Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à admin@liberaux.org. N'hésitez pas!



Journalisme

De Wikiberal

Le journalisme est l'activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter des faits pour les porter à l'attention du public, à travers les médias (journaux, radio, télévision, cinéma, Internet, etc.).

Journalisme-France.jpg

Journalisme et étatisme

Certains États faussent le marché en subventionnant la presse. Par exemple, le système des aides à la presse en France, sous le prétexte du "pluralisme", maintient à flot des journaux qui feraient faillite faute d'un nombre suffisant de lecteurs (de telles aides représentent des montants estimés autour de 1,2 milliard d'euros en France[1], soit environ 50000 € par journaliste, à comparer avec un chiffre d'affaires de 8,7 milliards selon l'INSEE).

Par exemple, le journal Le Monde est en 2010 le second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l’État avec 17 millions d'euros d'aides directes. En 2013, les deux journaux les plus aidés sont : Le Figaro (18,6 millions), Le Monde (18,2 millions)[2]. Ils sont suivis par Ouest France (11,9 millions), La Croix (10,7 millions), Télérama (10,3 millions) et Libération (10 millions).

En France, les journalistes bénéficient également d'une "niche fiscale", qui les autorise à déduire un certain montant de leur revenu imposable (7650 euros en 2012).

Un exemple typique de l'arbitraire étatique en matière de soutien à la presse fut l'effacement par l’État français, en 2013, d'une dette du journal l'Humanité à hauteur de plus de 4 millions d'euro[3].

En Suisse, la redevance audiovisuelle de réception de radio et de télévision (une des plus élevées du monde) est reversée à la SSR (groupe audiovisuel public, dont le rôle est quasiment celui d'un "ministère de la Culture") ainsi qu'aux radios et télévisions privées locales. Pour cette raison, le projet de suppression de cette redevance (votation fédérale « No Billag » du 4 mars 2018) a rencontré l'opposition et la critique unanime des médias suisses subventionnés.

Les subventions à la presse impactent directement la liberté de la presse : les journalistes sont transformés en "bouffons du Roi", entretenus par le pouvoir pour amuser la galerie, mais pas pour remettre en question ce même pouvoir, sauf à la marge.

La France a une longue tradition à la fois de censure et de subvention de la presse. Ainsi Charles de Gaulle promulgue, le 26 août 1944, une ordonnance qui nationalise toute la presse écrite et audiovisuelle. La France est le seul État non communiste à avoir jamais procédé de la sorte. Il faudra attendre 1954 pour que Pierre Mendès-France privatise la presse écrite.

Citations

  • Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. (Albert Londres)
  • Être journaliste, c'est imprimer quelque chose que quelqu'un d'autre ne voudrait pas voir imprimé. Tout le reste n'est que relations publiques. (George Orwell)
  • Il est inutile de s‘adonner à l'exercice puéril de la dénonciation : qui est à gauche, qui est à droite ? À quoi bon puisqu'il suffit de les lire ? On est même en droit de se demander quels seraient les critères de différenciation idéologiques entre droite et gauche, puisque visiblement tous sont dans le camp des thèses antilibérales de l’État-protecteur, dans la connivence avec l’État et le Puissant, dans une pensée unique issue d'un humanisme collectiviste d'après guerre. Seuls 6 % des journalistes sont à droite, mais 100% sont conservateurs. Qui connaît un journaliste capable de remettre en cause le système social français, de dénoncer la vampirisation de l'économie par la sphère publique, de préconiser l'éclatement de l'éducation nationale, le démantèlement du ministère de la culture (d’État), la défense des OGM... ? (Denis Hubert, 94 % des Journalistes de Gauche ?, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
  • Nous sommes là pour rapporter la nouvelle, pas pour la fabriquer ; ça, le gouvernement s'en charge. (V pour Vendetta)
  • Tous les journalistes sont par profession des alarmistes : c'est leur façon de se rendre intéressants. Mais ils ressemblent en cela aux petits chiens, qui réagissent à tout ce qui bouge en aboyant très fort. (Arthur Schopenhauer)
  • La France, comme chacun le sait, a une presse de qualité qui ne survivrait pas une seconde sans les subsides de l’État. D’où la farouche indépendance dont elle fait preuve sans arrêt dans la recherche des vraies responsabilités. (Charles Gave)
  • Je ne mens jamais, sauf quand je lis le journal à haute voix, évidemment. (Jean Yanne)
  • Mais quelle est la différence entre la littérature et le journalisme ? Le journalisme est illisible et la littérature n'est pas lue. C'est tout. (Oscar Wilde)
  • Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s’intéressent à ce qui intéresse le public ; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse - et ce sont les grands. (Gilbert Cesbron)
  • Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent ! C'est pire ! (Coluche)
  • En lisant le journal, les gens croient apprendre ce qui se passe dans le monde. En réalité, ils n'apprennent que ce qui se passe dans le journal. (Geluck, Le Chat)
  • J’appelle journalisme ce qui sera moins intéressant demain qu’aujourd’hui. (André Gide)
  • Rien n’est plus vieux que le journal de ce matin, et Homère est toujours jeune. (Charles Péguy)
  • Etre informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles. (Georges Bernanos, La France contre les robots, 1946)
  • Comme tout le monde le sait, il y a deux sortes de journalistes en France : ceux qui sont honnêtes et qui sont au chômage, et les autres. (Charles Gave, 01/05/2017)
  • Pourquoi les journalistes sont-ils quasiment tous de gauche, ou à l’extrême rigueur d’un centre droit terrorisé par les excommunications de la gauche ? Parce que les journalistes se recrutent entre eux. Pour entrer dans une école de journalisme, il faut avoir le profil, c’est-à-dire exister dans leur compétition morale, être (re)connu de leur réseau. Un journaliste sera recruté par des journalistes, formé par des journalistes, dirigé par des journalistes, encadré par des journalistes, nommé par des journalistes, diplômé par des journalistes, embauché par des journalistes, viré par des journalistes et éventuellement calomnié et détruit par des journalistes. A moins de travestir ses pensées, il n’intégrera aucun réseau, ne bénéficiera d’aucun « coup de pouce », sera condamné à la stagnation. Cette épuration idéologique dont il croyait naïvement qu’elle finirait par s’estomper le suivra toute sa vie. (Laurent Obertone)
  • Les médias français ne sont pas indépendants du pouvoir politique : ceux qui n’appartiennent pas à l’Etat français sont, quasiment tous, subventionnés par le gouvernement et appartiennent pour la plupart à des groupes financiers qui dépendent de contrats passés avec le gouvernement. (Guy Millière, 01/08/2018)
  • En France, les journaux sont financièrement soutenus par l’État. Ça me paraît l’une des dépenses publiques les plus injustifiées et scandaleuses. Tous les médias de gauche, c’est-à-dire presque tous les médias, sont dans une situation difficile faute de lecteurs. (Michel Houellebecq, janvier 2017)
  • Ouvrez un journal : ne semble-t-il pas voir un dur répétiteur, la férule ou la verge levée sur des écoliers négligents, les traiter en esclaves au plus léger défaut dans le devoir ? (Beaumarchais, 1775)

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

Société.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail actualités du libéralisme.