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Concurrence

De Wikiberal

La concurrence est une situation dans laquelle les acteurs économiques sont libres d'offrir des biens et des services sur le marché, et de choisir les acteurs auprès de qui ils acquièrent des biens et des services. Les offreurs se trouvent ainsi en concurrence pour être préférés par les consommateurs, et les consommateurs pour accéder aux offres disponibles.

Cette situation traduit le droit et la possibilité matérielle des agents économiques à pouvoir faire des choix, un élément capital de la liberté individuelle. Elle est aussi censée apporter, au plan du fonctionnement et de l'orientation de l'économie, des mécanismes d'adaptation permanente entre demande et production, et supposée créer une incitation à l'innovation ou à un marketing plus ciblé.

En effet, la concurrence implique, de la part des entreprises, une créativité permanente, pour investir dans de nouveaux services ou de nouveaux produits, afin de satisfaire le mieux possible les clients. Elle implique donc une émulation des compétences, aussi bien au sein des entreprises que entre les entreprises spécialisées dans un secteur défini de l'activité économique.

Une autre définition de la concurrence

La concurrence est une notion subalterne (ou " dérivée ") du paradigme du marché, qui dénote la rivalité, directe ou potentielle (cas de la concurrence monopolistique ou de l'hypercompétition), entre individus ou groupes à la recherche d'un même objet ou d'un même but, comme par exemple la conquête de parts de marché (marché entendu au sens restreint, c'est-à-dire la somme des acheteurs potentiel d'un produit). Il s'agit bien, à une échelle temporelle courte, d'un jeu à somme nulle (du type gagnant-perdant), mais qui mérite d'être joué, sachant que le marché en lui-même, à une échelle temporelle plus longue (donc moins visible pour les approches "compassionnelles") est un jeu à somme non-nulle où chacun gagne à y prendre part.

Puisque la notion de marché est extensible à l'ensemble de l'activité humaine, celle de concurrence se moule dans la même extension : concurrence sociale, économique, sur le marché politique, de l'amour, des idées, etc. Ainsi, la notion de concurrence est indissociable d'une vision utilitariste où chaque acteur (individus / groupes sociaux, consommateurs / producteurs, etc.) guide son action et ses choix selon un « felicific calculus » mathématisé (c'est le travail du chercheur travaillant dans le cadre de l'économisme de parvenir à quantifier des valeurs que l'on vit qualitativement dans le quotidien) ou en sentant sourdement ce calcul (hypothèse des « marqueurs somatiques » chez Antonio Damasio, par exemple).

Il faut noter que si l'on dit, à raison, que le commerce est la poursuite de la guerre sous d'autres formes, l'économie étant le dépassement de la politique, les modalités de la concurrence doivent se faire dans la légalité et la non-violence (sans éliminer physiquement les êtres humains qui sont à un moment donné les adversaires). Tous les moyens n'étant pas bons (ni moraux, ni utiles), elle est encadrée par le droit, mais un droit négatif qui n'oppose que des interdictions respectant elles-mêmes l'impartialité (cf. Rule of law); la question corollaire de savoir qui jouera le rôle de garant de cette légalité - État contenu dans sa sphère propre ou entreprises privées - restant ouverte. État de confrontation permanent et diffus, l'illustration la plus correcte de la concurrence serait celle du sport : tout comme la confrontation volontaire avec un adversaire permet à chacun de se dépasser, la concurrence est ce qui permet à chacun d'atteindre le meilleur de lui-même, et tire tout groupe humain vers le haut, l'échec patent des systèmes politiques ayant voulu l'abolir venant enseigner à l'humanité son indépassable nécessité : un arbitre qui interdit coups de poings et tacles en arrière sauve la partie, s'il dirige le schéma tactique des équipes il rend le match ennuyeux, s'il oblige celui qui marque un but à s'en prendre un pour égaliser les niveaux il tue le sport.

Le régime de concurrence, processus de « destruction créatrice » et d'inventivité, est donc l'opposé du dirigisme arrogant qui prétend planifier ce qui par essence ne peut être connu par avance, et l'opposé de toute conception sociale reposant sur des rentes statutaires qui fixent le rang social des individus : système de castes, privilèges hérités, monopoles étatiques, etc.

Fausses visions de la concurrence

Théorie économique traditionnelle

La théorie économique traditionnelle qualifie un marché de concurrentiel quand, en un moment donné, sont satisfaits des critères précis : un grand nombre de compétiteurs, tous de faible taille, proposant des produits identiques ou comparables, libres d’entrer et sortir du marché sans aucun coût, et parfaitement informés sur les conditions d’offre et de demande des autres concurrents. De telles exigences, qui définissent la concurrence « pure », ne sont jamais satisfaites dans la réalité (en particulier, dans ce modèle, les compétiteurs ne sont pas vraiment en concurrence - comme on dit que des sportifs sont en concurrence - car tous essaient de faire pareil que les autres !). Malheureusement, ce sont ces critères que retiennent le plus souvent le droit à la concurrence et les juges chargés de l’appliquer, comme si la réalité devait se conformer à on ne sait quel modèle idéal.

Au contraire, à la suite de Hayek, les économistes autrichiens définissent la concurrence en termes dynamiques. Par nature elle est un processus de découverte : un marché concurrentiel est celui qui est appelé à évoluer, sous l’effet de comparaisons permanentes entre solutions alternatives pour améliorer l’adaptation des moyens aux besoins. Elle s’intègre dans la série d’essais et d’erreurs qui engendrent et guident le progrès. Elle suppose donc la diversité, l’inégalité. Pourquoi concourir si tout le monde agit de même, et si l’on peut distinguer a priori ce qui est préférable ? Comment saurait-on d’ailleurs ce qui est préférable ? La concurrence est la réponse à l’ignorance radicale dans laquelle s’inscrit l’action humaine.

Les vraies atteintes à la concurrence naissent quand le processus concurrentiel est artificiellement bloqué par ceux qui ne veulent pas de la comparaison, ceux qui refusent d’explorer toutes les voies du progrès; « il y a concurrence tout simplement lorsqu'il y a liberté d'entrer dans un marché. ». (Pascal Salin, Libéralisme, p.170)

Injustices de la concurrence

A noter que les détracteurs de la liberté de se concurrencer parlent souvent de "concurrence aveugle " comme s'il s'agissait d'un processus monstrueux. « Il est peut-être opportun de rappeler que pour les Anciens la cécité fut un attribut de la divinité de la justice. » (Friedrich von Hayek). Certains oublient donc que l'alternative à la femme aux yeux bandés, n'est autre que le glaive du Léviathan, sa raison d'État, ses sacrifices humains, son arbitraire, ses atermoiments clientélistes. La première se refuse à toute action immorale, que constituerait le fait de pénaliser le vainqueur, provisoire et relatif, d'un processus concurrentiel qu'il aurait emporté légalement, et s'interdit toute intervention ne laissant pas se faire de soi-même un processus de « destruction créatrice » et de redistribution naturelle des cartes suite à l'innovation et à la compétitivité, qui bien que politiquement bénéfique s'avérerait contre-productif à moyen terme et catastrophique à long terme. La justice est aveugle si elle veut être équitable et non discriminante, ses yeux ne lui serviraient qu'à voir avec horreur les méfaits de l'action positive de la politique.

S'il n'est pas le lieu de discuter la vision biaisée du « mirage de la justice sociale » (cf. Hayek, DLL II), de son romantisme inconséquent et de ses erreurs épistémologiques, il faut souligner combien ceux, y compris au sein des libéraux de gauche (comme John Rawls) qui prétendent corriger les inégalités pour assurer le jeu de la concurrence, n'ont rien compris à celle-ci. S'il est aussi vain de vouloir égaliser les chances entre des êtres ou des territoires totalement différents que de réclamer que ne cesse l'attraction terrestre, c'est oublier surtout que l'individu tire la force de ses faiblesses, que là où la force physique faillit l'intelligence prend le relais, là où l'individu trouve ses limites, il s'associe, quand il n'arrive pas à imiter un certain modèle, il en invente un autre où ses talents trouvent leur pleine potentalités. Ainsi plutôt que de vouloir niveler illusoirement les différences, il vaut mieux les laisser s'exprimer et prendre leur place dans l'économie générale du monde. Faible et nu, l'homme a reçu le feu de Prométhée: plutôt que d'estomper les différences de genres, laisser hommes et femmes trouver leur complémentarité sans interférer; plutôt que d' aménager le territoire laisser la division du "travail" opérer; plutôt que de vouloir protéger ses brebis, laisser s'égarer des hommes libres loin de son joug, ils sauront en faire bien meilleur profit.

La concurrence monopolistique

Outre ceux qui croient à l'auto-contradiction du marché (Sismondi, Karl Marx) voué à la dégénérescence jusqu'au monopole, il n'est pas rare de voir des libéraux proposer, au nom de la défense du marché, des règles interventionnistes visant à limiter l'auto-régulation des marchés, comme les lois anti-trust américaines. Ils oublient que si, à un temps t, un marché précis peut voir la création d'un oligopole ou d'un monopole, une vision dynamique montre que tant que l'accès au marché n'est pas interdit autoritairement, c'est-à-dire légalement par institution du pouvoir politique, aucune situation, même les plus avantageuses, n'est à l'abri.

Qu'une entreprise ait une domination technologique, marketing ou historique, qu'une femme ait un monopole amoureux et sexuel sur son mari, qu'un dictateur ait la main-mise sur les administrés qu'il dirige, ceux-ci peuvent, s'ils profitent de cette position sans la maintenir, susciter le mécontentement (cas d'une situation ou le coût de contestation devient moins élevé que le coût de cette domination) et se voir victimes d'une nouvelle entreprise ou d'une entreprise à but non-lucratif fédérant les mécontents ou d'imitateurs, d'une maîtresse ou du désintérêt de son mari, d'une révolution que ne tarderont pas à fomenter d'éventuels concurrents politiques ou du mauvais fonctionnement de sa société. On parle alors, lorsque l'on veut souligner cet état de concurrence latent qui s'impose à chaque dominant, de concurrence monopolistique.

Les mesures anti-trust sont une imposture politique. Comme l'explique Alan Greenspan[1] :

«Le monde de l'antitrust nous rappelle celui d'Alice au Pays des Merveilles : tout existe en apparence, et en même temps n'existe pas. C'est un monde qui loue la concurrence comme un axiome de base et un principe directeur, cependant "trop" de concurrence est condamné comme de la "concurrence sauvage". C'est un monde qui flétrit comme criminelles les actions menées pour limiter la concurrence quand ce sont des entrepreneurs qui les conduisent, mais les considère comme "éclairées" quand elles sont initiées par le gouvernement. C'est un monde où le droit est si vague que les entrepreneurs n'ont aucun moyen de savoir quelles actions spécifiques seront déclarées illégales avant que tombe le verdict du juge, après les faits. »

La concurrence forcée n'a pas de sens

La concurrence n’est pas une fin en soi, pas même un moyen, c’est seulement quelque chose qui peut (ou non) se produire dans un marché libre :

L'idée d'une concurrence libre rendue obligatoire par la loi est une grotesque contradiction dans les termes. Elle signifie : forcer les gens à être libres à la pointe du fusil. (Ayn Rand)

Par exemple, un monopole de fait n’est pas mauvais en soi si tout le monde en est satisfait et si rien n'empêche légalement des concurrents d'apparaître.

Ce sont des économistes utilitaristes inspirés par les néo-classiques et au service des gouvernants qui ont dévoyé les conceptions en considérant la concurrence comme une fin en soi, et qu’il faut donc mettre en place au besoin par la force. Paradoxalement, avec ces gens, les atteintes à la concurrence, créées exclusivement par l’action de l’État, justifient de nouvelles interventions de l’État pour y mettre fin. Il y a une sorte d’effet boule de neige justifiant toujours plus d’intervention de l’État.

La concurrence pure et parfaite

Voir la concurrence pure et parfaite, modèle de l'École néoclassique.

Economistes de l'organisation industrielle contre économistes de l'école autrichienne

Jusqu'à une période récente, les économistes de l'école de l'organisation industrielle (Joe S. Bain, Michael E. Porter) avaient le monopole intellectuel sur la façon de comprendre la concurrence au sein du marché et sur la stratégie à adopter par les firmes. Sur l'inspiration d'Alfred Marshall, cette école considère qu'il n'existe pas un marché global mais plusieurs marchés. A force de circonscrire le champ de leur investigation, ils en viennent à considérer sur un marché donné qu'il n'existe plus de concurrence. Certains avancent même que le libéralisme produit du gaspillage à cause des ressources économiques utilisées en doublon par différents producteurs ou en diminuant volontairement l'offre afin de faire croître les prix et engranger les profits. Walter Block, économiste autrichien, admet que l'entrepreneur peut être amené à prendre des vacances, à spéculer ou à garder par précaution certaines marchandises. Mais ces cas sont bénins et n'influencent pas les prix outre-mesure.

L'outil des économistes de l'organisation industrielle est l'équilibre partiel d'Alfred Marshall qui rejoint l'équilibre général celui de Léon Walras. En se plaçant en centralisateur, ils estiment que l'État régulateur et "objectif" peut améliorer la concurrence notamment par la règlementation entre deux marchés. Ils veulent bien concéder les bienfaits de la concurrence mais seulement au sein d'un marché qu'ils limitent et définissent arbitrairement.

Cette approche méso-économique qui se situe entre la macro-économie keynesienne et la micro-économie néo-classique souffre des deux maux de ces approches. L'école autrichienne part de la micro-économie distincte de l'école néo-classique. Grâce, notamment à l'individualisme méthodologique et à la subjectivité des choix, l'économiste autrichien ne se place pas au-dessus de la mélée comme un planificateur central mais au niveau de chaque agent économique. Se différenciant d'une approche d'équilibre général, soit en précisant que l'économie est en perpétuel processus d'équilibration (Friedrich Hayek), soit en réfutant cette approche car les utilités de chaque individu ne peuvent pas être comparées objectivement (Murray Rothbard), l'école autrichienne prend en compte la dynamique de l'économie que tendent à oublier quelques auteurs de l'organisation industrielle. Pour ces derniers, la structure de l'économie et l'avancée de la technologie sont faiblement mises en avant. Pour Friedrich Hayek, la concurrence est liée à la découverte de nouvelles informations, la concurrence est épistémique c'est à dire qu'elle est un processus de découverte.

Pour les économistes autrichiens (Friedrich Hayek, Israel Kirzner), l’essence de la concurrence ne se situe pas dans la structure du marché, mais elle est révélée par les stratégies potentielles des acteurs (présents et futurs) de ce marché. Les entrepreneurs raisonnent par une stratégie de rupture qui met à mal la théorie de Michael Porter sur l'avantage concurrentiel. A tout moment, un entrepreneur peut décider de vendre ses livres en ligne et devenir très rapidement le leader international (Amazon). Il peut décider de vendre ses ordinateurs directement, donc sans intermédiaire, et raffler provisoirement le marché de la vente des ordinateurs (Dell). Il peut choisir de vendre des billets de transport aérien à bas prix en réduisant les coûts de service à bord (les sociétés de Low Cost) etc.

L'école autrichienne considère qu'il n'existe pas d'avantage concurrentiel absolu. Aucun entrepreneur ne peut prétendre être le "roi" de son secteur à vie. Tout peut être remis en cause au jour le jour pour certaines entreprises. Par exemple, un chanteur peut être la coqueluche de fans aujourd'hui et chuter dans l'oubli et le hit parade suivant. C'est le courage, le talent, la volonté, la vigilance, voire la sérendipité qui donnent le succès à l'entrepreneur. Être au sommet n'est pas définitif, être dans les bas-fonds non plus, même si la première situation est plus défendable et enviable que la seconde. L'individu n'est pas figé dans les structures comme le présentent les économistes de l'organisation industrielle pour la firme. Seules les structures imposées par la collectivité coercitive sont des freins pour l'initiative et le développement de la concurrence. Aussi, il est vain de croire que nous vivons en système libéral tant qu'il existe des monopoles administratifs et législatifs qui freinent l'épanouissement de l'individu et donc de la concurrence. Historiquement, les pays que l'on présente comme des pays libéraux et concurrentiels ne sont au mieux que des pays où le libéralisme est contraint.

Référence :

  • Mises Ludwig. von, (1944, 1998) ‘‘Monopoly Prices.’’ Quarterly Journal of Austrian Economics 1(2) (Summer): 1–28
  • Roberts P. & Eisenahrdt K., 2003, Austrian insights on strategic organization: From market insights to implications for firms. Strategic Organization, 3: 345-352
  • Roy Pierre, 1997, Comment changer les règles du jeu concurrentiel, Working Paper, l’Université Montpellier 1
  • Greg Young, K. G. Smith et C. Grimm, 1996, Austrian and Industrial Organization Perspectives on Firm-level Competitive Activity and Performance, Organization Science, vol.7 n°3, pp243-254

Citations

  • « C’est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises »
Montesquieu, De l'esprit des lois
  • « La Concurrence, que nous pourrions bien nommer la Liberté, malgré les répulsions qu’elle soulève, en dépit des déclamations dont on la poursuit, est la loi démocratique par essence. »
Frédéric Bastiat
  • « Détruire la concurrence, c’est tuer l'intelligence. »
Frédéric Bastiat
  • « Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c'est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l'autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude. »
Frédéric Bastiat
  • « Prenons le cas de ces images frappantes du « renard libre dans le poulailler libre », ou de la « concurrence sauvage ». L'image du renard libre traduit l'action d'un individu qui se livre à une agression violente. Or qu'est-ce que le laissez-faire, sinon un état social dans lequel l'agression violente est précisément proscrite ? En revanche, cette image n'est pas sans rapport avec l'attitude de certains politiciens ou bureaucrates enclins à se considérer comme des animaux d'une espèce différente de celle des simples citoyens, des animaux qui pourraient s'arroger le droit de faire des choses considérées comme des délits, lorsque ce sont des gens ordinaires qui les commettent. De la même façon, l'idée de « concurrence sauvage » est une parfaite contradiction. La vraie question est de savoir si la concurrence s'exerce par la confrontation des capacités productives ou par la possibilité d'entraver la capacité productive des autres. Or, ce deuxième mode de fonctionnement de la concurrence est, trop souvent, celui qui prévaut sur ce que l'on appelle le « marché politique » ».
François Guillaumat
  • « La concurrence et l'association s'appuient l'une sur l'autre. Qui dit concurrence dit déjà but commun, et l'erreur la plus déplorable du socialisme est de l'avoir regardée comme le renversement de la société. »
Pierre-Joseph Proudhon
  • « Dans le cas où il n'y a pas liberté d'entrer [sur un marché](...), le profit est le résultat non pas du fait qu'il existe un seul producteur, mais de l'exercice de la contrainte qui empêche d'autres producteurs de proposer un produit moins cher et meilleur. En l'occurrence, il est d'ailleurs légitime d'appeler ce profit "un super-profit", mais il serait encore plus correct de l'appeler "rente de privilège public"; il est également légitime de dire que le monopole exploite les consommateurs (...) parce que cette entreprise dispose d'un marché captif. »
Pascal Salin, Libéralisme, chap. VIII
  • « Le seul véritable saint protecteur du consommateur n'est certainement pas le bureaucrate, mais la concurrence. »
George Stigler
  • « La concurrence du marché, quand on la laisse fonctionner, protège le consommateur mieux que tous les mécanismes gouvernementaux venus successivement se superposer au marché. »
Milton Friedman, Free to Choose, chap. VI
  • « Lorsqu'on dit que la concurrence met tout à la portée de tous, on s'exprime d'une façon inexacte ; il est plus juste de dire que grâce à elle tout est à vendre. En mettant tout à la disposition de tous, elle le livre à leur appréciation et en demande un prix. »
Max Stirner
  • « Les lois ne parent à rien, parce qu'on les élude ; la concurrence pare à tout, parce que l'intérêt personnel ne peut arrêter la concurrence, quand l'autorité la permet. »
Benjamin Constant

Notes et références

Bibliographie


  • 1967, Paul McNulty, A note on the History of Perfect Competition," Journal of Political Economy, August
  • 1968, Paul McNulty, Economic Theory and the Meaning of Competition, Quarterly journal of economics, novembre
  • 1973, Mark Peterson, Competition: Classroom Theory vs. Business Reality, The Freeman, Vol 23, n°9, september, pp550-554
  • 1982, Donald Armstrong, Competition versus Monopoly: Combined Policy in Perspective. Vancouver, B.C.: Fraser Institute
  • 1984, Paul McNulty, On the Nature and Theory of Economic Organization: The Role of the Firm Reconsidered, History of Political Economy 16: 223–53
  • 1984, Ian Steedman, Natural Prices, Differential Profit Rates and the Classical Competitive Process, The Manchester School, 52:2, pp123-140
  • 1984, Mark S. Addleson, General Equilibrium and 'Competition': On Competition as Strategy, The South African Journal of Economics, 52:2, pp104-113
  • 1987, Paul McNulty, "Competition: Austrian approaches", In: Eatwell,J. M.Milgate, and P. Newman, Dir., New Palgrave Dictionary of Economics (NPDI), Macmillan
  • 1988, P. Auerbach, "Competition: The economics of industrial change", Oxford: Basil Blackwell
  • 1992, Robert Jacobson, « The Austrian School of Strategy », Academy of Management Review, vol 17, n°4, p.782-807
  • 1996, C. W. L. Hill, The organizational advantage: the firm as an engine for the discovery of knowledge, Working paper, University of Washington School of Business, Seattle, WA.
  • 1996, D. I. Deeds et C. W. Hill, "The Importance of Industry Structure for the Determination of Firm Profitability : a Neo-Austrian Perspective", Journal of Management Studies, vol.33, n°4, juillet
  • 2005, Hans Maks, "Neo-Austrian, Industrial and Ordo-Austrian Competition Policy", In: Jürgen G. Backhaus, dir., Modern Applications of Austrian Thought, Routledge, pp361-387
  • 2006,
    • Fernando Varela Carid, Economía y Defensa de la competencia: una visión general, Ekonomiaz: Revista vasca de economía, n°61, (numéro dédié à l'analyse économque du droit et à la concurrence. les dernières tendances et réformes juridiques en Europe), pp56-81
    • Ignacio De León, AntiMonopoly Policies or AntiCompetition Policies?, Journal of Management for Value, septembre, vol 1, n°2
  • 2008, Marc Deschamps et Frédéric Marty, “Les politiques de concurrences sont-elles réductibles à de la théorie économique appliquée ? Réflexions

autour de l’affaire Microsoft�, Cahiers de Méthodologie Juridique, n°2008-5, pp2571-2593

Voir aussi

Liens externes

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