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René de Laportalière

De Wikiberal
René de Laportalière
pamphlétaire, essayiste

Dates Né en 1939
RenédeLaportalière.jpg
Tendance libertarien
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation « Le type qui vous vole dans la rue ne vous fait pas la morale ; le drame avec un homme de l’Etat est qu’il vous pique votre fric et qu’il le fait pour votre bien. »
inter lib.org sur René de Laportalière

René de Laportalière, né en 1939, est un homme d’affaires et activiste libéral français. Diplômé de Sciences-Po, il est élève officier à Saumur, officier au Sahara de 1960 à 1962 (il témoignera plus tard de l'emploi de la torture par l'Armée française en Algérie), cadre dirigeant au Crédit Lyonnais, co-fondateur du RPR-Bourse, président de Printemps 86 puis de la Fondation de la Liberté, directeur général du groupe L’Express (quelques mois avant que Jimmy Goldsmith le revende en 1987). Il vit aujourd'hui retiré en Ariège, au château de Bonnac, demeure seigneuriale du XVIe siècle. Il se dit monarchiste, libertarien et catholique.

Il fut un des principaux acteurs du "renouveau libéral" de 1986 en France. Proche d'Alain Madelin, il met alors en place le réseau RPR-Banques et le laboratoire d'idées libérales "Printemps 86" pour aider Jacques Chirac à mener des réformes libérales. Il comprend vite l’impossibilité de faire des réformes dans un pays régi par une oligarchie d'énarques hauts-fonctionnaires.

Il lance ensuite Liberté service, une société de "libertizing" (plutôt que de lobbying) qui tente d'opposer le droit aux ingérences des hommes de l’État. Il combat ainsi le monopole de Gaz de France et de la Poste.

Œuvres

En 2007, René de Laportalière publie "Les Lunettes à Frédéric, ou : le Voyage au bout de l’État", un petit livre qui contient de nombreux clins d’œil à Frédéric Bastiat, inventeur de célèbres lunettes qui permettent de « voir ce qui ne se voit pas »[1]. Le thème : un jeune ministre bien en vue est contraint de démissionner après la découverte d'une ascendance mafieuse qu'il ignorait lui-même. Il part à la recherche de son passé, et découvre d'étranges parallèles entre son précédent métier de politicien et celui de ses ancêtres mafiosi, la différence étant que les uns, les politiciens, sont honorés et décorés, tandis que les autres, les malfrats, sont pourchassés et punis. Les "Lunettes à Frédéric" provoquent chez lui « une sorte de séisme cérébral, décollant son cerveau fossilisé des strates et constructions intellectuelles inoculées par l’enseignement reçu lors de ses études. ». Il conclut ainsi son enquête :

Comme tous ceux qui avaient reçu ma formation et suivi mon parcours professionnel, c’était inconsciemment que j’étais devenu un homme malfaisant.

En 2010, il publie un livre de "Souvenirs à Contre-courant", sous-titré "Mes historiettes" en mémoire de Tallemant des Réaux. Il y traverse « à contre-courant » les cinquante dernières années de la vie politique, financière, militaire et médiatique du XXe siècle, notamment la période de 1981 à 1989 qu'il a consacrée à lutter sous différentes formes contre l’État, ses interventions et ses prélèvements.

Bibliographie

  • Les Lunettes à Frédéric, ou : le Voyage au bout de l’État (sous le pseudonyme d'Emile Jappi), 2007
  • Souvenirs à contre-courant (Atlantica, 2010)

Citations

  • Quand on est un homme de l’État voler ne s’appelle plus voler mais lever l'impôt (Les Lunettes à Frédéric)
  • En 1945, quand on a mis en place la sécurité sociale, on a réalisé un recul technologique d'un siècle et un recul éthique de quatorze siècles. Un recul technologique d'un siècle, parce qu'on a fait disparaître, pour couvrir le risque maladie et le risque vieillesse, une technique extraordinaire, qui est celle de l'assurance, pour la remplacer par une technique primaire, qui est celle de la redistribution. (...) C'est un recul éthique de quatorze siècles où l'on revient à l'époque des Mérovingiens, où on ne fait plus la différence entre la poche des citoyens et la poche publique.
  • L'usage de la contrainte, concédé aux hommes de l’État, n’est légitime que lorsqu’il s’exerce pour assurer la sécurité des biens et des personnes.

Notes et références

  1. Cette idée de lunettes qui permettent de voir une réalité cachée a été exploitée par exemple dans le film de science-fiction Invasion Los Angeles.

Liens externes

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