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Roger Pilon

De Wikiberal

Roger Pilon est vice-président aux affaires juridiques pour le Cato Institute. Il est le fondateur et le directeur du Centre d'études constitutionnelles, au Cato Institute, qui est devenu une force importante dans le débat américain sur l'interprétation constitutionnelle et sur la philosophie judiciaire. Il est professeur adjoint à l'Université Georgetown.

Il a développé une version de la théorie libertarienne des droits, dérivée de celle du philosophe Alan Gewirth, reposant sur une éthique du discours. Il a obtenu trois diplômes de philosophie : une licence à l'Université de Columbia ainsi qu'un master et un doctorat à l'Université de Chicago avec une thèse sur le sujet de la théorie des Droits avec un État limité (A Theory of Rights: Toward Limited Government). Il a également obtenu un diplôme en droit à l'Université George Washington.

Roger Pilon est le rédacteur en chef de la revue du Cato Institute, "Cato Supreme Court Review". Il a écrit dans différents journaux comme le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et le Los Angeles Times. Il apparaît aussi fréquemment dans les émissions de télévision et il a témoigné devant le Congrès américain. Avant de rejoindre le Cato Institute, Roger Pilon a occupé cinq postes dans la haute administration de Ronald Reagan. En 1989, la Commission du bicentenaire lui a donné la récompense "Benjamin Franklin" pour l'excellence dans son écriture sur la Constitution américaine.

Interprétation lockéenne de la Constitution américaine

Dans la tradition de vue de John Locke sur les droits naturels, Roger Pilon estime que le gouvernement a seulement le pouvoir de réglementer la conduite qui viole les droits d'autres personnes. Par exemple, pour l'usage des contraceptifs (affaire Griswold v. Connecticut), l'État n'a pas le pouvoir de réglementer cette activité puisque les personnes qui utilisent les contraceptifs ne violent les droits de quiconque. Par contre, il considère que l'avortement ne peut pas être un Droit constitutionnellement protégé. Tuer un bébé est un crime. Or, quelle est la différence de principe entre un jour après ou avant sa naissance ? Roger Pilon n'en déclare qu'il n'en existe aucune. De là, quelle différence existe-t-il deux mois ou trois mois avant la naissance ? Roger Pilon répond qu'il ne s'agit pas là d'une question qui ressort de la constitution mais de l'ordre moral, social et politique.

Roger Pilon estime que la Cour suprême américaine a échoué dans sa tentative de limiter le pouvoir de dépenser du Congrès américain. Elle n'a pas su le limiter dans ses prérogatives. Nulle part dans la Constitution, il est écrit que le congrès dispose d'un pouvoir indépendant de faire des dépenses publiques. Par conséquent, le Congrès ne peut pas dépenser de l'argent pour faire avancer ses pouvoirs en dehors de ceux qui lui sont énumérés. Un de ces pouvoirs concerne le pouvoir de réglementer le commerce entre les États, les nations et les tribus indiennes. La baisse des dépenses publiques ne doit pas être freinée par des considérations d'ordre personnel ou affectif. Car une nation, contrairement à une famille, n'est pas liée par des liens d'intimité et de tendresse. L'État n'est pas une grande famille. par conséquent, l'affectation des dépenses ne répond pas aux mêmes logiques.

Publications

  • 1978, "Criminal Remedies: Restitution, Punishment, or Both?", Ethics, Vol 88, pp348–357
  • 1979,
    • a. "Ordering Rights Consistently: Or What We Do and Do Not Have Rights To", Georgia Law Review, 13, pp1171–1196
    • b. “Corporations and Rights: On Treating Corporate People Justly”, Ga. L. Rev., Vol 13
    • c. "On Moral and Legal Justification", Southwestern Law Review, vol 11, pp1327-1344
  • 1981, “On the Foundations of Justice”, The Intercollegiate Rev., Vol 17, n°3
  • 1980, “Legislative Activism, Judicial Activism, and the Decline of Private Sovereignty”, In: Bernard Siegan, dir., "Economic Liberties and the Constitution"
  • 1983, "Property Rights, Takings, and a Free Society", Harv. J. L. Pub. Policy, Vol 6
  • 1985, "Legislative Activism, Judicial Activism, and the Decline of Private Sovereignty", Cato Journal, Vol 4, pp813-833
  • 1993, "Freedom, Responsibility, and the Constitution: On Recovering Our Founding Principles", Notre Dame Law Review, 68
  • 1994, avec Edward H. Crane, dir., The Politics and Law of Term Limits, Washington, D.C.: Cato Institute
  • 1995,
    • a. "Restoring Constitutional Government", Cato’s Letter, n°9
    • b. "A Government of Limited Powers", In: "The Cato Handbook for Congress, 104th Congress", Washington: Cato Institute, pp17-34
  • 1998, avec Kimberly C. Shankman, ‘‘Reviving the Privileges or Immunities Clause to Redress the Balance among States, Individuals, and the Federal Government’’, Cato Institute Policy Analysis, n°326, November 23
  • 1999, "The Purpose and Limits of Government", Cato’s Letter, n°13
  • 2002, ‘‘How Constitutional Corruption Has Led to Ideological Litmus Tests for Judicial Nominees'’, Cato Institute Policy Analysis, n°446, August 8
  • 2011,
    • a. "The Executive State Tackles Global Warming", In: Patrick J. Michaels, dir., Climate Coup: Global Warming's Invasion of Our Government and Our Lives, Cato Institute, pp15-42
    • b. "Is It Immoral to Cut the Budget?", The Wall Street Journal, April 7

Littérature secondaire