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Faux prix

De Wikiberal

La notion de faux prix renvoie à celle de prix administré.

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Friedrich Hayek, Israel Kirzner et leurs disciples croient que les prix de marché sont de meilleure qualité du fait de leur fonction, à savoir celle de communiquer l'information. Mises, au contraire, montra que la vertu première des prix de marché tient à leur origine. Les prix de marché véritables proviennent de la coopération volontaire ; ils ne peuvent jamais être simulés. Ils ne peuvent être saisis par des recherches intellectuelles parce que leur signification n'est pas liée à la vérité ou à la connaissance. Ils ne peuvent que provenir des actions entrepreneuriales. Ainsi, seul l'usage non entravé de la propriété privée assure une sélection inspirée par la productivité de valeur.

Dans le socialisme, il ne peut pas y avoir de calcul parce que celui-ci présuppose des prix de marché. Les prix de marché présupposent eux-mêmes l'échange et par conséquent la propriété privée. Par conséquent, les prix administrés du socialisme ne peuvent être que des faux prix, par opposition au juste prix, celui du marché. Ces prix sont fixés de façon arbitraire hors de toute rationalité économique (par exemple, en URSS, l'accès au métro de Moscou coûtait cinq kopecks, prix inchangé depuis l'origine ; les prix de nombreux biens de consommation courante étaient fixés en s'inspirant de catalogues de vente par correspondance des pays capitalistes !).

Un pays gangrené par une inflation due à la planche à billets s'attaquera à l'effet et non à sa cause : les prix ayant tendance à augmenter continuellement, l'Etat cherchera à les règlementer en fixant des maxima (Edit du maximum de Dioclétien 301 après J.-C. ; "Loi du maximum général" votée par la Convention en France en 1793, etc.). Le résultat sera inévitablement la pénurie et le marché noir.

Voir aussi

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