques, en général, le dépeignent comme un vil et cruel être humain. Les chercheurs en histoire du business ont joué un rôle important tant sur le plan de la "couleur" donnée aux entrepreneurs mais aussi sur le contexte d'analyse institutionnel influencé bien souvent par des facteurs idéologiques implicites. Les économistes de l'école autrichienne apportent une orientation plus nuancée. Par exemple, Virgil Storr présente un modèle de l'entrepreneuriat aux Bahamas avec deux idéaux types entrepreneuriaux : l'esclave entrepreneur et le maître pirate. L'entrepreneur a souvent été observé du point de vue national en mettant en lumière l'aspect bénéfique sur la croissance d'un pays. Cette approche à la fois utilitariste, sociétale et nationaliste est remise en cause par la prise en compte de l'entrepreneur migrant et de l'entrepreneur né mondialisé. D'où les questions qui se posent sur l'aide des entrepreneurs par l'Etat.

L'Etat doit-il aider les entrepreneurs ?

La tâche des hommes de l'Etat est de na pas perturber le processus du marché en minant la capacité entrepreneuriale[9] des individus. Les règles du jeu fixées par l'Etat, auxquelles tous les participants doivent se soumettre dans le processus du marché, doivent être prévisibles, en éliminant les privilèges ou les aides spéciales accordées par le gouvernement. Un gouvernement libéral n'est pas celui qui aide les chefs d'entreprises, c'est celui qui évite de leur compliquer la tâche en créant plus d'incertitude[10] qu'il n'existe déjà dans leur jugement. Ce dernier facteur n'est pas un point mineur pour encourager l'émergence d'entrepreneurs productifs. Comme l'a souligné Magnus Henrekson[11], il ne doit pas y avoir d'aide sociale ou d'assurance qui décourage la recherche de nouvelles opportunités pour générer un profit. Dans les pays où il existe un degré élevé d'intervention de l'Etat soit par des subventions, soit par une assurance chômage, des attentes négatives sont générées en ce qui concerne la possibilité d'émergence d'entrepreneurs, car ce type de mesures décourage la recherche de nouvelles opportunités à générer un moyen de subsistance, puisqu'il est garanti par l'Etat ou par équivalence, les partenaires sociaux. Un autre biais de l'intervention de l'État est la facilitation involontaire ou l'ascension contrariée de l'entrepreneur évasif.

Les pouvoirs publiques s'intéressent à l'entreprise car celle-ci est un vecteur influent dans l'opinion publique sur le niveau de l'emploi. Par conséquent, la stimulation de la création d'emploi[12] par tous les moyens est largement adoptée par tous les gouvernements dans le monde. Les politiques publiques entrepreneuriales[13] ont la fâcheuse tendance à s'inviter dans le terreau de la création, de la transmission, de la reprise et du développement des entreprises, ce qui représente concrètement un magma de textes inextricables et incompréhensibles par les acteurs entrepreneuriaux avec un lot d'intervenants divers sur le terrain. Or, cela peut saper la richesse de l'écosystème entrepreneurial potentiel ou existant. En dépit de nombreux efforts financiers (corollaire à l'augmentation fiscale pour tous), d'agences et d'association subventionnées largement propagées sur le territoire et du soutien offert par diverses collectivités locales et le gouvernement central, on constate que la majorité des jeunes sont faiblement disposés à passé au statut d'entrepreneur en adoptant les contraintes administratives qu'impliquent une activité entrepreneuriale[14] comme une option de carrière en raison des risques associés. La plupart d'entre eux la considèrent comme une dernière option et sont plus enclins à privilégier l'emploi salarié dans les organisations gouvernementales, publiques ou privées.

Les commentaires des journalistes et de l'opinion publique, fondée trop hâtivement par la réaction que par la réflexion économique, se plaignent à tors, mais trop souvent, que le dispositif d’aide des politiques publiques entrepreneuriales n’est pas suffisant pour assurer les conditions de pérennisation des entreprises nouvellement créées. Ce qui conduit les autorités publiques de faire encore plus de saupoudrage avec des mesurettes de politiques publiques entrepreneuriales.

Les entrepreneurs au XIXe siècle

Pour les hommes du XIXe siècle, l'entreprise était avant tout l'entrepreneur et même la famille de l'entrepreneur qui lui conférait une durée sur plusieurs générations. Seules quelques grandes sociétés anonymes, mais peu nombreuses, dans la sidérurgie, les mines, les chemins de fer, la banque, les assurances présentaient un caractère dépersonnalisé. Les entreprises du XIXe siècle étaient essentiellement familiales, quelle que fût leur forme juridique, car les formes de sociétés de capitaux n'excluaient en aucune façon ce caractère. En matière de financement, la forme familiale remplissait une fonction majeure, dans la mesure où le crédit reposait sur la confiance entre les personnes. L'incarnation de l'entreprise dans l'entrepreneur fut favorisée dans les débuts de l'industrialisation par le fait que n'étaient décisives ni l'unité spatiale de la production dans la mesure où le travail pouvait être dispersé, ni l'unité du personnel, car la main-d'œuvre était instable, le personnel d'encadrement très peu nombreux et la direction en général assumée par un membre de la (ou d'une) famille propriétaire. Le réseau familial permettait de résoudre la plupart des problèmes que posait l'entreprise. Il était à la base de la réunion des capitaux qui était indispensable au démarrage d'une entreprise. Par son influence, il déterminait les possibilités de crédit dont elle pouvait disposer, en un temps où, avant la naissance des grands établissements de crédit, ce dernier reposait sur la connaissance personnelle et l'estime que le banquier accordait à son client.

La simple hérédité n'étant pas une garantie de compétence dans les affaires, la continuité de l'entreprise passait par une attentive formation des fils d'entrepreneurs ou, à défaut, de leurs neveux, jusqu'à ce qu'ils soient capables d'assumer des fonctions de responsabilités, puis d'être associés à la gestion. La formation qui leur était donnée reflétait l'idée que leurs pères ou leurs oncles avaient des qualités indispensables à leur métier. Hommes d'affaires pragmatiques, peu portés aux spéculations intellectuelles, ces derniers appréciaient une éducation pratique faite en s'exerçant à connaître tous les travaux effectués dans l'entreprise, plutôt que des études dans des universités ou des grandes écoles, dont elle n'était par ailleurs pas exclusive. Les mariages étaient une stratégie d'acquisition de ressources extérieures. A l'origine de nombreuses entreprises, on trouvait des capitaux apportés par l'épouse. Les mariages des fils, judicieusement arrangés, pouvaient ensuite apporter les fonds nécessaires à l'extension de l'échelle des affaires. La famille, qui donnait des dots, s'appauvrissait. Les transferts financiers étaient souvent compensés par des opérations contraires, c'est-à-dire par des mariages multiples entre deux familles, qui étaient toutes deux bénéficiaires puisqu'elles formaient désormais un groupe plus puissant.

Les historiens britanniques sont ceux qui ont le plus insisté sur la « loi des trois générations » en arguant que les valeurs aristocratiques et terriennes encore dominantes dans la société victorienne incitaient les entrepreneurs qui avaient acquis la fortune à chercher ensuite un statut social. Les industriels britanniques acquéraient en effet des domaines, des châteaux, s'efforçaient d'entrer dans la gentry et d'obtenir des fonctions municipales. Leurs enfants étaient élevés en gentlemen, de préférence à Eton et Oxford, étaient encouragés à un genre de vie plus oisif et mondain, s'orientaient volontiers vers les carrières administratives ou politiques. Mais pour quelques défections d'industriels amateurs célèbres combien y avait-il de familles où la transmission de l'entreprise à la génération suivante était l'essentiel objectif ? Ensuite, l'achat de domaines fonciers n'était pas la preuve d'un désintérêt pour l'activité industrielle. Il représentait, certes surtout dans la première moitié du XIXe siècle, une forme de diversification des revenus, qui évitait de les faire, dépendre exclusivement de la conjoncture d'un seul secteur et il permettait de trouver du crédit en ouvrant la possibilité d'hypothéquer.

Les entreprises dépérissent lorsque leurs dirigeants ne savent plus les adapter aux changements de l'environnement ou n'en ont plus les moyens, techniques, financiers, commerciaux. L'évolution de l'industrie au XIXe siècle fut dominée par un rapide renouvellement des techniques, qui devinrent de plus en plus complexes et de plus en plus formalisées scientifiquement. Là où du savoir-faire, un esprit méthodique et du bon sens suffirent longtemps, des connaissances plus précises furent peu à peu nécessaires. Certains secteurs en exigeaient davantage, comme la métallurgie et surtout comme les secteurs nouveaux qui se développèrent à partir des années 1880 autour de l'électricité et de la chimie. Une entreprise de ces branches devait désormais employer des ingénieurs. Comme dans les pays européens, à la différence des États-Unis, les circuits commerciaux étaient depuis longtemps rodés et les marchés, du moins les marchés intérieurs, relativement stables, le changement fut surtout ressenti comme un défi technique. La formation technique tendit à l'emporter sur la formation commerciale pour les dirigeants. Bien que ces exigences nouvelles aient favorisé des formes d'entreprises managériales ou d'entreprises fondées par des ingénieurs, puis revendues à des collègues sans être continuées par des descendants, la forme familiale de l'entreprise parvint souvent à leur faire face par la formation des héritiers et par l'inclusion dans la famille de compétences extérieures. Ce qui assurait la longévité des grandes entreprises familiales, c'était aussi leur capacité à s'intégrer par les mariages les hommes qui leur étaient utiles.

Considérations de l'entrepreneur dans la théorie économique

Les thèmes des auteurs de la pensée entrepreneuriale

  • L'entrepreneur est intégré dans un contexte institutionnel et culturel : Don Lavoie, Peter Boettke, Arthur H. Cole

Les auteurs de la pensée entrepreneuriale

Les grands auteurs de la pensée entrereneuriale

Catégorie Nom Origine Période Apports
# Économiste Richard Cantillon Irlande Irlande
France France
16801734
Le risque associé à l'incertitude
# Économiste Johann Heinrich von Thünen Allemagne Allemagne 17831850
Le risque associé à l'incertitude
# Économiste Hans von Mangoldt Allemagne Allemagne 18241868
Le risque associé à l'incertitude
# Économiste John Stuart Mill Royaume-Uni Royaume-Uni 18061873
Le risque associé à l'incertitude
# Économiste Frederick Hawley États-Unis États-Unis 18431929
Le risque associé à l'incertitude
# Économiste Frank Knight États-Unis États-Unis 18851972
Le risque associé à l'incertitude
# Économiste Ludwig von Mises Autriche Autriche 18811973
Le risque associé à l'incertitude

La perspective autrichienne de l'entrepreneur

Alors que l'esprit d'entreprise a joué un rôle de premier plan dans la théorie économique dès son émergence, à partir de la Seconde Guerre mondiale, l'entrepreneur a disparu des articles scientifiques et dans les manuels scolaires économiques. Au fur et à mesure que le langage de l'économie devenait de plus en plus formel et stylisé, les économistes furent attirés par des concepts très abstraits pour évoquer le marché et la concurrence tels que le modèle de l'équilibre général dans une concurrence pure et parfaite. Il était tout simplement trop difficile d'intégrer un acteur créatif, dynamique, coordonnateur ou perturbateur dans l'analyse. La microéconomie est devenue une description de divers états d'équilibre (existence, stabilité), et il n'y avait aucune place pour un entrepreneur. Pour les Autrichiens, en revanche, l'entrepreneur en tant que spéculateur, coordinateur et innovateur[19] est la "force motrice du marché" selon les termes employés par Ludwig von Mises. Cependant, il serait faux de confondre systématiquement l'entrepreneur et innovateur. car, la plupart des entrepreneurs sont des réplicateurs[20] plutôt que des innovateurs. Ils tendent à imiter le succès des autres entrepreneurs plutôt que de vouloir créer ex nihilo.

D'un point de vue purement économique, un entrepreneur, est une personne qui engage des capitaux et utilise une main-d'œuvre salariée en vue d'une production déterminée. De ce point de vue, l'entrepreneur est synonyme de chef d'entreprise produisant des produits ou des services comme l'entrepreneur du savoir[21]. Les auteurs autrichiens, et dans un sens large, les proto-autrichiens, se sont longuement penchés sur la théorie de l’entrepreneur[22]. Et, ils refusent cette vision étriquée de l'entrepreneur.

Dans le paradigme de l'école néoclassique, il n'y a pas de place pour l'entrepreneur. L'économiste néoclassique propose une théorie de l'équilibre qui suggère que les marchés sont composés d'agents maximisants et que l'ensemble des décisions dégagent un prix de marché. Par conséquent, personne n'est capable de découvrir un mauvais alignement sur le marché qui peut être exploité et d'en tirer un profit. Ceci est dû au fait qu'à un moment donné, le marché suppose que tout le monde peut reconnaître les opportunités, qu'elles sont immédiatement reconnues et que les transactions ont été coordonnées sans délai. Cette approche suggère donc que l'opportunité est une connaissance commune et qu'elle est évidente pour tous.

L'essence de l'entrepreneur est d'acheter et/ou de combiner des ressources hétérogènes dans le présent en anticipation de recettes futures (incertaines). Pour Israel Kirzner, l'entrepreneur a un rôle d'arbitrage, il prend note des opportunités jusqu'alors inaperçues. Son élève, Don Lavoie et ses successeurs (Virgil Storr), employant la métaphore[23] herméneutique, indique que l'entrepreneur "lit" le marché comme il pourrait le faire d'un texte. L'entrepreneur thymo-linguistique relève donc des marqueurs phrastiques et paraphrastiques du marché, grâce à l'apprentissage inter-textuel, pour en synthétiser les opportunités et en anticiper les recettes futures. L'entrepreneur est tolérant vis à vis de l’ambiguïté du marché parce qu'il dispose d'une certaine confiance en lui pour surmonter ce flou de signification du marché futur puisqu'il est, en infime partie, son co-créateur. Cette sensation de réussite auto-réalisatrice permet à un individu de devenir entrepreneur même dans des situations peu favorables à son épanouissement comme dans les secteurs publiques[24], par exemple.

Carl Menger décrit l'art d'entreprendre comme le processus de conversion des ressources en biens et services qui ont de la valeur pour des acheteurs. L'entrepreneur n'est donc pas un ingénieur qui utilise une fonction de production avec l'intégration dosée de facteurs de production. La vision ontologique de l'entrepreneur est beaucoup plus large.

Avec Ludwig von Mises, L'entrepreneur est un homo-agens, c'est à dire un être humain qui agit. Aussi, l'entrepreneur peut être un chef d'entreprise, mais aussi un collaborateur interne (intrapreneur) ou externe comme un client (Auke R. Leen, Anders Liljenberg). Des auteurs comme Eric Von Hippel, en dehors, du paradigme autrichien ont effectivement démontré qu'une grande partie de l'innovation provient des utilisateurs et qu'ils agissent donc comme des entrepreneurs. La théorie autrichienne de l'entrepreneur "accorde une place centrale à l’action. Elle peut être rapprochée de la conception de l’enactment proposée par Karl Weick (1979) qui conduit à reconnaître une antériorité de l’action sur la cognition."[25]. L'entrepreneur chez Ludwig von Mises est nettement distinct de l'entrepreneur de John Maynard Keynes. Chez ce dernier, l'entrepreneur bénéficie d'une aubaine inexpliquée, un rendement de l'incertitude de se retrouver à la bonne place au bon moment (happenstance) tandis que l'entrepreneur de Mises est récompensé d'une prévision correcte du futur bien qu'agissant dans le présent sur une idée du futur.

La réussite de l'entrepreneur, du point de vue de l'école autrichienne, ne parvient pas suite à un problème de maximisation d'un bien spécifique, qu'un algorithme de recherche pourrait très bien résoudre, mais de l'idée d'une personne vis à vis d'un processus qui ne peut pas être modélisé tel un problème d'optimisation. Il est important également de lutter contre la croyance candide de "l'overnight sensation", c'est à dire du triomphe de l'entrepreneur du jour au lendemain. Combien de chanteurs et d'artistes déclarent avoir galéré avant de trouver le succès ? Des milliers et des millions n'y sont jamais parvenus. Le succès instantané suite à la création ou à la découverte d'une opportunité est une fable[26]. De surcroît, l'entrepreneur, partout où il est passé dans le monde en plus de ses services et produits, a transmis l'esprit de liberté[27].

Il faut aussi signaler que la distinction entre la notion de l'entrepreneur technique et l'entrepreneur commercial tend à se flouter avec l'apparition du technopreneur[28]. L'idée chez les auteurs autrichiens est que la propriété privée est d'une importance colossale non seulement parce qu'elle se trouve à la base de l'économie de marché. Mais, devenir un jour le propriétaire de son propre business marque à vie tout individu[29].

Informations complémentaires

Citations

Notes et références

  1. S. Ramoglou, 2013, "Who is a ‘non-entrepreneur’? Taking the ‘others’ of entrepreneurship seriously", International Small Business Journal, Vol 31, p433
  2. A un certain niveau, le stress sape la capacité d'un entrepreneur à prendre ses responsabilités et de faire face à l'échec. Pour y remédier, l'entrepreneur doit disposer de capacités de leadership eustressant. Le stress contribue fortement à nuire à la satisfaction des demandes des clients et aux anticipations du marché et, en définitive, à saper la capacité d’un entrepreneur à assumer la responsabilité de son échec.
    • 1983, D. P. Boyd, D. E. Gumpert, "Coping with entrepreneurial stress", Harvard Business Review, March–April, pp44–63
    • 1992,
      • A. Akande, "Coping with entrepreneurial stress”, Leadership and Organisational Development Journal, 13(2), pp27-32
      • E. H. Buttner, “Entrepreneurial Stress: Is it hazardous to your health?”, Journal of Managerial Issues, 4(2), pp223-240
    • 2018, E. De Mol, V. T. Ho, J. Pollack, "Predicting entrepreneurial burnout in a moderated mediated model of job fit", Journal of Small Business Management, 56(3), pp392–411
  3. Per Davidsson, P. Steffens, J. Fitzsimmons, 2009, "Growing profitable or growing from profits: Putting the horse in front of the cart?", Journal of Business Venturing, vol 24, n°4, pp388-406
  4. Le locus de contrôle ou lieu de contrôle fait référence à la perception qu'ont les individus des causes de leurs conditions de vie. Le lieu de contrôle externe décrit un individu qui croit que la plupart de ses conditions de vie sont déterminées par des forces indépendantes de sa volonté, telles que des divinités, des réglementations, des gouvernements, des structures de pouvoir, des institutions, ainsi que le destin ou la chance. Le lieu de contrôle interne décrit une personne qui croit être son propre maître et peut agir pour changer ses propres conditions de vie. Le locus interne et externe peuvent être représentés sur une ligne en continuum où la plupart des individus sont situés entre les deux extrêmes du contrôle externe complet et une orientation totale du contrôle interne.
    • 2017, Olivier Brunel, Eric Michael Laviolette, Miruna Radu-Lefebvre, "Role Models and Entrepreneurial Intention: The Moderating Effects of Experience, Locus of Control and Self-Esteem", Journal of Enterprising Culture, Vol 25, n°2, June, pp149–177
  5. 2010, B. Deschamps, P. Fatien, S. Geindre, "Accompagner le repreneur d’entreprise : conduire, escorter mais aussi guider", Gestion 2000, vol 27, n°3, pp77-88
  6. Selon Edward Lazear, l'entrepreneur diffère de la plupart des autres personnes de la population. Mais, non pas parce qu'il se singularise dans une tâche particulière. Ce qui le rend spécial, c'est qu'il est un homme à tout faire. Plusieurs études montrent que les entrepreneurs ont un curriculum plus varié lorsqu'ils sont étudiants et qu'ils ont tendance à travailler dans un plus grand nombre d'emplois.
    • 2003, J. Wagner, "Testing Lazear’s Jack-of-all-trades view of entrepreneurship with German micro data", Applied Economics Letters, Vol 10, n°11, pp687–689
    • 2004, Edward P. Lazear, "Balanced skills and entrepreneurship", The American Economic Review, 94(2), pp208-211
    • 2006, T. Åstebro, "Does it pay to be a jack-of-all-trades?", Rotman School of Management, University of Toronto
    • 2007, O. Silva, "The Jack-of-All-Trades entrepreneur: Innate talent or acquired skill?", Economics letters, 97(2), pp118-123
    • 2011, T. Åstebro, P. Thompson, "Entrepreneurs, Jacks of all trades or Hobos?", Research policy, 40(5), pp637-649
  7. Bibliographie sur le capitaine d'industrie
    • 2002, R. Dixon, "Retrospectives: Captains of Industry", Journal of Economic Perspectives, 16 (2), pp297-306
    • 2015, Florent Le Bot, "Capitaine d’industrie", In: P. M. Chauvin, M. Grossetti, P. P. Zalio, "dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat", Presses de Sciences Po, pp85-101
    • 2017, Didier Chabaud, "Entrepreneur et capitaine d’industrie", In: André Tiran, Dimitri Uzunidis, dir., "Dictionnaire économique de l’entrepreneur", Classiques Garnier
  8. Irvin G. Wyllie s'est intéressé aux mythes qui accompagnent la saga de l'histoire du business américain centré autour du self-made man. Le thème du passage de l'entrepreneur entre les stades extrêmes du chiffonnier à la richesse fut répété par de nombreux groupes différents pour devenir une partie de la culture populaire de la littérature américaine. Irvin G. Wyllie a tenté de découvrir les origines du mythe du héros légendaire, d'analyser l'homme d'affaires américain et d'apprendre par qui il était le plus utilisé, à quelles fins et avec quels effets. Il convient toutefois de souligner que ce n'est pas une étude des origines professionnelles et des conditions environnementales des hommes d'affaires américains, ni d'une tentative de vérifier de quelles classes sociales les chefs d'entreprise ont été recrutés. Le sujet traité par Irvin Wyllie est la culture intellectuelle intégrée à l'histoire du business. Il puise ses recherches précisément dans les idées qui ont favorisés le self-made man dans les larges conditions de découvertes d'opportunité aux Etats-Unis.
    Irvin G. Wyllie, 1954, "The Self-Made Man in America", New Brunswick, New Jersey: Rutgers University Press
  9. La capacité entrepreneuriale est une combinaison de plusieurs types de capacités plutôt qu'un indice de capacité unique. Le capital humain est la base de la capacité entrepreneuriale. Il peut être mesuré par le niveau d'éducation, l'expérience professionnelle et la durée des antécédents professionnels.
    Bibliographie sur la capacité entrepreneuriale
    • 1954, Yale Brozen, "Determinants of Entrepreneurial Ability", Social Research, Vol 21, n°1, pp339-
    • 1990, Raphael Amit, Lawrence Glosten, Eitan Muller, "Entrepreneurial Ability, Venture Investments, and Risk Sharing", Management Science, Vol 36, n°10, Oct., pp1232-1245
    • 2016, Minghu Gao, Hao Jiao, Dan Yang, Peihong Xi, Yibing Wu, "Entrepreneurial ability and technological innovation: Evidence from publicly listed companies in an emerging economy", Technological Forecasting and Social Change, Vol 112, November, pp164-170
  10. Le comportement entrepreneurial implique d’investir une proportion importante de ressources dans un projet à forte probabilité d’échec. Ainsi, un trait important que les chefs d’entreprise doivent incarner est une forte capacité à déterminer la bonne stratégie pour leurs entreprises face à l’incertitude.
  11. Magnus Henrekson, 2005, "Entrepreneurship: A Weak Link in the Welfare State?”, Industrial and Corporate Change, Vol 14, n°3, p19
  12. J-C Ettinger, 1989, "Stimuler la création d'emploi par la création d'entreprise", Revue Française de Gestion, n°73, pp56-61
  13. La volonté des politiques publiques entrepreneuriales fait partie des actions qui consistent à dynamiser le territoire local et de l'aménager.
  14. Bibliographie sur l'activité entrepreneuriale
    • 2011,
      • N. Bosma, V. Schutjens, "Understanding regional variation in entrepreneurial activity and entrepreneurial attitude in Europe", Ann. Reg. Sci., Vol 47, pp711–742
      • D. Ribeiro-Soriano, P. H. Thornton, D. Urbano, "Socio-cultural factors and entrepreneurial activity: an overview", International Small Business Journal, 29(2), pp105–118
    • 2014, L. Chang, "The difference of social cultural traits influence rural entrepreneurial activity", Stud. Sci. Sci., Vol 32, pp1888–1896
  15. Arthur H. Cole s'est lancé dans l'étude de l'histoire de l'entrepreneuriat car, sans l'entrepreneur, rien ne se passe dans la vie économique. Il reprochait aux théories néo-classiques de la firme et des marchés d'être incomplètes. L'économie est une science sociale et, par conséquent, elle doit englober la figure centrale de la société économique, la personne dont les actions créent tout changement économique cohérent. En effet, les facteurs de production ne se combinent pas comme par magie pour créer des entreprises. L'entrepreneur accomplit ce service. Pour Arthur Cole, les sciences économiques ne sont pas l'étude simplifiée d'un monde abstrait sans personnes, sans institutions, sans changement technologique ou sans passage du temps. Il faut donc prendre en compte ces éléments. Il a fondé le Research Center in Entrepreneurial History de la Harvard Business School en 1948. Arthur H. Cole identifie trois modèles permettant de comprendre l'émergence d'une entreprise : innovation, imitation et répétition. Il a également classifier l'entrepreneur dans une typologie de trois niveaux : l'entrepreneur empirique, l'entrepreneur rationnel et l'entrepreneur cognitif. L'entrepreneur empirique n'introduit pratiquement rien de révolutionnaire et suit le principe de la règle empirique en suivant le bon sens. L'entrepreneur rationnel est bien informé des conditions économiques générales et introduit des changements qui apparaissent souvent comme révolutionnaires. L'entrepreneur cognitif est bien informé, s'appuie sur les conseils et les services d'experts et introduit des changements qui reflètent une rupture complète avec le schéma des entreprises existantes.
    • 1946, "An Approach to the Study of Entrepreneurship: A Tribute to Edwin F. Gay", The Journal of Economic History, Vol. 6, Supplement: The Tasks of Economic History, May, pp1-15
    • 1959, "Business enterprise in its social setting", Cambridge : Harvard University Press
    • 1970, "Definition of entrepreneurship", In: J. L. Komives, dir., "First annual Karl A. Bostrom Seminar in the study of enterprise: April 25, 1969", Milwaukee: Center for Venture Management
  16. Gustav Schmöller appartenait à la deuxième génération de l'école historiciste allemande qui s'opposa à la méthodologie de l'école autrichienne. Il étudia empiriquement le comportement des entrepreneurs et confirma que ceux-ci constituent le facteur clé de l'activité économique lorsqu'ils sont doués de l'esprit d'entreprise. Il voit donc l'entrepreneur (unternehmer) comme un organisateur créatif, audacieux et un gestionnaire dont le rôle repose sur l'innovation et l'initiative imaginative.
  17. Selon l'historien Frederick Harbison, un entrepreneur n’est pas un "innovateur" mais un "constructeur d’organisation" ou une personne qui a les compétences nécessaires pour créer une organisation. Il doit être en mesure d’exploiter les nouvelles idées de différents innovateurs au mieux au sein d'une organisation.
    • 1956, Frederick Harbison, "Entrepreneurial Organization as a Factor in Economic Development", The Quarterly Journal of Economics, Vol 70, n°3, August, pp364–379
  18. La théorie fonctionnelle de l'entrepreneuriat met l'accent non pas sur l'entrepreneur individuel en soi, mais sur les fonctions que les entrepreneurs exercent dans une économie de marché, par exemple, l'action de l'entrepreneur sur l'équilibre des marchés, le jugement entrepreneurial, l'innovation, l'adaptation ou la vigilance.
  19. Les innovations de l'entrepreneur doivent répondre aux désirs des consommateurs, sinon, il ne risque pas de prospérer. Le marché encourage l'innovation, mais il récompense uniquement ceux qui répondent aux demandes des consommateurs. Lorsque l'entrepreneur perd l'étincelle créative ou lorsqu'il ignore les souhaits de ses clients, il met en danger la vie de son entreprise. Des entrepreneurs tels que Andrew Carnegie, fondateur de US Steel; Henry Ford qui développa le concept de chaînes de montage pour la production en série d’automobiles, Cornelius Vanderbilt, qui s’aventura dans les navires à vapeur et les chemins de fer, et Alexander Turney Stewart dans le domaine du commerce, ont fini par dominer le marché et l’industrie grâce à leurs innovations.
  20. Charles A. Ziegler, 1985, "Innovation and the imitative entrepreneur", Journal of Economic Behavior & Organization, Vol 6, n°2, June, pp103-121
  21. Un entrepreneur du savoir est capable de produire et d'utiliser ses actifs intellectuels pour la création ou la croissance d'une nouvelle start-up. L'entrepreneur du savoir doit avoir suffisamment de capital intellectuel afin de créer de la valeur ajoutée en utilisant ses propres connaissances. L'entrepreneuriat basé sur les connaissances consiste à acquérir des informations et des opportunités liées aux connaissances pour développer, élargir et diffuser une base de connaissances reliée à l'activité du secteur. L'entrepreneur du savoir utilise des propres actifs intellectuels pour le développement de nouvelles entreprises, ce qui mène éventuellement au développement personnel ou de la communauté vers la création de richesse. Les consultants, les journalistes, les universitaires et les experts peuvent être des entrepreneurs potentiels du savoir. Par exemple, l'académicien crée une revue de recherche dans le but de développer et de promouvoir une base de connaissances. Les entrepreneurs du savoir peuvent avoir besoin d'accéder aux réseaux sociaux pour diffuser et accéder à l'information.
    • 2001, H. Bouchikhi, J. R. Kimberly, "It’s difficult to innovate”: The death of the tenured professor and the birth of the knowledge entrepreneur", Human Relations, Vol 54, pp77-84
    • 2006,
      • E. G. Carayannis, P. Formica, "Intellectual venture capitalists: An emerging breed of knowledge entrepreneurs", Industry & Higher Education, 20(3), pp151-156
      • S. Skrzeszewski, "The knowledge entrepreneur", Lanham, MD: Scarecrow Press
    • 2010, T. Andersson, M. G. Curley, P. Formica, "Knowledge driven entrepreneurship", New York, NY: Springer
  22. Richard Cantillon, considéré comme un proto-autrichien, est le premier à avoir introduit le terme d'entrepreneur dans la littérature économique dans sa conception moderne. D'autres économistes comme Joseph Schumpeter, Carl Menger, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Israel Kirzner et Peter Klein donnent une portée particulière au jugement de l'entrepreneur
  23. La métaphore est un procédé en littérature efficace pour mieux faire comprendre un concept. Dans le domaine entrepreneurial, la métaphore a été souvent abusivement utilisée dans le cadre de la mécanique. Par exemple, "l'entrepreneur est le moteur du système".
    • 2005, M. S. Cardon, C. Zietsma, P. Saparito, B. P. Matherne, C. Davis, "A tale of passion: New insights into entrepreneurship from a parenthood metaphor", Journal of Business Venturing, Vol 20, pp23-45
    • 2007, Johan Gaddefors, "Metaphor use in the entrepreneurial process", International Journal of Entrepreneurial Behaviour and Research, 13(3), pp173-193
  24. Claudine Kearney, Robert Hisrich, Frank Roche, "Facilitating public secteur corporate entrepreneurship process: a conceptual model", Journal of Enterprising Culture, Vol 15, n°3, september, pp275–299
  25. Karim Messeghem, L’entrepreneuriat en quête de paradigme : apport de l’école autrichienne, L’internationalisation des PME et ses conséquences sur les stratégies entrepreneuriales, 25, 26, 27 octobre 2006, Haute école de gestion (HEG) Fribourg, Suisse, p5
  26. Art Carden, 2001, "Economic Progress and Entrepreneurial Innovation: Case Studies from Memphis", Southern Journal of Entrepreneurship, cite l'exemple de la société FedEx qui a perdu de l'argent durant ses 26 premiers mois d'existence. Le créateur, Smith, s'est trouvé en difficulté juridique pour avoir gaspillé l'argent de ses sœurs. L'entreprise a finalement fini par trouver un créneau d'expédition des marchandises, avec un ratio très élevé valeur-poids, avec l'expédition des produits électroniques et les fournitures médicales.
  27. Felix R. Livingston, 1996, "The Entrepreneur as a Defender of Liberty. Pursuit of private interests in a competitive environment can further the cause of freedom", The Freeman: Ideas on Liberty, September, Vol 46, n°9, pp627-630
  28. le technopreneur est un entrepreneur qui est soit impliqué dans la livraison d'un produit de haute technologie innovant (par exemple, Microsoft ou Apple), soit il utilise la haute technologie de manière innovante pour livrer son produit au consommateur (par exemple, eBay ou Uber), ou les deux (par exemple, la plupart des sociétés pharmaceutiques). Le mot technopreneur est d'origine moderne. Il a d'abord été utilisé pour mettre en évidence la nécessité de produire plus d'entrepreneurs dans le secteur des technologies. Dans la littérature, on le rencontre sous différents labels comme « l'entrepreneur orienté vers la technologie », « l'entrepreneur technique », « l'entrepreneur de haute technologie » ou même sous l'appellation de « nouvelles entreprises de haute technologie » afin de décrire ces entrepreneurs qui combinent les compétences entrepreneuriales et la technologie. Le technopreneur peut identifier un ingénieur (A. Fayolle, 1994, "La trajectoire de l'ingénieur entrepreneur", Revue Française de Gestion, n°101, pp113-124), particulièrement dans les hautes technologies mais pas toujours. Un entrepreneur en technologie est une personne qui utilise avec succès des talents et du capital-risque, des idées innovantes et des compétences en gestion pour la production commerciale d'innovations technologiques efficaces et viables ou un levier efficace d'innovations utilisant la technologie. L'entrepreneur technique ou technopreneur est une personne qui lance et développe une entreprise commerciale basée sur la technique qui produit des produits ou des services technologiques. Il s'agit d'une personne directement impliquée dans la création et le développement d’une entreprise liée à la technologie produisant des biens technologiques ou fournissant des services technologiques. En termes économiques, la technologie fonctionne comme un bien d'équipement qui incarne les connaissances sur l'exécution de tâches productives, et la valeur de ces connaissances dépend de la façon dont elle est capable d'utiliser les connaissances locales décentralisées dans un système où l'ordre est spontané c'es-à-dire auto-organisé. On rencontre les technopreneurs dans de nombreux secteurs d'activités comme l'électronique de pointe, les équipements flexibles, les instruments de mesure, la biotechnologie, l'automatisation et les systèmes de fabrication agiles, l'optoélectronique, l'électro-optique et l'optique non linéaire, les matériaux de pointe, le génie logiciel, la production et le traitement des aliments, l'aérospatiale et les technologies de sources d'énergie alternatives. Les technopreneurs doivent acquérir des compétences managériales pour la survie des entreprises technologiques. Ils s'occupent de tous les aspects de l'intégration technologique dans la prise de décision commerciale et dans le processus de développement de nouveaux produits. Ce qui différencie un technopreneur d'un entrepreneur conventionnel, c'est la façon de faire des affaires. Une entreprise technopreneuriale est généralement caractérisée par un fort potentiel de croissance et un fort levier de connaissances et un niveau élevé de propriété intellectuelle. Les technopreneurs sont techniquement familiers et capables de repérer les opportunités dans les produits et les procédés de haute technologie ou à forte valeur ajoutée. Comme une entreprise de haute technologie typique, les technopreneurs ont tendance à mettre l'accent sur l'invention et l'innovation dans leur stratégie commerciale, à déployer un pourcentage important de leurs ressources financières en R&D, à utiliser un pourcentage relativement élevé de scientifiques et d'ingénieurs dans leur main-d'œuvre et à rivaliser dans le monde entier. La connaissance technique est un pré-requis pour un technopreneur pour repérer l'opportunité d'innover dans une entreprise ou dans un processus. Le processus d'investissement d'un projet technopreneurial rassemble et active des membres experts dotés de différents atouts, liés à l'avancement des connaissances scientifiques et technologiques de pointe. Le contexte social dans lequel évolue l'entrepreneur joue également un rôle important dans le développement de ce concept. Les entrepreneurs s'intègrent dans l'espace confiné d'un cluster entrepreneurial dans lequel ils opèrent en coopération, en concurrence ou en coopétition.
    Bibliographie sur le technopreneur
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    • Sara Carter, 2017, "The effects of business ownership on people’s lives", In: David Audretsch, E. E. Lehmann, dir., "The Routledge Companion to the Makers of Modern Entrepreneurship", New York: Routledge, pp42-52

Bibliographie sur l'entrepreneur

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Liens externes



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