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Dean Russell

De Wikiberal
Dean Russell
économiste

Dates (1915 - 1998)
Dean Russell.jpg
Tendance Libertarien
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Dean Russel

Dean (Parke) Russell, (né le 11 juin 1915 en Virginie, décédé le 1er mars 1998 à Cocoa Beach[1] (Comté de Brevard) en Floride, aux États-Unis), était professeur de gestion et d'économie aux USA. Il fut capitaine dans l'US Air Force de 1941 à 1945, servant en tant que bombardier pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut membre de la Société du Mont-Pèlerin et a soutenu les idées libérales toute sa vie.

Quelques éléments de sa biographie

Dean Russell a été élevé dans un orphelinat à Floyd, en Virginie. Il a suivi sa scolarité à la E.C. Glass High School de Lynchburg, en Virginie. Il termina ses études supérieures en économie (B.A. de l'Emory and Henry College) et en journalisme (MS en journalisme des affaires de l'Université de Columbia), quand il a rejoint le personnel de la Foundation for Economic Education en 1947. Il devint un membre actif de l'équipe rédactionnelle de la revue, The Freeman. Il fut nommé directeur de l'école de politique économique de la Foundation for Economic Education et il a organisé des séminaires pour la Fondation, aux États-Unis et en Amérique latine.

Outre son doctorat en économie internationale de l'Université de Genève (Suisse) obtenu en 1959 grâce à une thèse sur Frédéric Bastiat et le mouvement du libre-échange en France et en Angleterre. Il a suivi les cours des écoles supérieures d'économie d'entreprise à l'université de Harvard, à l'Université de New York et à l'Université de Chicago. En 1981, il a reçu un doctorat honoris causa par l'Université Francisco Marroquin au Guatemala, en Amérique centrale.

Dean Russell s'est toujours impliqué dans le domaine de l'éducation. Il dirigea le département des sciences économiques à l'Artesia College, dans l'Etat du Nouveau Mexique puis au Parsons College, à Fairfield, dans l'Iowa. Il fut professeur d'économie à l'université, "Rock­ford College" dans l'Illinois, et directeur du département d'économie et d'administration des affaires commerciales dans cette même institution. Il a également été consultant pour la Federal Task Force on Water Resources (Groupe de travail fédéral sur les ressources en eau) et la société "Barber-Colman". Il a été conseiller pédagogique pour la General Electric Co. pour son Institut de développement managérial. Il fut aussi employé par la société US Steel et la Banque Nationale de Detroit en tant que chercheur et rédacteur sur la politique de l'entreprise.

En 1968, Dean Russell a rejoint le Hillsdale College à Hillsdale, dans le Michigan, pour devenir professeur d'économie et président du département d'économie d'entreprise. En 1971, il a accepté un poste au Collège dominicain à Racine, dans le Wisconsin afin d'élaborer un programme d'études de troisième cycle en économie. Lorsque le Collège dominicain a fermé ses portes en 1974, il a été embauché comme le doyen de la "School of Business Administration" à l'Université du Wisconsin à La Crosse en 1974. Mais, l'année suivante, il choisit de démissionner du décanat en faveur de l'enseignement en salle de classe. Il prit en charge le poste de professeur dans le département de gestion et de marketing.

Lorsque Dean Russell a pris sa retraite, il a continué son travail de consultant en free-lance. Il donna des conférences et il écrivait de son domicile, dans le comté de Westchester, dans l'Etat de New York. Il fit publié également, dans la revue, The Freeman, une série d'articles sur les interventions actuelles de l'Etat-providence à la lumière des mises en garde de l'économiste français et homme d'État, Frédéric Bastiat. Il fut un écrivain prolifique sur les thèmes de la liberté économique.

Une influence et un dévouement total pour la rediffusion des travaux de Frédéric Bastiat

Dean P. Russell étudia à l'université de Genève à la Graduate Institute of international studies, où il reçu l'aide du professeur Wilhelm Röpke. Il rédigea sa thèse sur Frédéric Bastiat en 1959 ("Frédéric Bastiat et le Mouvement du libre-échange en France et en Angleterre 1840-1850").

Dean Russell fut très influencé par la pensée de Frédéric Bastiat. Il a traduit en anglais, la Loi (The law). Dans chacun de ses écrits, il fait référence à l'auteur français. Mais sa citation préférée concernait la définition de l'Etat par Frédéric Bastiat : "L'État c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde" en ajoutant que cette "grande fiction" fait beaucoup de tort à tous le monde.

Rien qu'aux USA, Dean Russell estimait en 1979, que les ayants-Droits correspondait à 130 millions de personnes. Sans porter de jugement moral sur la pertinence de l'aide, du moins sous un style rhétorique utilisant la prétérition, Dean Russell relève que ces personnes sont à la charge de 90 millions de personnes. Et le nombre de ceux qui reçoivent de l'aide financière par transfert de l'Etat et des services de protection sociale ne cesse de croître. À un certain point, avance Dean Russell, les producteurs vont tout simplement refuser de soutenir les non-producteurs. Ou, plus précisément, ils n'auront pas d'autre choix en la matière, car ils ne pourront, tout simplement, plus assez produire pour tout le monde. Il estime que la croissance de la taille de l'économie souterraine (une économie non taxée et une économie de troc) n'est pas étrangère à l'atteinte d'un point de rupture. Il interprète la « proposition 13 », en Californie, comme une réaction de bon sens par des contribuables qui revendiquent le droit auprès des législateurs en mettre une limite constitutionnelle sur les dépenses du gouvernement fédéral.

L'Etat est une construction sociale fictive, c'est à dire, qu'il ne produit rien dans le domaine des biens et des services réels. Il agit simplement comme un mécanisme de transfert. Et puisque l'Etat ne produit rien, il ne peut rien donner à personne (y compris la protection de base par la police) sans d'abord prendre les fonds nécessaires de quelqu'un d'autre que ce soit d'une manière ou d'une autre. Lorsqu'il n'y a pas assez de richesse à puiser dans la valeur ajoutée des citoyens, l'Etat a pris l'habitude de fabriquer de la "fausse monnaie" en favorisant la montée de l'inflation.

Notes et références

  1. Il est inhumé au cimetière national d'Arlington, en Virginie)

Publications

  • 1946, "Something for Nothing", Saturday Evening Post, 29 juin
  • 1959,
    • a. "Frédéric Bastiat and the Free Trade Movement in France and England 1840-1850", Genève, Albert Kundig
    • b. "Men, Motors and Markets", Atwodd Vacuum Machine Company

Littérature secondaire