Ports en France

De Wikiberal

Les ports en France constituent un exemple significatif des effets néfastes de la toute-puissance des syndicats dans un secteur. Ainsi, le secteur des ports en France, verrouillé par la CGT, a vu une diminution de 50 % en 17 ans dans un marché en hausse continuelle. C'est que souligne le journal Libération, pourtant peu sujet à des sympathies libérales : « Alors que le marché européen des containers croît d’environ 5 % par an, la part de marché des ports français n’a cessé de décliner ces dernières années : elle est passée de 11,6 % en 1989 à 6,2 % en 2006.  »[1]

Cela illustre un élément important, à savoir que les syndicats, qui ne représentent qu'environ 5 % des salariés en France, soit moins qu'aux États-Unis[2], ne défendent que les intérêts et les privilèges d'une infime minorité, attachée à ses statuts, au prix d'un chômage de masse.

Notes et références

  1. « Les ports déchargent leur colère contre le passage au privé », Libération, 21 avril 2008, [lire en ligne]
  2. "The reformist president", The Economist, 24 juillet 2008, [lire en ligne]

Voir aussi

Citations

  • Ayant réussi à ruiner consciencieusement et méthodiquement, année après année, voire décennie après décennie l‘économie du port, et par ricochet celle d‘une région entière, ces mêmes irresponsables déclenchent action sur action pour préserver des emplois qui se trouvent menacés du fait même de leur incurie. (...) Il serait temps que ces irresponsables se voient présenter la facture de leurs exactions. Ils ont trahi l‘économie de la ville, ses habitants, la ruinant au nom de leurs intérêts corporatistes, sans aucune considération pour les intérêts et besoins de dizaines de milliers de personnes bien moins loties qu‘eux. Ce n‘est plus soutenable. Mais naturellement, le politique s‘en moque. Aucun n‘aura le courage de confier le port au privé, qui le ferait fonctionner dans des conditions économiques normales, et assurerait une prospérité équitable à tous, car il en irait des intérêts bien compris de chacun. (Bernard Dimessaglio, Le Triste Déclin du Port de Marseille, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
  • L’État français a réussi l’exploit de désarmer sa batellerie, rendre chroniquement déficitaire le transport par voie ferrée, rendre inévitable la délocalisation du transport routier, tout en ratant l’explosion du fret maritime international récupéré par d’autres grands ports d’Europe. (Lionel Bridiers, Le Génocide Batelier, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
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