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Entrepreneur

De Wikiberal

En un sens tout homme ou toute femme responsable est, de fait, un entrepreneur dès lors qu'il/elle maximise son capital physique, financier ou humain (capital corporel, social, culturel et alloue des ressources rares (son argent, son temps, son stress[1]) en vue d'atteindre les fins qu'il s'est imposées.

L'Etat doit-il aider les entrepreneurs ?

Il est important de souligner que l'esprit d'entreprise peut être considéré comme un ensemble de compétences transférables à un contexte organisationnel où se produisent la prise de risque, le sens de l'innovation, la reconnaissance et l'exploitation d'opportunités[2], et d'autres impératifs similaires. Ce principe entrepreneurial est l'essence même de l’homo liberalis que veulent assujettir les collectivistes ou de l'homo œconomicus que les anthropologies romantiques fustigent (en faveur du don de soi, du désintéressement, de la générosité, de la gratuité, etc.).

Trop souvent les histoires racontées à propos des entrepreneurs flattent la réussite de ces derniers au point d'en édifier un mythe glorificateur (par exemple le mythe de Horatio Alger qui raconte l'histoire d'un entrepreneur qui réussit en partant de rien[3]) ou à l'inverse la littérature romanesque et les oeuvres cinématographiques, en général, le dépeignent comme un vil et cruel être humain. Les chercheurs en histoire du business ont joué un rôle important tant sur le plan de la "couleur" donnée aux entrepreneurs mais aussi sur le contexte d'analyse institutionnel influencé bien souvent par des facteurs idéologiques implicites. L'entrepreneur a souvent été observé du point de vue national en mettant en lumière l'aspect bénéfique sur la croissance d'un pays. Cette approche à la fois utilitariste, sociétale et nationaliste est remise en cause par la prise en compte de l'entrepreneur migrant et de l'entrepreneur né mondialisé. Faut-il pour autant que l'Etat aide les entrepreneurs ?

La tâche des hommes de l'Etat est de na pas perturber le processus du marché. Les règles du jeu fixées par l'Etat, auxquelles tous les participants doivent se soumettre dans le processus du marché, doivent être prévisibles, en éliminant les privilèges ou les aides spéciales accordées par le gouvernement. Un gouvernement libéral n'est pas celui qui aide les chefs d'entreprises, c'est celui qui évite de leur compliquer la tâche en créant plus d'incertitude qu'il n'existe déjà dans leur jugement. Ce dernier facteur n'est pas un point mineur pour encourager l'émergence d'entrepreneurs productifs. Comme l'a souligné Magnus Henrekson[4], il ne doit pas y avoir d'aide sociale ou d'assurance qui décourage la recherche de nouvelles opportunités pour générer un profit. Dans les pays où il existe un degré élevé d'intervention de l'Etat soit par des subventions, soit par une assurance chômage, des attentes négatives sont générées en ce qui concerne la possibilité d'émergence d'entrepreneurs, car ce type de mesures décourage la recherche de nouvelles opportunités à générer un moyen de subsistance, puisqu'il est garanti par l'Etat ou par équivalence, les partenaires sociaux.

Les entrepreneurs au XIXe s.

Pour les hommes du XIXe siècle, l'entreprise était avant tout l'entrepreneur et même la famille de l'entrepreneur qui lui conférait une durée sur plusieurs générations. Seules quelques grandes sociétés anonymes, mais peu nombreuses, dans la sidérurgie, les mines, les chemins de fer, la banque, les assurances présentaient un caractère dépersonnalisé. Les entreprises du XIXe siècle étaient essentiellement familiales, quelle que fût leur forme juridique, car les formes de sociétés de capitaux n'excluaient en aucune façon ce caractère. En matière de financement, la forme familiale remplissait une fonction majeure, dans la mesure où le crédit reposait sur la confiance entre les personnes. L'incarnation de l'entreprise dans l'entrepreneur fut favorisée dans les débuts de l'industrialisation par le fait que n'étaient décisives ni l'unité spatiale de la production dans la mesure où le travail pouvait être dispersé, ni l'unité du personnel, car la main-d'œuvre était instable, le personnel d'encadrement très peu nombreux et la direction en général assumée par un membre de la (ou d'une) famille propriétaire. Le réseau familial permettait de résoudre la plupart des problèmes que posait l'entreprise. Il était à la base de la réunion des capitaux qui était indispensable au démarrage d'une entreprise. Par son influence, il déterminait les possibilités de crédit dont elle pouvait disposer, en un temps où, avant la naissance des grands établissements de crédit, ce dernier reposait sur la connaissance personnelle et l'estime que le banquier accordait à son client.

La simple hérédité n'étant pas une garantie de compétence dans les affaires, la continuité de l'entreprise passait par une attentive formation des fils d'entrepreneurs ou, à défaut, de leurs neveux, jusqu'à ce qu'ils soient capables d'assumer des fonctions de responsabilités, puis d'être associés à la gestion. La formation qui leur était donnée reflétait l'idée que leurs pères ou leurs oncles avaient des qualités indispensables à leur métier. Hommes d'affaires pragmatiques, peu portés aux spéculations intellectuelles, ces derniers appréciaient une éducation pratique faite en s'exerçant à connaître tous les travaux effectués dans l'entreprise, plutôt que des études dans des universités ou des grandes écoles, dont elle n'était par ailleurs pas exclusive. Les mariages étaient une stratégie d'acquisition de ressources extérieures. A l'origine de nombreuses entreprises, on trouvait des capitaux apportés par l'épouse. Les mariages des fils, judicieusement arrangés, pouvaient ensuite apporter les fonds nécessaires à l'extension de l'échelle des affaires. La famille, qui donnait des dots, s'appauvrissait. Les transferts financiers étaient souvent compensés par des opérations contraires, c'est-à-dire par des mariages multiples entre deux familles, qui étaient toutes deux bénéficiaires puisqu'elles formaient désormais un groupe plus puissant.

Les historiens britanniques sont ceux qui ont le plus insisté sur la « loi des trois générations » en arguant que les valeurs aristocratiques et terriennes encore dominantes dans la société victorienne incitaient les entrepreneurs qui avaient acquis la fortune à chercher ensuite un statut social. Les industriels britanniques acquéraient en effet des domaines, des châteaux, s'efforçaient d'entrer dans la gentry et d'obtenir des fonctions municipales. Leurs enfants étaient élevés en gentlemen, de préférence à Eton et Oxford, étaient encouragés à un genre de vie plus oisif et mondain, s'orientaient volontiers vers les carrières administratives ou politiques. Mais pour quelques défections d'industriels amateurs célèbres combien y avait-il de familles où la transmission de l'entreprise à la génération suivante était l'essentiel objectif ? Ensuite, l'achat de domaines fonciers n'était pas la preuve d'un désintérêt pour l'activité industrielle. Il représentait, certes surtout dans la première moitié du XIXe siècle, une forme de diversification des revenus, qui évitait de les faire, dépendre exclusivement de la conjoncture d'un seul secteur et il permettait de trouver du crédit en ouvrant la possibilité d'hypothéquer.

Les entreprises dépérissent lorsque leurs dirigeants ne savent plus les adapter aux changements de l'environnement ou n'en ont plus les moyens, techniques, financiers, commerciaux. L'évolution de l'industrie au XIXe siècle fut dominée par un rapide renouvellement des techniques, qui devinrent de plus en plus complexes et de plus en plus formalisées scientifiquement. Là où du savoir-faire, un esprit méthodique et du bon sens suffirent longtemps, des connaissances plus précises furent peu à peu nécessaires. Certains secteurs en exigeaient davantage, comme la métallurgie et surtout comme les secteurs nouveaux qui se développèrent à partir des années 1880 autour de l'électricité et de la chimie. Une entreprise de ces branches devait désormais employer des ingénieurs. Comme dans les pays européens, à la différence des États-Unis, les circuits commerciaux étaient depuis longtemps rodés et les marchés, du moins les marchés intérieurs, relativement stables, le changement fut surtout ressenti comme un défi technique. La formation technique tendit à l'emporter sur la formation commerciale pour les dirigeants. Bien que ces exigences nouvelles aient favorisé des formes d'entreprises managériales ou d'entreprises fondées par des ingénieurs, puis revendues à des collègues sans être continuées par des descendants, la forme familiale de l'entreprise parvint souvent à leur faire face par la formation des héritiers et par l'inclusion dans la famille de compétences extérieures. Ce qui assurait la longévité des grandes entreprises familiales, c'était aussi leur capacité à s'intégrer par les mariages les hommes qui leur étaient utiles.

La perspective autrichienne de l'entrepreneur

Alors que l'esprit d'entreprise a joué un rôle de premier plan dans la théorie économique dès son émergence, à partir de la Seconde Guerre mondiale, l'entrepreneur disparu des articles scientifiques et dans les manuels scolaires économiques. Au fur et à mesure que le langage de l'économie devenait de plus en plus formel et stylisé, les économistes furent attirés par des concepts très abstraits pour évoquer le marché et la concurrence tels que le modèle de l'équilibre général dans une concurrence pure et parfaite. Il était tout simplement trop difficile d'intégrer un acteur créatif, dynamique, coordonnateur ou perturbateur dans l'analyse. La microéconomie est devenue une description de divers états d'équilibre (existence, stabilité), et il n'y avait aucune place pour un entrepreneur. Pour les Autrichiens, en revanche, l'entrepreneur en tant que spéculateur, coordinateur et innovateur est la "force motrice du marché" selon les termes employés par Ludwig von Mises.

D'un point de vue purement économique, un entrepreneur, est une personne qui engage des capitaux et utilise une main-d'œuvre salariée en vue d'une production déterminée. De ce point de vue, l'entrepreneur est synonyme de chef d'entreprise. Les auteurs autrichiens, et dans un sens large, les pré-autrichiens, se sont longuement penchés sur la théorie de l’entrepreneur[5]. Et, ils refusent cette vision étriquée de l'entrepreneur.

Dans le paradigme de l'école néoclassique, il n'y a pas de place pour l'entrepreneur. L'économiste néoclassique propose une théorie de l'équilibre qui suggère que les marchés sont composés d'agents maximisants et que l'ensemble des décisions dégagent un prix de marché. Par conséquent, personne n'est capable de découvrir un mauvais alignement sur le marché qui peut être exploité et d'en tirer un profit. Ceci est dû au fait qu'à un moment donné, le marché suppose que tout le monde peut reconnaître les opportunités, qu'elles sont immédiatement reconnues et que les transactions ont été coordonnées sans délai. Cette approche suggère donc que l'opportunité est une connaissance commune et qu'elle est évidente pour tous.

L'essence de l'entrepreneur est d'acheter et/ou de combiner des ressources hétérogènes dans le présent en anticipation de recettes futures (incertaines). Pour Israel Kirzner, l'entrepreneur a un rôle d'arbitrage, il prend note des opportunités jusqu'alors inaperçues. Son élève, Don Lavoie et ses successeurs (Virgil Storr), employant la métaphore herméneutique, indique que l'entrepreneur "lit" le marché comme il pourrait le faire d'un texte. L'entrepreneur thymo-linguistique[6] relève donc des marqueurs phrastiques et paraphrastiques du marché, grâce à l'apprentissage inter-textuel, pour en synthétiser les opportunités et en anticiper les recettes futures. L'entrepreneur est tolérant vis à vis de l’ambiguïté[7] du marché parce qu'il dispose d'une certain confiance en lui pour surmonter ce flou de signification du marché futur puisqu'il est, en infime partie, son co-créateur.

Carl Menger décrit l'art d'entreprendre comme le processus de conversion des ressources en biens et services qui ont de la valeur pour des acheteurs. L'entrepreneur n'est donc pas un ingénieur qui utilise une fonction de production avec l'intégration dosée de facteurs de production. La vision ontologique de l'entrepreneur est beaucoup plus large.

Avec Ludwig von Mises, L'entrepreneur est un homo-agens, c'est à dire un être humain qui agit. Aussi, l'entrepreneur peut être un chef d'entreprise, mais aussi un collaborateur interne (intrapreneur) ou externe comme un client (Auke R. Leen, Anders Liljenberg). Des auteurs comme Eric Von Hippel, en dehors, du paradigme autrichien ont effectivement démontré qu'une grande partie de l'innovation provient des utilisateurs et qu'ils agissent donc comme des entrepreneurs. La théorie autrichienne de l'entrepreneur "accorde une place centrale à l’action. Elle peut être rapprochée de la conception de l’enactment proposée par Karl Weick (1979) qui conduit à reconnaître une antériorité de l’action sur la cognition."[8]. L'entrepreneur chez Ludwig von Mises est nettement distinct de l'entrepreneur de Frank Knight. Chez ce dernier, l'entrepreneur bénéficie d'une aubaine inexpliquée, un rendement de l'incertitude de se retrouver à la bonne place au bon moment (happenstance) tandis que l'entrepreneur de Mises est récompensé d'une prévision correcte du futur bien qu'agissant dans le présent sur une idée du futur.

La réussite de l'entrepreneur, du point de vue de l'école autrichienne, ne parvient pas suite à un problème de maximisation d'un bien spécifique, qu'un algorithme de recherche pourrait très bien résoudre, mais de l'idée d'une personne vis à vis d'un processus qui ne peut pas être modélisé tel un problème d'optimisation. Il est important également de lutter contre la croyance candide de "l'overnight sensation", c'est à dire du triomphe de l'entrepreneur du jour au lendemain. Combien de chanteurs et d'artistes déclarent avoir galéré avant de trouver le succès ? Des milliers et des millions n'y sont jamais parvenus. Le succès instantané suite à la création ou à la découverte d'une opportunité est une fable[9].

Enfin, il faut signaler également que le concept d'entrepreneur n'est pas attaché au genre. Malgré le fait que la majorité des entreprises soient encore majoritairement dirigées par des hommes, il existe une opinion parmi les décideurs politiques et les chercheurs selon laquelle le nombre de femmes entrant dans le monde de l'entrepreneuriat, au cours de ces dernières décennies, a considérablement augmenté. Ainsi, les recherches sur l'esprit d'entreprise des femmes gagnent de plus en plus d'importance[10].

Annexes

Citations

  • Un entrepreneur, un vrai entrepreneur, n’est pas une simple machine enregistreuse de coûts qui seraient déterminés par ailleurs à partir de données purement techniques (comme s’il existait une seule manière de produire un bien donné). C’est quelqu’un qui regarde un marché, essaie d’en prévoir l’évolution, détermine la nature et le prix de ce qu’il veut vendre et cherche ensuite les moyens de produire de la manière la plus économique, c’est-à-dire évitant de gaspiller des ressources qui sont nécessairement rares, afin d’obtenir une probabilité de profit aussi élevée que possible. (Pascal Salin)
  • L'entreprise, c'est l'organisme économique ; l'entrepreneur, c'est le centre nerveux qui lui donne la vie, la conscience, la direction, c'est le point capital, la force motrice de la structure sociale. (Paul Leroy-Beaulieu)
  • On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char. (Winston Churchill)
  • Ceux qui œuvrent à transformer leurs rêves en réalité sont des entrepreneurs. Ceux qui veulent à tout prix prendre le chemin inverse sont des politiciens. (Vincent Bénard)
  • La question n’est pas « comment créer des emplois ? » mais QUI crée ces fameux emplois et comment peut-on l’aider ? A cette question, une réponse et une seule : un type curieux que nos fonctionnaires n’ont jamais croisé sur leur route et dont on ne parle jamais à l’ENA et qui s’appelle un ENTREPRENEUR. (Charles Gave)
  • Contrairement aux anciens rois et seigneurs féodaux, aux modernes dictateurs, et même aux représentants de nos gouvernements, le chef d'entreprise n'obtient rien par la force : il sert autrui. Il doit satisfaire ses clients, et il perd tout pouvoir dès qu'il n'est plus en mesure d'assurer de meilleurs services que ses concurrents. La plus grosse entreprise perd sa puissance et son influence dès qu'elle perd ses clients. Le profit va seulement à celui qui a compris ce que veulent les autres. Il n'en est pas de même pour les activités de l'État, qui ne connaissent aucune sanction. (Jacques de Guénin)
  • Mais encore faut-il préciser ce que l'on entend par la propriété de l'entreprise. Cette expression courante est en fait erronée puisque personne ne peut être propriétaire d'un ensemble de contrats, mais, bien au contraire, on contracte à propos de ce que l'on possède. Quelle est alors la nature exacte du droit de propriété de celui qu'on appelle le propriétaire de l'entreprise ? Il est en fait propriétaire non pas d'un ensemble de biens existants, mais de l'ensemble des revenus futurs qui lui reviendront en propre du fait de l'activité de l'entreprise. (Pascal Salin)
  • Un entrepreneur n’est pas un riche comme les autres puisque toute sa richesse est à risque concurrentiel, qu’elle est liquide et qu’elle procure du travail à nos compatriotes. (Xavier Fontanet)
  • Il n'y a qu'un seul patron dans l'entreprise : c'est le client. Il est capable de mettre à la porte tout le monde, depuis le président et jusqu'en bas, simplement en allant dépenser son argent ailleurs. (Sam Walton, créateur de Wal-Mart Stores)
  • Il est du devoir du chef d’entreprise d’être objectif et impartial. Il doit absolument être tolérant et ne pas prêter attention à la manière dont un homme fait son travail une fois qu’il se retrouve seul, qu’il apprécie l’homme ou qu’il ne l’apprécie pas. Il doit se préoccuper seulement des performances et du caractère. Cela est incompatible avec l’amitié et les relations sociales. La solitude, la distance et la formalité sont les devoirs du chef d’entreprise. (Alfred P. Sloan)
  • Je vois l'entrepreneur non pas comme une source d'idées innovantes ex nihilo, mais comme quelqu'un d'alerte aux opportunités qui existent déjà et qui attendent d'être remarquées. (Israel Kirzner)
  • Un entrepreneur c’est quelqu’un qui se jette d’une falaise et construit un avion sur le chemin de la descente. (Reid Hoffman, co-fondateur de LinkedIn)

Notes et références

  1. A un certain niveau, le stress sape la capacité d'un entrepreneur à prendre ses responsabilités et de faire face à l'échec. Pour y remédier, l'entrepreneur doit disposer de capacités de leadership eustressant.
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      • E. H. Buttner, “Entrepreneurial Stress: Is it hazardous to your health?”, Journal of Managerial Issues, 4(2), pp223-240
  2. J. Howkins, 2001, "The Creative Economy: How People Make Money from Ideas", London: Penguin
  3. Irvin G. Wyllie s'est intéressé aux mythes qui accompagnent la saga de l'histoire du business américain cenré autour du self-made man. Le thème du passage de l'entrepreneur entre les stades extrêmes du chiffonnier à la richesse fut répété par de nombreux groupes différents pour devenir une partie de la culture populaire de la littérature américaine. Irvin G. Wyllie a tenté de découvrir les origines du mythe du héros légendaire, d'analyser l'homme d'affaires américain et d'apprendre par qui il était le plus utilisé, à quelles fins et avec quels effets. Il convient toutefois de souligner que ce n'est pas une étude des origines professionnelles et des conditions environnementales des hommes d'affaires américains, ni d'une tentative de vérifier de quelles classes sociales les chefs d'entreprise ont été recrutés. Le sujet traité par Irvin Wyllie est la culture intellectuelle intégrée à l'histoire du business. Il puise ses recherches précisément dans les idées qui ont favorisés leself-made man dans les larges conditions de découvertes d'opportunité aux Etats-Unis.
    Irvin G. Wyllie, 1954, "The Self-Made Man in America", New Brunswick, New Jersey: Rutgers University Press
  4. Magnus Henrekson, 2005, "Entrepreneurship: A Weak Link in the Welfare State?”, Industrial and Corporate Change, Vol 14, n°3, p19
  5. Richard Cantillon, Joseph Schumpeter, Carl Menger, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Israel Kirzner et Peter Klein donnent une portée particulière au jugement de l'entrepreneur
  6. Contraction des concepts de la thymologie de Ludwig von Mises et de la linguistique, en comparaison de l'approche psycho-linguistique en littérature et utilisée par les informaticiens dans leurs programmes de langage naturel. L'entrepreneur thymo-linguistique agit pour comprendre le contexte générale du marché et du contexte (riche ou pauvre) particulier dans lequel il se trouve ou dans celui où il désire se diriger
  7. S. Budner, 1962, "Intolerance of ambiguity as a personality variable", Journal of Personality, Vol 30, pp29–50
    • J. L. Schere, 1982, "Tolerance of ambiguity as a discriminating variable between entrepreneurs and managers", Academy of Management Proceedings, August, Vol 1982, n°1, pp404–408
  8. Karim Messeghem, L’entrepreneuriat en quête de paradigme : apport de l’école autrichienne, L’internationalisation des PME et ses conséquences sur les stratégies entrepreneuriales, 25, 26, 27 octobre 2006, Haute école de gestion (HEG) Fribourg, Suisse, p5
  9. Art Carden, 2001, "Economic Progress and Entrepreneurial Innovation: Case Studies from Memphis", Southern Journal of Entrepreneurship, cite l'exemple de la société FedEx qui a perdu de l'argent durant ses 26 premiers mois d'existence. Le créateur, Smith, s'est trouvé en difficulté juridique pour avoir gaspillé l'argent de ses sœurs. L'entreprise a finalement fini par trouver un créneau d'expédition des marchandises, avec un ratio très élevé valeur-poids, avec l'expédition des produits électroniques et les fournitures médicales.
  10. Au niveau de la motivation et de l'intention entrepreneuriale, les résultats des recherches ont identifié plus de similitudes que de différences entre les femmes entrepreneurs et leurs homologues masculins. Cependant, les femmes sont confrontées à de plus grands problèmes lors d'acquisition de ressources dans la phase du démarrage de l'entreprise (seed capital) ainsi que dans les autres phases ultérieures (venture capital, equity capital). Bien que la recherche d'un revenu supplémentaire ne soit pas négligeable dans la motivation, ce n'est pas le critère principal de motivation des femmes entrepreneurs soit sur le plan individuel ou dans le cadre des revenus du ménage. Par conséquent, l'activité entrepreneuriale axée sur la nécessité n'est pas le moteur suffisant pour pousser les femmes à démarrer une entreprise. Et, si l'activité entrepreneuriale génère des revenus supplémentaires, cela ne différencie par significativement les femmes entrepreneurs des femmes non-entrepreneurs. Le fil conducteur le plus important qui conduit les femmes à s'engager dans des efforts entreprenants, indépendamment de la motivation de cette décision, repose davantage sur la confiance en soi de disposer les compétences, les connaissances et l'expérience nécessaires pour démarrer une entreprise (Marian Holienka, Zuzana Jančovičová, Zuzana Kovačičová, 2016). La plupart du temps, les problèmes des femmes entrepreneurs sont attribuables au manque d'expérience en management, à une quantité plus limitée de ressources financières propres, ainsi qu'à des normes sociales particulières fortes ou latentes établies depuis de longues années dans la culture sociétale.
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Liens externes

  • Richard CB Johnson, Acrobat-7 acidtux software.png [pdf]Entrepreneurship and Self-Finance — theoretical explanations for the empirical importance of the capitalist entrepreneur, document de travail en anglais au Ludwig von Mises Institute et sur le site suédois, The Ratio Institute. l'article montre le bien fondé de la séparation théorique entre l'entrepreneur et le capitaliste. Cependant, il faut prendre en compte que tout entrepreneur a besoin de capital (seed capital) pour commencer son affaire, et que bien souvent il s'agit de son propre capital comme pour des avances en documentation ou pour la réalisation d'un business plan.

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