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Alain Fabarez

De Wikiberal
Alain Fabarez
Entrepreneur, journaliste

Dates 1945-2013
Alain Fabarez
Tendance Libéral classique
Origine France France, Suisse Suisse
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Alain Fabarez

Alain Fabarez (né en 1945 à Paris, décédé le 13 février 2013 à Lausanne) fut un entrepreneur franco-suisse (d'origine française) installé en Suisse, spécialisé dans la presse économique.

Parisien d'origine modeste, fils de maroquinier, il débute comme pigiste. Après avoir travaillé au journal « L’Agefi » France, il rejoint « L’Agefi » Suisse en 1978. Il en fera un quotidien de référence, dont il deviendra rédacteur en chef, directeur général, puis propriétaire en 1993 (grâce à quelques fonds propres et un crédit bancaire). Il l'introduit en Bourse en 1999 et le dirige jusqu’en 2007. En 2008, il claque la porte du conseil d’administration pour « divergences de vues ».

Sous sa direction, L'Agefi achète en 2004 les cliniques Genolier (groupe vaudois de cliniques privées, devenues ensuite GSMN) dont le journal devient ensuite une filiale, suite à un échange d'actions (reverse takeover).

Il était connu pour son franc-parler. Par exemple, dans le numéro de L'Agefi du 4 mars 2002, il publie un article critiquant la justice genevoise, « coterie médiocre et partisane, peuplée d'une majorité d'incapables qui vivent aux frais de la collectivité en ne faisant rien, ou très peu, sauf à se donner de temps en temps le plaisir vil et ignoble de détruire l'existence et la réputation de ceux qui leur sont confiés » et accuse un juge de « partis pris marxisto-révolutionnaires »[1].

Citations

  • La ligne politique de notre journal est claire : nous défendons le libéralisme économique. (Le Temps, 18-01-2006)
  • Il avait compris que la finance n’était pas un domaine autonome et qu’elle dépassait même largement ce que l’on appelle le monde des affaires. La finance fait partie et est l’expression de la vie économique, sociale et politique. (Bruno Bertez, sur Alain Fabarez)
  • Fils de maroquinier, arrivé en Suisse dans les années 1970 comme pigiste aux pieds nus et sans la cautèle et l'arrogance propre à la caste journalistique, il s'est toujours senti libre de critiquer ou de s'acoquiner avec qui il voulait. Sous sa direction, L'Agefi a gardé son cap, à l'affût des informations financières les plus secrètes tout en gardant la confiance des annonceurs. (Guy Mettan, directeur exécutif du Club suisse de la presse, Bilan, 06/03/2013)

Notes et références

  1. No 50/2002: Liberté de commenter / Equité / Devoir de rectification (L'Association des magistrats du pouvoir judiciaire de la République et canton de Genève c. «l'AGEFI») Prise de position du Conseil suisse de la presse du 3 septembre 2002