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Jean-Frédéric Perrégaux

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Jean-Frédéric Perrégaux
Entrepreneur

Dates 1744-1808
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Origine Suisse Suisse
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Citation
inter lib.org sur Jean-Frédéric Perrégaux

Jean-Frédéric Perrégaux (ou Perregaux), né à Neuchâtel, le 4 septembre 1744, mort à Viry-Châtillon, le 17 février 1808 est un banquier suisse installé à Paris. Ce banquier politique illustre les liens douteux que peuvent entretenir les financiers et les politiques.

Les débuts

Fils d’un officier qui avait été au service de la France, il fait l’apprentissage du commerce et de la finance à Mulhouse (où il apprend l’allemand), Amsterdam et Londres, puis il s’installe à Paris en 1765 où il travaille pour Jacques Necker et fréquente le salon de l'hôtel Thellusson. En 1781, avec l’aide de son compatriote Isaac Panchaud, il fonda sa propre banque en s’associant au banquier Jean-Albert Gumpelzhaimer, ancien correspondant à Paris de plusieurs banquiers européens.

Le banquier Perregaux est le plus mondain des banquiers de cette époque et bien que marié avec Adélaïde Harenc de Presle de Surville, il est libre de mœurs. Il est le banquier des voyageurs français ou étrangers venus à Paris, se constituant, au fil des années, une clientèle luxueuse. Perregaux fait appel au jeune Basque Jacques Laffitte appelé à devenir un des plus grands financiers du XIXe siècle qui est embauché comme « teneur de livres ».

Un banquier politique

Comme la plupart des contemporains de la Révolution française, les opinions affichées de Perrégaux s’adapteront à la marche des événements.

Perregaux et la banque anglaise – et tous ceux qui gravitent dans son orbite –, financent les meneurs de la Commune de Paris, connus sous le nom d’« Exagérés », jusqu’au leur chute en mars 1794. Le banquier était chargé par le gouvernement britannique de payer les Jacobins afin qu’ils se dressent les uns contre les autres.

Concerné par la loi des suspects étendue aux gens de finances, Jean-Frédéric Perregaux est incarcéré quelques jours, du 7 au 12 septembre 1793. Peu après la mort de son épouse le 22 janvier 1794, il doit s’enfuir en Suisse.

Il revient à Paris, sous le Directoire, où il reprend ses activités de banque, mais il est fortement suspecté d’appartenir au parti clichyste qui souhaite une restauration avec Louis XVIII.

Après le coup d’État anti-royaliste du 18 fructidor, Perregaux, dont la fille Hortense a épousé le général Marmont, se rapproche de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, le nouveau ministre des relations extérieures. Il sera désormais le banquier des agents secrets de la diplomatie assez particulière et cloisonnée de Talleyrand.

Perregaux continue à servir et renseigner le gouvernement britannique jusqu'à la rupture de la paix d'Amiens et les débuts de l'Empire.

Le 26 décembre 1799, Napoléon le nomme au Sénat conservateur. Régent de la Banque de France le 13 février 1800, puis Premier Régent du premier siège, il le reste jusqu’à sa mort. Le 18 octobre 1801, il est également nommé Président du Comité Central de cette même Banque de France jusqu’au 22 avril 1806, date de la dissolution de ce comité.

Le 23 février 1806, il créa la société Perregaux et Cie avec Jacques Laffitte son bras droit et principal administrateur depuis le début de la Révolution. Tenu en méfiance par l’Empereur, Perrégaux épouse la disgrâce de Talleyrand.

Il meurt en son magnifique château de Viry-Châtillon, bâtisse provenant de la duchesse de Mazarin puis du comte de Sartines qui le lui avait vendu sous le Directoire.

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