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William J. Baumol
De Wikiberal.
| William J. Baumol | |||||
| économiste | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Dates | né en 1922 | ||||
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| Tendance | néoclassique | ||||
| Origine | | ||||
| Articles internes | Liste de tous les articles | ||||
| Citation | |||||
| inter lib.org sur William J. Baumol | |||||
William J. Baumol est un économiste américain né le 26 février 1922 et professeur à l'Université de New York depuis 1971. Ses travaux concernent principalement le marché du travail, l'entrepreneuriat, la monnaie et l'histoire de la pensée économique[1]. Il utilise les outils de l'école néoclassique mais il peut être classé comme néo-keynesien en ce qui concerne la monnaie et néo-schumpétérien en ce qui concerne sa théorie de l'innovation. William Baumol a obtenu son doctorat à l'Université de Londres en 1949. De 1949 à 1992, il est professeur d'économie à l'université de Princeton. En 1971, il devient professeur d'économie à l'Université de New York où il est également directeur du centre C.V. Starr d'économie appliquée.
Il est l'auteur avec le néo-keynesien interventionniste, James Tobin, du modèle Baumol-Tobin, qui décrit la demande de monnaie d'un ménage. Le ménage doit répartir ses actifs entre épargne (peu liquide) et monnaie (liquide) afin d'effectuer ses transactions. Le modèle décrit un optimum entre deux désirs : d'une part, l'épargne est profitable et pas l'argent liquide, ce qui pousse le ménage à conserver le maximum d'actifs sous forme d'épargne et à faire un grand nombre de petits retraits d'argent ; d'autre part, chaque retrait a un coût (ne serait-ce qu'en temps dépensé), ce qui le pousse à faire un petit nombre de retraits plus importants.
Sommaire |
Les travaux sur la productivité de l'entrepreneuriat
Dans un article publié en 1967 dans l'American Economic Review (Macroeconomics of Unbalanced Growth: The anatomy of urban crisis), il formule la première version généralisée de ce qui est devenu la loi de Baumol ou « la maladie des coûts ». Dans une économie divisée en deux secteurs, un secteur industriel où la productivité croît continuellement, et un secteur de services où elle ne croit pas[2], le prix relatif de la production dans ce dernier secteur croît indéfiniment, ce qui peut entraîner soit une diminution de la consommation des biens ou services produits par ce secteur, soit une augmentation de sa part relative dans le coût total de la consommation.
Dans les années 1970, il s'intéresse au rôle des entrepreneurs dans l'activité et la croissance économique, et il modélise ce rôle dans le cadre de l'analyse néoclassique. Il expose en 1982 (avec Panzar et Willig) sa théorie des marchés contestables. Selon cette théorie, il n'est pas nécessaire qu'un marché soit atomistique pour qu'il fonctionne selon les règles de la concurrence pure et parfait, il suffit qu'il soit contestable, c'est à dire que l'on puisse y entrer et en sortir librement et sans coût. Les producteurs présents sur le marché sont alors contraints de pratiquer des prix concurrentiels pour dissuader l'arrivée de concurrents.
Reprenant les travaux de Joseph Schumpeter sur l'innovation, William Baumol insiste sur le rôle de l'innovation dans la concurrence entre firmes. Pratiquer de faibles prix ne protège pas contre les entreprises innovantes, ce qui explique que les firmes consacrent un budget croissant à la recherche-développement. Pour William Baumol, le processus d'innovation est aujourd'hui "routinisé" (routinized), et la recherche est considéré comme un investissement comme un autre.
Il émet l'hypothèse que les individus canalisent leurs efforts d'entrepreneuriat dans des directions différentes, en fonction de la qualité des conditions économiques, politiques et des institutions juridiques. Les individus ont le choix de consacrer leur effort de travail, soit vers la création de richesses grâce au secteur privé, soit ils visent à récolter une part de la redistribution de la richesse par le biais de la politique et des procédures juridiques (par exemple, le lobbying ou les gains aux litiges). Cette décision est influencée par les taux de rendement ou les taux de profit des activités alternatives qui, elles-mêmes sont déterminées par la qualité des institutions politiques et juridiques. De bonnes institutions draînent l'effort entrepreneurial vers des activités productives en maintenant des taux plus élevés de croissance économique que des activités entrepreneuriales politiques ou juridiques.
Notes et références
- ↑ Jean-Baptiste Say, Fritz Machlup, James Mill
- ↑ William Baumol avait pris l'exemple des arts du spectacle dans un article précédent
Bibliographie
- 1959, Business Behavior, Value and Growth, New York, Macmillan
- Nouvelle édition en 1967, New York: Harcourt, Brace and World
- 1965, Economic Theory and Operations Analysis, Englewood Cliffs, N.J.: Prentice-Hall, 2nd ed.
- 1977, Say's (At Least) Eight Laws, Or What Say and James Mill May Really Have Meant, Economica, vol. 44, n°174, May, pp145-162
- 1982, Contestable Markets: An Uprising in the Theory of Industry Structure, American Economic Review 72: 1–15
- 1983,
- a. In Memoriam, Fritz Machlup 1902-1983, Academe, Bulletin of the AAUP, Vol. 69, n°3, May-June, pp69-70
- b. commentaire du livre de Richard R. Nelson et de Sidney G. Winter, An Evolutionary Theory of Economic Change, Journal of Economic Literature, 21, (2), June, pp580-581
- 1985, avec J. A. Ordover, Use of Antitrust to Subvert Competition, Journal of Law and Economics, Vol 28, n°1
- 1986, Williamson’s economic institutions of capitalism, Rand Journal of Economics, Vol. 17, Summer, pp279-286
- 1987, Entrepreneurship: Creative, Unproductive and Destructive, Zeitschrift für Volkswirtschaft und Statistik,3, pp415–423
- 1988, avec J. C. Panzar et R. D. Willig, dir., Contestable Markets and the Theory of Industry Structure. San Diego, Calif.: Harcourt Brace Jovanovich/Academic Press
- 1990, Entrepreneurship: productive, unproductive and destructive. Journal of Political Economy 98 (5), pp893–921
- repris en 2007, In: Jim Powell, dir., Making Poor Nations Rich: Entrepreneurship and the Process of Economic Development, Independent Institute/Stanford University Press, pp111-151
- 1993,
- a. Entrepreneurship, Management, and the Structure of Payoffs. MIT Press, Cambridge, MA
- b. Formal Entrepreneurship Theory in Economics: Existence and Bounds, Journal of Business Venturing, 8, pp197–210
- 1999, avec D. B. Audretsch et A. E. Burke, Competition policy in dynamic markets, International Journal of Industrial Organization, 19, pp613-664
- 2002, The Free-Market Innovation Machine: Analyzing the Growth Miracle of Capitalism. Princeton University Press, Princeton
- 2003, Retrospectives: Say’s Law, In: Two Hundred Years of Say’s Law: Essays on Economic Theory’s Most Controversial Principle, S. Kayes, dir., Cheltenham, UK: Edward Elgar
Littérature secondaire
- 2002, Peter Boettke, Commentaire du livre de William J. Baumol, The Free-Market Innovation Machine: Analyzing the Growth Miracle of Capitalism, Ideas into action, Fall
- 2003, Gunnar Eliasson et Magnus Henrekson, William J. Baumol: An Entrepreneurial Economist on the Economics of Entrepreneurship, SSE/EFI Working Paper Series in Economics and Finance, n°532, 22 août 2003
- 2008, Russell S. Sobel, Testing Baumol: Institutional quality and the productivity of entrepreneurship, Journal of Business Venturing, 23, pp641–655
Liens externes
- (en) Page personnelle de William Baumol (Université de New York)
- (en) Biographie de William Baumol (Université de New York)
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